YORVIPATH 168 microgrammes/0,56 mL, solution injectable en stylo prérempli
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RCP - YORVIPATH 168 microgrammes/0,56 mL
Yorvipath est un traitement substitutif de l’hormone parathyroïdienne (PTH) indiqué dans le traitement des adultes atteints d’hypoparathyroïdie chronique.
Le traitement doit être instauré et supervisé par des médecins ou des professionnels de la santé qualifiés et expérimentés dans le diagnostic et la prise en charge de patients atteints d’hypoparathyroïdie.
Posologie
Les recommandations posologiques de Yorvipath sont indiquées en microgrammes de PTH(1-34). La dose doit être individualisée en fonction du taux de calcium sérique du patient. La dose optimale après titration est la dose minimale requise pour prévenir une hypocalcémie. Il s’agit de la dose qui maintient le calcium sérique dans l’intervalle des valeurs normales sans nécessiter de formes actives de vitamine D ou d’apport complémentaire de calcium au-delà du supplément nutritionnel recommandé pour la population générale (habituellement moins de 600 mg par jour). Les doses des formes actives de vitamine D et des apports complémentaires de calcium devront être ajustées avant et pendant le traitement par Yorvipath en fonction du taux de calcium sérique (voir rubrique 4.4).
Les patients recevant la dose maximale de Yorvipath (60 microgrammes par jour) et présentant une hypocalcémie en cours peuvent nécessiter l’administration concomitante de doses thérapeutiques de calcium et/ou de formes actives de vitamine D.
Avant l’instauration de Yorvipath
Le taux de vitamine D 25(OH) sérique doit se trouver dans l’intervalle des valeurs normales et le taux de calcium sérique doit également être stable, dans l’intervalle des valeurs normales, ou juste au- dessous (1,95 à 2,64 mmol/L [7,8 à 10,6 mg/dL]), en ce qui concerne au moins une valeur de laboratoire dans les deux semaines précédant la première dose du traitement.
Instauration de Yorvipath
La dose initiale recommandée est de 18 microgrammes une fois par jour avec des ajustements posologiques ultérieurs par incréments de 3 microgrammes tous les 7 jours (voir figure 1). La plage de doses est de 6 à 60 microgrammes par jour.
Lors de l’instauration du traitement par Yorvipath, la dose de vitamine D active ou de supplément de calcium doit être ajustée :
-
En cas de prise de vitamine D active :
-
Si le taux de calcium sérique est ≥ 2,07 mmol/L [≥ 8,3 mg/dL], la vitamine D active (calcitriol ou alfacalcidol) doit être interrompue le jour d’administration de la première dose de Yorvipath. Les doses de suppléments de calcium doivent être maintenues.
-
Si le taux de calcium sérique est < 2,07 mmol/L [< 8,3 mg/dL], la vitamine D active doit être réduite d’au moins 50 % le jour d’administration de la première dose de Yorvipath. Les doses de suppléments de calcium doivent être maintenues.
-
-
En l’absence de prise de vitamine D active :
-
Les suppléments de calcium doivent être diminués d’au moins 1 500 mg le jour d’administration de la première dose de Yorvipath. En cas de prise de doses de calcium élémentaire ≤ 1 500 mg par jour, les suppléments de calcium doivent être totalement arrêtés.
-
-
Si des suppléments de calcium sont indiqués pour répondre aux besoins alimentaires, la poursuite de l’administration de suppléments de calcium alimentaires à des doses ≤ 600 mg par jour peuvent être envisagées au lieu de les arrêter totalement.
Ajustement posologique et traitement d’entretien par Yorvipath
Les concentrations de calcium sérique doivent être contrôlées pendant la titration (voir rubrique 4.4).
La dose de Yorvipath peut être augmentée par incréments de 3 microgrammes si au moins 7 jours se sont écoulés depuis l’ajustement posologique précédent (voir figure 1). La dose ne doit pas être augmentée plus souvent que tous les 7 jours. La dose de Yorvipath peut être réduite par incréments de 3 microgrammes, au maximum tous les 3 jours en réponse à une hypercalcémie (voir figure 1).
Le calcium sérique doit être mesuré 7 jours après la première dose et la figure 1 doit être utilisée comme référence pour la posologie appropriée de Yorvipath, de la vitamine D active et du supplément de calcium. Après toute modification ultérieure de la dose de Yorvipath, de vitamine D active ou des suppléments de calcium, le calcium sérique doit être dosé dans les 7 à 14 jours et les patients doivent être surveillés pour détecter l’apparition de symptômes cliniques d’hypocalcémie ou d’hypercalcémie. La dose de Yorvipath, de vitamine D active et/ou des suppléments de calcium doit être ajustée conformément à la figure 1. Les ajustements posologiques de Yorvipath, de la vitamine D active et des suppléments de calcium doivent être effectués le même jour.
La dose d’entretien doit permettre de maintenir le calcium sérique dans l’intervalle des valeurs normales, sans avoir besoin de vitamine D active ou de doses thérapeutiques de calcium.
Éventuellement, un apport complémentaire de calcium suffisant pour couvrir les besoins alimentaires (≤ 600 mg par jour) peut être poursuivi. Le calcium sérique et la vitamine D 25(OH) doivent être mesurés conformément aux soins standard lorsqu’une dose d’entretien est atteinte. Un apport complémentaire de vitamine D 25(OH) (vitamine D non active) peut être nécessaire pour atteindre des taux sériques normaux.
Figure 1 : Titration de Yorvipath, de la vitamine D active et des suppléments de calcium Calcium sérique bas (< 2,07 mmol/L [< 8,3 mg/dL]) :
Oui≥ 7 jours depuis l’instauration de Yorvipath ou la modification de la dose de Yorvipath ?
