Recherche de médicaments plus vite. Testez le vérificateur d'interaction.
Recherche de médicaments plus vite. Testez le vérificateur d'interaction.
Connexion
Inscription
Médicaments

UPLIZNA 100 mg, solution à diluer pour perfusion

Liste interactions
3
Restrictions

Informations de prescription

Liste des assurances

Non - Non

Informations sur la délivrance

liste I - Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.

Restriction de prescription

médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement | prescription réservée aux spécialistes et services HEPATO/GASTRO-ENTEROLOGIE | prescription réservée aux spécialistes et services MEDECINE INTERNE | prescription réservée aux spécialistes et services NEPHROLOGIE | prescription réservée aux spécialistes et services NEUROLOGIE | prescription réservée aux spécialistes et services PNEUMOLOGIE | prescription réservée aux spécialistes et services RHUMATOLOGIE | réservé à l'usage HOSPITALIER

Restriction de remboursement

Aucune donnée.

Autres informations

Nom du médicament

UPLIZNA 100 mg, solution à diluer pour perfusion

Formulaire pharmaceutique

solution à diluer pour perfusion

Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché (AMM)

AMGEN EUROPE

Dernière mise à jour du RCP

22/05/2026
Drugs app phone

Utiliser l'application Mediately

Obtenez plus rapidement des informations sur les médicaments.

Scannez avec l'appareil photo de votre téléphone.
4.9

Plus de 36k notes

Utiliser l'application Mediately

Obtenez plus rapidement des informations sur les médicaments.

4.9 étoiles, plus de 20k avis

RCP - UPLIZNA 100 mg

Indications thérapeutiques

Troubles du spectre de la neuromyélite optique (TSNMO)

Uplizna est indiqué en monothérapie dans le traitement des TSNMO chez les patients adultes qui sont séropositifs pour les immunoglobulines G anti-aquaporine-4 (AQP4-IgG) (voir rubrique 5.1).

Maladie associée aux immunoglobulines IgG4 (MAG4)

Uplizna est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de MAG4 active (voir rubrique 5.1). Myasthénie auto-immune généralisée (MG)

Uplizna est indiqué en association au traitement standard pour le traitement de la MG chez les patients adultes présentant des anticorps anti-récepteurs de l'acétylcholine (AChR) ou des anticorps

anti-tyrosine kinase spécifiques du muscle (MuSK) (voir rubrique 5.1).

Posologie

Le traitement doit être initié sous la surveillance d’un médecin expérimenté dans le traitement des TSNMO, de la MAG4 ou de la MG, et ayant accès au matériel médical nécessaire à la prise en charge des effets indésirables sévères potentiels tels que les réactions associées à la perfusion graves.

Le patient doit être surveillé afin de détecter l'apparition de réactions à la perfusion pendant et au moins une heure suivant la fin de la perfusion (voir rubrique 4.4).

Évaluations préalables lors de la première dose d'inébilizumab

Avant d'initier le traitement, les analyses suivantes doivent être réalisées :

  • Dosage quantitatif des immunoglobulines sériques, numération des lymphocytes B et numération formule sanguine (NFS), y compris formules leucocytaires (voir rubriques 4.3 et 4.4)

  • Dépistage du virus de l’hépatite B (VHB) (voir rubriques 4.3 et 4.4)

  • Dépistage du virus de l’hépatite C (VHC) et prise en charge thérapeutique avant le début du

    traitement par inébilizumab (voir rubrique 4.4)

  • Détection d'une tuberculose active et d'une infection latente (voir rubriques 4.3 et 4.4)

    Toutes les vaccinations doivent être administrées conformément aux recommandations vaccinales en vigueur au moins 4 semaines avant d'initier l'inébilizumab pour les vaccins vivants ou vivants atténués (voir rubrique 4.4).

    S'il est estimé que la perte d'efficacité est due à l'immunogénicité, le médecin doit suivre la numération des lymphocytes B comme mesure directe de l'impact clinique (voir rubrique 5.1).

    Posologie

    Doses initiales

    La dose de charge recommandée est une perfusion intraveineuse de 300 mg (3 flacons de 100 mg) suivie d'une deuxième perfusion intraveineuse de 300 mg 2 semaines plus tard.

    Doses d'entretien

    La dose d'entretien recommandée est une perfusion intraveineuse de 300 mg tous les 6 mois. L'inébilizumab est utilisé en traitement chronique.

    Étant donné la nature chronique de la MAG4, le traitement au-delà de 52 semaines doit être guidé par l'activité de la maladie, l'appréciation du médecin et le choix du patient.

    Doses retardées ou omises

    En cas d’oubli d’une perfusion d'inébilizumab, celle-ci doit être administrée dès que possible ; ne pas attendre la dose planifiée suivante.

    Prémédication pour les réactions liées à la perfusion Évaluation d'une infection

    Avant chaque perfusion d'inébilizumab, il convient de déterminer la présence d'une infection

    cliniquement significative. En cas d'infection, la perfusion d'inébilizumab doit être retardée jusqu'à ce que l'infection soit résolue.

