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Informations sur la délivrance

liste I - Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.

Restriction de prescription

médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement | prescription réservée aux médecins compétents en CANCEROLOGIE | prescription réservée aux spécialistes et services ONCOLOGIE MEDICALE | réservé à l'usage HOSPITALIER

Restriction de remboursement

Aucune donnée.

Autres informations

Nom du médicament

TRODELVY 200 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion

Formulaire pharmaceutique

poudre pour solution à diluer pour perfusion

Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché (AMM)

GILEAD SCIENCES IRELAND UC (IRLANDE)

Dernière mise à jour du RCP

28/07/2026
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RCP - TRODELVY 200 mg

Indications thérapeutiques

Cancer du sein triple négatif

Trodelvy est indiqué :

  • en association au pembrolizumab, pour le traitement des adultes atteints de cancer du sein triple négatif (TNBC) non résécable, localement avancé ou métastatique, n’ayant pas reçu de traitement systémique antérieur pour la maladie métastatique et dont les tumeurs expriment

    PD-L1 avec un score positif combiné (CPS, Combined Positive Score) ≥ 10 (voir rubriques 4.2 et 5.1).

  • en monothérapie pour le traitement des adultes atteints de cancer du sein triple négatif (TNBC) non résécable, localement avancé ou métastatique, n’ayant pas reçu de traitement systémique antérieur pour la maladie métastatique et non éligibles à un traitement par inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1 (voir rubrique 5.1).

  • en monothérapie pour le traitement des adultes atteints de TNBC non résécable ou métastatique ayant déjà reçu au moins deux traitements systémiques, dont au moins un pour une forme avancée de la maladie (voir rubrique 5.1).

    Cancer du sein RH positif, HER2 négatif

    Trodelvy est indiqué en monothérapie pour le traitement des adultes atteints de cancer du sein avec récepteurs hormonaux positifs (RH+) et HER2-négatif non résécable ou métastatique ayant déjà reçu une hormonothérapie, et au moins deux traitements systémiques additionnels au stade avancé de la maladie (voir rubrique 5.1).

Posologie

Trodelvy doit être prescrit et administré aux patients uniquement par des professionnels de santé expérimentés dans l’utilisation des médicaments anticancéreux et administré dans un environnement où des appareils de réanimation sont disponibles.

Sélection des patients

L’analyse du statut PD-L1 pour le traitement par sacituzumab govitecan en association au pembrolizumab doit être effectuée à l’aide d’un dispositif de diagnostic in vitro (DIV) portant le marquage CE et approuvé pour une utilisation avec le pembrolizumab. Si aucun DIV portant le marquage CE n’est disponible, il convient d’utiliser un test validé alternatif en remplacement (voir rubriques 4.1 et 5.1).

Posologie

La dose recommandée de sacituzumab govitecan en monothérapie ou en association au pembrolizumab est de 10 mg/kg de poids corporel, administrée en perfusion intraveineuse une fois par semaine, à J1 et J8 de chaque cycle de traitement de 21 jours. Le traitement doit être poursuivi jusqu'à progression de la maladie ou survenue d'une toxicité inacceptable.

En cas d’administration le même jour, le sacituzumab govitecan doit être administré aux patients avant le pembrolizumab.

Pour obtenir des informations sur la posologie du pembrolizumab, se reporter au RCP du pembrolizumab.

Traitement préventif

Avant chaque dose de sacituzumab govitecan, il est recommandé d'administrer un traitement préventif des réactions liées à la perfusion et des nausées et vomissements chimio-induits (NVCI) (voir rubrique 4.4).

Prophylaxie pour la neutropénie

Une prophylaxie primaire par facteur de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSF) doit être envisagée dès le premier cycle chez les patients avec un risque accru de neutropénie fébrile (voir rubrique 4.4).

Modifications de dose en cas d’effets indésirables liés au sacituzumab govitecan

La prise en charge des effets indésirables peut nécessiter une interruption temporaire, une réduction de dose ou l’arrêt du traitement par sacituzumab govitecan. Le schéma de réduction de dose recommandé est présenté dans le Tableau 1 et les modifications de dose recommandées en cas d’effets indésirables sont fournies dans le Tableau 2. La dose de sacituzumab govitecan ne doit pas être réaugmentée après avoir été réduite pour cause d’effets indésirables.

Tableau 1 : Schéma de réduction de dose

Schéma de réduction de dose Dose
Dose initiale recommandée 10 mg/kg
Première réduction de dose Réduire à 7,5 mg/kg
Deuxième réduction de dose Réduire à 5 mg/kg
Autre réduction de dose nécessaire Arrêter le traitement

Tableau 2 : Modifications de dose recommandées en cas d’effets indésirables

Effets indésirables Sévérité Modification de dose
Neutropénie < 1 000/mm3)(NAN < 1 000/mm3) ≥ 1 000/mm3) pour la dose du Jour 8 (voir rubrique 4.4).
Nausées/Vomissements/ Diarrhée au grade ≤ 1 (voir rubrique 4.4).
Réaction liée à la perfusion
Autres toxicités au grade ≤ 1.
  • Neutropénie de grade 3-4 (nombre absolu de neutrophiles [NAN]

  • Neutropénie fébrile de grade 3-4

  • Interrompre le traitement jusqu’à un retour au grade ≤ 1 (NAN ≥ 1 500/mm3) pour la dose du Jour 1 ou au grade 2 (NAN

  • Administrer du G-CSF pendant le traitement comme cliniquement indiqué.

  • Pour les événements ultérieurs de neutropénie fébrile de grade 3-4 ou les événements ultérieurs de neutropénie fébrile de grade 3-4 prolongée, réduire la dose d’un niveau à chaque récurrence ou arrêter le traitement conformément au Tableau 1.

  • Nausées, vomissements ou diarrhées de grade 3-4 dues au traitement, non contrôlées par des antiémétiques et des antidiarrhéiques

  • Interrompre le traitement jusqu’à un retour

  • Réduire la dose d’un niveau à chaque occurrence ou arrêter le traitement conformément au Tableau 1.

  • Réactions liées à la perfusion de grade 1-3

  • Ralentir ou interrompre la vitesse de perfusion du sacituzumab govitecan.

  • Réactions liées à la perfusion de grade 4

  • Arrêter le traitement.

  • Autres toxicités de grade 3-4, quelles qu’en soient les durées, malgré un traitement médical optimal

  • Interrompre le traitement jusqu’à un retour

  • Réduire la dose d’un niveau à chaque occurrence ou arrêter le traitement conformément au Tableau 1.

NAN = nombre absolu de neutrophiles

Modifications de dose en cas d’effets indésirables liés au sacituzumab govitecan en association avec le pembrolizumab

En cas d’administration du sacituzumab govitecan en association avec le pembrolizumab, interrompre ou suspendre l’un ou les deux médicaments, ou bien réduire la dose de sacituzumab govitecan afin de prendre en charge les évènements indésirables de manière appropriée, conformément aux recommandations qui figurent dans les Tableaux 1 et 2. Pour obtenir des recommandations sur la prise en charge des effets indésirables liés au pembrolizumab, se reporter au RCP du pembrolizumab.

Populations particulières

Sujets âgés

Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose chez les patients de ≥ 65 ans. Les données sur le sacituzumab govitecan chez les patients de ≥ 75 ans sont limitées.

Insuffisants hépatiques

Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose initiale lorsque le sacituzumab govitecan est administré à des patients présentant une insuffisance hépatique légère (bilirubine ≤ 1,5 x limite supérieure de la normale [LSN] et aspartate aminotransférase [AST]/alanine aminotransférase [ALT] < 3 LSN).

La sécurité d’emploi du sacituzumab govitecan chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère n’est pas établie. Le sacituzumab govitecan n’a pas été étudié chez des patients présentant l’une des situations suivantes : des taux de bilirubine sérique > 1,5 LSN, ou d’AST ou d’ALT > 3 LSN chez les patients ne présentant pas de métastases hépatiques, ou d’AST ou d’ALT

> 5 LSN chez les patients présentant des métastases hépatiques. L’utilisation du sacituzumab govitecan doit être évitée chez ces patients.

Insuffisants rénaux

Il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose initiale lorsque le sacituzumab govitecan est administré à des patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée.

Le sacituzumab govitecan n’a pas été étudié chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère ou une insuffisance rénale au stade terminal (clairance de la créatinine [CrCl] < 15 mL/min).

Population pédiatrique

La sécurité d’emploi et l’efficacité du sacituzumab govitecan ne sont pas établies chez les enfants âgés de 0 à 18 ans. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Le sacituzumab govitecan doit être utilisé uniquement par voie intraveineuse. Il doit être reconstitué et dilué par un professionnel de santé expérimenté dans la manipulation de médicaments anticancéreux. Il doit être administré en perfusion intraveineuse, et non en injection ou bolus intraveineux.

Première perfusion : la perfusion doit être administrée sur une période de 3 heures.

Perfusions suivantes : la perfusion doit être administrée sur une période de 1 à 2 heures, si la (les) perfusion(s) précédente(s) a (ont) été tolérée(s).

Les patients doivent être surveillés pendant chaque perfusion et pendant au moins 30 minutes après chaque perfusion pour détecter d’éventuels signes ou symptômes de réactions liées à la perfusion (voir rubrique 4.4).

Pour les instructions concernant la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Avertissements

Traçabilité

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Neutropénie

Le sacituzumab govitecan peut provoquer une neutropénie sévère ou engageant le pronostic vital (voir rubrique 4.8). Des infections fatales dans un contexte de neutropénie ont été observées dans les essais cliniques avec le sacituzumab govitecan, principalement au cours des deux premiers cycles de traitement.

