LORAZEPAM ARROW 0,5 mg, comprimé
- LORAZÉPAM
- Non
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RCP - LORAZEPAM 0,5 mg
· Traitement symptomatique à court terme de l’anxiété et de l’insomnie causée par des troubles anxieux, lorsque les manifestations anxieuses sont sévères, invalidantes ou qu’elles entraînent une détresse intolérable pour le patient.
· Prémédication avant les interventions chirurgicales ou avant les procédures de diagnostic.
Posologie
La posologie et la durée du traitement doivent être adaptées en fonction de la réponse individuelle, de l’indication thérapeutique et de la sévérité de la maladie. En règle générale, la dose efficace la plus faible doit être prescrite pendant la durée la plus courte possible (pas plus de 4 semaines, y compris la période d’arrêt progressif).
Traitement de l’anxiété et de l’insomnie causée par des troubles anxieux
La dose quotidienne moyenne est de 0,5 mg à 2,5 mg de lorazépam, répartis en 2 ou 3 prises ou en une prise unique le soir. Dans certains cas, notamment en cas d’hospitalisation, la dose quotidienne peut être augmentée jusqu’à 7,5 mg au maximum, en tenant compte de toutes les précautions à prendre.
Si l'objectif principal est de traiter l’insomnie, la dose quotidienne (0,5 à 2,5 mg de lorazépam) peut être prise en une seule fois environ une demi-heure avant le coucher.
Si la dose quotidienne est une prise unique le soir, elle ne doit pas être prise avec l'estomac plein. En raison de l'apparition tardive de l'effet et en fonction de la durée de la période de sommeil, une sensation de « gueule de bois » peut survenir le lendemain (voir rubrique 4.4).
En cas de maladies aiguës, la prise de lorazépam doit être limitée à une prise unique ou de quelques jours. En cas de maladies chroniques, la durée de traitement dépend de l'évolution. Après deux semaines de prise quotidienne, le médecin doit réévaluer, en réduisant progressivement la dose, si le traitement par lorazépam est toujours indiqué.
Après des périodes de traitement prolongé (plus d'une semaine) et lors de l'arrêt brutal de ce médicament, des troubles du sommeil, des états d'anxiété et de tension, d’agitation intérieure et de nervosité peuvent temporairement réapparaître sous une forme exacerbée. Le traitement ne doit donc pas être interrompu brutalement, mais doit plutôt être diminué progressivement.
Prémédication avant les interventions chirurgicales ou avant les procédures de diagnostic
1 à 2,5 mg de lorazépam la veille au soir et/ou 2 à 4 mg environ 1 à 2 heures avant l'intervention.
Les comprimés peuvent être pris indépendamment des repas.
Populations particulières
Patients âgés ou affaiblis
Chez les patients âgés ou affaiblis, la dose initiale doit être diminuée d'environ 50 % et peut être adaptée par la suite en fonction des besoins et de la tolérance (voir rubrique 4.4).
Patients présentant une insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, une diminution de la dose peut être nécessaire. La dose initiale doit être diminuée de moitié par rapport à celle recommandée pour les adultes. Ces patients doivent faire l'objet d'une surveillance renforcée de la réponse clinique et de la tolérance, et la dose doit être ajustée en conséquence (voir rubrique 4.4). Le lorazépam est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3).
Patients présentant une insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à sévère, une diminution de la dose peut être nécessaire. La dose initiale doit être diminuée de moitié par rapport à celle recommandée pour les adultes. Ces patients doivent faire l'objet d'une surveillance renforcée de la réponse clinique et de la tolérance, et la dose doit être ajustée en conséquence (voir rubrique 4.4).
Population pédiatrique
Le lorazépam ne doit pas être utilisé chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans car la sécurité et l'efficacité n'ont pas été établies dans cette population, sauf dans les cas indiqués ci-dessous.
Enfants de moins de 6 ans:
Le lorazépam est contre-indiqué chez les enfants de moins de 6 ans (voir section 4.3).
Enfants âgés de 6 à 12 ans:
Prémédication avant des procédures diagnostiques ou des interventions chirurgicales : la dose de 0,5 mg à 1 mg, ou de 0,05 mg/kg de poids corporel ne doit pas être dépassée. La dose doit être prise une à deux heures avant l'opération.
