ILOPROST WAYMADE 100 microgrammes/mL, solution à diluer pour perfusion
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RCP - ILOPROST 100 microgrammes/mL
Traitement de la thromboangéite oblitérante (maladie de Buerger) avancée associée à une ischémie sévère des membres, dans les cas où une revascularisation n’est pas indiquée.
Traitement de l’ischémie chronique sévère des membres (maladie occlusive artérielle périphérique PAOD stade III et IV selon Fontaine), dans le cas ou la chirurgie de reconstruction vasculaire ou l’angioplastie transluminale percutanée n’est plus possible.
Traitement des phénomènes de Raynaud sévères avec troubles trophiques en évolution.
Posologie
L’administration d’ILOPROST WAYMADE doit uniquement être réalisée en milieu hospitalier ou dans un cabinet médical disposant de l’équipement permettant une surveillance étroite au cours du traitement.
Chez les femmes, l’éventualité d’une grossesse doit être écartée avant l’instauration du traitement.
Après dilution, ILOPROST WAYMADE doit être administré tous les jours pendant 6 heures sous forme de perfusion intraveineuse par une veine périphérique ou un cathéter veineux central, comme décrit à la rubrique 6.6. La dose est à ajuster en fonction de la tolérance individuelle, et se situe entre 0,5 et 2,0 ng d’iloprost/kg de poids corporel/minute.
Pour s’assurer de la stérilité de la solution pour perfusion, elle doit être préparée quotidiennement. Le contenu d’une ampoule doit être soigneusement mélangé avec le diluant.
La dose tolérée par le patient est déterminée les 2-3 premiers jours. Au commencement de la perfusion et à chaque palier d’augmentation de la dose, le contrôle de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque doit être réalisé.
Le traitement commence par une perfusion avec une dose de 0,5 ng/kg/min pendant 30 minutes. Ensuite, la dose est augmentée toutes les 30 minutes, par palier de 0,5 ng/kg/minute jusqu’à un maximum de 2,0 ng/kg/min. Le débit de perfusion doit être calculé d’après le poids du patient de façon à obtenir une valeur comprise entre 0,5 et 2,0 ng/kg/min (voir les tableaux ci-dessous pour savoir comment procéder avec une pompe à perfusion ou une seringue automatique).
Si des effets indésirables tels que des céphalées, nausées, baisse de la pression artérielle surviennent, réduire le débit de perfusion jusqu’à trouver la dose maximale bien tolérée. Si les effets indésirables sont sévères, l’administration doit être interrompue.
Le traitement doit être poursuivi (en général pendant 4 semaines) à la dose tolérée déterminée pendant les 2 ou 3 premiers jours.
En cas de maladie de Raynaud, la répétition des cures devra se faire de préférence à intervalles de 6 à 12 semaines (et jamais inférieurs à 4 semaines).
En fonction de la technique de perfusion utilisée, il existe deux façons différentes de diluer le contenu d’une ampoule. L’une des dilutions est 10 fois moins concentrée que l’autre (0,2 µg/mL contre 2 µg/mL) et peut être employée uniquement avec une pompe à perfusion (par exemple Infusomat®). A l’inverse, la solution la plus concentrée ne peut être administrée qu’à l’aide d’une seringue automatique (par exemple Perfusor ®) ; pour les instructions d’utilisation et de manipulation voir rubrique 6.6
Débits de perfusion (mL/Heure) pour différentes doses administrées au moyen d’une pompe à perfusion
En général, la solution pour perfusion prête à l’emploi doit être administrée par voie intraveineuse à l’aide une pompe à perfusion, voir rubrique 6.6.
Dans le cas d’une concentration d’ILOPROST WAYMADE de 0,2 µg/mL, le débit de perfusion nécessaire doit être défini selon le mode opératoire décrit ci-dessous de façon à aboutir à une dose comprise entre 0,5 et 2,0 ng/kg/min.