Continuer avec les mêmes doses de supplément de calcium et de vitamine D active et augmenter la dose de Yorvipath de
3 microgrammes
Augmenter les suppléments de calcium et/ou la vitamine D active en se basant sur les doses antérieures selon le jugement clinique du médecin prescripteur et continuer avec la même dose de Yorvipath
Continuer avec la même dose de Yorvipath
Calcium sérique normal (≥ 2,07 à≤ 2,64 mmol/L [≥ 8,3 à ≤ 10,6 mg/dL]) :
Poursuite de la prise de vitamine D active ?
Continuer avec les mêmes doses de Yorvipath, de supplément de calcium et de vitamine D active
Diminuer la dose ou arrêter la prise de vitamine D active et augmenter la dose de Yorvipath de
3 microgrammes
| ≥ 7 jours depuis l’instauration de Yorvipath ou la modification de la dose de Yorvipath ? | Oui | |
| Oui | ||
| Poursuite de la prise de suppléments de calcium ? | ||
Diminuer la dose ou arrêter la vitamine D active et continuer avec les mêmes doses de Yorvipath et de supplément de calcium
OuiPoursuite de la prise de suppléments de
calcium ?
La dose de supplément de calcium est-elle
≥ 1 500 mg/jour ?
Diminuer la dose de suppléments de calcium de
≥ 1 500 mg
et continuer avec la même dose de Yorvipath
Diminuer la dose de Yorvipath de 3 microgrammes
Arrêter la prise de suppléments de calcium
et continuer avec la même dose de Yorvipath
La dose de supplément de calcium est-elle
≥ 1 500 mg/ jour ?
Diminuer la dose de suppléments de calcium de
≥ 1 500 mg
et augmenter la dose de Yorvipath de
3 microgrammes
Arrêter la prise de suppléments de calcium et augmenter la dose de Yorvipath de 3 microgrammes
Calcium sérique élevé (≥ 2,65 à< 3,00 mmol/L [≥ 10,7 à < 12,0 mg/dL]) :
| Poursuite de la prise de vitamine D active ? | Oui | |
Calcium sérique très élevé (≥ 3,00 mmol/L [≥ 12 mg/dL]) :
Le traitement doit être interrompu pendant 2 ou 3 jours puis le calcium sérique revérifié. Si le taux de calcium sérique ultérieur est < 3,00 mmol/L [< 12 mg/dL], la titration de Yorvipath, de la vitamine D active et des suppléments de calcium doit être reprise conformément à la section applicable de la figure 1 en utilisant le taux de calcium sérique le plus récent obtenu. Si le taux de calcium sérique reste
≥ 3,00 mmol/L [≥ 12 mg/dL], Yorvipath doit être interrompu pendant 2 ou 3 jours supplémentaires puis le calcium sérique revérifié. Voir rubrique 4.4 pour plus d’informations sur l’hypercalcémie.
Omission de prise
Si une dose a été omise pendant moins de 12 heures, elle doit être administrée dès que possible. Si elle a été omise pendant plus de 12 heures, elle ne doit pas être prise et la dose suivante doit être administrée à l’heure prévue.
Interruption ou arrêt de Yorvipath
Il convient d’éviter toute interruption de l’administration quotidienne afin de limiter les fluctuations de l’hormone parathyroïdienne sérique. L’interruption ou l’arrêt du traitement peut entraîner une hypocalcémie. En cas d’interruption ou d’arrêt du traitement pendant 3 doses consécutives ou plus, le patient doit être surveillé pour contrôler la présence de signes et symptômes d’hypocalcémie et il convient d’envisager de doser le calcium sérique. Si cela est indiqué, le traitement par suppléments de calcium et vitamine D active doit être repris. Le traitement doit être repris à la dose prescrite dès que possible après une interruption. En cas de reprise du traitement après une interruption, le calcium sérique doit être dosé et les doses de Yorvipath, de vitamine D active et de suppléments de calcium doivent être ajustées conformément à la figure 1.
Populations particulières
Personnes âgées
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en fonction de l’âge (voir rubrique 5.2).
Déficience hépatique
Yorvipath n’a pas été étudié chez les patients atteints d’une déficience hépatique sévère et doit être utilisé avec prudence chez ces patients (voir rubrique 4.4).
Atteinte de la fonction rénale
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients dont le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) est ≥ 30 mL/min. Les taux de calcium sérique doivent être mesurés plus fréquemment chez les patients présentant un DFGe < 45 mL/min (voir rubrique 4.4). Yorvipath n’a pas été étudié chez les patients souffrant d’hypoparathyroïdie et d’une atteinte sévère de la fonction rénale (DFGe < 30 mL/min) (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Yorvipath chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Mode d’administration
Yorvipath doit être administré par injection sous-cutanée dans l’abdomen ou la face avant de la cuisse. Le site d’injection doit être changé quotidiennement, avec une rotation entre quatre sites possibles : abdomen (côté gauche ou droit) et face avant de la cuisse (côté gauche ou droit).
Doses supérieures à 30 microgrammes par jour (injections séquentielles)
Toutes les doses supérieures à 30 microgrammes par jour doivent être administrées sous la forme de deux doses uniques injectées l’une après l’autre dans différents sites d’injection (tableau 1). Il est recommandé d’utiliser un stylo de Yorvipath différent pour la seconde injection quotidienne, même si les deux stylos ont un bouton-poussoir de la même couleur (dosage identique).