Adolescents âgés de 13 à 18 ans:
Prémédication avant des procédures diagnostiques ou des interventions chirurgicales : 1 mg à 4 mg une à deux heures avant l'opération.
Mode d’administration
LORAZEPAM ARROW est destiné à être utilisé par voie orale.
Le comprimé doit être avalé en entier avec un peu de liquide (par exemple, avec un demi-verre ou un verre d'eau).
· Hypersensibilité à la substance active, aux autres benzodiazépines ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Myasthénie.
· Intoxication aiguë par l'alcool ou par des dépresseurs du SNC (par exemple, hypnotiques ou analgésiques, neuroleptiques, antidépresseurs et lithium).
· Insuffisance hépatique sévère (risque de survenue d’une encéphalopathie).
· Syndrome d'apnée du sommeil.
· Insuffisance respiratoire sévère (par exemple, bronchopneumopathie chronique obstructive).
· Enfants de moins de 6 ans.
Au début du traitement, le médecin traitant doit surveiller la réponse individuelle du patient au médicament, afin de détecter le plus rapidement possible tout surdosage relatif.
Ceci s'applique particulièrement aux enfants, aux personnes âgées et aux patients dont l'état de santé est altéré. Ces patients peuvent être plus sensibles à l'effet du lorazépam et doivent donc être surveillés plus fréquemment pendant le traitement.
Dépression ou autres troubles psychiatriques
Le lorazépam n'est pas indiqué dans le traitement primaire des maladies psychotiques ou des troubles dépressifs. Chez les patients dépressifs, l'apparition ou l'aggravation de symptômes dépressifs peut survenir. Le traitement par benzodiazépines peut révéler des tendances suicidaires chez ces patients ; il ne doit pas être débuté en l'absence d'un traitement antidépresseur adapté.
Comportement suicidaire
Certaines études épidémiologiques indiquent une augmentation de l'incidence des suicides et des tentatives de suicide chez les patients atteints ou non de dépression et traités par des benzodiazépines ou des hypnotiques, y compris le lorazépam. Cependant, aucune relation de cause à effet n'a pas été démontrée.
Insuffisance rénale et insuffisance hépatique
Bien que la biodisponibilité et le métabolisme du lorazépam ne soient pas significativement modifiés par un dysfonctionnement rénal mais uniquement par un dysfonctionnement hépatique sévère, il convient d'être prudent en raison de l’observation d’une plus forte sensibilité à l'effet de ces médicaments. Ceci s'applique également aux patients âgés, qui présentent un risque accru de chutes, en particulier lorsqu'ils se lèvent la nuit.
L'utilisation du lorazépam peut entraîner une exacerbation de l'encéphalopathie hépatique.
Dyscrasie sanguine
Certains patients ont développé une dyscrasie sanguine sous traitement par benzodiazépines ; une élévation des enzymes hépatiques a été observée chez d’autres. Si un traitement de longue durée est jugé cliniquement nécessaire, un contrôle régulier de la formule sanguine et de la fonction hépatique sont recommandés.
Hypotension
Bien que l’hypotension ne survienne que rarement pendant le traitement, les benzodiazépines doivent être administrées avec prudence chez les patients pour lesquels une chute de la tension artérielle pourrait mener à des complications cardio-vasculaires ou cérébrovasculaires. Ceci est particulièrement important chez les patients âgés.
Sensation de « gueule de bois »
Bien que le lorazépam appartienne à la classe des benzodiazépines à demi-vie moyenne, une sensation de « gueule de bois » peut survenir, en particulier à des doses élevées et si la durée du sommeil est trop courte. Il convient donc de s'assurer que le temps de sommeil est suffisant (environ 7 à 8 heures) (voir rubrique 4.2).
Amnésie
Des cas d’amnésie antérograde ou de dégradation de la mémoire ont été reportés lors de la prise de benzodiazépines. Les patients doivent recevoir des instructions précises sur la manière de mener leur vie quotidienne, en tenant compte de leur mode de vie individuel (par exemple, leur profession).