Le tableau ci-dessous peut être utilisé pour calculer le débit de perfusion correspondant au poids du patient et à la dose à perfuser. Déterminer la dose adéquate en fonction du poids réel du patient puis ajuster le débit de perfusion à la dose cible en ng/kg/minute.
| Poids corporel [kg] | Débit de perfusion à 0,2 µg/mL [mL/heure] | |||
| Dose [ng/kg/min] | ||||
| 0,5 | 1,0 | 1,5 | 2,0 | |
| 40 | 6,0 | 12 | 18,0 | 24 |
| 50 | 7,5 | 15 | 22,5 | 30 |
| 60 | 9,0 | 18 | 27,0 | 36 |
| 70 | 10,5 | 21 | 31,5 | 42 |
| 80 | 12,0 | 24 | 36,0 | 48 |
| 90 | 13,5 | 27 | 40,5 | 54 |
| 100 | 15,0 | 30 | 45,0 | 60 |
| 110 | 16,5 | 33 | 49,5 | 66 |
Débits de perfusion (mL/heure) pour différentes doses administrées au moyen d’une seringue automatique
Une seringue automatique (par exemple Perfusor®) avec une seringue de 50 mL peut également être utilisée. Pour connaître les instructions concernant la dilution à l’aide d’une seringue automatique, voir rubrique 6.6.
Dans le cas d'une concentration d’ILOPROST WAYMADE de 2 µg/mL, le débit de perfusion nécessaire doit être défini selon le tableau décrit ci-dessous de façon à aboutir à une dose comprise entre 0,5 et 2,0 ng/kg/min.
Le tableau ci-dessous peut être utilisé pour calculer le débit de perfusion correspondant au poids du patient et à la dose à perfuser. Déterminer la dose adéquate en fonction du poids réel du patient puis ajuster le débit de perfusion à la dose cible en ng/kg/minute.
| Poids corporel [kg] | Débit de perfusion à 2 µg/mL [mL/heure] | |||
| Dose [ng/kg/min] | ||||
| 0,5 | 1,0 | 1,5 | 2,0 | |
| 40 | 0,60 | 1,2 | 1,80 | 2,4 |
| 50 | 0,75 | 1,5 | 2,25 | 3,0 |
| 60 | 0,90 | 1,8 | 2,70 | 3,6 |
| 70 | 1,05 | 2,1 | 3,15 | 4,2 |
| 80 | 1,20 | 2,4 | 3,60 | 4,8 |
| 90 | 1,35 | 2,7 | 4,05 | 5,4 |
| 100 | 1,50 | 3,0 | 4,50 | 6,0 |
| 110 | 1,65 | 3,3 | 4,95 | 6,6 |
La perfusion en continu pendant plusieurs jours n'est pas recommandée en raison du développement possible d’une tachyphylaxie due à l’effet sur les plaquettes ou en raison d’un possible rebond de l’hyper-agrégabilité plaquettaire après la fin du traitement. A ce jour, aucune complication clinique liée à ces phénomènes n’a été reportée.
Patients présentant une insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale nécessitant une dialyse, l’augmentation du taux plasmatique d’iloprost doit être prise en considération. Chez ces patients, il est nécessaire de réduire la dose en administrant la moitié de la dose recommandée.
Patients présentant une insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une cirrhose, l’augmentation du taux plasmatique d’iloprost doit être prise en considération. Chez ces patients, il est nécessaire de réduire la dose en administrant la moitié de la dose recommandée.
Population pédiatrique
L’utilisation chez l’enfant et l’adolescent n’a pas fait l’objet d’investigation. On ne dispose que de données limitées.
Méthode d’administration
Par voie intraveineuse.
· Grossesse et allaitement ;
· Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
· Affections où le risque hémorragique peut être accru à cause des effets de l'iloprost sur les plaquettes (par exemple ulcère gastrique ou duodénal en évolution, traumatisme, hémorragie intracrânienne) ;
· Troubles coronariens sévères ou angor instable ;
· Infarctus du myocarde dans les six mois précédents ;
· Insuffisance cardiaque aiguë ou chronique (classe NYHA II-IV) ;
· Arythmies sévères ;
· Suspicion d’insuffisance cardiaque gauche ;
· Suspicion d’œdème pulmonaire.