Une prophylaxie primaire par facteur de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSF) doit être envisagée dès le premier cycle chez les patients avec un risque accru de neutropénie fébrile, p. ex. les patients âgés (en particulier les patients âgés de 65 ans et plus), les patients avec des antécédents de neutropénie, un faible indice de performance, un dysfonctionnement d’organes (y compris un dysfonctionnement rénal, hépatique ou cardiovasculaire) ou plusieurs comorbidités. Surveiller le NAN pendant le traitement.

Le sacituzumab govitecan ne doit pas être administré si le NAN est inférieur à 1 500/mm3 à J1 d’un cycle, ou si le nombre de neutrophiles est inférieur à 1 000/mm3 à J8 d’un cycle. Le sacituzumab govitecan ne doit pas être administré en cas de neutropénie fébrile. Des modifications de dose peuvent être requises en cas de neutropénie ou de neutropénie fébrile. Traiter la neutropénie par G-CSF et envisager une prophylaxie lors les cycles ultérieurs comme cliniquement indiqué (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Diarrhée

Le sacituzumab govitecan peut provoquer des diarrhées sévères (voir rubrique 4.8). Dans certains cas, la diarrhée a entraîné une déshydratation suivie d’une insuffisance rénale aiguë. Le sacituzumab govitecan ne doit pas être administré en cas de diarrhée de grade 3-4 au moment où le traitement est prévu, et le traitement ne doit être poursuivi que lorsque la diarrhée est revenue à un grade ≤ 1 (voir rubriques 4.2 et 4.8). A l’apparition d’une diarrhée, et si aucune cause infectieuse ne peut être identifiée, un traitement par lopéramide doit être instauré. D’autres soins de support (p. ex. apport hydro-électrolytique) peuvent également être prescrits selon la situation clinique.

Les patients qui présentent une réponse cholinergique excessive au traitement par sacituzumab govitecan (p. ex. crampes abdominales, diarrhée, salivation, etc.) peuvent recevoir un traitement approprié (p. ex. atropine) pour les administrations suivantes de sacituzumab govitecan.

Hypersensibilité

Le sacituzumab govitecan peut provoquer des réactions d’hypersensibilité sévères et engageant le pronostic vital (voir rubrique 4.8). Des réactions anaphylactiques ont été observées dans les essais cliniques avec le sacituzumab govitecan et il est contre-indiqué chez les patients ayant une hypersensibilité connue au sacituzumab govitecan (voir rubrique 4.3).

Il est recommandé d’administrer aux patients recevant le sacituzumab govitecan une prémédication, notamment par antipyrétiques, antihistaminiques H1 et H2, ou corticoïdes (p. ex. 50 mg d’hydrocortisone ou équivalent, par voie orale ou intraveineuse). Les patients doivent être surveillés attentivement pour détecter d’éventuelles réactions à la perfusion, pendant chaque perfusion de sacituzumab govitecan et au moins 30 minutes après la fin de chaque perfusion. La vitesse de perfusion du sacituzumab govitecan doit être réduite ou la perfusion interrompue si le patient fait une réaction à la perfusion. En cas de réaction à la perfusion engageant le pronostic vital, le traitement par sacituzumab govitecan sera définitivement arrêté (voir rubrique 4.2).

Nausées et vomissements

Le sacituzumab govitecan est émétogène (voir rubrique 4.8). Un traitement antiémétique préventif, par deux ou trois médicaments (p. ex. dexaméthasone avec un antagoniste des récepteurs à la 5-hydroxytryptamine 3 [5-HT3] ou un antagoniste des récepteurs à la Neurokinine-1 [NK-1] ainsi que d’autres médicaments si indiqué) est recommandé pour prévenir les nausées et vomissements chimio-induits (NVCI).

Le sacituzumab govitecan ne doit pas être administré en cas de nausées de grade 3 ou de vomissements de grade 3-4 au moment où le traitement est prévu, et le traitement doit être poursuivi avec des soins de support seulement lorsque l’événement indésirable est revenu à un grade ≤ 1 (voir rubrique 4.2). Il est également possible d’employer d’autres antiémétiques et soins de support selon la situation clinique. Des médicaments à emporter à domicile doivent être remis à tous les patients avec des instructions claires pour la prévention et le traitement des nausées et des vomissements.

Utilisation chez des patients dont l’UGT1A1 présente une activité réduite

Le SN-38 (la fraction « petite molécule » du sacituzumab govitecan) est métabolisé par l’enzyme uridine diphosphate-glucuronosyl transférase (UGT1A1). Les variants du gène de l’UGT1A1, tels que l’allèle UGT1A1*28, sont associés à une activité réduite de cette enzyme.

Les sujets qui sont homozygotes pour l’allèle UGT1A1*28 ont un risque accru de neutropénie, de neutropénie fébrile et d’anémie, et un risque accru d’autres effets indésirables après l’instauration du traitement par sacituzumab govitecan (voir rubrique 4.8). Une incidence plus élevée de neutropénie de grades 3 et 4, de neutropénie fébrile et d’anémie a été observée chez les patients homozygotes pour l’allèle UGT1A1*28 et chez les patients hétérozygotes pour l’allèle UGT1A1*6, par rapport aux patients homozygotes pour l’allèle de type sauvage. Environ 20% de la population Noire, 10% de la population Caucasienne et 2% de la population de l’Est asiatique sont homozygotes pour l’allèle UGT1A1*28. Environ 0,2% de la population Noire, 0,3% de la population Caucasienne et 27% de la population de l’Est-asiatique sont hétérozygotes pour l’allèle UGT1A1*6. Des variants d’autres allèles, potentiellement associés à une réduction de l’activité de l’enzyme UGT1A1, pourraient être fréquents dans certaines populations. Les patients connus pour avoir une activité réduite de l’UGT1A1 doivent être surveillés attentivement pour d’éventuels effets indésirables. Lorsqu’il n’est pas connu, il n’est pas nécessaire d’analyser le statut UGT1A1 car la prise en charge des effets indésirables, y compris les modifications de dose recommandées, sera la même pour tous les patients.

Toxicité embryofoetale

Vu son mécanisme d’action, le sacituzumab govitecan peut avoir un effet tératogène et/ou létal sur l’embryon ou le fœtus s’il est administré à une femme enceinte. Le sacituzumab govitecan contient un composant génotoxique, le SN-38, et cible les cellules qui se divisent rapidement. Les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer doivent être informées du risque potentiel pour le fœtus.

L’absence de grossesse doit être vérifiée chez les femmes en âge de procréer, avant d’instaurer un traitement par sacituzumab govitecan (voir rubrique 4.6).

Sodium

Ce médicament sera préparé pour être administré avec une solution contenant du sodium (voir rubrique 6.6), ce qui doit être pris en compte vis-à-vis de l’apport total en sodium du patient, toutes sources confondues, par jour.

Interactions

Liste interactions
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3
21
0
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Aucune étude d’interactions n’a été réalisée. Inhibiteurs de l’UGT1A1

L’administration concomitante de sacituzumab govitecan avec des inhibiteurs de UGT1A1 peut augmenter l’incidence des effets indésirables, en raison de l’augmentation potentielle de l’exposition systémique au SN-38. Le sacituzumab govitecan doit être utilisé avec prudence chez les patients recevant des inhibiteurs de l’UGT1A1 (p. ex. propofol, kétoconazole, inhibiteurs de tyrosine kinase EGFR).

Inducteurs de l’UGT1A1

L’exposition au SN-38 peut être réduite chez les patients recevant en même temps des inducteurs de l’UGT1A1. Le sacituzumab govitecan doit être utilisé avec prudence chez les patients recevant des inducteurs de l’UGT1A1 (p. ex. carbamazépine, phénytoïne, rifampicine, ritonavir, tipranavir).

D’après les données limitées disponibles chez les patients ayant reçu des inhibiteurs (n = 15) ou des inducteurs (n = 7) de l’UGT1A1 pendant leur traitement par sacituzumab govitecan, les expositions au SN-38 libre chez ces patients étaient comparables à celles des patients n’ayant pas reçu d’inhibiteur ou d’inducteur de l’UGT1A1.

Grossesse

Femmes en âge de procréer / Contraception masculine et féminine

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et durant les 6 mois qui suivent la dernière dose.

Les hommes qui ont des partenaires féminines en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par sacituzumab govitecan et durant les 3 mois qui suivent la dernière dose.

Grossesse

Il n’existe pas de données sur l’utilisation du sacituzumab govitecan chez la femme enceinte. Toutefois, vu son mécanisme d’action, le sacituzumab govitecan peut avoir un effet tératogène et/ou létal sur l’embryon ou le fœtus s’il est administré pendant la grossesse. Le sacituzumab govitecan contient un composant génotoxique, le SN-38, et cible les cellules qui se divisent rapidement.

Le sacituzumab govitecan ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si la situation clinique de la femme requiert un traitement par sacituzumab govitecan.

L’absence de grossesse doit être vérifiée chez les femmes en âge de procréer, avant d’instaurer un traitement par sacituzumab govitecan.

Les femmes qui deviennent enceintes doivent immédiatement contacter leur médecin. Allaitement

On ne sait pas si le sacituzumab govitecan ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Un risque pour les nouveau-nés ou nourrissons allaités ne peut être exclu. L’allaitement doit être interrompu au cours du traitement par sacituzumab govitecan et pendant 1 mois après la dernière dose.

Fertilité

D’après les observations chez l’animal, le sacituzumab govitecan peut affecter la fertilité chez les femmes en âge de procréer (voir rubrique 5.3). Aucune donnée relative à l’effet du sacituzumab govitecan sur la fertilité n’est disponible chez l’homme.