Réactions paradoxales
Des cas peu fréquents de réactions paradoxales ont été rapportés lors de la prise de benzodiazépines (voir rubrique 4.8). De telles réactions sont à prévoir, en particulier chez les enfants et les personnes âgées. Le traitement par lorazépam doit être interrompu en cas de réactions paradoxales.
Dépression respiratoire
Une dépression respiratoire potentiellement fatale peut survenir lors de la prise de benzodiazépines, y compris le lorazépam.
Faiblesse musculaire
Le lorazépam peut entraîner une faiblesse musculaire. Par conséquent, chez les patients présentant une faiblesse musculaire préexistante ou une ataxie spinale ou cérébelleuse, une prudence particulière est requise et une diminution de la dose peut s'avérer nécessaire.
Glaucome à angle fermé
Pour le traitement des patients atteints de glaucome à angle fermé, la prudence s’impose.
Dépendance
Le lorazépam présente un risque de dépendance primaire. En cas de prise quotidienne pendant quelques semaines, il existe un risque d'apparition d'une dépendance psychique et physique. Cela s'applique non seulement à l'utilisation inappropriée de doses particulièrement élevées mais également à l'éventail des doses thérapeutiques. Le risque augmente avec la durée d’utilisation et la dose. Il est encore augmenté chez les patients ayant des antécédents d’abus d’alcool ou de médicaments et chez les patients présentant des troubles de la personnalité importants. En règle générale, les benzodiazépines ne doivent être prescrites que pour de courtes durées (par exemple, 2 à 4 semaines). La poursuite de leur utilisation ne doit se faire qu'en cas d'indication stricte, après un examen approfondi du bénéfice thérapeutique par rapport au risque d'accoutumance et de dépendance. Une utilisation à long terme du lorazépam n'est pas recommandée (voir rubrique 4.8).
Symptômes de sevrage
La dépendance peut entraîner des symptômes de sevrage, en particulier si le traitement est interrompu brutalement (voir rubrique 4.8). Par conséquent, le lorazépam doit toujours être arrêté progressivement.
Il peut être utile d'informer le patient que le traitement sera de durée limitée et qu'il sera arrêté progressivement. Le patient doit également être informé de la possibilité de survenue de phénomènes de « rebond » afin de minimiser l'anxiété s'ils se produisent.
Tolérance
Une perte d'efficacité des effets sédatifs (tolérance) des benzodiazépines peut apparaître après une utilisation répétée pendant plusieurs semaines.
Abus
Des cas d'abus de benzodiazépines ont été signalés. Les patients présentant un risque particulier sont ceux ayant des antécédents de toxicomanie et/ou d’alcoolisme.
Alcool
Les patients doivent être informés que leur tolérance à l'alcool et aux autres dépresseurs du SNC étant diminuée en présence de lorazépam, les dépresseurs du SNC doivent être évités ou pris à des doses réduites et l'alcool doit être évité.
Risques dus à l'utilisation concomitante d’opioïdes
La prise concomitante de lorazépam et d'opioïdes peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et un décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de benzodiazépines et d'opioïdes doit être réservée aux patients pour lesquels d’autres options de traitement ne sont pas possibles.
Si la décision est prise de prescrire le lorazépam de façon concomitante avec des opioïdes, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être la plus courte possible (voir aussi la recommandation générale de dosage à la rubrique 4.2). Les patients doivent être étroitement suivis pour les signes et les symptômes de dépression respiratoire et de sédation. Il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs aides-soignants (le cas échéant) d’être attentifs à ces symptômes (voir rubrique 4.5).
Réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes
Des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes graves ont été rapportées lors de la prise de benzodiazépines. Des cas d’angiœdème affectant la langue, la glotte et le larynx ont été rapportés chez des patients après la première administration ou lors de prises subséquentes de benzodiazépines. Certains patients ont présenté d'autres symptômes lors de la prise de benzodiazépines, tels que dyspnée, gonflement de la gorge ou nausées et vomissements. Certains patients ont eu besoin d’un traitement médical en urgence. Si l’angiœdème affecte la langue, la glotte ou le larynx, une obstruction des voies aériennes peut se présenter et être fatale. Les patients qui ont développé un angiœdème après un traitement aux benzodiazépines ne peuvent plus jamais en recevoir.