Tableau 1 : schéma recommandé pour les doses de Yorvipath supérieures à 30 microgrammes/jour
| Dose | Schéma posologique | Combinaison de stylos |
| 33 microgrammes/jour | 15 microgrammes/jour + 18 microgrammes/jour | Deux stylos préremplis de Yorvipath à294 microgrammes/0,98 mL (bouton-poussoir orange)* |
| 36 microgrammes/jour | 18 microgrammes/jour + 18 microgrammes/jour | |
| 39 microgrammes/jour | 18 microgrammes/jour + 21 microgrammes/jour | |
| 42 microgrammes/jour | 21 microgrammes/jour + 21 microgrammes/jour | |
| 45 microgrammes/jour | 21 microgrammes/jour + 24 microgrammes/jour | Un stylo prérempli de Yorvipath à294 microgrammes/0,98 mL (bouton-poussoir orange)+Un stylo prérempli de Yorvipath à420 microgrammes/1,4 mL (bouton-poussoir bordeaux)** |
| 48 microgrammes/jour | 24 microgrammes/jour + 24 microgrammes/jour | Deux stylos préremplis de Yorvipath à420 microgrammes/1,4 mL (bouton-poussoir bordeaux) |
| 51 microgrammes/jour | 24 microgrammes/jour + 27 microgrammes/jour | |
| 54 microgrammes/jour | 27 microgrammes/jour + 27 microgrammes/jour | |
| 57 microgrammes/jour | 27 microgrammes/jour + 30 microgrammes/jour | |
| 60 microgrammes/jour | 30 microgrammes/jour + 30 microgrammes/jour |
* Yorvipath 294 microgrammes/0,98 mL administre des doses de 15, 18 ou 21 microgrammes de PTH(1-34) (avec un bouton-poussoir orange).
** Yorvipath 420 microgrammes/1,4 mL administre des doses de 24, 27 ou 30 microgrammes de PTH(1-34) (avec un bouton-poussoir bordeaux)
-
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1
-
Patients atteints de pseudohypoparathyroïdisme
Hypercalcémie
Des événements graves d’hypercalcémie ont été rapportés avec Yorvipath (voir rubrique 4.8). Le risque est le plus élevé lors de l’instauration du traitement ou de l’augmentation de la dose. Pendant le traitement, le calcium sérique doit être mesuré (voir rubrique 4.2) et les patients doivent être surveillés pour détecter les signes et symptômes d’hypercalcémie. En cas d’hypercalcémie sévère, le traitement doit être conforme aux recommandations cliniques et un ajustement de la dose de Yorvipath doit être envisagé (voir rubrique 4.2).
Hypocalcémie
Des événements graves d’hypocalcémie ont été rapportés avec Yorvipath (voir rubrique 4.8). Le risque est le plus élevé en cas d’arrêt brutal du traitement, mais peut survenir à tout moment. Pendant le traitement, le calcium sérique doit être mesuré et les patients doivent être surveillés pour détecter les signes et symptômes d’hypocalcémie. En cas d’hypocalcémie sévère, le traitement doit être conforme aux recommandations cliniques. Un ajustement de la dose de Yorvipath, ainsi que des doses régulières ou à la demande de vitamine D active et/ou de suppléments de calcium, doivent être envisagés (voir rubrique 4.2).
Utilisation concomitante avec des glycosides cardiaques
Une hypercalcémie d’étiologie quelconque peut prédisposer à la toxicité digitalique. Chez les patients prenant Yorvipath en concomitance avec des glycosides cardiaques (tels que la digoxine ou la digitoxine), le taux de calcium sérique et les concentrations de glycosides cardiaques doivent être contrôlés et les patients doivent être surveillés pour détecter des signes et symptômes de toxicité digitalique (voir rubrique 4.5).
Maladie rénale ou hépatique sévère
Aucune étude n’a été réalisée chez des patients souffrant d’atteinte de la fonction rénale sévère et de déficience hépatique sévère. Utiliser avec prudence dans ces populations de patients. Les patients présentant un DFGe < 45 mL/min peuvent être plus susceptibles de présenter des réactions hypercalcémiques et une baisse transitoire du DFGe, en particulier lors de l’instauration du traitement. Si le traitement est instauré chez ces patients, il est recommandé de surveiller étroitement les taux de calcium sérique.
Utilisation chez des patients à risque accru d’ostéosarcome
Yorvipath n’a pas été étudié et doit être utilisé avec prudence chez les patients :
-
atteints de tumeurs squelettiques malignes et de métastases osseuses ;
-
recevant ou ayant reçu une radiothérapie du squelette ;
-
présentant des élévations inexpliquées de la phosphatase alcaline osseuse ;
-
atteints de maladies osseuses métaboliques associées à un risque initial accru d’ostéosarcome (p. ex., maladie de Paget osseuse).
Utilisation chez des patients atteints d’ostéoporose
Le dépistage et la surveillance de l’ostéoporose doivent être conformes à la pratique clinique locale pour tout patient à risque accru de fracture de fragilisation (voir rubrique 4.8).
Teneur en sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.
Les glycosides cardiaques (tels que la digoxine ou la digitoxine) ont une marge thérapeutique étroite et sont affectés par le calcium. Les patients doivent être surveillés pour détecter des signes et symptômes de toxicité digitalique lors de la prise de Yorvipath et de glycosides cardiaques.
D’autres médicaments peuvent exercer un effet sur le calcium sérique et modifier la réponse thérapeutique à Yorvipath, notamment, mais sans s’y limiter, les bisphosphonates, le dénosumab, le romosozumab, les diurétiques thiazidiques et de l’anse, les corticoïdes systémiques et le lithium. Les patients doivent être surveillés lorsqu’ils reçoivent ces médicaments en concomitance afin de détecter tout changement de leur taux de calcium sérique.
Grossesse
Il n’existe pas de données ou il existe des données limitées sur l’utilisation de Yorvipath chez la femme enceinte. Les études animales n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Toutefois, un risque pour la femme enceinte ou le fœtus en
développement ne peut être exclu. La décision d’instaurer ou d’arrêter le traitement par Yorvipath pendant la grossesse doit tenir compte du rapport bénéfice/risque possible pour la femme enceinte. Il est recommandé de surveiller étroitement le taux de calcium sérique maternel chez la femme enceinte atteinte d’hypoparathyroïdie, y compris en cas de traitement par Yorvipath.