Conduite

Le sacituzumab govitecan a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, par exemple sensation vertigineuse, fatigue (voir rubrique 4.8).

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Sacituzumab govitecan en monothérapie

Les effets indésirables les plus fréquents rapportés chez les patients traités par sacituzumab govitecan étaient : neutropénie (67,3%), nausées (62,1%), diarrhée (59,9%), fatigue (57,4%), alopécie (48,3%),

anémie (40,1%), constipation (36,7%), vomissements (31,3%) et perte d’appétit (23,3%).

Les effets indésirables de grade ≥ 3 les plus fréquents étaient la neutropénie (48,6%), la diarrhée (10,0%), la leucopénie (9,6%), l’anémie (7,7%), la fatigue (5,8%), la neutropénie fébrile (5,6%) et la

lymphopénie (3,1%).

Les effets indésirables graves les plus fréquents chez les patients traités par sacituzumab govitecan étaient la neutropénie fébrile (4,5%), la diarrhée (3,7%), la neutropénie (2,9%) et la pneumonie (2,1%).

Sacituzumab govitecan en association avec le pembrolizumab

Les effets indésirables observés chez les patients traités par sacituzumab govitecan en association au pembrolizumab étaient généralement semblables à ceux observés chez les patients traités par sacituzumab govitecan ou pembrolizumab seuls dans le traitement du cancer du sein. Les effets indésirables les plus fréquents chez les patients traités par sacituzumab govitecan en association au pembrolizumab étaient : diarrhée (70,1%), nausées (67,9%), neutropénie (62,9%), fatigue (58,4%),

alopécie (51,6%), constipation (40,7%), anémie (36,7%) et vomissements (29,4%). Les effets indésirables de grade ≥ 3 les plus fréquents étaient : neutropénie (43,0%) et diarrhée (10,0%).

L’association du sacituzumab govitecan au pembrolizumab n’a pas entraîné d’augmentation de la fréquence ou de la sévérité des effets indésirables à médiation immunitaire associés au pembrolizumab.

Lorsque le sacituzumab govitecan est administré en association avec le pembrolizumab, se reporter au RCP de chacun des médicaments de l’association avant l’instauration du traitement. Les effets indésirables connus pour être associés au sacituzumab govitecan ou au médicament en association lorsqu’ils sont administrés seuls, sont susceptibles de survenir lors du traitement par ces médicaments en association, même si ces effets n’ont pas été rapportés dans les études cliniques portant sur l’association des traitements.

Liste tabulée des effets indésirables

Les fréquences des effets indésirables sont basées sur les données cumulées de quatre études cliniques impliquant 963 patients qui ont reçu le sacituzumab govitecan à la dose de 10 mg/kg de poids corporel pour le traitement d’un cancer du sein métastatique triple-négatif et RH+/HER2-. Dans cet ensemble de données, la durée médiane d’exposition au sacituzumab govitecan était de 5,29 mois.

La sécurité d’emploi du sacituzumab govitecan en association avec le pembrolizumab a également été évaluée dans le cadre d’une étude portant sur 221 patients atteints d’un TNBC métastatique dont la tumeur exprime le PD-L1 traités par le sacituzumab govitecan à la dose de 10 mg/kg aux jours 1 et 8 et le pembrolizumab à la dose de 200 mg au jour 1 de chaque cycle de traitement de 21 jours. La durée médiane d’exposition au sacituzumab govitecan dans l’ensemble de données relatives à cette association était de 8,9 mois.

Les effets indésirables observés dans les études cliniques portant sur le sacituzumab govitecan en monothérapie ou en association avec le pembrolizumab, ainsi que ceux rapportés après la commercialisation du sacituzumab govitecan, sont répertoriés dans le Tableau 3. Les fréquences des effets indésirables sont basées sur les fréquences des événements indésirables toutes causes confondues, où une proportion des événements, pour un effet indésirable donné, peut avoir d’autres causes que le sacituzumab govitecan, comme la maladie, d’autres médicaments ou des causes sans rapport. Le degré de sévérité des effets indésirables a été évalué selon la classification CTCAE (Common Terminology Criteria for Adverse Events), avec les définitions suivantes : grade 1 = léger, grade 2 = modéré, grade 3 = sévère, grade 4 = engageant le pronostic vital, et 5 = décès.

Les effets indésirables sont présentés par classe de systèmes d’organes et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000) ; très rare (< 1/10 000) ; et inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Tableau 3 : Liste des effets indésirables

Classe de système d’organes (SOC) et fréquence En monothérapie En association au pembrolizumab
Infections et infestations
Très fréquent Infection des voies urinaires Infection des voies aériennes supérieures Infection des voies urinaires Infection des voies aériennes supérieures
Fréquent Sepsis Pneumonie Grippe Bronchite Rhinopharyngite SinusiteHerpès buccal Sepsis Pneumonie Grippe Bronchite Rhinopharyngite SinusiteHerpès buccal
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très fréquent Neutropénie1 Anémie2 Leucopénie3Lymphopénie4 Neutropénie1 Anémie2 Leucopénie3
Fréquent Neutropénie fébrile Thrombopénie5 Neutropénie fébrile Lymphopénie4 Thrombopénie5
Affections du système immunitaire
Très fréquent Hypersensibilité6 Hypersensibilité6
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent Diminution de l’appétit HypokaliémieHypomagnésémie Diminution de l’appétit
Fréquent Déshydratation Hyperglycémie Hypophosphatémie Hypocalcémie Hyponatrémie Déshydratation Hyperglycémie Hypokaliémie Hypomagnésémie HypophosphatémieHypocalcémie Hyponatrémie
Affections psychiatriques
Fréquent Insomnie Anxiété Insomnie Anxiété
Affections du système nerveux
Très fréquent Céphalées Étourdissement Céphalées Étourdissement
Fréquent Dysgueusie Dysgueusie
Affections vasculaires
Fréquent Hypotension Hypotension
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très fréquent Dyspnée7 Toux Toux
Fréquent ÉpistaxisToux productive Rhinorrhée Congestion nasaleSyndrome de toux des voies aériennes supérieures Dyspnée7 ÉpistaxisToux productive Rhinorrhée Congestion nasale
Peu fréquent Syndrome de toux des voies aériennes supérieures
Affections gastro-intestinales
Très fréquent DiarrhéeVomissements Constipation DiarrhéeVomissements Constipation
Classe de système d’organes (SOC) et fréquence En monothérapie En association au pembrolizumab
Stomatite NauséesDouleur abdominale Stomatite NauséesDouleur abdominale
Fréquent Colite neutropénique8 ColiteDouleur abdominale haute DyspepsieReflux gastro-œsophagien Distension abdominale ColiteDouleur abdominale haute DyspepsieReflux gastro-œsophagien Distension abdominale
Peu fréquent Entérite Colite neutropénique8 Entérite
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquent AlopécieEruption cutanée Prurit AlopécieÉruption cutanée Prurit
Fréquent Éruption maculo-papuleuse Hyperpigmentation cutanée Dermatite acnéiforme Sécheresse cutanée Éruption maculo-papuleuse Hyperpigmentation cutanée Dermatite acnéiforme Sécheresse cutanée
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Très fréquent Dorsalgie Arthralgie Dorsalgie Arthralgie
Fréquent Douleur musculosquelettique thoraciqueSpasmes musculaires Douleur musculosquelettique thoraciqueSpasmes musculaires
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent Hématurie Protéinurie Dysurie Hématurie Protéinurie Dysurie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Très fréquent Fatigue9 Fatigue9
Fréquent Douleurs Frissons Douleurs Frissons
Investigations
Très fréquent Augmentation des taux sanguins de phosphatase alcaline Perte de poidsAugmentation des taux sanguins de phosphatase alcaline
Fréquent Perte de poids Allongement du temps de céphaline activéeAugmentation des taux sanguins de lactate déshydrogénase Augmentation des taux sanguins de lactate déshydrogénase
Lésions, intoxications et complications d’interventions
Fréquent Réaction liée à la perfusion Réaction liée à la perfusion
  1. : Inclut les termes préférentiels suivants : neutropénie ; diminution du nombre de neutrophiles.

  2. : Inclut les termes préférentiels suivants : anémie ; hémoglobine diminuée ; diminution du nombre d’hématies.

  3. : Inclut les termes préférentiels suivants : leucopénie ; diminution du nombre de leucocytes.

  4. : Inclut les termes préférentiels suivants : lymphopénie ; diminution du nombre de lymphocytes.

  5. : Inclut les termes préférentiels suivants : thrombopénie ; diminution du nombre de plaquettes.

  6. : Événements d’hypersensibilité rapportés jusqu’à la fin de la journée suivant l’administration du traitement. Inclut les événements codés par les termes préférentiels suivants : éruption cutanée, réaction liée à la perfusion, hypersensibilité, œdème périorbitaire, dermatite au site du cathéter, réaction au produit de contraste, dermatite allergique, dermatite de contact, eczéma, éruption érythémateuse, urticaire, réaction anaphylactique, bronchospasme, conjonctivite allergique, dermatite, dermatite acnéiforme, dermatite exfoliative généralisée, hypersensibilité médicamenteuse, réaction d’hypersensibilité liée à la perfusion, éruption maculeuse, éruption maculo-papuleuse, éruption papuleuse, éruption pustuleuse, rhinite allergique, gonflement du visage, gonflement de la paupière, gonflement de la langue, réaction d’hypersensibilité de type IV, toux avec prurit, toux avec éruption cutanée, dyspnée avec prurit, dyspnée avec éruption cutanée, dyspnée avec sifflement respiratoire et éruption, hypotension avec dyspnée.