    Prémédication requise

    Une prémédication par un corticoïde (par ex., méthylprednisolone 80-125 mg intraveineuse ou équivalent) doit être administrée environ 30 minutes avant chaque perfusion d'inébilizumab, ainsi

    qu’un antihistaminique (par ex., diphénhydramine 25-50 mg par voie orale ou équivalent) et un antipyrétique (par ex., paracétamol 500-650 mg par voie orale ou équivalent) environ 30-60 minutes avant chaque perfusion d'inébilizumab (voir rubrique 4.4).

    Populations particulières

    Personnes âgées

    L'inébilizumab a été administré à 72 patients âgés (≥ 65 ans) dans les études cliniques. Sur la base des données disponibles, aucune adaptation de la posologie n'est considérée comme nécessaire chez les patients de plus de 65 ans (voir rubrique 5.2).

    Insuffisance rénale et hépatique

    L'inébilizumab n'a pas été étudié chez les patients atteints d'insuffisance rénale ou hépatique sévère. Cependant, l'adaptation de la posologie selon la fonction rénale ou hépatique n'est pas justifiée car les anticorps monoclonaux de type immunoglobuline (Ig) G ne sont pas principalement éliminés par voie rénale ou hépatique (voir rubrique 5.2).

    Population pédiatrique

    La sécurité et l’efficacité de l’inébilizumab chez les enfants et adolescents âgés de 0 à 18 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.

    Mode d’administration

    Voie intraveineuse.

    Les flacons ne doivent pas être secoués.

    Les flacons doivent être conservés en position verticale.

    La solution préparée doit être administrée par voie intraveineuse à l'aide d'une pompe à perfusion à un débit croissant jusqu'à la fin (environ 90 minutes) par une ligne intraveineuse contenant un filtre en ligne stérile, à faible liaison protéique, de 0,2 ou 0,22 micron, selon le schéma indiqué au tableau 1.

    Tableau 1. Débit de perfusion recommandé pour l'administration une fois dilué dans une poche intraveineuse de 250 mL

    Temps écoulé (minutes) Débit de perfusion (mL/heure)
    0-30 42
    31-60 125
    61-fin 333

    Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.

Contre-indications

  • Hypersensibilité à la/aux substance(s) active(s) ou à l’un des excipients mentionnés à la

    rubrique 6.1.

  • Infection active sévère, y compris infection chronique active telle que l'hépatite B

  • Tuberculose latente active ou non traitée

  • Antécédents de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP)

  • Déficit immunitaire sévère

  • Affections malignes évolutives

Avertissements

Instructions pour les patients au moment de la prescription

Les patients traités par Uplizna doivent recevoir une carte patient contenant des informations indiquant que le traitement par inébilizumab peut augmenter le risque d'infections, y compris d'infections graves, de réactivation virale, d'infections opportunistes et de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), ainsi que des consignes sur la façon d'obtenir une prise en charge médicale précoce en cas de signes et symptômes d'infection et de LEMP.

Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Réactions liées à la perfusion et hypersensibilité

L'inébilizumab peut provoquer des réactions liées à la perfusion et des réactions d'hypersensibilité, pouvant inclure céphalées, nausée, somnolence, dyspnée, fièvre, myalgie, rash, palpitations ou d'autres symptômes. Les réactions liées à la perfusion ont été plus fréquentes lors de la première perfusion, mais ont également été observées pendant les perfusions suivantes. Bien que rares, des réactions à la perfusion graves se sont produites dans des essais cliniques sur l'inébilizumab (voir rubrique 4.8).

Avant la perfusion

Une prémédication par un corticoïde (par ex., méthylprednisolone 80-125 mg intraveineuse ou équivalent), un antihistaminique (par ex., diphénhydramine 25-50 mg par voie orale ou équivalent) et un antipyrétique (par ex., paracétamol 500-650 mg par voie orale ou équivalent) doit être administrée (voir rubrique 4.2).

Pendant la perfusion

Le patient doit être surveillé pour détecter d'éventuelles réactions liées à la perfusion. Les recommandations de prise en charge des réactions à la perfusion dépendent du type et de la gravité de la réaction. En cas de réactions à la perfusion mettant en jeu le pronostic vital, le traitement doit être arrêté immédiatement et définitivement, et un traitement de soutien approprié doit être administré.

Pour les réactions à la perfusion moins graves, la prise en charge peut consister à arrêter temporairement la perfusion, à réduire le débit de perfusion et/ou à administrer un traitement symptomatique.

Après la perfusion

Le patient doit être surveillé pour détecter l'apparition de réactions à la perfusion pendant au moins une heure suivant la fin de la perfusion.

Infections

L'inébilizumab entraîne une réduction de la numération de lymphocytes et des taux d'Ig dans le sang périphérique, ce qui est cohérent avec le mécanisme d'action de déplétion en lymphocytes B. Une réduction des numérations des neutrophiles a également été signalée. Par conséquent, l'inébilizumab peut augmenter la susceptibilité aux infections (voir rubrique 4.8).