Mises en garde spéciales
Ne pas retarder le recours à la chirurgie chez les patients nécessitant une amputation urgente (par exemple en cas de gangrène infectée).
L'arrêt du tabagisme reste une mesure indispensable.
L’élimination de l’iloprost est réduite chez les patients présentant une insuffisance hépatique et chez les patients présentant une insuffisance rénale nécessitant une dialyse (voir rubrique 4.2 et 5.2).
Chez les patients présentant une hypotension artérielle, des précautions particulières doivent être prises afin d’éviter une nouvelle diminution de la pression artérielle. Les patients souffrant d’une maladie cardiaque doivent être surveillés étroitement.
Si l’ILOPROST WAYMADE est administré alors que le patient est en position allongée, le patient doit être prudent lorsqu’il se lèvera car il existe un risque d’hypotension orthostatique.
Chez les patients ayant eu un accident vasculaire cérébral (par exemple accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral) au cours des 3 derniers mois, il convient d’évaluer soigneusement le rapport bénéfice-risque du traitement (voir également rubrique 4.3).
Précautions d’emploi
La perfusion extravasculaire d’ILOPROST WAYMADE non dilué peut entraîner des modifications locales au site d’injection.
L'ingestion et le contact avec les muqueuses doivent être évités.
Mis en contact avec la peau, l'iloprost peut induire un érythème indolore, mais prolongé. Toute précaution en vue d'éviter un contact de l'iloprost avec la peau doit être prise. Dans l'éventualité d'un tel contact, laver abondamment et immédiatement avec de l'eau ou du soluté physiologique.
Excipients
Ce médicament contient de l’éthanol.
Ce médicament contient de petites quantités d'éthanol, inférieures à 100 mg par dose.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c'est-à-dire qu'il est essentiellement "sans sodium".
L’iloprost peut augmenter l’effet antihypertenseur des bêtabloquants, des inhibiteurs calciques, des vasodilatateurs et des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine. Si une baisse significative de la pression artérielle se produit au cours du traitement, elle pourra être corrigée par une réduction de la dose d’iloprost.
Comme l’iloprost inhibe la fonction plaquettaire, l’administration concomitante d’anticoagulants (tels que l’héparine ou les dérivés coumariniques) ou d’autres antiagrégants plaquettaires (tels que l’acide acétylsalicylique, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les inhibiteurs de la phosphodiestérase et les nitrates tel que molsidomine) peut augmenter le risque hémorragique. Si c’est le cas, l’administration d’iloprost doit être arrêtée.
Durant les études précliniques chez l’animal, il était possible d’atténuer l’effet de vasodilatation de iloprost en pré-traitant l’animal avec des glucocorticoïdes. Cependant, l’inhibition de l’effet de l’agrégation plaquettaire n’a pas été affectée. L’application de cet effet sur l’humain n’a pas été étudiée.
La perfusion intraveineuse d'iloprost n'a aucun effet sur la pharmacocinétique des doses orales multiples de digoxine ou sur la pharmacocinétique de l'activateur tissulaire du plasminogène (t-PA) co-administré chez les patients.
Même si aucune étude clinique n’a été conduite, les études in vitro sur le potentiel d’inhibition de l’iloprost sur l’activité des enzymes du cytochrome P450 ont montré qu’une inhibition significative du métabolisme de l’iloprost par ces enzymes n’est pas à craindre.
ILOPROST WAYMADE ne doit pas être administré chez la femme enceinte ou qui allaite (voir rubrique 4.3).
Femmes en âge de procréer/Contraception chez les hommes et les femmes
Le risque lié à l'administration thérapeutique de l'iloprost pendant la grossesse n'étant pas connu, les femmes en âge de procréer doivent avoir recours à un moyen de contraception efficace pendant le traitement par iloprost.
Grossesse
Il n’y a pas de données concernant l'utilisation de l'iloprost au cours de la grossesse. Des études chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir section 5.3).