Patients âgés
Le lorazépam doit être utilisé avec prudence chez les personnes âgées en raison du risque de sédation et/ou de faiblesse musculosquelettique susceptible d’augmenter le risque de chutes, pouvant entraîner des conséquences graves dans cette population. Les patients âgés doivent recevoir une dose réduite (voir rubrique 4.2).
Les patients âgés doivent être avertis du risque de chute.
Population pédiatrique
Les enfants et les adolescents de moins de 18 ans ne doivent pas être traités par lorazépam, sauf en cas d'indication stricte pour la sédation avant des procédures diagnostiques ou des interventions chirurgicales. Le lorazépam est contre-indiqué chez les enfants de moins de 6 ans.
LORAZEPAM ARROW contient du lactose monohydraté
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Lorsque le lorazépam est administré en même temps que d'autres dépresseurs du SNC (par exemple, neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, hypnotiques/sédatifs, anesthésiques, bêta-bloquants, analgésiques de type opiacés, antihistaminiques sédatifs, antiépileptiques) et que l'alcool, les effets dépresseurs du SNC peuvent se potentialiser mutuellement.
Alcool
La prise concomitante d'alcool doit être évitée.
Les effets sédatifs du lorazépam peuvent être renforcés lorsque le médicament est pris en association avec de l'alcool. L'aptitude à conduire ou à utiliser des machines s’en trouve affectée.
Analgésiques narcotiques/opioïdes
L'utilisation concomitante de benzodiazépines et d'opioïdes augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison de l'effet dépresseur additionnel sur le SNC. La posologie et la durée de l'utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4). L'utilisation de benzodiazépines peut renforcer l'euphorie induite par les analgésiques narcotiques et entraîner une augmentation de la dépendance psychique.
Relaxants musculaires
L'effet des myorelaxants et des analgésiques peut être potentialisé.
Anticonvulsivants
L'administration concomitante de lorazépam et d'acide valproïque peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques et une réduction de la clairance du lorazépam. En cas d'administration concomitante d'acide valproïque, la dose de lorazépam doit être réduite d'environ 50 %. L'administration concomitante de phénobarbital peut entraîner un effet additif sur le SNC.
Inhibiteurs de l'enzyme du cytochrome P-450
Les inhibiteurs du l’enzyme du cytochrome P-450 (par exemple, la cimétidine, l'isoniazide, l'érythromycine, l'oméprazole, l'ésoméprazole) réduisent la clairance et peuvent potentialiser l'action des benzodiazépines. L'itraconazole, le kétoconazole et, dans une moindre mesure, le fluconazole et le voriconazole sont de puissants inhibiteurs de l'isoenzyme CYP3A4 du cytochrome P450 et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des benzodiazépines. Les effets des benzodiazépines peuvent être augmentés et prolongés par l'utilisation concomitante. Une réduction de la dose de benzodiazépine peut s’avérer nécessaire.
Inhibiteurs de l'enzyme du cytochrome P-450
Les inducteurs de l’enzyme du cytochrome P-450 (par exemple, la rifampicine) peuvent augmenter la clairance des benzodiazépines.
Clozapine
L’administration concomitante de lorazépam et de clozapine peut entraîner une sédation prononcée, une salivation excessive et une ataxie.
Loxapine
Des cas de stupeur excessive, de réduction significative de la fréquence respiratoire, et chez un seul patient d’hypotension, ont été rapportés après administration concomitante de lorazépam et de loxapine.
Antihypertenseurs, vasodilatateurs et diurétiques
Il existe un effet hypotenseur accru avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), les alpha-bloquants, les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, les bloqueurs des canaux calciques, les bloqueurs des neurones adrénergiques, les bêta-bloquants, la moxonidine, les nitrates, l'hydralazine, le minoxidil, le nitroprussiate de sodium et les diurétiques.
Probénécide
L'administration concomitante de lorazépam et de probénécide peut entraîner un début d'action plus rapide ou un effet prolongé du lorazépam suite à l’allongement de la demi-vie et la diminution de la clairance totale. Les doses de lorazépam doivent être réduites d'environ 50 % en cas d'administration simultanée avec du probénécide.