Allaitement
On ne sait pas si le palopegtériparatide est excrété dans le lait maternel. Le palopegtériparatide n’étant pas absorbé par voie orale, il est peu probable qu’il ait un effet délétère sur l’enfant allaité. Une décision soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre le traitement par Yorvipath doit prendre en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme. Il est recommandé de surveiller étroitement les taux de calcium sérique maternels chez la femme atteinte d’hypoparathyroïdie qui allaite, y compris en cas de traitement par Yorvipath.
Fertilité
Aucune étude n’a été menée concernant l’effet du palopegtériparatide sur la fertilité humaine. Les données provenant des études animales n’indiquent pas que l’administration de palopegtériparatide affecte la fertilité (voir rubrique 5.3).
Yorvipath n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, des cas de sensation vertigineuse, de prodromes de syncope, de syncope et/ou d’hypotension orthostatique ont été observés chez certains patients. Ces patients doivent s’abstenir de conduire des véhicules ou d’utiliser des machines jusqu’à la disparition des symptômes.
Résumé du profil de sécurité
Les réactions indésirables les plus fréquemment rapportées lors des études cliniques sur le palopegtériparatide étaient les suivantes : réactions au site d’injection (21,6 %), céphalée (18,7 %) et paresthésie (13,7 %). La réaction indésirable la plus grave rapportée lors des études cliniques était l’hypercalcémie (1,40 %).
Liste tabulée des réactions indésirables
Le tableau 2 présente les réactions indésirables observées chez les patients traités par palopegtériparatide lors de toutes les études de phase 2 et de phase 3 contrôlées par placebo, selon les classes de systèmes d’organes MedDRA. Les réactions indésirables mentionnées dans le tableau ci- dessous sont présentées par classe de systèmes d’organes et par fréquence, définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare
(≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Dans chaque catégorie de fréquence, les réactions indésirables sont présentées par ordre de sévérité décroissante.
Tableau 2 : fréquence des réactions indésirables du palopegtériparatide
| Classe de systèmes d’organes MedDRA | Fréquence | Réaction indésirable |
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Fréquent | Hypercalcémiea, hypocalcémie |
| Affections du système nerveux | Très fréquent | Céphaléed, paresthésiea |
| Fréquent | Sensation vertigineusea,c,d,syncoped, prodromes de syncoped | |
| Affections cardiaques | Fréquent | Palpitationsd, syndrome de tachycardie en postureorthostatiqued |
| Affections vasculaires | Fréquent | Hypotension orthostatiqued |
| Peu fréquent | Hypertensione | |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Fréquent | Douleur oropharyngée |
| Affections gastro-intestinales | Très fréquent | Nauséea |
| Fréquent | Diarrhéea, constipation, vomissement, gêneabdominale, douleur abdominale | |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Fréquent | Rash, réaction de photosensibilité |
| Affections musculosquelettiques et dutissu conjonctif | Fréquent | Arthralgie, myalgie, contractions fasciculairesf,douleur musculosquelettiquef |
| Affections du rein et des voies urinaires | Peu fréquent | Nycturiee |
| Fréquence indéterminée | Polyuriee | |
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Très fréquent | Réactions au site d’injectiona,b, fatigue |
| Fréquent | Asthénie, soif | |
| Peu fréquent | Gêne thoraciquef, douleur thoraciquef | |
| Investigations | Fréquence indéterminée | Densité osseuse diminuée |
a La première occurrence de ces réactions indésirables avait lieu presque exclusivement pendant les 3 premiers mois de traitement (période de titration).
b Les réactions au site d’injection englobent la réaction au site d’injection, l’érythème au site d’injection, la contusion au site d’injection, la douleur au site d’injection, l’hémorragie au site d’injection, le rash au site d’injection et la tuméfaction au site d’injection.
c La sensation vertigineuse inclut la sensation vertigineuse et la sensation vertigineuse posturale.
d Les symptômes de vasodilatation comprennent la sensation vertigineuse posturale, la céphalée, les palpitations, le syndrome de tachycardie en posture orthostatique, l’hypotension orthostatique, la pression artérielle orthostatique diminuée et la syncope. Les symptômes de vasodilatation (tels qu’identifiés lors des études cliniques) sont survenus plus fréquemment pendant les 3 premiers mois de traitement et constituaient un sous-ensemble des événements totaux rapportés comme réactions indésirables. Au total, 3 événements (chez 2 patients) considérés comme liés au palopegtériparatide sont survenus pendant les 3 premiers mois dans l’étude TCP-304 : sensation vertigineuse posturale (n=1), et céphalée et palpitations (n=1).
e Ces signes et symptômes sont potentiellement associés à une hypercalcémie, comme observé lors d’études cliniques.
f Ces signes et symptômes sont potentiellement associés à une hypocalcémie, comme observé lors d’études cliniques.
Description de certaines réactions indésirables
Hypercalcémie
Des événements graves d’hypercalcémie ont été rapportés avec Yorvipath. L’incidence d’hypercalcémie était plus élevée chez les patients traités par Yorvipath que chez ceux du groupe recevant le placebo. Pendant la période en aveugle, une hypercalcémie symptomatique a été rapportée chez 8,6 % des patients traités par Yorvipath, et tous les cas sont survenus dans les 3 premiers mois suivant l’instauration du traitement par Yorvipath.
Immunogénicité
Les patients peuvent développer des anticorps contre le palopegtériparatide. La proportion de patients positifs aux anticorps liants à un moment quelconque du traitement était faible, 0,7 % présentant un faible titre d’anticorps non neutralisants contre l’hormone parathyroïdienne et 5 % un faible titre d’anticorps apparus sous traitement contre le PEG. Chez 2,2 % des patients traités par palopegtériparatide présentant des anticorps anti-PEG pré-existants, un impact transitoire sur la pharmacocinétique (augmentation de la clairance de l’hormone parathyroïdienne totale, du mPEG et baisse des concentrations d’hormone parathyroïdienne) avec une baisse du calcium sérique a été observé. Toutefois, l’efficacité thérapeutique a été maintenue par un ajustement posologique approprié du palopegtériparatide conformément à l’algorithme de titration de l’étude.