Une numération formule sanguine (NFS) récente (datant de moins de 6 mois) incluant les formules leucocytaires et les immunoglobulines doit être obtenue avant l'initiation de l'inébilizumab. Des évaluations de la FSC incluant les formules leucocytaires et les immunoglobulines sont également recommandées périodiquement pendant le traitement et après l'arrêt du traitement jusqu'à la repopulation en lymphocytes B. Avant chaque perfusion d'inébilizumab, il convient de déterminer s'il

existe une infection cliniquement significative. En cas d'infection, la perfusion d'inébilizumab doit être retardée jusqu'à ce que l'infection soit résolue. Les patients doivent être informés qu'ils doivent signaler rapidement les symptômes d'infection à leur médecin. L'arrêt du traitement doit être envisagé si un patient développe une infection opportuniste grave ou des infections récidivantes si les taux d'Ig indiquent une immunodépression.

Les infections les plus fréquentes rapportées par les patients atteints de TSNMO traités par l'inébilizumab au cours de la période contrôlée randomisée (PCR) et de la période en ouvert (PEO) comprenaient l'infection des voies urinaires (26,2 %), la rhinopharyngite (20,9 %), l'infection des voies aériennes supérieures (15,6 %), la grippe (8,9 %) et la bronchite (6,7 %). Au cours de la PCR et de la PEO de la MAG4, les infections les plus fréquentes rapportées par les patients traités par inébilizumab étaient l'infection des voies aériennes supérieures (10,7 %), la rhinopharyngite (9,8 %), l'infection des voies urinaires (8,9 %) et la grippe (6,3 %). Au cours de la PCR et de la PEO de la MG, les infections les plus fréquentes rapportées par les patients traités par inébilizumab étaient les rhinopharyngites

(6,9 %) et l'infection des voies aériennes supérieures (6,9 %).

Réactivation du virus de l'hépatite B (VHB)

Un risque de réactivation du VHB a été observé avec d'autres anticorps induisant une déplétion en lymphocytes B. Un cas de réactivation du VHB a été observé chez un patient traité par inébilizumab au cours de l'essai clinique sur la MG. Les patients présentant une infection chronique au VHB ont été exclus des essais cliniques sur l'inébilizumab. Le dépistage du VHB doit être effectué chez tous les patients avant l'instauration d'un traitement par inébilizumab. L'inébilizumab ne doit pas être administré aux patients ayant une hépatite active à VHB positifs pour l'antigène de surface de l'hépatite B (HBsAg) ou pour l'anticorps de noyau de l’hépatite B (anti-HBc). Les patients porteurs chroniques du VHB [HBsAg+] doivent consulter un spécialiste des maladies du foie avant de commencer et pendant le traitement (voir rubrique 4.3).

Virus de l'hépatite C (VHC)

Les patients positifs pour le VHC ont été exclus des essais cliniques sur l'inébilizumab. Un dépistage initial du VHC est nécessaire pour détecter le virus et commencer le traitement avant d'initier le traitement par inébilizumab.

Tuberculose

Avant d'initier l'inébilizumab, les patients doivent être évalués pour détecter la tuberculose active et l'infection latente. Pour les patients atteints de tuberculose active ou dont le dépistage de la tuberculose est positif et qui n'ont pas reçu de traitement adéquat, il convient de consulter des experts de la maladie infectieuse avant de commencer le traitement par inébilizumab.

Leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP)

La LEMP est une infection virale opportuniste du cerveau causée par le virus de John Cunningham (JCV), qui survient généralement chez les patients immunodéprimés et peut entraîner la mort ou une invalidité grave. Une infection au JCV entraînant une LEMP a été observée chez des patients traités par d'autres anticorps induisant une déplétion en lymphocytes B.

Aucun cas confirmé de LEMP n'a été identifié dans les essais cliniques sur l'inébilizumab. Dans les essais cliniques sur l'inébilizumab (essai sur les TSNMO), un patient est décédé des suites de l'apparition de nouvelles lésions cérébrales pour lesquelles un diagnostic définitif n'a pas pu être établi. Cependant, le diagnostic différentiel incluait une poussée de TSNMO atypique, une LEMP ou une encéphalomyélite disséminée aiguë.

Les médecins doivent être attentifs aux symptômes cliniques ou aux résultats de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) qui peuvent évoquer une LEMP. Des résultats d'IRM peuvent déjà être disponibles avant l'apparition des signes ou symptômes cliniques. Les symptômes typiques associés à

la LEMP sont multiples, se développent sur plusieurs jours ou semaines, et comprennent une faiblesse progressive d'un côté du corps ou une maladresse des membres, des troubles visuels, ainsi que des troubles de la pensée, de la mémoire et de l'orientation qui entraînent une confusion et des modifications de la personnalité.

Au premier signe ou symptôme évocateur de LEMP, le traitement par inébilizumab doit être suspendu jusqu'à ce que la LEMP soit exclue. Une évaluation plus poussée, comprenant la consultation d'un neurologue, une IRM de préférence avec contraste, une analyse du liquide céphalo-rachidien pour la recherche d'ADN du virus JC et des évaluations neurologiques répétées, doit être envisagée. Le traitement par inébilizumab doit être arrêté en cas de LEMP confirmée.