Oxybate de sodium
L'utilisation concomitante d'oxybate de sodium doit être évitée (augmentation des effets de l'oxybate de sodium).
Théophylline/aminophylline
L'administration de théophylline ou d'aminophylline peut réduire l'effet sédatif des benzodiazépines, y compris le lorazépam.
Autres médicaments renforçant l'effet sédatif du lorazépam
· Cisapride, lofexidine, nabilone, disulfirame et relaxants musculaires - baclofène et tizanidine.
· Effet sédatif renforcé par les alpha-bloquants ou la moxonidine.
· Dopaminergiques : antagonisme possible de l'effet de la lévodopa.
· Antiacides : l'utilisation concomitante peut retarder l'absorption du lorazépam.
· Zidovudine : augmentation de la clairance de la zidovudine par le lorazépam.
· Contraceptifs contenant des œstrogènes : inhibition possible du métabolisme hépatique du lorazépam.
Caféine
L'utilisation concomitante peut entraîner une diminution des effets sédatifs et anxiolytiques du lorazépam.
Jus de pamplemousse
L'inhibition du CYP3A4 peut augmenter la concentration plasmatique du lorazépam (augmentation possible de la sédation et de l'amnésie). Cette interaction peut être peu significative chez les personnes en bonne santé, mais on ne sait pas si d'autres facteurs, tels que l'âge avancé ou la cirrhose du foie, augmentent le risque d'effets indésirables en cas d'utilisation concomitante.
La nature et l'ampleur des interactions ne pouvant pas être prédites de manière fiable au cas par cas chez les patients traités à long terme avec d'autres médicaments, il convient d'être particulièrement prudent, surtout au début du traitement.
Grossesse
De nombreuses données issues d’études de cohorte n’ont pas mis en évidence la survenue d’effets malformatifs lors d’une exposition aux benzodiazépines au cours du premier trimestre de la grossesse. Cependant, dans certaines études épidémiologiques cas-témoins, une augmentation de la survenue de fentes labio-palatines a été observée avec les benzodiazépines. Selon ces données, l’incidence des fentes labio-palatines chez les nouveau-nés serait inférieure à 2/1 000 après exposition aux benzodiazépines au cours de la grossesse alors que le taux attendu dans la population générale est de 1/1 000.
En cas de prise de benzodiazépines à fortes doses aux deuxième et/ou troisième trimestres de grossesse, une diminution des mouvements actifs fœtaux et une variabilité du rythme cardiaque fœtal ont été décrits. Un traitement en fin de grossesse par benzodiazépines même à faibles doses, peut être responsable chez le nouveau-né de signes d'imprégnation tels qu'hypotonie axiale, troubles de la succion entraînant une faible prise de poids. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer 1 à 3 semaines en fonction de la demi-vie de la benzodiazépine prescrite. A doses élevées, une dépression respiratoire ou des apnées, et une hypothermie peuvent apparaître chez le nouveau-né.
Par ailleurs, un syndrome de sevrage néo-natal est possible, même en l'absence de signes d'imprégnation. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations du nouveau-né survenant à distance de l'accouchement. Le délai de survenue dépend de la demi-vie d'élimination du médicament et peut être important quand celle-ci est longue.
L'utilisation de lorazépam est déconseillée au cours de la grossesse. En cas de prescription de lorazépam à une femme en âge de procréer, celle-ci devrait être avertie de la nécessité de contacter son médecin si une grossesse est envisagée ou débutée afin qu’il réévalue l’intérêt du traitement.
Allaitement
Le lorazépam étant excrété dans le lait maternel, il ne doit pas être pris pendant l'allaitement, sauf si le bénéfice attendu pour la femme l'emporte sur le risque potentiel pour l'enfant (voir rubrique 5.2).
Des cas de sédation et d'incapacité de succion ont été observés chez des nouveau-nés de mères allaitantes prenant des benzodiazépines. Les nourrissons de mères allaitantes doivent être surveillés pour déceler les effets pharmacologiques (par exemple, sédation, irritabilité).
Même lorsqu'il est utilisé conformément aux instructions, le lorazépam a une influence majeure sur l'aptitude à conduire et à utiliser des machines. Ceci est particulièrement vrai en cas d'interaction avec l'alcool.