  7. : Inclut les termes préférentiels suivants : dyspnée ; dyspnée d’effort.

  8. : Inclut le terme préférentiel de colite neutropénique et événements rapportés sous « entérocolite neutropénique » (typhlite).

  9. : Inclut les termes préférentiels suivants : fatigue, asthénie.

Description de certains effets indésirables

Les données ci-dessous présentent les informations relatives aux effets indésirables significatifs survenus avec le sacituzumab govitecan en monothérapie lors d’essais cliniques (voir rubrique 5.1). Les recommandations de prise en charge de ces effets indésirables figurent dans les rubriques 4.2 et 4.4.

Neutropénie

Le délai médian de survenue d’une neutropénie (y compris d’une neutropénie fébrile) après le début du premier cycle de traitement était de 20 jours. La durée médiane de la neutropénie était de 10 jours.

Une neutropénie est survenue chez 67,3% des patients traités par sacituzumab govitecan, incluant une neutropénie de grade 3-4 chez 48,6% des patients. La neutropénie a été la cause d’une réduction de dose chez 14,2% des patients. Une colite neutropénique a été observée chez 1,3% des patients. Des infections fatales secondaires à une neutropénie (y compris des colites neutropéniques) sont survenues chez 0,6% des patients.

Une neutropénie fébrile est survenue chez 5,6% des patients traités par sacituzumab govitecan. La neutropénie fébrile a été la cause d’une réduction de dose chez 2,7% des patients.

Utilisation chez les patients présentant une activité réduite de l’UGT1A1

L’incidence des neutropénies de grade 3-4 était de 59,6% chez les patients homozygotes pour l’allèle UGT1A1*28, de 50,7% chez les patients hétérozygotes pour l’allèle UGT1A1*28 et de 44,9% chez les patients homozygotes pour l’allèle de type sauvage. L’incidence des neutropénies fébriles de grade 3-4 était de 10,6% chez les patients homozygotes pour l’allèle UGT1A1*28, de 5,9% chez les patients hétérozygotes pour l’allèle UGT1A1*28 et de 4,3% chez les patients homozygotes pour l’allèle de type sauvage. L’incidence des anémies de grade 3-4 était de 10,6% chez les patients homozygotes pour l’allèle UGT1A1*28, de 6,4% chez les patients hétérozygotes pour l’allèle UGT1A1*28 et

de 6,3% chez les patients homozygotes pour l’allèle de type sauvage. Chez les patients hétérozygotes pour l’allèle UGT1A1*6, les incidences de neutropénie de grades 3 et 4, de neutropénie fébrile et d’anémie étaient respectivement de 53,8%, 7,7% et 7,7%.

Comparativement aux patients homozygotes pour l’allèle de type sauvage, le délai médian observé de survenue d’une neutropénie et d’une anémie était plus court chez les patients homozygotes pour l’allèle UGT1A1*28 et chez les patients hétérozygotes pour l’allèle UGT1A1*28.

Diarrhée

Le délai médian de survenue d’une diarrhée après le début du premier cycle de traitement était de 13 jours. La durée médiane de la diarrhée était de 7 jours.

Une diarrhée est survenue chez 59,9% des patients traités par sacituzumab govitecan. Une diarrhée de grade 3 est survenue chez 10,0% des patients. Quatre patients sur 963 (< 1%) ont arrêté le traitement pour cause de diarrhée.

Hypersensibilité

Des réactions d’hypersensibilité, rapportées jusqu’à la fin de la journée suivant l’administration, sont survenues chez 12,8% des patients traités par sacituzumab govitecan. Une hypersensibilité de grade

≥ 3 est survenue chez 0,5% des patients traités par sacituzumab govitecan. L’incidence des réactions d’hypersensibilité entraînant un arrêt définitif du traitement par sacituzumab govitecan était de 0,2%.

Immunogénicité

Dans les études cliniques menées chez des patients traités par sacituzumab govitecan, 13 (1,2%) des 1 058 patients ont développé des anticorps dirigés contre le sacituzumab govitecan après l’administration ; 10 de ces patients (0,9% de l’ensemble des patients traités par sacituzumab govitecan) présentaient des anticorps neutralisants dirigés contre le sacituzumab govitecan. Dans

l’étude ASCENT-04, aucun anticorps anti-sacituzumab govitecan n’a été observé parmi les

207 patientes évaluées pour la présence d’anticorps anti-sacituzumab govitecan et ayant reçu 10 mg/kg de sacituzumab govitecan en association avec le pembrolizumab.

Populations particulières

Chez les patients atteints de cancer du sein métastatique, le taux d’arrêt du traitement pour cause d’effets indésirables était plus élevé chez les patients âgés de 65 ans et plus (8%) que chez les patients plus jeunes (4%). Des taux d’incidence plus élevés de neutropénie fébrile et de diarrhée sévère ont été observés chez les patients âgés de 65 ans et plus. Un taux d’incidence plus élevé d’infections fatales a été observé chez les patients âgés de 65 ans et plus. Chez les patients atteints de cancer du sein métastatique, le taux d’incidence des événements indésirables graves était plus élevé chez les patients âgés de 75 ans et plus (52%) que chez les patients âgés de 65 ans et plus (35%) et chez les patients âgés de moins de 65 ans (25%).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

Dans les études cliniques, des doses allant jusqu’à 18 mg/kg (environ 1,8 fois la dose maximale recommandée de 10 mg/kg de poids corporel) ont entraîné une incidence plus élevée des neutropénies sévères.

En cas de surdosage, les patients doivent être surveillés attentivement pour détecter tout signe ou symptôme d’effets indésirables, en particulier de neutropénie sévère, et un traitement approprié doit être instauré.

  • PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES

  • Propriétés pharmacologiques - TRODELVY 200 mg

    Propriétés pharmacodynamiques

    Classe pharmacothérapeutique : agents antinéoplasiques, anticorps monoclonaux et conjugués anticorps-médicament, autres anticorps monoclonaux et conjugués anticorps-médicament, code ATC : L01FX17.

    Mécanisme d’action

    Le sacituzumab govitecan se lie aux cellules tumorales exprimant Trop-2 puis est internalisé avec la libération subséquente de SN-38 par un agent de liaison hydrolysable. Le SN-38 interagit avec la topoisomérase I et empêche la religation des coupures simple brin induite par la topoisomérase I. Les lésions de l’ADN qui en résultent entraînent l’apoptose et la mort cellulaire.

    Efficacité et sécurité cliniques

    Cancer du sein triple négatif (TNBC)

    En association avec le pembrolizumab chez des patientes atteintes d’un TNBC localement avancé non résécable ou métastatique non préalablement traité dont les tumeurs expriment PD-L1 (ASCENT-04)

    L’efficacité du sacituzumab govitecan en association avec le pembrolizumab a été évaluée dans une étude multicentrique, randomisée, en ouvert (ASCENT-04), menée chez 443 patientes atteintes de TNBC localement avancé non résécable ou métastatique, qui n’avaient pas reçu de traitement

    systémique antérieur pour une forme avancée de la maladie et dont les tumeurs exprimaient PD-L1 (définies par un score CPS tumoral ≥ 10 à l’aide du test de l’expression de PD-L1 IHC 22C3) au moment de la sélection. Les patientes pouvaient avoir reçu une chimiothérapie avec ou sans inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1 et/ou une radiothérapie au stade précoce du TNBC ; toutefois, un délai d’au moins 6 mois devait s’être écoulé entre la fin du traitement systémique à visée curative du cancer du sein ou la chirurgie, selon l’événement survenu en dernier, et la première récidive locale ou à distance.

    Aucun traitement antérieur par inhibiteurs de la topoisomérase I ou par conjugués anticorps-médicament contenant un inhibiteur de la topoisomérase n’était autorisé.

    Les patientes présentant une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) active ou ayant présenté une perforation gastro-intestinale (GI) dans les 6 mois précédant l’inclusion, ainsi que celles présentant des infections graves actives nécessitant un traitement antimicrobien systémique, ont été exclues.

    La randomisation était stratifiée selon l’intervalle sans traitement (maladie de novo versus maladie récidivante dans les 6 à 12 mois suivant la fin du traitement à visée curative versus maladie récidivante

    > 12 mois après la fin du traitement à visée curative), selon la région géographique (États-Unis, Canada, Europe occidentale versus reste du monde), ainsi que selon l’exposition antérieure à un inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1 (oui versus non).

    Les patientes ont été randomisées selon un rapport 1:1 pour recevoir l’un des traitements suivants :

    • Sacituzumab govitecan à la dose de 10 mg/kg en perfusion intraveineuse (IV) aux jours 1 et 8 de chaque cycle de 21 jours et pembrolizumab à la dose de 200 mg au jour 1 de chaque cycle de

      21 jours. Le pembrolizumab a été administré pendant un maximum de 35 cycles (environ 24 mois).

    • Pembrolizumab à la dose de 200 mg au jour 1 de chaque cycle de 21 jours en association avec le nab-paclitaxel à la dose de 100 mg/m2 aux jours 1, 8 et 15 de chaque cycle de 28 jours, ou avec le paclitaxel à la dose de 90 mg/m2 aux jours 1, 8 et 15 de chaque cycle de 28 jours, ou avec la gemcitabine à la dose de 1 000 mg/m2 et le carboplatine à une ASC cible de 2 mg/mL/min aux jours 1 et 8 de chaque cycle de 21 jours. Le pembrolizumab a été administré pendant un maximum de 35 cycles (environ 24 mois).