Le risque éventuel lié à l'utilisation thérapeutique de l'iloprost au cours de la grossesse n'étant pas connu ILOPROST WAYMADE ne doit pas être pris durant une grossesse.
Allaitement
Il n'existe pas de données sur le passage de l'iloprost dans le lait maternel humain. Un très faible passage de l'iloprost dans le lait maternel ayant été mis en évidence chez l'animal (rates), l'administration d’ILOPROST WAYMADE chez la femme qui allaite doit être exclue.
Fertilité
Les études chez l'animal n'indiquent pas d'effets nocifs directs ou indirects sur la fertilité.
Profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment observés (≥ 10 %) chez les patients sous iloprost dans les études cliniques étaient des céphalées, des bouffées vasomotrices, des nausées, des vomissements et une hyperhidrose. Ces effets indésirables sont susceptibles de survenir pendant la phase d’ajustement de la dose, en début de traitement. Habituellement, ces effets indésirables disparaissent rapidement avec la réduction de la dose.
Les effets indésirables les plus sévères observés chez les patients recevant de l’iloprost sont : l’accident vasculaire cérébral, l’infarctus du myocarde, l’embolie pulmonaire, l’insuffisance cardiaque, les convulsions, l’hypotension, la tachycardie, l'asthme, l'angine de poitrine, la dyspnée et l’œdème pulmonaire.
Un autre groupe d'effets indésirables est lié à des réactions locales au site de perfusion. Par exemple rougeurs et douleur au site de perfusion ou vasodilatation cutanée pouvant donner lieu à un érythème strié au-dessus de la veine de perfusion.
Le profil global de sécurité de l’ILOPROST WAYMADE est basé sur les données de surveillance post-commercialisation et sur les données des essais cliniques regroupés. La fréquence est basée sur les données cumulées des 3 325 patients de la base de données ayant reçu de l'iloprost lors d'essais cliniques contrôlés ou non ou lors d'un programme de mise à disposition exceptionnelle à titre compassionnel, chez les patients généralement âgés présentant de multiples pathologies et atteints d'artériopathie oblitérante périphérique des membres inférieurs aux stades avancés III et IV et les patients atteints de thromboangéite oblitérante. Pour plus de détails voire le tableau ci-dessous.
Effets indésirables
Les effets indésirables observés avec l’iloprost sont listés dans le tableau ci-dessous. Ils sont indiqués par classe de systèmes d’organes. Le terme MedDRA le plus approprié a toujours été utilisé pour décrire un certain effet indésirable ainsi que ses synonymes et les affections associées.
Les effets indésirables observés pendant les études cliniques sont classés selon leur fréquence. Les groupes de fréquence sont définis selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) et rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000).
| Classe de systèmes d’organes (MedDRA) | Très fréquent | Fréquent | Peu fréquent | Rare |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | Thrombocytopénie | |||
| Affections du système immunitaire | Hypersensibilité | |||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Appétit diminué | |||
| Affections psychiatriques | Apathie, état confusionnel | Anxiété, dépression, hallucinations | ||
| Affections du système nerveux | Céphalées | Sensations vertigineuses, vertige, paresthésie/sensation pulsatile, hyperesthésie, sensation de brûlure, nervosité/ agitation, sédation, somnolence | Convulsions*, syncope, tremblements, migraine | |
| Affections oculaires | Vision trouble, irritation oculaire, douleur oculaire | |||
| Affections de l’oreille et du labyrinthe | Trouble vestibulaire | |||
| Affections cardiaques | Tachycardie*, bradycardie, angine de poitrine* | Infarctus du myocarde*, insuffisance cardiaque*, arythmies, extrasystoles | ||
| Affections vasculaires | Bouffée vasomotrice | Hypotension*, hypertension | Accident cérébrovasculaire*/ ischémie cérébrale, embolie pulmonaire*, thrombose veineuse profonde | |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Dyspnée* | Asthme*, œdème pulmonaire* | Toux | |
| Affections gastro-intestinales | Nausées, vomissements | Diarrhée, gêne abdominale/douleur abdominale | Diarrhée hémorragique, hémorragie rectale, dyspepsie, ténesme rectal, constipation, éructation, dysphagie, sécheresse buccale, dysgueusie | Proctite |
| Affections hépatobiliaires | Ictère | |||
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Hyperhidrose | Prurit | ||
| Affections musculo-squelettiques et systémiques | Douleur de la mâchoire, trismus, myalgie, arthralgie | Tétanie, contracture musculaire, hypertonie | ||
| Affections du rein et des voies urinaires | Douleur rénale, spasmes douloureux de la vessie, anomalies urinaires, dysurie, affection des voies urinaires | |||
| Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Douleur, fièvre, augmentation de la température corporelle, sensation de chaleur, asthénie, malaise, frissons, épuisement/fatigue, soif, réaction au site de perfusion (érythème, douleur et phlébite) |
* Des cas avec mises en jeu du pronostic vital ou ayant entrainé le décès ont été rapportés.
