ALBUTEIN 200 g/L, solution pour perfusion
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RCP - ALBUTEIN 200 g/L
Restauration et maintien du volume sanguin circulant lorsqu’un déficit volumique a été démontré et que l’utilisation d’un colloïde est appropriée.
Albutein peut être utilisée par toutes les classes d’âge. Pour la population pédiatrique, voir rubrique 4.4.
La concentration de la préparation d’albumine, le dosage et le débit de perfusion doivent être individuellement adaptés aux besoins du patient.
Posologie
La dose requise dépend de la corpulence du patient, de la sévérité du traumatisme ou de la maladie et de la persistance de la perte de liquides et de protéines. La dose requise est établie en fonction de la mesure de l'adéquation du volume circulant et non des taux d’albumine plasmatique.
Si l’administration d’albumine humaine est nécessaire, les paramètres hémodynamiques doivent être surveillés régulièrement et peuvent inclure :
· Pression artérielle et pouls,
· Pression veineuse centrale,
· Pression artérielle pulmonaire d’occlusion,
· Diurèse,
· Electrolytes,
· Hématocrite/hémoglobine.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité d’Albutein 200 g/l chez les enfants n’ont pas été établies dans le cadre d’études cliniques contrôlées. Voir également rubrique 4.4.
Mode d’administration
L’albumine humaine peut être administrée directement par voie intraveineuse ; elle peut également être diluée dans une solution isotonique (glucose à 5 % ou chlorure de sodium à 0,9 % par exemple).
Le débit de perfusion doit être adapté en fonction des circonstances individuelles et de l’indication.
Lors d’échanges plasmatiques, le débit de perfusion doit être ajusté au taux d’épuration.
Pour plus d’informations, voir rubrique 6.6.
Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro du lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Toute suspicion d’une réaction de type allergique ou anaphylactique impose l’arrêt immédiat de la perfusion. En cas de choc, le traitement médical habituel d’un choc doit être instauré.
L’albumine doit être utilisée avec précaution dans les situations où une hypervolémie et ses conséquences, ou une hémodilution pourraient représenter un risque particulier pour le patient. Ces situations sont par exemple :
· Insuffisance cardiaque décompensée,
· Hypertension,
· Varices œsophagiennes,
· Œdème pulmonaire,
· Diathèse hémorragique,
· Anémie sévère,
· Anurie rénale et post‑rénale.
Dans un essai contrôlé randomisé comparant une solution saline à l'albumine en tant que liquide de réanimation chez des patients en état critique, l’analyse post-hoc du sous-groupe de patients atteints d'un traumatisme crânien a montré que l’albumine était associée à une augmentation de la pression intracrânienne et à un taux de mortalité plus élevé par rapport à la solution saline. L’albumine doit donc être utilisée avec prudence chez les patients atteints d’un traumatisme crânien.
La pression colloïdo‑osmotique de l’albumine humaine 200 g/l est environ quatre fois supérieure à celle du plasma. Par conséquent, lorsqu’une solution d'albumine concentrée est administrée, des précautions doivent être prises pour assurer une hydratation adéquate du patient. Les patients doivent faire l’objet d’une étroite surveillance afin de prévenir toute surcharge vasculaire ou hyperhydratation.
Les solutions d’albumine humaine à 200-250 g/l sont relativement pauvres en électrolytes comparativement aux solutions à 40 ou 50 g/l d’albumine humaine. Lors de l’administration d’albumine, le bilan électrolytique du patient doit être surveillé (voir rubrique 4.2) et des mesures appropriées doivent être mises en œuvre pour restaurer ou maintenir l’équilibre électrolytique.
Les solutions d’albumine ne doivent pas être diluées dans de l’eau pour préparations injectables, car cela pourrait provoquer une hémolyse chez le patient.
Si des volumes relativement importants doivent être remplacés, il est nécessaire de contrôler les tests de coagulation et l’hématocrite. Il convient de veiller à une substitution adéquate des autres composants sanguins (facteurs de coagulation, électrolytes, plaquettes et érythrocytes).
Une hypervolémie peut survenir si la posologie et le débit de perfusion ne sont pas adaptés à l’état circulatoire du patient. La perfusion doit être immédiatement interrompue dès les premiers signes cliniques de surcharge cardiovasculaire (céphalées, dyspnée, congestion de la veine jugulaire) ou d’élévation de la pression artérielle, ou veineuse et d’œdème pulmonaire.
Agents transmissibles
Les mesures standard de prévention du risque de transmission d’agents infectieux par les médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain comprennent la sélection clinique des donneurs, le dépistage des dons individuels et des pools de plasma pour rechercher des marqueurs spécifiques d’infection ainsi que la mise en œuvre dans le procédé de fabrication d’étapes efficaces pour l’inactivation/l’élimination virale. Cependant, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, le risque de transmission d’agents infectieux ne peut pas être totalement exclu. Ceci s’applique également aux virus inconnus ou émergents ou à d’autres types d’agents infectieux.
Aucun cas de contamination virale n’a été rapporté avec l’albumine fabriquée conformément aux spécifications de la Pharmacopée Européenne selon des procédés établis.
Il est fortement recommandé que chaque fois qu’Albutein 200 g/l est administrée à un patient, le nom et le numéro de lot du produit soient enregistrés afin de conserver un lien entre le patient et le numéro de lot du produit.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité d’Albutein 200 g/l chez les enfants n’ont pas été établies dans le cadre d’études cliniques contrôlées.
Cependant, l’expérience clinique acquise avec l’albumine chez les enfants suggère qu’aucun effet délétère n’est attendu sous réserve qu’une attention particulière soit apportée à la dose pour éviter toute surcharge cardiovasculaire.