Réactions au site d’injection
Les réactions au site d’injection étaient les réactions indésirables les plus fréquentes rapportées lors des études cliniques (délai d’apparition médian de 2,5 jours ; incidence de 21,6 %). Les réactions au site d’injection les plus fréquentes étaient des érythèmes localisés (tous < 5 cm, la majorité entre 0 et
< 2 cm) de sévérité légère ou modérée (grade 1 ou 2) et d’une durée médiane de 72 heures. Toutes les réactions au site d’injection se sont résolues sans traitement ; aucune n’était grave ni n’a entraîné d’arrêt du traitement.
Symptômes de vasodilatation
Des symptômes de vasodilatation ont été rapportés avec Yorvipath. Ces symptômes sont généralement transitoires et disparaissent sans traitement ; aucun n’a été grave ni n’a entraîné d’interruption du traitement. En présence de symptômes, il est recommandé d’administrer le médicament au coucher, en position allongée.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
En cas de surdosage, le patient doit faire l’objet d’une surveillance étroite par un professionnel de santé.
Un surdosage peut entraîner une hypercalcémie, dont les manifestations peuvent inclure la déshydratation, des palpitations cardiaques, des modifications de l’ECG, une hypotension, des nausées, des vomissements, des sensations vertigineuses, une faiblesse musculaire et une confusion mentale. Une hypercalcémie sévère peut nécessiter des soins médicaux et un suivi attentif (voir rubrique 4.4).
Un cas de surdosage accidentel correspondant à environ 3 fois la dose prescrite et durant plus
de 7 jours consécutifs a entraîné un taux de calcium sérique allant jusqu’à 16,1 mg/dL ; le patient était symptomatique et a nécessité une intervention médicale. Après l’interruption du palopegtériparatide, du calcium et de la vitamine D active, le patient s’est rétabli et a repris le traitement à la dose correcte.
PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacologiques - YORVIPATH 168 microgrammes/0,56 mL
Classe pharmacothérapeutique : homéostasie calcique, hormones parathyroïdiennes et analogues, Code ATC : H05AA05
Mécanisme d’action
L’hormone parathyroïdienne (PTH) endogène est sécrétée par les glandes parathyroïdes sous la forme d’un polypeptide de 84 acides aminés. La PTH exerce son action via des récepteurs de l’hormone parathyroïdienne à la surface des cellules, par exemple, exprimés dans les tissus osseux, rénaux et nerveux. L’activation du PTH1R stimule le renouvellement osseux, augmente la réabsorption du calcium et l’excrétion du phosphate par les reins et facilite la synthèse de la vitamine D active.
Le palopegtériparatide est un promédicament, constitué de PTH(1-34) conjuguée à un vecteur méthoxy polyéthylène glycol (mPEG) par le biais de la technologie déposée TransCon Linker. La PTH(1-34) et son principal métabolite, la PTH(1-33), présentent une affinité pour le PTH1R et activent ce récepteur de façon similaire à la PTH endogène. Dans des conditions physiologiques, la PTH est clivée du palopegtériparatide de manière contrôlée afin d’assurer une exposition systémique continue à la PTH active.
Efficacité et sécurité cliniques
Étude chez des patients présentant une hypoparathyroïdie établie
L’étude pivot de phase III PaTHway (TCP-304) a évalué l’efficacité et l’innocuité de Yorvipath en tant que traitement substitutif de l’hormone parathyroïdienne chez des adultes atteints d’hypoparathyroïdie. La phase de 26 semaines en double aveugle, contrôlée par placebo de cette étude clinique incluait des patients randomisés (3:1) qui ont été traités par une dose initiale de Yorvipath de
18 microgrammes/jour ou un placebo, en association avec un traitement conventionnel (supplément de calcium et vitamine D active). La randomisation était stratifiée en fonction de l’étiologie de l’hypoparathyroïdie (post-chirurgicale ou toutes les autres causes). Le traitement à l’étude (le palopegtériparatide ou un placebo) et le traitement conventionnel ont ensuite été titrés selon un algorithme posologique reposant sur le taux de calcium sérique corrigé en fonction de l’albumine.
Lors du recrutement, l’âge moyen des patients était de 49 ans (19 à 78 ans ; 12 % avaient au moins 65 ans), et il s’agissait en majorité de femmes (78 %) et de personnes blanches (93 %). Quatre-vingt-
cinq pour cent (85 %) des patients souffraient d’une hypoparathyroïdie acquise consécutivement à une chirurgie du cou. Parmi les patients présentant une hypoparathyroïdie d’étiologies différentes,
7 patients (8,5 %) présentaient une maladie idiopathique, 2 patients un syndrome polyglandulaire auto- immun de type 1 (APS-1), 1 patient une hypocalcémie autosomique dominante de type 1 (ADH1, mutation CaSR), 1 patient un syndrome de DiGeorge et 1 patientun syndrome d’hypoparathyroïdie, surdité neurosensorielle, dysplasie rénale (HDR) (mutation GATA3).
Avant la randomisation, tous les patients ont passé une période de sélection d’environ 4 semaines au cours de laquelle les suppléments de calcium et de vitamine D active ont été ajustés pour obtenir une concentration de calcium sérique corrigé en fonction de l’albumine entre 1,95 et 2,64 mmol/L
(7,8 à 10,6 mg/dL), une concentration de magnésium ≥ 0,53 mmol/L (≥ 1,3 mg/dL) et inférieure à la limite supérieure des valeurs normales de référence, ainsi qu’une concentration de vitamine D 25(OH) entre 50 et 200 nmol/L (20 à 80 ng/mL). Pour le traitement conventionnel, les patients ont reçu des
doses moyennes de calcium (élémentaire) à l’inclusion de 1 839 mg/jour. Les doses moyennes de vitamine D active à l’inclusion étaient de 0,75 microgramme/jour chez les patients traités par calcitriol (n = 70) et de 2,3 microgrammes/jour chez ceux traités par alfacalcidol (n = 12). Le taux moyen de calcium sérique corrigé en fonction de l’albumine à l’inclusion et le taux de calcium urinaire moyen sur 24 heures étaient similaires dans les deux groupes de traitement : le taux de calcium sérique moyen était de 2,2 mmol/L (8,8 mg/dL) et de 2,15 mmol/L (8,6 mg/dL) et le taux de calcium urinaire moyen sur 24 heures était de 392 mg/jour et de 329 mg/jour, pour Yorvipath et le placebo respectivement.