L'iloprost peut favoriser la survenue d'une angine de poitrine, en particulier chez les patients atteints de coronaropathie.
Le risque de saignement est accru chez les patients traités de façon concomitante avec des inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire, de l'héparine ou des anticoagulants de type coumarinique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement.social-sante.gouv.fr.
Symptômes
Une réaction hypotensive peut être observée, ainsi que des céphalées, bouffées vasomotrices, nausées, vomissements et diarrhée. Une augmentation de la pression artérielle, une bradycardie ou une tachycardie ainsi que douleurs dans les membres ou le dos sont également possibles.
Prise en charge
Aucun antidote spécifique n’est connu.
A l’arrêt de l’administration d’iloprost, une surveillance et l’adoption de mesures symptomatiques sont recommandées.
Propriétés pharmacologiques - ILOPROST 100 microgrammes/mL
Classe pharmacothérapeutique : Antithrombotiques, Inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire, héparine exclue, code ATC : B01AC11.
L’iloprost est un analogue synthétique de la prostacycline. Les effets pharmacologiques suivants ont été observés in vitro :
· Inhibition de l'agrégation plaquettaire, de l'adhésion, et de la sécrétion plaquettaires ;
· Dilatation des artérioles et des veinules ;
· Augmentation de la densité capillaire et diminution de la perméabilité vasculaire augmentée par des médiateurs tels que la sérotonine ou l’histamine dans la microcirculation ;
· Activation de la fibrinolyse ;
· Effet anti-inflammatoire tel que l’inhibition de l'adhésion des leucocytes après une lésion endothéliale, et de l’accumulation de leucocytes dans les tissus lésés et réduction de la libération de facteur de nécrose tumorale.
Distribution
L'état d'équilibre plasmatique de l'iloprost est atteint dès 10 à 20 minutes après le début de la perfusion intraveineuse. Il y a une relation linéaire entre le débit de perfusion et les concentrations plasmatiques à l’état d’équilibre. Pour un débit de perfusion de 3 ng/kg/min, elle se situe autour de 135 ± 24 pg/mL. Les concentrations plasmatiques chutent très rapidement après la fin de la perfusion, en raison d'une métabolisation intense.
La clairance plasmatique est d'environ 20 ± 5 mL/kg/min.
La demi-vie d'élimination plasmatique est de 30 minutes ; ainsi 2 heures après la fin de la perfusion, la concentration plasmatique retombe à un niveau inférieur à 10 % de l'état d'équilibre.
L'interaction pharmacocinétique à type de déplacement à partir des sites de liaison aux protéines plasmatiques est improbable. Le taux de liaison aux protéines, en majeure partie à l'albumine, est relativement faible (60 %). Seules de très faibles concentrations plasmatiques d’iloprost libre sont atteintes.
Un effet de l'iloprost sur la biotransformation d'autres médicaments est aussi improbable en raison des voies métaboliques du produit et de la faible dose administrée.