Neutropénie tardive

Des cas de neutropénie d'apparition tardive ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Bien que certains cas aient été de grade 3, la majorité des cas était de grade 1 ou 2. Des cas de neutropénie d'apparition tardive ont été rapportés au moins 4 semaines après la dernière perfusion d'inébilizumab. Chez les patients présentant des signes et symptômes d'infection, une mesure des neutrophiles sanguins est recommandée.

Traitement des patients sévèrement immunodéprimés

Les patients sévèrement immunodéprimés ne doivent pas être traités tant que cet état persiste (voir rubrique 4.3).

En cas d'association de l'inébilizumab à un autre traitement immunosuppresseur, tenir compte du risque d'augmentation des effets immunosuppresseurs.

Les patients présentant un déficit immunitaire congénital ou acquis connu, y compris une infection à VIH ou une splénectomie, n'ont pas été étudiés.

Vaccinations

Toutes les vaccinations doivent être administrées conformément aux directives de vaccination au moins 4 semaines avant d'initier l'inébilizumab. L'efficacité et la sécurité de la vaccination avec des vaccins vivants ou vivants atténués après un traitement par inébilizumab n'ont pas été étudiées, et la vaccination avec des vaccins vivants ou vivants atténués n'est pas recommandée pendant le traitement et jusqu'à la repopulation en lymphocytes B.

Les nourrissons de mères exposées à l'inébilizumab pendant la grossesse ne doivent pas recevoir de vaccins vivants ou vivants atténués avant qu'il ne soit confirmé que les taux de lymphocytes B sont revenus à la normale chez le nourrisson. La déplétion en lymphocytes B chez ces nourrissons exposés peut augmenter les risques liés aux vaccins vivants ou vivants atténués. Les vaccins non vivants, s'ils sont indiqués, peuvent être administrés avant le retour à la normale de la déplétion en lymphocytes B et des taux d'Ig, mais il doit être envisagé de consulter un spécialiste qualifié afin de déterminer si une réponse immunitaire protectrice s'est développée.

Délai de repopulation en lymphocytes B

Le délai de repopulation en lymphocytes B après l'administration de l'inébilizumab n'est pas connu (voir rubrique 5.1).

Grossesse

Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter l'utilisation d'inébilizumab pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception (voir rubrique 4.6). Les patientes doivent être informées que si elles sont enceintes ou prévoient de le devenir pendant le traitement par inébilizumab, elles doivent en informer leur professionnel de santé. Les femmes en âge de procréer

doivent utiliser une méthode de contraception efficace (méthodes entraînant un taux de grossesse inférieur à 1 %) pendant le traitement par Uplizna et pendant 6 mois après la dernière administration d'Uplizna.

Tumeurs malignes

Les médicaments immunomodulateurs peuvent augmenter le risque de tumeurs malignes. Les données actuelles ne semblent pas suggérer une augmentation du risque de tumeurs malignes ; cependant, le risque possible de développement de tumeurs solides ne peut être exclu à l'heure actuelle (voir rubrique 4.8).

Patients atteints de MG de classe V selon la classification de la Myasthenia Gravis Foundation of America (MGFA)

L'inébilizumab n'a pas été étudié chez les patients atteints d'une MG de classe V selon la classification de la MGFA.

Excipients à effet notoire

Teneur en sodium

Ce médicament contient 48,3 mg de sodium par dose, ce qui équivaut à 2 % de l'apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l'OMS de 2 g de sodium par adulte.

Polysorbate

Ce médicament contient 1 mg de polysorbate 80 par flacon, équivalant à 0,1 mg/mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques.

Interactions

Liste interactions
0
3
0
0
Ajouter aux interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.

La principale voie d'élimination des anticorps thérapeutiques est la clairance par le système réticulo-endothélial. Les enzymes du cytochrome P450, les pompes d'efflux et les mécanismes de liaison aux protéines ne sont pas impliqués dans la clairance des anticorps thérapeutiques. Par conséquent, le risque potentiel d'interactions pharmacocinétiques entre l'inébilizumab et d'autres médicaments est faible.

Vaccinations

L'efficacité et la sécurité de la vaccination avec des vaccins vivants ou vivants atténués après un traitement par inébilizumab n'ont pas été étudiées. La réponse à la vaccination pourrait être altérée lors de la déplétion en lymphocytes B. Il est recommandé aux patients de compléter leurs vaccinations avant le début du traitement par inébilizumab (voir rubrique 4.4).

Immunosuppresseurs

Dans l'étude pivot sur les TSNMO, au cours de la PCR, un traitement de 2 semaines par corticoïdes oraux (plus 1 semaine de diminution progressive) a été administré à tous les sujets après la première administration d'inébilizumab. Dans l'étude pivot sur la MAG4, au cours de la PCR, les sujets recevaient la même dose de glucocorticoïdes (GC) au moment de l'initiation de l'inébilizumab, puis ont commencé un sevrage prédéfini jusqu'à l'arrêt au bout de 8 semaines. Dans l'étude pivot sur la MG, les sujets recevaient des corticoïdes oraux ou une dose stable d'autres immunosuppresseurs au moment de l'instauration du traitement par inébilizumab. Les sujets ont commencé à diminuer progressivement la dose de corticoïdes de la semaine 4 à la semaine 24, jusqu'à atteindre la dose de 5 mg/jour, mais

étaient autorisés à continuer de recevoir d'autres immunosuppresseurs pendant le traitement par inébilizumab (voir rubrique 5.1).