      Les patientes étaient traitées jusqu’à la progression de la maladie confirmée par un Comité de Revue Indépendant (CRI) centralisé en aveugle, la survenue d’une toxicité inacceptable, le décès ou le retrait du consentement. Une imagerie tumorale était réalisée toutes les 8 semaines pendant les 18 premiers mois, puis toutes les 12 semaines par la suite. Après progression de la maladie documentée par radiographie et confirmée par le CRI, puis arrêt du traitement de l’étude, les patientes randomisées dans le groupe de traitement au choix de l’investigateur (Treatment of Physician’s Choice, TPC) et pembrolizumab pouvaient être incluses dans la phase de crossover de cette étude pour recevoir le sacituzumab govitecan en monothérapie.

      Le critère principal d’efficacité était la survie sans progression (SSP) évaluée par le CRI selon les critères RECIST v1.1. Les critères d’efficacité supplémentaires comprenaient la survie globale (SG) et le taux de réponse objective (TRO).

      L’âge médian de la population de l’étude était de 55 ans (intervalle : 23-88 ans) et 26% des patientes avaient 65 ans et plus. Toutes étaient de sexe féminin (100%). La majorité des patientes étaient caucasiennes (58%) et asiatiques (24%) ; 6% étaient amérindiennes ou natives de l’Alaska, 5% étaient noires et 3% appartenaient à une autre origine ethnique. Trente-quatre pour cent (34%) des patientes présentaient une maladie métastatique de novo à la sélection, 18% présentaient une maladie récidivante dans les 6 à 12 mois suivant la fin du traitement à visée curative et 48% présentaient une maladie récidivante plus de 12 mois après la fin du traitement à visée curative. 1,4% des patientes avait reçu un traitement préalable par inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1. À l’entrée dans l’étude, toutes les patientes avaient un score ECOG de 0 (70%) ou de 1 (30%), 36% étaient préménopausées et 64% étaient ménopausées. La majorité des patientes (95%) présentaient une maladie métastatique lors de la sélection ; des métastases cérébrales ont été observées chez 3% des patientes. Une analyse des

      mutations BRCA par séquençage de l’exome entier était disponible pour 75% des participantes ; parmi elles, 21% présentaient des tumeurs avec mutation BRCA1 ou BRCA2.

      Le sacituzumab govitecan en association avec le pembrolizumab a démontré une amélioration statistiquement significative de la SSP par rapport au TPC en association avec le pembrolizumab, selon l’évaluation du CRI. Au moment de l’analyse intermédiaire de la survie globale, la durée médiane de suivi des patientes était de 22,5 mois. Les résultats d’efficacité sont résumés dans le Tableau 4, la Figure 1 et la Figure 2.

      Tableau 4 : Critères d’efficacité (ASCENT-04)

      Sacituzumab govitecan 10 mg/kg en associationavec le pembrolizumab n = 221 TPC en association avec le pembrolizumabn = 222
      Survie sans progression par CRI1
      Nombre (%) de patientes présentant des événements 109 (49%) 140 (63%)
      SPP médiane, mois (IC 95%) 11,2 (9,3 ; 16,7) 7,8 (7,3 ; 9,3)
      Hazard ratio (HR) (IC 95%)2 0,65 (0,51 ; 0,84)
      Valeur de p3 0,0009
      Taux de réponse objective par CRI1
      TRO, (IC 95%)4 60% (53 ; 66) 53% (46 ; 60)
      Survie globale5
      Nombre (%) de patientes présentant des événements 97 (43,9%) 106 (47,7%)
      SG médiane, mois (IC 95%) 31,21 (25,56 ; NA) 28,39 (24,44 ; NA)
      Hazard ratio (HR) (IC 95%)2 0,915 (0,694 ; 1,206)

      1 Sur la base de l’analyse principale de la SSP (clôture finale des données au 3 mars 2025), avec une durée médiane de suivi de 14 mois.

      2 Hazard ratio basé sur le modèle à risques proportionnels de Cox stratifié.

      3Test log-rank stratifié, ajusté selon les facteurs de stratification : intervalle sans traitement (maladie de novo versus maladie récidivante dans les 6 à 12 mois versus maladie récidivante survenue > 12 mois après la fin du traitement à visée curative) et région géographique (États-Unis/Canada/Europe occidentale versus reste du monde).

      4 Sur la base d’IC 95% bilatéraux établis selon la méthode de Clopper-Pearson.

      5 Sur la base de l’analyse intermédiaire de la SG (clôture finale des données au 16 février 2026). CRI = comité de revue indépendant centralisé et en aveugle ; IC = intervalle de confiance

      NA = non atteint

      TPC = nab-paclitaxel, paclitaxel ou gemcitabine

      TRODELVY + pembrolizumab TPC + pembrolizumab

      Nombre de patients à risque

    Temps (mois)

    TRODELVY + pembrolizumab TPC + pembrolizumab Censuré

    Probabilité de survie sans progression (%)

    Figure 1 : Survie sans progression évaluée par le CRI dans l’étude ASCENT-04

    Probabilité de survie globale (%)

    Figure 2 : Survie globale dans l’étude ASCENT-04

    TRODELVY + pembrolizumab TPC + pembrolizumab

    Nombre de patients à risque

    Temps (mois)

    TRODELVY + pembrolizumab TPC + pembrolizumab Censuré

    TNBC localement avancé non résécable ou métastatique non préalablement traité chez les patients non éligibles à un traitement par inhibiteur de PD-1/PD-L1 (ASCENT-03)

    L’efficacité du sacituzumab govitecan a été évaluée dans une étude multicentrique, randomisée, en ouvert (ASCENT-03), menée chez 558 patients atteints de cancer du sein triple négatif métastatique (TNBCm) ou localement avancé non résécable, qui n’avaient pas reçu de traitement systémique antérieur pour une forme avancée de la maladie et qui n’étaient pas éligibles à un traitement par inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1. L’étude a inclus des patients dont les tumeurs étaient PD-L1 négatives, définies par un score CPS tumoral < 10 à l’aide du test IHC 22C3, ainsi que des patients dont les tumeurs étaient PD-L1 positives, définies par un score CPS ≥ 10 à l’aide du test IHC 22C3,

    s’ils avaient reçu un inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1 en situation (néo)adjuvante ou s’ils présentaient une comorbidité excluant un traitement par inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1.

    Les patients pouvaient avoir reçu une chimiothérapie avec ou sans inhibiteur de PD-1 ou de PD-L1 et/ou une radiothérapie au stade précoce du TNBC ; toutefois, un délai d’au moins 6 mois devait s’être écoulé entre la fin du traitement systémique (néo)adjuvant du cancer du sein ou de la chirurgie, selon l’événement survenu en dernier, et la première récidive locale ou à distance. Aucun traitement antérieur par inhibiteurs de la topoisomérase I ou par conjugués anticorps-médicament contenant un inhibiteur de la topoisomérase n’était autorisé.

    Les patients ont été randomisés selon un rapport 1:1 pour recevoir soit le sacituzumab govitecan à la dose de 10 mg/kg en perfusion intraveineuse aux jours 1 et 8 de chaque cycle de 21 jours (n = 279), soit un traitement au choix de l’investigateur (Treatment of Physician’s Choice, TPC) (n = 279). Le TPC était déterminé par l’investigateur avant la randomisation parmi l’un des traitements suivants : gemcitabine et carboplatine, paclitaxel ou nab-paclitaxel. La randomisation était stratifiée selon le type de maladie, à savoir maladie de novo versus maladie récidivante dans les 6 à 12 mois suivant la fin du traitement à visée curative versus maladie récidivante > 12 mois après la fin du traitement à visée curative, ainsi que selon la région géographique (États-Unis, Canada, Europe occidentale versus reste du monde).

    Les patients étaient traités jusqu’à la progression de la maladie confirmée par un Comité de Revue Indépendant (CRI) centralisé en aveugle, la survenue d’une toxicité inacceptable, le décès ou le retrait du consentement. Une imagerie tumorale était réalisée toutes les 6 semaines pendant la première année, puis toutes les 12 semaines par la suite. Après progression objective de la maladie confirmée par le CRI et arrêt du traitement de l’étude, les patients randomisés dans le groupe chimiothérapie TPC pouvaient recevoir le sacituzumab govitecan fourni dans le cadre de l’étude pendant la phase de crossover, s’ils y étaient éligibles.

    Le critère principal d’efficacité était la survie sans progression (SSP) évaluée par le CRI selon les critères RECIST v1.1. Les critères d’efficacité supplémentaires comprenaient la survie globale (SG) et le taux de réponse objective (TRO) évalués par le CRI.

    L’âge médian de la population de l’étude était de 55 ans (intervalle : 23-86 ans) et 26% des patients avaient 65 ans et plus ; 99,5% des patients étaient de sexe féminin. La majorité des patients étaient caucasiens (64%) ; 23% étaient asiatiques, 3% étaient noirs et 4% appartenaient à une autre origine ethnique. Trente et un pour cent (31%) des patients présentaient une maladie de novo, 21% présentaient une maladie récidivante avec un intervalle sans maladie (DFI) de 6 à 12 mois et 48% présentaient une maladie récidivante avec un DFI > 12 mois. Parmi les patients inclus, 99,5% avaient des tumeurs PD-L1 négatives et 0,5% avaient des tumeurs PD-L1 positives. À l’entrée dans l’étude, tous les patients avaient un score ECOG de 0 (66%) ou de 1 (34%). La majorité des patients (97,8%) présentaient une maladie métastatique lors de la sélection ; des métastases cérébrales ont été observées chez 5% des patients. Le statut mutationnel BRCA1/2 était connu pour 76% des participants ; parmi eux, 18% présentaient des mutations BRCA positives.