Mises en garde spéciales concernant certains excipients
Ce médicament contient 33,4 mg de sodium par flacon de 10 mL, 166,8 mg de sodium par flacon/poche de 50 mL et 333,5 mg de sodium par flacon/poche de 100 mL, ce qui équivaut respectivement à 1,7 %, 8,3 % et 16,7 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium pour un adulte.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (39 mg) de potassium par flacon/poche, c’est‑à‑dire qu’il est essentiellement « sans potassium ».
Il n’existe aucune interaction spécifique connue entre l’albumine humaine et d’autres médicaments.
Grossesse
La sécurité d’emploi d’Albutein 200 g/l chez la femme enceinte n’a pas été établie dans le cadre d’études cliniques contrôlées. Cependant, sur la base de l’expérience clinique avec l’albumine, aucun effet délétère n’est attendu sur le déroulement de la grossesse, ni sur le fœtus ou le nouveau‑né.
Allaitement
On ignore si Albutein 200 g/l est excrétée dans le lait maternel. L’excrétion de l’albumine humaine dans le lait n’a pas été étudiée chez les animaux. La décision de poursuivre/interrompre l'allaitement maternel ou de poursuivre/interrompre le traitement par Albutein 200 g/l doit être prise en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement par Albutein pour la mère.
Fertilité
Aucune étude sur la reproduction animale n’a été effectuée avec Albutein 200 g/l.
Toutefois, l’albumine humaine est un constituant normal du sang humain.
Aucun effet n’a été observé sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Résumé du profil de sécurité
Des réactions d’intensité légère telles que bouffées congestives, urticaire, fièvre et nausées se produisent dans de rares cas. En règle générale, ces effets disparaissent rapidement lorsque le débit de perfusion est ralenti ou à l’arrêt de la perfusion.
Dans de très rares cas, des réactions sévères telles qu’un choc anaphylactique peuvent se produire. Dans ce cas, la perfusion doit être arrêtée et un traitement approprié doit être instauré.
Pour la sécurité relative aux agents transmissibles, voir la rubrique 4.4.
Liste tabulée des effets indésirables
Dans le tableau ci‑après, les effets indésirables sont présentés conformément à la classification des systèmes d’organes MedDRA (SOC et terme préférentiel) et comprennent les événements indésirables associés à l’utilisation de solutions d’albumine humaine.
Il n’existe pas de données concordantes sur la fréquence des effets indésirables issues des études cliniques.
Les données suivantes concordent avec le profil de sécurité de la solution d’albumine humaine Grifols et confirment les données issues de l’expérience post‑commercialisation. Dans la mesure où la notification des effets indésirables dans le cadre de la pharmacovigilance repose sur le volontariat et où ces notifications concernent une population dont la taille n’est pas connue, il n’est pas possible d’estimer de manière fiable la fréquence de ces effets :
| Classe de systèmes d’organes (SOC) MedDRA | Effet indésirable | Fréquence |
| Affections du système immunitaire | Choc anaphylactique Réaction anaphylactique Hypersensibilité | Fréquence indéterminée |
| Affections vasculaires | Bouffées congestives | Fréquence indéterminée |
| Affections gastro‑intestinales | Nausée | Fréquence indéterminée |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Urticaire | Fréquence indéterminée |
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Fièvre | Fréquence indéterminée |
Population pédiatrique
Il n’existe pas de données spécifiques qui permettent d’évaluer le risque d’observer des effets indésirables différents dans cette population.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Une hypervolémie peut survenir si la dose et le débit de perfusion sont trop élevés.
Dès les premiers signes cliniques de surcharge cardiovasculaire (céphalées, dyspnée, congestion de la veine jugulaire) ou d’élévation de la pression artérielle ou veineuse centrale et d’œdème pulmonaire, la perfusion doit être immédiatement interrompue et les paramètres hémodynamiques du patient doivent être étroitement surveillés.
Propriétés pharmacologiques - ALBUTEIN 200 g/L
Classe pharmacothérapeutique : Substituts du plasma et fractions protéiques plasmatiques, code ATC : B05AA01
L’albumine humaine représente quantitativement plus de la moitié des protéines plasmatiques totales et environ 10 % de l’activité de synthèse protéique fonctions du foie.
Données physico‑chimiques : l’albumine humaine à la concentration de 200 g/l un pouvoir hyperoncotique.
Les fonctions physiologiques les plus importantes de l’albumine résultent de sa contribution à la pression oncotique du sang et de sa fonction de transporteur. L’albumine stabilise le volume sanguin circulant et transporte des hormones, des enzymes, des médicaments et des toxines.
Dans les conditions normales, la teneur totale en albumine échangeable est de 4 à 5 g/kg de poids corporel, dont 40 à 45 % sont présents dans le compartiment intravasculaire et 55 à 60 % dans le compartiment extravasculaire. Une augmentation de la perméabilité des capillaires peut altérer la cinétique de l’albumine et une distribution anormale peut survenir dans certaines conditions telles que des brûlures sévères ou lors d’un choc septique.
Dans les conditions normales, la demi‑vie moyenne de l’albumine est d’environ 19 jours. L’équilibre entre la synthèse et la dégradation est normalement obtenu par un mécanisme de rétrocontrôle. L’élimination est principalement intracellulaire et est assurée par les protéases lysosomiales.
Chez les sujets sains, moins de 10 % de l’albumine perfusée quitte le compartiment intravasculaire au cours des deux premières heures suivant la perfusion. L’effet sur le volume plasmatique varie considérablement d’un individu à l’autre. Dans certains cas, le volume plasmatique peut rester élevé pendant plusieurs heures. Cependant, chez les patients en état critique, l’albumine peut quitter le compartiment vasculaire en quantités importantes et de façon non prédictible.