Biotransformation
L'iloprost est largement métabolisé, essentiellement par β-oxydation de la chaîne latérale carboxylique. La substance active n’est pas excrétée sous forme inchangée. Le principal métabolite est le tétranor-iloprost que l'on trouve dans l'urine sous forme de 4 diastéréoisomères libres et conjugués. Le tétranor-iloprost est pharmacologiquement inactif.
Élimination
Dans les essais cliniques, pour les patients avec des fonctions rénale et hépatique normales, l’élimination de l’iloprost suite à la perfusion est le plus souvent caractérisée par un profil biphasique avec une demi-vie de 3 à 5 minutes et 15 à 30 minutes. La clairance totale de l’iloprost est de 20 mL/min/kg, avec une contribution extrahépatique dans la conversion de l’iloprost.
Une grande étude de bilan avec 3H-iloprost a été menée avec des sujets sains. Suite à la perfusion, 81% de radioactivité totale est observée à 68% dans les urines et à 12% dans les fèces. L’élimination des métabolites dans le plasma et dans les urines est biphasique, avec une demi-vie calculée de 2 à 5 heures (plasma) et de 2 à 18 heures (urine).
Insuffisance rénale :
Dans les études avec une perfusion intraveineuse d’iloprost, il a été démontré que les patients avec une insuffisance rénale terminale nécessitant des dialyses, ont une clairance significativement plus basse. (la clairance moyenne = 5+/-2 mL/min/kg) que celle observée chez les patients avec une insuffisance rénales mais sans besoin de dialyse (la clairance moyenne = 18+/-2 mL/min/kg).
Insuffisance hépatique :
Iloprost étant majoritairement métabolisé par le foie, les concentrations plasmatiques du médicament sont affectées par les changements de la fonction hépatique. Dans une étude, des résultats ont été obtenus chez 8 patients ayant une cirrhose hépatique. La clairance moyenne d’iloprost a été estimée à 10 mL/minute/kg.
Age et sexe :
La pharmacocinétique de l'iloprost est indépendante de l'âge ou du sexe des malades.
Données pharmaceutiques - ILOPROST 100 microgrammes/mL
Trométamol, éthanol 96% (v/v), chlorure de sodium, acide chlorhydrique 1N, eau pour préparations injectables.
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
4 ans
D’un point de vue microbiologique, après ouverture et dilution, le produit doit être utilisé immédiatement.
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, dilution et première ouverture du produit, voir la rubrique 6.3.
Ampoule de 1 mL (verre) de type I, incolore, contenant 0,5 mL de solution à diluer pour perfusion.
Boîte de 1 ampoule contenant 0,5 mL de solution à diluer pour perfusion
Boîte de 5 ampoules, contenant chacune 0,5 mL de solution à diluer pour perfusion
Boîte de 20 ampoules (4x5) contenant chacune 0,5 mL de solution à diluer pour perfusion
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
ILOPROST WAYMADE ne doit être administré qu’après dilution. Compte tenu du risque d’incompatibilité pharmaceutique, aucun autre médicament ne doit être ajouté à la solution pour perfusion prête à l’emploi.
La solution de perfusion doit être préparée extemporanément chaque jour afin d'en garantir la stérilité.
Des mesures adéquates doivent être prise pour éviter tout contact avec la peau (voir rubrique 4.4).
Instructions concernant la dilution
Le contenu de l’ampoule doit être soigneusement mélangé avec le diluant.
Dilution d’ILOPROST WAYMADE pour l’administration avec une pompe à perfusion (0.2 µg/mL) :
Le contenu d’une ampoule de 0,5 mL d’ILOPROST WAYMADE (50 microgrammes) doit être dilué avec une solution de chlorure de sodium (9 mg/mL) ou d’une solution de glucose (50 mg/mL) jusqu’à un volume final de 250 mL.
Dilution d’ILOPROST WAYMADE pour l’administration avec un pousse seringue (2 µg/mL) :
Le contenu d’une ampoule de 0,5 mL d’ILOPROST WAYMADE (50 microgrammes) doit être dilué avec une solution de chlorure de sodium (9 mg/mL) ou d’une solution de glucose (50 mg/mL) jusqu’à un volume final de 25 mL.