    Le sacituzumab govitecan a démontré une amélioration statistiquement significative de la SSP évaluée par le CRI par rapport au TPC. Au moment de la première analyse intermédiaire de la SG, la durée médiane de suivi des patients était de 17,7 mois. Les résultats d’efficacité sont résumés dans le Tableau 5, la Figure 3 et la Figure 4.

    Tableau 5. Critères d’efficacité (ASCENT-03)

    Sacituzumab govitecan n = 279 TPC n = 279
    Survie sans progression par CRI1
    Nombre (%) de patients présentant des événements 161 (58%) 188 (67%)
    SSP médiane, mois (IC 95%) 9,7(8,1 ; 11,1) 6,9(5,6 ; 8,2)
    Hazard ratio (HR) (IC 95%)2 0,62 (0,50 ; 0,77)
    Valeur de p3 < 0,0001
    Taux de réponse objective par CRI1
    TRO, (IC 95 %)4 48%(42%, 54%) 46%(40%, 52%)
    Survie globale5
    Nombre (%) de patients présentant des événements 139 (50%) 144 (52%)
    SG médiane, mois (IC 95%) 21,5 (18,9 ; 26,5) 21,3 (18,7 ; 25,2)
    Hazard ratio (HR) (IC 95%)2 0,95 (0,75 ; 1,20)

    1. Sur la base de l’analyse principale de la SSP (clôture finale des données au 2 avril 2025), avec une durée médiane de suivi de 13,2 mois.

    2.Hazard ratio avec IC 95% basé sur le modèle à risques proportionnels de Cox stratifié, ajusté sur les facteurs de stratification de la randomisation : stratification de la maladie (maladie de novo versus maladie récidivante dans les 6 à 12 mois versus maladie récidivante survenue > 12 mois après la fin du traitement à visée curative) et région géographique (États-Unis/Canada/Europe occidentale versus reste du monde).

    3.Valeur de p bilatérale basée sur le test log-rank, ajusté selon les facteurs de stratification de la randomisation : stratification de la maladie (maladie de novo versus maladie récidivante dans les 6 à 12 mois versus maladie récidivante survenue > 12 mois après la fin du traitement à visée curative) et région géographique (États-Unis/Canada/Europe occidentale versus reste du monde).

    4. L’IC 95% est basé sur la méthode exacte de Clopper-Pearson.

    5. Sur la base de la première analyse intermédiaire de la SG (clôture finale des données au 27 octobre 2025), avec une durée médiane de suivi de 17,7 mois.

    CRI = Comité de revue indépendant centralisé et en aveugle ; IC = Intervalle de confiance TPC = gemcitabine et carboplatine, paclitaxel ou nab-paclitaxel

    Probabilité de SSP (%)

    Figure 3 : Survie sans progression évalué par le CRI dans l’étude ASCENT-03 (clôture finale des données au 2 avril 2025)

    Trodelvy TPC Censuré Temps (mois) Nombre de patients à risque

    Trodelvy

    TPC

    Nombre de patients à risque

    Trodelvy

    TPC

    Temps (mois)

    Trodelvy TPC

    Censored

    Probabilité de survie globale (%)

    Figure 4 : Survie globale dans l’étude ASCENT-03 (clôture finale des données au 27 octobre 2025)

    Cancer du sein triple négatif non résécable ou métastatique (ASCENT)

    La sécurité et l’efficacité du sacituzumab govitecan ont été évaluées dans l’essai ASCENT (IMMU-132-05), étude de phase 3 internationale, multicentrique, randomisée, en ouvert, conduite chez

    529 patients atteints de TBNC non résécable, localement avancé ou métastatique ayant rechuté après au moins deux chimiothérapies (pas de limite supérieure) pour leur cancer du sein. Un traitement adjuvant ou néoadjuvant antérieur pour une maladie plus localisée est considéré comme l’un des traitements antérieurs requis si la maladie non résécable, localement avancée ou métastatique s’est développée dans les 12 mois suivant la fin de la chimiothérapie. Tous les patients ont reçu un traitement antérieur par taxane au stade adjuvant, néo-adjuvant ou avancé, sauf contre-indication ou intolérance aux taxanes. Les inhibiteurs de PARP (Poly-ADP ribose polymérase) étaient autorisés comme l’une des deux chimiothérapies antérieures pour les patients porteurs d’une mutation germinale BRCA1/BRCA2 documentée.

    Les patients ont été randomisés (1 :1) pour recevoir le sacituzumab govitecan à 10 mg/kg, en perfusion intraveineuse, à J1 et J8 d’un cycle de traitement de 21 jours, ou un TPC administré en fonction de la surface corporelle et selon les informations fournies dans les résumés des caractéristiques du produit (RCP) respectifs. Le TPC a été déterminé par l’investigateur avant la randomisation, parmi l’un des traitements suivants en monothérapie : éribuline (n = 139), capécitabine (n = 33), gemcitabine (n = 38) ou vinorelbine (sauf si le patient avait une neuropathie de grade ≥ 2, n = 52). Étaient éligibles les patients avec métastases cérébrales stables (prétraitées, non évolutives, non traitées par des médicaments anticonvulsivants et sous dose stable de corticoïdes depuis au moins 2 semaines). Un examen par imagerie par résonance magnétique (IRM) pour les métastases cérébrales était exigé uniquement pour les patients avec métastases cérébrales connues ou suspectées. Les patients présentant une maladie de Gilbert, une maladie uniquement osseuse, des antécédents connus d’angor instable, d’infarctus du myocarde ou d’insuffisance cardiaque congestive, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin en phase active ou une perforation gastro-intestinale (GI), une infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), une hépatite B ou C active, ayant reçu un vaccin vivant depuis moins de 30 jours ou ayant reçu antérieurement de l’irinotécan, étaient exclus.

    Les patients étaient traités jusqu’à progression de la maladie ou survenue d’une toxicité inacceptable. Le critère de jugement principal d’efficacité était la SSP chez les patients sans métastases cérébrales à l’inclusion (BMNeg), selon les critères RECIST v1.1 et évaluée par un CRI, constitué d’experts radiologues. Les critères de jugement secondaires d’efficacité étaient la SSP par CRI pour la population totale, en incluant tous les patients avec et sans métastases cérébrales, la survie globale (SG), le taux de réponse objective (TRO) et la durée de réponse (DDR).

    L’analyse principale a inclus 235 patients BMNeg dans le groupe sacituzumab govitecan et

    233 patients BMNeg dans le groupe TPC. L’analyse de la population totale a inclus 267 patients dans le groupe sacituzumab govitecan et 262 patients dans le groupe TPC.

    Les données démographiques et les caractéristiques à l’inclusion de la population totale (n = 529) étaient les suivantes : âge médian de 54 ans (intervalle : 27–82 ans) et 81% < 65 ans ; 99,6% de femmes ; 79% de la population Caucasienne ; 12% de la population Noire ; nombre médian de traitements systémiques antérieurs : 4 ; 69% avaient déjà reçu 2 ou 3 chimiothérapies ; 31% avaient déjà reçu > 3 chimiothérapies ; 42% avaient des métastases hépatiques ; 12% avaient des antécédents ou présentaient des métastases cérébrales ; 8% présentaient une mutation BRCA1/BRCA2 ; le statut BRCA était disponible pour 339 patients. À l’entrée dans l’étude, tous les patients avaient un score ECOG de 0 (43%) ou 1 (57%). Le délai médian entre le diagnostic de Stade 4 et l’entrée dans l’étude était de 16,2 mois (intervalle : -0,4 à 202,9 mois). Les chimiothérapies antérieures les plus fréquentes étaient cyclophosphamide (83%), anthracycline (83%) dont doxorubicine (53%), paclitaxel (78%),

    carboplatine (65%), capécitabine (67%), gemcitabine (36%), docétaxel (35%) et éribuline (33%). Globalement, 29% des patients avaient déjà reçu un traitement par PD-1 ou PD-L1. Treize pour cent des patients du groupe sacituzumab govitecan dans la population totale n’avaient reçu qu’une seule ligne de traitement systémique pour la maladie métastatique.

    Les résultats d’efficacité dans la population BMNeg ont montré une amélioration statistiquement significative de la SSP et de la SG avec le sacituzumab govitecan par rapport au TPC, avec un hazard ratios (HR) de 0,41 (n=468 ; IC 95% : 0,32 ; 0,52 ; p : <0,0001) et 0,48 (n=468 ; IC 95% : 0,38 ; 0,59 ;

    p : <0,0001), respectivement. La SSP médiane était de 5,6 mois vs 1,7 mois et la SG médiane était de 12,1 mois vs 6,7 mois, chez les patients traités par sacituzumab govitecan et TPC, respectivement.

    Les résultats d’efficacité dans la population totale étaient similaires à ceux observés dans la population BMNeg dans l’analyse finale préspécifiée (à la date de clôture des données du 11 mars 2020) et sont résumés dans le Tableau 6.

    Tableau 6 : Critères d’efficacité (population totale) – Analyse finale préspécifiée (ASCENT)

    Analyse finale préspécifiée(à la date de clôture des données au 11 mars 2020)
    Sacituzumab govitecan n=267 Traitement au choix du médecin (TPC)n=262
    Survie sans progression1
    Nombre d’événements (%) 190 (71,2) 171 (65,3)
    SSP médiane, mois (IC 95%) 4,8 1,7
    (4,1 ; 5,8) (1,5 ; 2,5)
    HR (IC 95%) 0,43 (0,35 ; 0,54)
    Valeur de p2 <0,0001
    Survie globale
    Nombre de décès (%) 179 (67,0) 206 (78,6)
    SG médiane, mois (IC 95%) 11,8 6,9
    (10,5 ; 13,8) (5,9 ; 7,7)
    HR (IC 95%) 0,51 (0,41 ; 0,62)
    Valeur de p2 <0,0001
    Taux de réponse global (TRO)
    Nombre de répondeurs (%) 83 (31) 11 (4)
    HR (IC 95%) 10,99 (5,66 ; 21,36)
    Valeur de p3 <0,0001
    Réponse complète, n (%) 10 (4) 2 (1)
    Réponse partielle, n (%) 73 (27) 9 (3)
    Durée de réponse (DDR)
    DDR médiane, mois 6,3 3,6
    (IC 95%) (5,5 ; 9,0) (2,8 ; NE)
    1. La SSP est, par définition, le temps écoulé entre la date de randomisation et la date de la première progression tumorale radiologique ou la date de décès (quelle qu’en soit la cause), selon l’événement survenant en premier.