L'utilisation concomitante d'inébilizumab et d'immunosuppresseurs, y compris de corticoïdes systémiques, peut augmenter le risque d'infection. Les effets de l'inébilizumab sur les lymphocytes B et les immunoglobulines peuvent persister pendant 6 mois ou plus après son administration.

Lors de l'initiation de l'inébilizumab après d'autres traitements immunosuppresseurs à effets immunitaires prolongés ou lors de l'initiation d'autres traitements immunosuppresseurs à effets immunitaires prolongés après l'inébilizumab, la durée et le mode d'action de ces médicaments doivent être pris en compte en raison des effets immunosuppresseurs additifs potentiels (voir rubrique 5.1).

Grossesse

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace (méthodes entraînant un taux de grossesse inférieur à 1 %) pendant le traitement par Uplizna et pendant 6 mois après la dernière administration d'Uplizna.

Grossesse

Il existe des données limitées sur l'utilisation de l'inébilizumab chez la femme enceinte. L'inébilizumab est un anticorps monoclonal IgG1 humanisé et on sait que les immunoglobulines traversent la barrière placentaire. Une déplétion transitoire en lymphocytes B périphériques et une lymphocytopénie ont été rapportées chez des nourrissons nés de mères exposées à d'autres anticorps induisant une déplétion en lymphocytes B pendant la grossesse.

Les études effectuées chez l'animal n'indiquent pas d'effets délétères directs ou indirects en ce qui concerne la toxicité pour la reproduction ; elles ont toutefois montré une déplétion en lymphocytes B dans le foie fœtal de la progéniture (voir rubrique 5.3).

Le traitement par inébilizumab doit être évité pendant la grossesse, sauf si le bénéfice potentiel pour la

mère l'emporte sur le risque potentiel pour le fœtus.

En cas d'exposition durant la grossesse, une déplétion en lymphocytes B peut être attendue chez les nouveau-nés compte tenu des propriétés pharmacologiques du produit et des résultats des études sur les animaux (voir rubrique 5.3). Les taux de lymphocytes B chez les nourrissons après une exposition maternelle à l'inébilizumab n'ont pas été étudiés dans des essais cliniques. La durée potentielle de la déplétion en lymphocytes B chez les nourrissons exposés à l'inébilizumab in utero, et l'impact de la déplétion en lymphocytes B sur la sécurité et l'efficacité des vaccins, sont inconnus (voir rubriques 4.4 et 5.1). Par conséquent, les nouveau-nés doivent être surveillés pour détecter une déplétion en lymphocytes B et les vaccinations par des vaccins à virus vivants, comme le vaccin Bacillus Calmette-Guérin (BCG), doivent être reportées jusqu'à ce que la numération de lymphocytes B du nourrisson soit revenue à la normale (voir rubrique 4.4).

Allaitement

L'utilisation de l'inébilizumab chez la femme pendant l'allaitement n'a pas été étudiée. On ignore si l'inébilizumab est excrété dans le lait maternel. Chez l'humain, les anticorps IgG sont excrétés dans le lait maternel pendant les premiers jours suivant la naissance, mais leur taux diminue rapidement jusqu’à des concentrations faibles.

Par conséquent, un risque pour le nourrisson allaité au sein ne peut être exclu pendant cette courte période. Par la suite, Uplizna peut être utilisé pendant l'allaitement si la situation clinique de la mère le justifie. Cependant, si la patiente a été traitée par Uplizna jusqu'aux derniers mois de la grossesse, l'allaitement peut être commencé immédiatement après la naissance.

Fertilité

Il existe peu de données sur l'effet de l'inébilizumab sur la fertilité chez l'homme ; cependant, des études chez l'animal ont montré une réduction de la fertilité. La signification clinique de ces résultats non cliniques n'est pas connue (voir rubrique 5.3).

Conduite

L'activité pharmacologique et les effets indésirables rapportés à ce jour suggèrent que l'inébilizumab n'a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés par les patients traités par l'inébilizumab dans le cadre des 3 essais cliniques pivots consacrés aux TSNMO, à la MAG4 et à la MG ont été l'infection des voies urinaires (26,2 %), la rhinopharyngite (20,9 %), l'infection des voies aériennes supérieures (15,6 %), l'arthralgie (17,3 %), la dorsalgie (13,8 %), la lymphopénie (10,7 %) et les céphalées

(10,3 %) au cours de la période contrôlée randomisée (PCR) et de la période en ouvert (PEO).

Les effets indésirables graves les plus fréquemment rapportés par les patients traités par l'inébilizumab au cours de la PCR et de la PEO étaient les infections (11,1 %) (y compris les infections des voies urinaires (4,0 %), la pneumonie (1,8 %) et les TSNMO (1,8 %).