Critère d’évaluation principal
Le critère principal composite d’évaluation de l’efficacité était défini comme la proportion de patients ayant obtenu les résultats suivants à la semaine 26 : un taux de calcium sérique dans l’intervalle des valeurs normales (2,07 à 2,64 mmol/L [8,3 à 10,6 mg/dL]), une indépendance par rapport au traitement conventionnel définie par l’absence de besoin de vitamine D active et un apport complémentaire de calcium ≤ 600 mg/jour, et une absence d’augmentation du traitement à l’étude prescrit dans les
4 semaines précédant la semaine 26. Les critères d’évaluation secondaires clés comprenaient un sous- ensemble de scores de domaines de l’échelle HPES (Hypoparathyroidism Patient Experience Scale) et de scores de la sous-échelle SF-36 (36-Item Short Form Survey).
Le nombre de patients répondant au critère principal composite d’évaluation par rapport au groupe recevant le placebo et à chaque composant du critère d’évaluation principal à la semaine 26 est présenté au tableau 3.
Tableau 3 : TCP-304 : taux de réponse basé sur le critère d’évaluation principal à la semaine 26
| Yorvipath (N = 61) (n, %) | Placebo (N = 21) (n, %) | Différence de taux de réponse(IC à 95 %) | |
| Réponse à la semaine 26 | 48 (78,7 %) | 1 (4,8 %) | 74,0 %(60,4 % ; 87,6 %)p < 0,0001 |
| Réponse pour chaque paramètre | |||
| Taux de calcium sérique corrigé enfonction de l’albumine dans l’intervalle des valeurs normalesa | 49 (80,3 %) | 10 (47,6 %) | 32,7 %(9,2 % ; 56,3 %) |
| Indépendance par rapport à la vitamine D activeb | 60 (98,4 %) | 5 (23,8 %) | 74,6 %(56,1 % ; 93,1 %) |
| Indépendance par rapport à des doses thérapeutiques de calciumc | 57 (93,4 %) | 1 (4,8 %) | 88,7 %(77,7 % ; 99,7 %) |
| Absence d’augmentation de dose de Yorvipathd | 57 (93,4 %) | 12 (57,1 %) | 36,4 %(14,2 % ; 58,5 %) |
a L’intervalle des valeurs normales du taux de calcium sérique corrigé en fonction de l’albumine était de 2,07 à 2,64 mmol/L (8,3 à 10,6 mg/dL).
b Toutes les doses quotidiennes constantes de vitamine D active égales à zéro ET utilisation de doses PRN pendant
≤ 7 jours dans les 4 semaines précédant la visite de la semaine 26.
c Doses quotidiennes constantes moyennes de calcium élémentaire ≤ 600 mg ET utilisation de doses PRN pendant
≤ 7 jours dans les 4 semaines précédant la visite de la semaine 26.
d Aucune augmentation de la dose de Yorvipath dans les 4 semaines précédant la visite de la semaine 26. Abréviations : IC : intervalle de confiance ; PRN : pro re nata.
Critères d’évaluation secondaires
Prise de traitement conventionnel : doses de calcium et de vitamine D active
Dans l’étude de phase III PaTHway, à la semaine 26, 93 % des patients (57/61) du groupe Yorvipath ont pu arrêter le traitement conventionnel (c.-à-d. arrêter la vitamine D active et les doses thérapeutiques de calcium). Tous les patients du groupe Yorvipath avaient arrêté de prendre de la vitamine D active à la semaine 8 et réduit durablement les doses thérapeutiques de calcium. Une réduction significative de la prise de traitement conventionnel a été observée dans le groupe Yorvipath entre l’inclusion et la semaine 26 en comparaison avec le groupe recevant le placebo : vitamine D
active (valeur p nominale < 0,0001), dose de calcium (valeur p nominale = 0,0003) et contrainte médicamenteuse quotidienne (valeur p nominale < 0,0001) (tableau 4).
Tableau 4 : critères d’évaluation secondaires : prise de traitement conventionnel à la semaine 26 – période en aveugle (population en ITT)
| Yorvipath (n/N = 60/61)a | Placebo (n/N = 19/21)a | Valeur p nominale | |||
| Inclusion | Semaine 26 | Inclusion | Semaine 26 | ||
| Dose de supplément de vitamine D active(microgrammes), moyenne (ET) | 1,0 (0,7) | 0,0 (0,0) | 1,0 (0,6) | 0,6 (0,7) | < 0,0001 |
| Dose de supplément de calcium (mg), moyenne (ET) | 1 737 (907) | 274 (177) | 2 089 (1 448) | 1 847 (1 326) | 0,0003 |
| Contrainte médicamenteuse quotidienne (nombre de comprimés de traitement conventionnel), moyenne(ET) | 6,6 (2,1) | 0,5 (1,7) | 6,3 (2,8) | 5,4 (3,2) | < 0,0001 |
Valeur p nominale issue du test des différences de variation entre l’inclusion et la semaine 26 entre le groupe Yorvipath et celui recevant le placebo.
a N correspond au nombre de patients dans la population en ITT ; n fait référence au nombre de patients disposant de données à l’inclusion et à la semaine 26.