Les patients doivent donc s'abstenir de conduire, d'utiliser des machines ou de s'engager dans toute autre activité dangereuse, jusqu'à ce qu'il ait été démontré que leur capacité de réaction n'est pas altérée par le lorazépam. La décision doit être prise par le médecin traitant au cas par cas, en tenant compte de la réponse individuelle et de la dose respective.
Des effets indésirables sont à prévoir, en particulier au début du traitement, si la dose est trop élevée et dans les groupes de patients mentionnés dans les rubriques 4.3 et 4.4. Ils peuvent disparaître spontanément lorsque l’on continue le traitement et/ou lorsque l’on diminue la dose.
Les catégories suivantes sont utilisées pour exprimer la fréquence des effets indésirables :
Très fréquent : ≥ 1/10
Fréquent : ≥ 1/100 à < 1/10
Peu fréquent : ≥ 1/1 000 à < 1/100
Rare : ≥ 1/10 000 à < 1/1 000
Très rare : < 1/10 000
Fréquence indéterminée : ne peut être estimée à partir des données disponibles
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très rare : leucopénie.
Fréquence indéterminée : thrombocytopénie, agranulocytose, pancytopénie.
Affections du système nerveux
Les benzodiazépines provoquent une dépression du SNC en fonction de la dose.
Très fréquent : sédation, fatigue, somnolence.
Fréquent : ataxie, confusion, dépression, révélation d'une dépression préexistante, vertiges.
Peu fréquent : troubles de la libido, impuissance, diminution de l’orgasme.
Rare : baisse de la vigilance.
Fréquence indéterminée : temps de réponse prolongé, symptômes extrapyramidaux, tremblements, troubles visuels (diplopie, vision floue), dysarthrie/trouble de l’élocution, céphalées, convulsions/crises d’épilepsie, amnésie, désinhibition, euphorie, coma, pensées/comportements suicidaires, attention/concentration perturbée, problèmes d’équilibre, vertiges, réactions paradoxales (telles qu'anxiété, agitation, délire, excitation, comportement agressif [hostilité, agressivité, colère]), troubles du sommeil/insomnie, stimulation sexuelle, hallucinations, psychoses.
Si de telles réactions se produisent, le traitement par lorazépam doit être interrompu.
Affections cardiaques
Fréquence indéterminée : hypotension, légère diminution de la pression artérielle.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence indéterminée : dépression respiratoire (sévérité dose-dépendante), apnée, aggravation de l'apnée du sommeil, aggravation d’une maladie pulmonaire obstructive.
Affections gastro-intestinales
Peu fréquent : nausées.
Rare : modifications de la salivation.
Fréquence indéterminée : constipation.
Affections hépatobiliaires
Fréquence indéterminée : augmentation de la bilirubine, ictère, augmentation des transaminases, augmentation des phosphatases alcalines.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rare : éruption cutanée.
Fréquence indéterminée : réactions cutanées allergiques, alopécie.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent : asthénie, fatigue.
Fréquence indéterminée : réactions d'hypersensibilité, réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, angiœdème, syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH), hyponatrémie, hypothermie.
Dépendance/abus
Même après une période de traitement de quelques jours avec une prise quotidienne de lorazépam, un syndrome de sevrage (par exemple, troubles du sommeil, rêves plus fréquents) peut survenir à l'arrêt du traitement, surtout s'il est brutal. Anxiété, états de tension, ainsi qu’agitation et nervosité intérieure peuvent réapparaître sous une forme exagérée (phénomènes de rebond). D'autres symptômes ont été signalés après l'arrêt des benzodiazépines : céphalées, dépression, confusion, irritabilité, transpiration, dysphorie, vertiges, déréalisation, troubles du comportement, hyperacousie, engourdissement et fourmillements aux extrémités, hypersensibilité à la lumière et au toucher, altération de la perception, mouvements involontaires, nausées, vomissements, diarrhée, perte d'appétit, hallucinations/délire, convulsions/crises d’épilepsie, tremblements, spasmes abdominaux, myalgie, agitation, palpitations, tachycardie, attaques de panique, vertiges, hyperréflexie, perte de la mémoire à court terme et hyperthermie. En cas d'utilisation chronique du lorazépam chez des patients épileptiques ou prenant d'autres médicaments qui réduisent le seuil épileptogène (par exemple, des antidépresseurs), un arrêt brutal peut déclencher des crises plus fréquentes. Le risque de syndrome de sevrage augmente avec la durée d'utilisation et la dose. Ce phénomène peut généralement être évité par une diminution progressive de la dose.