Tableau des effets indésirables

Les effets indésirables rapportés lors d'essais cliniques et de l'expérience post-commercialisation suite au traitement par inébilizumab sont répertoriés dans le tableau 2 selon les catégories de fréquence suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 2. Effets indésirables rapportés lors des essais cliniques sur l'inébilizumab, y compris chez des patients atteints de TSNMO, de MG et de MAG4, et lors de l'expérience

post-commercialisation

Classe de système d'organe MedDRA Très fréquent(≥ 1/10) Fréquent(≥ 1/100, < 1/10) Peu fréquent(≥ 1/1 000, < 1/100)
Infections et infestations Infection des voies urinaires,infection de l'appareil respiratoire, rhinopharyngite, grippe Pneumonie, cellulite, zona, sinusite Sepsis,abcès sous-cutané, bronchiolite
Affections hématologiques et du système lymphatique Lymphopénie*, Neutropénie, Neutropénie d'apparition tardive
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif Arthralgie, dorsalgie Myalgie
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fièvre
Classe de système d'organe MedDRA Très fréquent(≥ 1/10) Fréquent(≥ 1/100, < 1/10) Peu fréquent(≥ 1/1 000, < 1/100)
Affections du système nerveux Céphalées
Investigations Immunoglobulines diminuées
Lésions, intoxications et complications d'interventions Réactions liées à la perfusion
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Toux

* La lymphopénie comprend une numération de lymphocytes diminuée

Description de certains effets indésirables

Réactions liées à la perfusion

L'inébilizumab peut provoquer des réactions liées à la perfusion pouvant inclure céphalées, nausées, somnolence, dyspnée, fièvre, myalgie, rash, palpitations ou d'autres symptômes. Tous les patients avaient reçu une prémédication. Des réactions à la perfusion ont été observées chez 9,2 % des patients atteints de TSNMO au cours de la première cure d'inébilizumab, contre 10,7 % des patients sous placebo. Des réactions liées à la perfusion d'inébilizumab ont été observées chez 7,4 % des patients atteints de MAG4, contre 14,9 % des patients sous placebo au cours de la PCR. Des réactions liées à la perfusion d'inébilizumab ont été observées chez 10,1 % des patients atteints de MG, contre 5,9 % des patients sous placebo au cours de la PCR. Les réactions liées à la perfusion étaient plus fréquentes lors de la première perfusion, mais ont été observées lors des perfusions suivantes. La majorité des réactions liées à la perfusion rapportées chez les patients traités par l'inébilizumab étaient de sévérité légère ou modérée.

Infections

Dans les essais cliniques, une infection a été signalée par 74,7 % des patients atteints de TSNMO, par 70,5 % des patients atteints de MAG4 et par 42,9 % des patients atteints de MG traités par inébilizumab au cours de la PCR et de la PEO. Les infections les plus fréquentes chez les patients atteints de TSNMO étaient l'infection des voies urinaires (26,2 %), les rhinopharyngites (20,9 %) et l'infection des voies aériennes supérieures (15,6 %), la grippe (8,9 %) et la bronchite (6,7 %). Les infections graves rapportées par plus d'un patient atteint de TSNMO traité par l'inébilizumab ont été l'infection des voies urinaires (4,0 %) et la pneumonie (1,8 %). Les infections les plus fréquentes chez les patients atteints de MAG4 étaient l'infection des voies aériennes supérieures (10,7 %), la rhinopharyngite (9,8 %), l'infection des voies urinaires (8,9 %) et la grippe (6,3 %). Les infections graves rapportées par plus d'un patient atteint de MAG4 traité par l'inébilizumab ont été la pneumonie (1,8 %). Les infections les plus fréquentes chez les patients atteints de MG étaient les rhinopharyngites (6,9 %) et l'infection des voies aériennes supérieures (6,9 %). Les infections graves rapportées par plus d'un patient atteint de MG traité par inébilizumab ont été la pneumonie (1,5 %). Voir la rubrique 4.4 pour les mesures à prendre en cas d'infection.

Infections opportunistes et graves

Au cours de la PCR de l'étude sur les TSNMO, aucune infection opportuniste n'est survenue dans l'un ou l'autre des groupes de traitement, et un seul effet indésirable infectieux de grade 4 (pneumonie atypique) est survenu chez un patient traité par l'inébilizumab. Au cours de la PEO, 2 patients traités par inébilizumab (0,9 %) ont présenté une infection opportuniste (dont une n'a pas été confirmée) et

3 patients traités par inébilizumab (1,4 %) ont présenté un effet indésirable infectieux de grade 4. Voir la rubrique 4.4 pour les mesures à prendre en cas d'infection. Dans l'étude sur la MAG4, 3 patients

traités par l’inébilizumab (2,7 %) ont présenté une infection opportuniste (zona sans gravité) au cours de la PCR et de la PEO. Dans l'étude sur la MG, 1 patient traité par inébilizumab (0,8 %) a présenté un événement grave de grade 3 (zona disséminé) au cours de la PCR.