Biochimies sériques
Le taux de calcium sérique moyen a initialement augmenté et est resté dans l’intervalle des valeurs normales chez les patients traités par palopegtériparatide (figure 2). Chez les patients recevant le placebo, le taux de calcium sérique a légèrement diminué, sous l’intervalle des valeurs normales à la semaine 2 (valeur moyenne observée : 2,06 mmol/L) et à la semaine 26 (valeur moyenne observée : 2,06 mmol/L). La différence entre les traitements Yorvipath et placebo était de 0,17 mmol/L (valeur moyenne des moindres carrés (MC)), (IC à 95 % : 0,100 ; 0,247 ; valeur p nominale < 0,0001) à la semaine 26.
3
2,5
2
1,5
0
2 4
6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26
Temps (semaines)
Palopegtériparatide Placebo
Taux moyen (+/- erreur-type) de calcium sérique
corrigé en fonction de l’albumine (mmol/L)
Figure 2 : taux de calcium sérique (moyenne ± erreur-type) par visite – période en aveugle (population en ITT)
Les taux moyens de phosphate sérique chez les patients traités par palopegtériparatide se trouvaient dans l’intervalle des valeurs normales à l’inclusion et ont diminué, tout en restant dans l’intervalle des valeurs normales, jusqu’à la semaine 26 (la variation moyenne entre l’inclusion et la semaine 26 étant de -0,13 mmol/L). Le produit phospho-calcique moyen (calcium sérique x phosphate) a diminué chez les patients traités par Yorvipath et est resté stable, dans l’intervalle des valeurs normales, jusqu’à la semaine 26.
Excrétion de calcium urinaire sur 24 heures
Le traitement par Yorvipath a normalisé l’excrétion moyenne de calcium urinaire sur 24 heures et a entraîné une réduction plus importante du calcium urinaire sur 24 heures par rapport au placebo.
Population pédiatrique
L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Yorvipath dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique atteinte d’hypoparathyroïdie conformément à la décision du Plan d’investigation pédiatrique, dans l’indication de traitement de l’hypoparathyroïdie.
Absorption
Après une administration sous-cutanée quotidienne, le palopegtériparatide libère l’hormone parathyroïdienne par auto-clivage du TransCon Linker avec une cinétique de premier ordre, entraînant une exposition continue sur 24 heures dans l’intervalle des valeurs normales estimée (figure 3).
PTH libérée moyenne (+/-erreur-type) (pg/mL)
Figure 3 : Taux de PTH* libérée moyens après administration sous-cutanée de palopegtériparatide à l’état d’équilibre chez des patients atteints d’hypoparathyroïdie
40
30
20
10
0
0
4
8
12
16
20
24
Temps (heures)
L’intervalle des valeurs normales estimée pour la PTH(1-34) est d’environ 4 à 26 pg/mL. Cette valeur est calculée sur la base de la PTH(1-34) constituant 40 % du poids moléculaire de la PTH(1-84)** et de l’intervalle des valeurs normales (10 à
65 pg/mL) pour la PTH(1-84).
* Dose de palopegtériparatide moyenne (intervalle) : 22,3 (12-33) mcg de PTH(1-34)/jour, n = 7, PTH libérée : somme de la PTH(1-34) et de la PTH(1-33).
** PTH(1-84) = hormone parathyroïdienne endogène.
Chez les patients atteints d’hypoparathyroïdie ayant reçu une dose de palopegtériparatide correspondant à 18 mcg de PTH(1-34)/jour, la concentration plasmatique maximale prévue (Cmax) (CV %) de palopegtériparatide était de 5,18 ng/mL (36 %) et la Cmax (CV %) prévue de l’hormone parathyroïdienne libérée était de 6,9 pg/mL (22 %) avec un délai médian d’obtention des concentrations maximales (Tmax) de 4 heures. L’exposition prévue pendant l’intervalle de 24 heures entre les doses (aire sous la courbe, ASC) (CV %) pour l’hormone parathyroïdienne libérée était de 150 pg*h/mL (22 %).
Après plusieurs doses sous-cutanées de palopegtériparatide dans la plage de 12 à 24 microgrammes de PTH(1-34)/jour, les concentrations de palopegtériparatide et d’hormone parathyroïdienne libérée ont augmenté proportionnellement à la dose et ont respectivement atteint l’état d’équilibre en 10 et 7 jours environ. L’indice de fluctuation (ratio pic/creux) était faible, d’environ 1,1 et 1,5 sur 24 heures à l’état d’équilibre, respectivement pour le palopegtériparatide et la PTH libérée. Après une administration répétée, le palopegtériparatide s’est accumulé jusqu’à un facteur de 18 pour l’ASC.
Distribution
Le volume de distribution (CV %) apparent du palopegtériparatide est estimé à 4,8 L (50 %) et à 8,7 L (18 %) pour l’hormone parathyroïdienne libérée.
Biotransformation
L’hormone parathyroïdienne (PTH) libérée par le palopegtériparatide se compose de la PTH(1-34) et de la PTH(1-33), son métabolite. L’hormone parathyroïdienne (PTH) est métabolisée et éliminée par voie rénale.
Élimination
Chez les adultes sains, la clairance (CV %) du palopegtériparatide à l’état d’équilibre est estimée à 0,58 L/jour (52 %) avec une demi-vie prédite de 70 heures. La demi-vie apparente de l’hormone parathyroïdienne (PTH) libérée par le palopegtériparatide est d’environ 60 heures. Dans le foie, la majeure partie de l’hormone parathyroïdienne (PTH) est clivée par les cathepsines. Dans les reins, une petite quantité d’hormone parathyroïdienne (PTH) se lie au PTH1R, mais la majeure partie est excrétée par filtration glomérulaire.