Il existe des cas de tolérance à l'effet sédatif des benzodiazépines.
Le lorazépam présente un risque d'abus. Les patients ayant des antécédents d'abus de médicaments et/ou d'alcool sont particulièrement exposés.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
En règle générale, la possibilité d'une intoxication multiple, par exemple l'ingestion de plusieurs médicaments dans un but suicidaire, doit toujours être envisagée. Le système de notification spontanée a révélé des cas de surdosage au lorazépam, principalement en association avec de l'alcool et/ou d'autres médicaments.
Symptômes d’une intoxication
Un surdosage en benzodiazépines se manifeste généralement par une dépression du SNC plus ou moins grave, allant de la somnolence au coma.
Les symptômes d'un léger surdosage peuvent inclure fatigue, confusion, somnolence, léthargie, ataxie, dysarthrie, réactions paradoxales, hypotonie du système musculaire et hypotension. En cas d'intoxication grave, une baisse de la respiration et de la circulation sanguine, une perte de conscience voire un décès peuvent survenir (une surveillance intensive est nécessaire). Dans la phase de régression de l'intoxication, des états d'agitation sévères ont été observés.
Traitement d’une intoxication
Des mesures générales symptomatiques et de soutien sont recommandées ; il convient de surveiller les signes vitaux. S'il existe un risque d'aspiration, il n'est pas recommandé de provoquer des vomissements. Un lavage gastrique peut être indiqué s'il est effectué peu de temps après l’ingestion ou chez les patients symptomatiques. L'absorption peut également être limitée par l'administration de charbon actif. Une respiration assistée peut être mise en place en cas d'insuffisance respiratoire. L'hypotension peut être traitée par l'administration d'un liquide de remplacement du plasma.
Bien que le flumazénil, antagoniste spécifique des benzodiazépines, puisse être utilisé comme antidote dans les cas graves, il ne s'agit que d'un élément du traitement médical complet d'un surdosage. Des crises d'épilepsie peuvent survenir après administration de flumazénil. Le lorazépam est difficilement éliminé par dialyse.
Propriétés pharmacologiques - LORAZEPAM 0,5 mg
Classe pharmacothérapeutique : système nerveux ; psycholeptiques ; anxiolytiques ; dérivés de benzodiazépines, code ATC : N05BA06.
Le lorazépam est une benzodiazépine à durée d'action courte à intermédiaire.
Le lorazépam est une substance psychotrope de la classe des 1,4 benzodiazépines qui possède des propriétés anxiolytiques, de réduction de la tension et de l'agitation, ainsi que des effets sédatifs et hypnotiques. En outre, le lorazépam a des effets myorelaxants et anticonvulsivants.
Le lorazépam a une très grande affinité pour des sites de liaison spécifiques du système nerveux central. Ces récepteurs de benzodiazépines sont en relation fonctionnelle étroite avec les récepteurs du neurotransmetteur inhibiteur acide gamma-aminobutyrique (GABA). Après s'être lié aux récepteurs des benzodiazépines, le lorazépam renforce l'effet inhibiteur de la transmission GABAergique.
Absorption
Après administration orale, le lorazépam est rapidement et pratiquement totalement absorbé. À une dose de 2 mg, les demi-vies moyennes d'absorption mesurées varient entre 10,8 et 40,4 minutes. Les pics de concentration plasmatique sont atteints en 1 à 2 heures. Après une dose unique de 1 mg, le pic de concentration plasmatique est d'environ 10 à 15 ng/mL.
Lors de l’administration de 2 mg de lorazépam par voie orale, la valeur déterminée pour la biodisponibilité par rapport à l'administration IV est de 94,1 %.
Distribution
Le volume de distribution est d'environ 1,3 L/kg. Les données relatives à la liaison du lorazépam aux protéines plasmatiques, principalement l'albumine, varient de 80,4 à 93,2 %, ce qui est légèrement supérieur aux valeurs de 65 à 70 % déterminées pour le glucuronide de lorazépam, principal métabolite.