Anomalies biologiques

Immunoglobulines diminuées

En cohérence avec son mécanisme d'action, les taux moyens d'immunoglobulines ont diminué avec l'utilisation de l'inébilizumab. Dans l'étude sur les TSNMO, à la fin de la PCR de 6,5 mois, les proportions de patients ayant des taux inférieurs à la limite inférieure de la normale étaient les suivantes : IgA 9,8 % inébilizumab et 3,1 % placebo, IgE 10,6 % inébilizumab et 12,5 % placebo, IgG 3,8 % inébilizumab et 9,4 % placebo, et IgM 29,3 % inébilizumab et 15,6 % placebo. Un effet indésirable isolé d'IgG diminuées a été rapporté (grade 2, au cours de la PEO). La proportion de patients traités par inébilizumab présentant des taux d'IgG inférieurs à la limite inférieure de la normale à la première année était de 7,4 % et à la deuxième année de 9,9 %. Avec une exposition médiane de 3,2 ans, la fréquence de la réduction modérée des IgG (300 à < 500 mg/dL) était de 14,2 % et la fréquence de la réduction sévère des IgG (< 300 mg/dL) était de 3,6 %. Dans l'étude sur la MAG4, à la fin de la PCR de 12 mois, le taux d'immunoglobulines total a été réduit d'environ 12 % par rapport à l'inclusion chez les patients traités avec l'inébilizumab, contre une augmentation de 21 % chez les patients traités par placebo. Les diminutions moyennes par rapport à l'inclusion des taux d'immunoglobuline G (IgG) et d'immunoglobuline M (IgM) étaient d'environ 9 % et 32 %, respectivement, chez les patients traités par inébilizumab, tandis que le taux d'IgG a augmenté de 26 % et celui d'IgM a augmenté d'environ 3 % chez les patients traités par placebo. Dans l'étude sur la MG, à la fin de la PCR de 6 mois, le taux d'immunoglobulines total a diminué de 13,3 % par rapport à l'inclusion chez les patients traités par inébilizumab, contre une augmentation de 14,5 % chez les patients traités par placebo. Les diminutions moyennes par rapport à l'inclusion des taux d'immunoglobuline G (IgG) et d'immunoglobuline M (IgM) étaient de 8,4 % et 30 %, respectivement, chez les patients traités par inébilizumab, tandis que les taux d'IgG et d'IgM ont augmenté de 17,8 % et 4,9 %, respectivement, chez les patients traités par placebo.

Numération des neutrophiles diminuée

Dans l'étude sur les TSNMO, après 6,5 mois de traitement, des numérations de neutrophiles comprises entre 1,0-1,5 × 109/L (grade 2) ont été observées chez 7,5 % des patients traités par inébilizumab contre 1,8 % des patients traités par placebo. Des numérations des neutrophiles comprises entre

0,5-1,0 × 109/L (grade 3) ont été observées chez 1,7 % des patients traités par inébilizumab contre 0 % des patients traités par placebo. Dans l'étude sur la MAG4, pendant la PCR de 12 mois, des numérations de neutrophiles comprises entre 1,0 et 1,5 × 109/L ont été observées chez 7,5 % des patients traités par l’inébilizumab contre 3 % des patients traités par placebo. Des numérations de neutrophiles comprises entre 0,5 et 1,0 x 109/L ont été observées chez 0 % des patients traités par inébilizumab contre 1,5 % des patients traités par placebo. La neutropénie était généralement transitoire et n'était pas associée à des infections graves.

Numération de lymphocytes diminuée

Dans l'étude sur les TSNMO, après 6,5 mois de traitement, une diminution des numérations de lymphocytes a été observée plus fréquemment chez les patients traités par inébilizumab que par placebo : des numérations de lymphocytes comprises entre 500-< 800/mm3 (grade 2) ont été observées chez 21,4 % des patients traités par inébilizumab contre 12,5 % des patients traités par placebo. Des numérations de lymphocytes comprises entre 200-< 500/mm3 (grade 3) ont été observées chez 2,9 % des patients traités par inébilizumab contre 1,8 % des patients traités par placebo. Dans l'étude sur la MAG4, pendant les 12 mois de traitement de la PCR, une diminution des numérations de lymphocytes a été observée plus fréquemment chez les patients traités par inébilizumab que par placebo : des numérations de lymphocytes comprises entre 500 - < 800/mm3 (grade 2) ont été observées chez

26,9 % des patients traités par inébilizumab et des patients traités par placebo. Des numérations de lymphocytes comprises entre 200 - < 500/mm3 (grade 3) ont été observées chez 10,4 % des patients

traités par inébilizumab contre 3,0 % des patients traités par placebo. Dans l'étude sur la MG, à la fin de la PCR de 6 mois, une diminution des numérations de lymphocytes a été observée chez 35 % des patients traités par inébilizumab contre 30,8 % des patients traités par placebo. Des numérations de lymphocytes comprises entre 500-< 800/mm3 (grade 2) ont été observées chez 21,4 % des patients traités par inébilizumab contre 12,8 % des patients traités par placebo. Des numérations de lymphocytes comprises entre 200-< 500/mm3 (grade 3) ont été observées chez 10,3 % des patients traités par inébilizumab contre 7,7 % des patients traités par placebo. Cette observation est cohérente avec le mécanisme d'action de déplétion en lymphocytes B puisque ces derniers constituent un sous-ensemble de la population lymphocytaire.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

La dose d'inébilizumab la plus élevée testée chez les patients atteints de maladies auto-immunes était de 1 200 mg, administrée sous forme de deux perfusions intraveineuses de 600 mg à 2 semaines d'intervalle. Les effets indésirables étaient similaires à ceux observés dans l'étude clinique pivot sur l'inébilizumab.