Relation pharmacocinétique/pharmacodynamique
Dans une sous-étude pharmacodynamique/pharmacocinétique chez des patients atteints d’hypoparathyroïdie, une administration sous-cutanée quotidienne de palopegtériparatide (dose moyenne [intervalle] : 22,3 (12-33) mcg de PTH(1-34)/jour) a augmenté les taux de calcium sérique pour leur faire atteindre l’intervalle des valeurs normales (voir figure 4). L’augmentation du taux de calcium sérique est survenue de manière proportionnelle à la dose, ce qui justifie la capacité de titrer la dose de palopegtériparatide en fonction du taux de calcium sérique dosé chez le patient.
mmol/L
Figure 4 : concentrations moyennes de calcium sérique corrigé en fonction de l’albumine après administration sous-cutanée de palopegtériparatide à l’état d’équilibre chez des patients atteints d’hypoparathyroïdie
12
11
3
2,75
10
9
8
7
2,5
2,25
2
1,75
0 4 8 12 16 20 24
Calcium sérique moyen (+/- erreur-type)
corrigé en fonction de l’albumine (mg/dL)
Temps (heures)
L’intervalle des valeurs normales du calcium sérique corrigé en fonction de l’albumine est de 2,07 à 2,64 mmol/L (8,3 à 10,6 mg/dL) comme indiqué par la zone grisée. Dose moyenne de palopegtériparatide (intervalle) : 22,3 (12-33) mcg de PTH(1-34)/jour, n = 7.
Populations particulières
La pharmacocinétique de l’hormone parathyroïdienne (PTH) libérée n’était pas influencée par le sexe ni le poids. Les données concernant la race et l’origine ethnique n’ont montré aucune tendance suggérant l’existence de différences, mais les données disponibles sont trop limitées pour tirer des conclusions définitives.
Personnes âgées
La pharmacocinétique de l’hormone parathyroïdienne (PTH) libérée n’était pas influencée par l’âge (de 19 à 76 ans).
Atteinte de la fonction rénale
Yorvipath a été administré à des patients atteints d’hypoparathyroïdie et présentant un DFGe de
≥ 30 mL/min lors d’études cliniques à long terme sans nécessiter d’ajustement de la dose en sus de l’algorithme de titration de l’étude. Aucune étude clinique n’a été menée sur des patients présentant une hypoparathyroïdie et une atteinte sévère de la fonction rénale (< 30 mL/min) ou dialysés. Lors d’une étude au cours de laquelle Yorvipath a été administré en dose unique à des sujets ne présentant pas d’hypoparathyroïdie mais souffrant d’une atteinte de la fonction rénale, l’exposition au palopegtériparatide et le taux de calcium sérique en résultant étaient similaires chez les patients présentant une atteinte de la fonction rénale légère, modérée et sévère par rapport aux patients ayant une fonction rénale normale.
Données pharmaceutiques - YORVIPATH 168 microgrammes/0,56 mL
Acide succinique Mannitol Métacrésol
Hydroxyde de sodium
Acide chlorhydrique (pour l’ajustement du pH) Eau pour préparations injectables
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.
3 ans.
Après la première ouverture
À conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.
À conserver avec le capuchon sur le stylo prérempli, à l’abri de la lumière. Yorvipath doit être jeté après 14 jours.
À conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Ne pas congeler.
À conserver dans l’emballage d’origine avec le capuchon du stylo en place, à l’abri de la lumière. Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
Une cartouche (verre de type 1) avec piston (halobutyle) et septum en caoutchouc laminé (halobutyle/isoprène) contenue dans un stylo multidose jetable prérempli en polypropylène.
Yorvipath est disponible dans des emballages contenant 2 stylos préremplis (avec 30 aiguilles jetables ou sans aiguilles) pour 28 jours de traitement. Chaque stylo prérempli est destiné à un traitement de 14 jours.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Yorvipath 168 microgrammes/0,56 mL solution injectable en stylo prérempli
-
Chaque stylo prérempli contient du palopegtériparatide équivalant à 168 microgrammes de PTH(1-34) dans 0,56 mL de solvant.
-
Stylo prérempli administrant des doses de 6, 9 ou 12 microgrammes
-
La couleur de dosage figurant sur l’emballage extérieur, l’étiquette du stylo et le bouton- poussoir est le bleu.
Yorvipath 294 microgrammes/0,98 mL solution injectable en stylo prérempli
-
Chaque stylo prérempli contient du palopegtériparatide équivalant à 294 microgrammes de PTH(1-34) dans 0,98 mL de solvant.
-
Stylo prérempli administrant des doses de 15, 18 ou 21 microgrammes
-
La couleur de dosage figurant sur l’emballage extérieur, l’étiquette du stylo et le bouton- poussoir est l’orange.
Yorvipath 420 microgrammes/1,4 mL solution injectable en stylo prérempli
-
Chaque stylo prérempli contient du palopegtériparatide équivalant à 420 microgrammes de PTH(1-34) dans 1,4 mL de solvant.
-
Stylo prérempli administrant des doses de 24, 27 ou 30 microgrammes
-
La couleur de dosage figurant sur l’emballage extérieur, l’étiquette du stylo et le bouton- poussoir est le bordeaux.
et manipulation
Préparation de la dose
Un nouveau stylo de Yorvipath doit être retiré du réfrigérateur 20 minutes avant la première ouverture.
La solution doit paraître limpide, incolore et exempte de particules visibles. Ne pas injecter le médicament s’il est trouble ou contient des particules.
Chaque stylo prérempli est destiné à être utilisé par un seul patient. Un stylo prérempli ne doit jamais être utilisé par plusieurs patients, même si l’aiguille est remplacée.
Si un stylo prérempli a été congelé ou exposé à la chaleur, il doit être jeté.
À chaque fois qu’un stylo prérempli est préparé pour administration, une nouvelle aiguille doit y être fixée.
Les aiguilles ne doivent pas être réutilisées. Cela permet de prévenir l’obstruction des aiguilles, la contamination, l’infection, la fuite de solution et l’administration d’une dose incorrecte. L’aiguille doit être retirée après chaque injection et le stylo doit être conservé sans aiguille. Jeter les aiguilles après chaque injection.
Les instructions de préparation et d’administration de Yorvipath figurent dans la notice et le mode d’emploi.
Mise au rebut
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.