Les concentrations de lorazépam et de lorazépam conjugué trouvées dans le liquide céphalorachidien sont nettement inférieures aux concentrations plasmatiques concomitantes (en moyenne, moins de 5 % des concentrations plasmatiques respectives).
Le lorazépam et le glucuronide de lorazépam traversent la barrière placentaire et pénètrent dans la circulation fœtale et le liquide amniotique.
De petites quantités de lorazépam et de glucuronide sont excrétées dans le lait maternel. Environ 13 % des concentrations maximales de sérum maternel ont été mesurées pour le lorazépam et environ 20 % pour le glucuronide.
Biotransformation
Le principal métabolite du lorazépam est le glucuronide, qui subit une biotransformation presque complète et n'a pratiquement aucune action pharmacologique au cours des essais sur les animaux.
Après l'administration IM de 4 mg de lorazépam, la concentration de glucuronide, formée avec une demi-vie d'environ 3,8 heures, peut être mesurée après quelques minutes seulement. La concentration de ce métabolite atteint un plateau après 4 heures et se maintient pendant environ 8 heures.
Élimination
Pour la demi-vie d'élimination, des valeurs de 12 à 16 heures ont été rapportées dans diverses études. La demi-vie d'élimination déterminée pour le glucuronide est de 12,9 à 16,2 heures.
A une dose orale de 3 mg de lorazépam par jour, la concentration à l'état d'équilibre a été atteinte après 2 à 3 jours. La concentration moyenne à l'état d'équilibre était de 25,3 ng/mL, cependant des différences interindividuelles très marquées ont été observées (17,1 à 43,8 ng/mL). La comparaison des demi-vies mesurées après une administration unique et pendant la phase d'élimination, respectivement (14,9 heures contre 14,2 heures), montre que le lorazépam n'inhibe pas et n'induit pas sa dégradation. Le ratio d'accumulation (ASC jour 8 / ASC jour 1) était de 1,88.
Après ingestion de 2 mg de 14C lorazépam, 87,8 % de la radioactivité a été retrouvée dans l'urine après 120 heures et 6,6 % dans les fèces. Dans l'urine, moins de 0,5 % de la dose est excrétée sous forme inchangée. Le principal métabolite dans l'urine après 120 heures est le glucuronide (74,5 % de la dose).
Au cours des premiers jours de vie, la demi-vie d'élimination peut être 2 à 4 fois supérieure à la demi-vie maternelle. En dehors de ces premiers jours de vie, la demi-vie d'élimination terminale ne présente pas de dépendance significative par rapport à l'âge.
Insuffisance rénale
L'absorption, la clairance et l'élimination du lorazépam sont pratiquement inchangées en cas d'insuffisance rénale mais l'élimination du glucuronide pharmacodynamiquement inactif est considérablement retardée. L'élimination biliaire augmente avec l'aggravation de l'insuffisance rénale et l'accumulation du glucuronide de lorazépam.
L'hémodialyse n'a pratiquement aucun effet sur la pharmacocinétique du lorazépam non conjugué, mais le glucuronide inactif est éliminé du plasma de façon significative.
Insuffisance hépatique
La clairance du lorazépam n'est pas significativement modifiée par les troubles hépatiques (hépatite, cirrhose). Toutefois, un dysfonctionnement hépatique grave peut entraîner une prolongation de la demi-vie terminale.
Données pharmaceutiques - LORAZEPAM 0,5 mg
Cellulose microcristalline (grades 101 et 102), lactose monohydraté, polacriline potassique, stéarate de magnésium.
A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.
Plaquettes: Conserver les plaquettes dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.
Flacon PEHD: A conserver dans l’emballage d'origine à l’abri de la lumière.
LORAZEPAM ARROW est disponible sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium) et en flacon (PEHD) opaque blanc, fermé par un bouchon en polypropylène blanc opaque. Chaque flacon PEHD contient un sachet de gel de silice déshydratant.
Plaquettes: 20, 25, 30, 40, 50 et 60 comprimés.
Flacon PEHD: 500 et 1 000 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.