    2. Test log-rank stratifié, ajusté selon les facteurs de stratification : nombre de chimiothérapies antérieures, présence de métastases cérébrales à l’inclusion, et région.

    3. Test de Cochran-Mantel-Haenszel. IC = Intervalle de confiance

    Dans une analyse d’efficacité mise à jour (clôture finale des données au 25 février 2021), les résultats étaient similaires à ceux observés dans l’analyse finale préspécifiée. La SSP médiane par CRI était de 4,8 mois vs 1,7 mois chez les patients traités par sacituzumab govitecan et TPC, respectivement (HR de 0,41 ; IC 95 % : 0,33 ; 0,52). La SG médiane était de 11,8 mois vs 6,9 mois, respectivement (HR de 0,51 ; IC 95 % : 0,42 ; 0,63). Les courbes de Kaplan-Meier pour la SSP par CRI et la SG mises à jour sont présentées dans les Figures 5 et 6.

    Figure 5 : Survie sans progression (population totale ; clôture finale des données au 25 février 2021) par CRI dans l’étude ASCENT

    Trodelvy TPC

    Censuré

    Probabilité de SSP (%) Temps (mois) Nombre de patients à risque Trodelvy 267 184 135 82 55 34 23 17 11 8 5 1 0 TPC 262 86 36 12 6 3 1 1 0 0 0 0 0

    Trodelvy

    Probabilité de SG (%)

    Figure 6 : Survie globale (population totale ; clôture finale des données au 25 février 2021) dans l’étude ASCENT

    TPC
    Censuré
    Nombre de patients à risque Temps (mois)
    Trodelvy 267 250 232 209 178 152 125 108 79 62 49 37 25 14 7 2 0
    TPC 262 222 174 132 101 66 54 45 34 31 26 12 7 3 2 0 0

    Analyse par sous-groupes

    Dans les analyses en sous-groupes, l’amélioration de la SSP et de la SG chez les patients traités par sacituzumab govitecan, comparé au TPC, étaient similaires entre les sous-groupes de patients, quels que soient l’âge, l’origine ethnique, le statut BRCA, le nombre de chimiothérapies systémiques antérieures au total (2 et > 2, 2-3 et > 3) et pour la maladie métastatique (1 et > 1), les traitements antérieurs par anthracycline ou PD-L1, et la présence de métastases hépatiques.

    Métastases cérébrales

    Une analyse exploratoire de la SSP et de la SG chez les patients présentant des métastases cérébrales stables précédemment traitées a montré un HR stratifié de 0,65 (n=61 ; IC 95% : 0,35 ; 1,22) et de 0,87 (n = 61 ; IC 95% : 0,47 ; 1,63), respectivement. La SSP médiane était de 2,8 mois vs 1,6 mois ; la SG médiane était de 6,8 mois vs 7,5 mois, chez les patients traités par sacituzumab govitecan et TPC, respectivement.

    Expression de Trop-2

    Des analyses complémentaires en sous-groupes ont été menées pour évaluer l’efficacité en fonction des niveaux d’expression de Trop-2 au niveau de la tumeur et les résultats étaient cohérents entre les différentes méthodes d’évaluation utilisées. Chez les patients ayant un faible niveau de Trop-2, en utilisant les quartiles de score H membranaire, le bénéfice du sacituzumab govitecan par rapport au TPC a été décrit pour la SSP (HR 0,64 ; IC 95% : 0,37 ; 1,11) et la SG (HR 0,71 ; IC 95% : 0,42 ; 1,21).

    Cancer du sein RH positif, HER2 négatif

    Cancer du sein RH positifs / HER2 négatif non résécable ou métastatique (TROPiCS-02)

    L'efficacité du sacituzumab govitecan a été évaluée dans l'étude multicentrique randomisée en ouvert TROPiCS-02 (IMMU-132-09), conduite chez 543 patients atteints de cancer du sein RH+, HER2-(IHC 0, IHC 1+, ou IHC 2+/ISH-) localement avancé non résécable ou métastatique dont la maladie a progressé après l’un des traitements suivants, quel que soit le contexte : un inhibiteur de CDK 4/6, une hormonothérapie et un taxane ; les patients ont reçu au moins deux chimiothérapies antérieures pour la maladie métastatique (dont l'une pouvait être néo-adjuvante ou adjuvante en cas de progression ou de récurrence survenue sous 12 mois suivant la fin de la chimiothérapie). Les patients présentant une maladie uniquement osseuse, une maladie inflammatoire de l’intestin chronique active et des antécédents connus d’occlusion intestinale, des antécédents connus d’angor instable, d’infarctus du myocarde, d’insuffisance cardiaque congestive ou d’une hépatite B ou C active ont été exclus de l’étude.

    Les patients ont été randomisés (1:1) pour recevoir soit le sacituzumab govitecan 10 mg/kg en perfusion intraveineuse aux J1 et J8 d'un cycle de 21 jours (n = 272), soit le TPC (n = 271). Le TPC a été déterminé par l'investigateur avant la randomisation, parmi l'un des traitements suivants en monothérapie : éribuline (n = 130), vinorelbine (n = 63), gemcitabine (n = 56) ou capécitabine

    (n = 22). La randomisation a été stratifiée en fonction des chimiothérapies antérieures au stade métastatique (2 vs 3-4), de l'existence de métastases viscérales (oui vs non) et d'une hormonothérapie au stade métastatique pendant au moins 6 mois (oui vs non).

    Les patients étaient traités jusqu'à progression de la maladie ou survenue d'une toxicité inacceptable. Le critère principal d'efficacité était la SSP, déterminée par le CRI selon les critères RECIST v.1.1. Les autres critères d'efficacité étaient la SG, le TRO par CRI et la DDR par CRI.

    L'âge médian de la population de l’étude était de 56 ans (intervalle : 27-86 ans) et 26% des patients avaient 65 ans ou plus. Presque tous les patients étaient de sexe féminin (99%). La majorité des patients étaient de la population Caucasienne (67%) ; 4% étaient de la population Noire, 3% étaient de la population Asiatique et 26% étaient d'origine ethnique inconnue. Le nombre médian de traitements systémiques reçus par les patients était de 7 (intervalle : 3 – 17) tous stades confondus et

    de 3 chimiothérapies systémiques antérieures (intervalle : 0 – 8) au stade métastatique. Environ 42% des patients ont reçu 2 chimiothérapies antérieures au stade métastatique, tandis que 58% ont

    reçu 3 ou 4 chimiothérapies antérieures. La plupart des patients avaient reçu une hormonothérapie au stade métastatique depuis ≥ 6 mois (86%). Les patients avaient un score ECOG de 0 (44%) ou

    1 (56%). Quatre-vingt-quinze pour cent des patients avaient des métastases viscérales ; 4,6% avaient des métastases cérébrales stables pré-traitées.

    Le sacituzumab govitecan a entraîné une amélioration statistiquement significative de la SSP par CRI et de la SG vs TPC. L’amélioration de la SSP par CRI et de la SG était généralement cohérente dans l’ensemble des sous-groupes préspécifiés. Les résultats d'efficacité sont résumés dans le Tableau 7.

    Tableau 7 : Critères d'efficacité – Analyse finale préspécifiée (TROPiCS-02)

    Sacituzumab govitecan n = 272 TPC n = 271
    Survie sans progression par CRI1
    Nombre d’événements (%) 170 (62,5%) 159 (58,7%)
    SSP médiane, mois (IC 95%) 5,5 (4,2 ; 7,0) 4,0 (3,1 ; 4,4)
    Hazard ratio (HR) (IC 95%) 0,661 (0,529 ; 0,826)
    Valeur de p2 0,0003
    Taux de SSP à 12 mois, % (IC 95%) 21,3 (15,2 ; 28,1) 7,1 (2,8 ; 13,9)
    Survie globale3
    Nombre d’événements (%) 191 (70,2%) 199 (73,4%)
    SG médiane, mois (IC 95%) 14,4 (13,0 ; 15,7) 11,2 (10,1 ; 12,7)
    HR (IC 95%) 0,789 (0,646 ; 0,964)
    Valeur de p2 0,0200
    Taux de réponse objective par CRI3
    Nombre de répondeurs (%) 57 (21,0%) 38 (14,0%)
    Odds ratio (IC 95%) 1,625 (1,034 ; 2,555)
    Valeur de p 0,0348

    1 La SSP est, par définition, le temps écoulé entre la date de randomisation et la date de la première progression radiologique de la maladie ou la date de décès (quelle qu’en soit la cause), selon l’évènement survenant en premier (clôture finale des données au 3 janvier 2022).

    2 Test log-rank stratifié ajusté selon les facteurs de stratification : nombre de chimiothérapies antérieures au stade métastatique (2 vs 3-4), présence de métastases viscérales (oui/non) et hormonothérapie au stade métastatique depuis au moins 6 mois (oui/non).

    3 D’après une seconde analyse intermédiaire de la SG (clôture finale des données au 1er juillet 2022). CRI = Comité de revue indépendant centralisé soumis à l’aveugle ; IC = Intervalle de confiance

    Dans une analyse d’efficacité mise à jour avec une durée de suivi médiane de 12,8 mois (clôture finale des données au 1er décembre 2022), les résultats étaient cohérents avec ceux observés dans l’analyse finale préspécifiée. La SSP médiane par CRI était de 5,5 mois vs 4,0 mois chez les patients traités par sacituzumab govitecan et TPC, respectivement (HR de 0,65 ; IC 95 % : 0,53 ; 0,81). La SG médiane était de 14,5 mois vs 11,2 mois, respectivement (HR de 0,79 ; IC 95 % : 0,65 ; 0,95). Les courbes de Kaplan-Meier pour la SSP par CRI et la SG mises à jour sont présentées dans les Figures 7 et 8.

    Probabilité de survie sans progression (%)

    Figure 7 : Survie sans progression évalué par le CRI (clôture finale des données au 1er décembre 2022) dans l’étude TROPiCS-02

    Trodelvy TPC

    Censuré

    Temps (mois)

    Nombre de patients à risque

    Trodelvy

    TPC

    Trodelvy TPC

    Censuré

    Temps (mois)

    Nombre de patients à risque

    Trodelvy

    TPC

    Probabilité de survie globale (%)

    Figure 8 : Survie globale (clôture finale des données au 1er décembre 2022) dans l’étude TROPiCS-02

    Population pédiatrique

    L'Agence européenne des médicaments a renoncé à l'obligation de soumettre les résultats des études réalisées avec le sacituzumab govitecan dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique pour le traitement du cancer du sein (voir rubrique 4.2 pour les informations sur l'utilisation concernant l’usage pédiatrique).

    Propriétés pharmacocinétiques

    La pharmacocinétique sérique du sacituzumab govitecan et du SN-38 a été évaluée chez des patients atteints de cancer du sein métastatique (mBC) qui avaient reçu du sacituzumab govitecan en monothérapie ou en association avec le pembrolizumab, à la dose de 10 mg/kg. Les paramètres pharmacocinétiques du sacituzumab govitecan et du SN-38 libre lors d’une administration en monothérapie et en association avec le pembrolizumab, sont présentés dans le Tableau 8.

    L’administration concomitante de pembrolizumab n’a eu aucun effet sur la pharmacocinétique du sacituzumab govitecan ou du SN-38.

    Tableau 8 : Résumé des paramètres PK moyens (CV%) du sacituzumab govitecan et du SN-38 libre

    Sacituzumab govitecan SN-38 libre
    Cmax [ng/mL] 258 378 (17%) 97 (41%)
    AUC0-168 [ng*h/mL] 12 285 980 (19%) 3 120 (62%)

    *Paramètres estimés sur la base des analyses de pharmacocinétique de population Cmax : concentration sérique maximale entre 0 et 168 heures après la première dose

    AUC0-168 : aire sous la courbe de concentration sérique jusqu'à 168 heures après la première dose

    Distribution

    D'après les analyses de pharmacocinétique de population, le volume de distribution à l’état d’équilibre du sacituzumab govitecan était de 4,79 L lorsqu’il était administré en monothérapie ou en association avec le pembrolizumab.

    Biotransformation

    Il n'a pas été conduit d'études de métabolisme avec le sacituzumab govitecan.

    Le SN-38 (la fraction « petite molécule » du sacituzumab govitecan) est métabolisé par l'UGT1A1. Élimination

    La demi-vie d’élimination (t1/2) médiane du sacituzumab govitecan et du SN-38 libre d’après les analyses de pharmacocinétique de population était de 170 et 21,4 heures, respectivement, chez les patients ayant reçu le sacituzumab govitecan en monothérapie ou en association avec le pembrolizumab. La clairance moyenne estimée (CV%) du sacituzumab govitecan est de 0,129 L/h (21%).

    Populations particulières

    Les analyses pharmacocinétiques chez les patients traités par sacituzumab govitecan n'ont pas identifié d'effet de l'âge, de l'origine ethnique et d'une insuffisance rénale légère ou modérée sur la pharmacocinétique du sacituzumab govitecan.

    Insuffisance rénale

    Il est établi que l'élimination rénale ne contribue que de façon minime à l'excrétion du SN-38, la fraction « petite molécule » du sacituzumab govitecan. Il n'existe pas de données sur la pharmacocinétique du sacituzumab govitecan chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ou une insuffisance rénale au stade terminal (CrCl < 15 mL/min).

    Insuffisance hépatique

    L'exposition au sacituzumab govitecan chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (bilirubine ≤ LSN et AST > LSN, ou bilirubine > 1,0 à ≤ 1,5 LSN et AST de tout niveau) est similaire à celle observée chez les patients à fonction hépatique normale (bilirubine et AST ≤ LSN).

    Les données relatives aux expositions au sacituzumab govitecan et au SN-38 libre chez les patients avec insuffisance hépatique modérée ou sévère sont limitées.

    Données pharmaceutiques - TRODELVY 200 mg

    Liste des excipients

    Acide 2-(N-morpholino) éthanosulfonique (MES) Polysorbate 80 (E433)

    Tréhalose dihydraté

    Incompatibilités

    Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.

    Durée de conservation

    Flacon non ouvert

    3 ans.

    Après reconstitution

    La solution reconstituée doit être utilisée immédiatement pour préparer la solution diluée pour perfusion. Si elle n'est pas utilisée immédiatement, la poche de perfusion contenant la solution diluée peut être conservée au réfrigérateur (2°C – 8°C) pendant 24 heures au maximum, à l’abri de la lumière.

    Précautions particulières de conservation

    À conserver au réfrigérateur (2°C – 8°C). Ne pas congeler.

    Conserver le flacon dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

    Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution et dilution, voir rubrique 6.3.

    Nature et contenu de l’emballage extérieur

    Flacon de verre incolore de Type I, transparent, de 50 mL, avec bouchon en élastomère butylique, scellé par une bague en aluminium avec opercule détachable contenant 200 mg de sacituzumab govitecan.

    Chaque boîte contient un flacon.

    Précautions particulières d’élimination

    Trodelvy est un médicament cytotoxique. Respectez les procédures spécifiques en vigueur pour la manipulation et l'élimination de ce type de produit.

    Reconstitution

    • Calculer la dose requise (mg) de Trodelvy, en fonction du poids du patient.

    • À l'aide d'une seringue stérile, injecter lentement 20 mL d'une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9%) dans chaque flacon. Après reconstitution et dilution, la concentration finale est de 10 mg/mL.

    • Remuer délicatement les flacons et laisser dissoudre pendant 15 minutes. Ne pas agiter. Le produit doit être examiné visuellement pour rechercher la présence de particules ou d'une coloration anormale avant l'administration. La solution doit être exempte de particules visibles, limpide et jaune. Ne pas utiliser la solution reconstituée si elle est trouble ou présente une coloration anormale.

    • Utiliser immédiatement pour préparer une solution diluée pour perfusion.

      Dilution

    • Calculer le volume de solution reconstituée nécessaire pour obtenir la dose appropriée en fonction du poids du patient.

    • Déterminer le volume final de solution de perfusion pour administrer la dose appropriée, dans une fourchette de concentrations 1,1 mg/mL à 3,4 mg/mL de sacituzumab govitecan.

    • Retirer et jeter de la poche de perfusion finale le volume de solution injectable de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9%) qui correspond au volume nécessaire de la solution reconstituée.

    • Retirer la quantité calculée de solution reconstituée du (des) flacon(s), au moyen d'une seringue. Jeter toute portion inutilisée restant dans le(s) flacon(s).

    • Pour minimiser la formation de mousse, injecter lentement le volume requis de solution reconstituée dans une poche de perfusion en chlorure de polyvinyle, en polyoléfine (polypropylène et/ou polyéthylène) ou en éthylène-acétate de vinyle. Ne pas agiter le contenu.

    • Si nécessaire, ajuster le volume dans la poche de perfusion avec une solution injectable de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9%), afin d'obtenir une concentration de 1,1 mg/mL à

      3,4 mg/mL. Seule une solution injectable de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9%) doit être utilisée, car la stabilité du produit reconstitué n'a pas été vérifiée avec d'autres solutions pour perfusion.

    • Si elle n'est pas utilisée immédiatement, la poche de perfusion contenant la solution diluée peut être conservée au réfrigérateur (2°C – 8°C) pendant 24 heures au maximum, à l'abri de la lumière. Ne pas congeler. Après la mise au réfrigérateur, administrer la solution diluée à une température ambiante allant jusqu’à 25°C dans un délai maximum de 8 heures (y compris la durée de la perfusion).

      Administration

    • Trodelvy doit être administré en perfusion intraveineuse. Protéger la poche de perfusion de la lumière. La poche de perfusion doit être recouverte pendant l'administration, jusqu'à ce que la perfusion soit terminée. Il n'est pas nécessaire de recouvrir les tubulures de perfusion ou d'utiliser des tubulures opaques pendant la perfusion.

    • Il est possible d'utiliser une pompe à perfusion.

    • Trodelvy ne doit pas être mélangé, ou administré en perfusion, avec d'autres médicaments.

    • Au terme de la perfusion, rincer les tubulures avec 20 mL de solution injectable de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %).

      Élimination

      Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

    Liens Internet

    Emballage et prix

    1 flacon(s) en verre de 50 ml
    Prix
    0,00 €
    Ticket modérateur
    0,00 €

    Liste des assurances

    Non - Non

    Sources

    Comparaisons

    Drugs app phone

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