Il n'existe pas d'antidote spécifique en cas de surdosage ; la perfusion doit être immédiatement interrompue et le patient doit être mis sous observation pour détecter d'éventuelles réactions liées à la perfusion (voir rubrique 4.4). Le patient doit être étroitement surveillé pour déceler tout signe ou symptôme d'effets indésirables et des soins de soutien doivent être instaurés si nécessaire.

  • PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES

  • Propriétés pharmacologiques - UPLIZNA 100 mg

    Propriétés pharmacodynamiques

    Classe pharmacothérapeutique : immunosuppresseurs, anticorps monoclonaux, code ATC : L04AG10 Mécanisme d'action

    L'inébilizumab est un anticorps monoclonal qui se lie spécifiquement au CD19, l'antigène de surface cellulaire présent sur les lymphocytes pré-B et B matures, y compris les plasmablastes et certains plasmocytes. Après la liaison de la surface cellulaire aux lymphocytes B, l'inébilizumab favorise la cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps (ADCC) et la phagocytose dépendante des anticorps (ADCP). Les lymphocytes B joueraient un rôle central dans la pathogenèse des TSNMO, de la MAG4 et de la MG. Le mécanisme par lequel l'inébilizumab exerce ses effets thérapeutiques dans ces maladies est présumé impliquer une déplétion en lymphocytes B et pourrait inclure la suppression de la sécrétion d'anticorps, de la présentation de l'antigène, de l'interaction entre les lymphocytes B et T et de la production de médiateurs inflammatoires.

    Effets pharmacodynamiques

    La pharmacodynamie de l'inébilizumab a été évaluée à l'aide d'un dosage des lymphocytes B CD20+, car l'inébilizumab peut interférer avec le dosage des lymphocytes B CD19+. Le traitement par inébilizumab diminue le nombre de lymphocytes B CD20+ dans le sang 8 jours après la perfusion.

    Dans l'étude clinique portant sur 174 patients atteints de TSNMO, le nombre de lymphocytes B CD20+ est passé en dessous de la limite inférieure de la normale après 4 semaines chez 100 % des patients traités par inébilizumab et est resté en dessous de la limite inférieure de la normale chez 94 % des patients pendant 28 semaines après le début du traitement. Dans l'étude clinique portant sur

    68 patients atteints de MAG4, le nombre de lymphocytes B CD20+ est passé en dessous de la limite inférieure de la normale après 2 semaines chez 100 % des patients traités par inébilizumab et est resté

    en dessous de la limite inférieure de la normale chez 82 % et 79 % des patients après 26 et

    52 semaines, respectivement, avec un intervalle de traitement de 6 mois. Dans l'étude sur la MG, le nombre de lymphocytes B CD20+ est passé en dessous de la limite inférieure de la normale après 4 semaines chez ≥ 99 % des patients traités par inébilizumab dans la population totale (anticorps

    anti-AChR positifs et anticorps anti-MuSK positifs). Le nombre de lymphocytes B restait en dessous de la limite inférieure de la normale chez ≥ 96 % des patients dans la population totale à la fin de la période contrôlée randomisée (PCR) de 6 mois. Après 1 an de traitement par inébilizumab chez les patients atteints de MG positifs aux anticorps anti-AChR, 92 % des patients présentaient un nombre de lymphocytes B en dessous de la limite inférieure de la normale. Le délai de réplétion en

    lymphocytes B après l'administration d'inébilizumab n'est pas connu.

    Le statut ADA (anticorps anti-médicaments)-positif n'a pas semblé avoir d'impact cliniquement pertinent sur les paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques (lymphocytes B) et n'a pas eu d'impact sur le profil de sécurité à long terme. Il n'y a pas eu d'effet apparent du statut ADA sur le résultat d'efficacité ; cependant, l'impact ne peut être pleinement évalué étant donné la faible incidence d'ADA associée au traitement par inébilizumab.

    Efficacité et sécurité cliniques

    Troubles du spectre de la neuromyélite optique (TSNMO)

    L'efficacité de l'inébilizumab pour le traitement des TSNMO a été étudiée dans un essai clinique randomisé (3:1), en double aveugle, contrôlé par placebo, chez des adultes atteints de TSNMO séropositifs ou séronégatifs pour l'AQP4-IgG. L'étude incluait des patients ayant subi au moins une poussée aiguë de TSNMO au cours de l'année précédente ou au moins 2 poussées au cours des

    2 années précédentes ayant nécessité un traitement de secours (par exemple, stéroïdes, échange plasmatique, immunoglobuline intraveineuse), et ayant un score EDSS (Expanded Disability Severity Scale) ≤ 7,5 (les patients ayant un score de 8,0 étaient éligibles si le patient était raisonnablement capable de participer). Les patients étaient exclus s'ils avaient déjà été traités par des traitements immunosuppresseurs dans un intervalle spécifié pour chacune de ces thérapies. Les traitements immunosuppresseurs de fond pour la prévention des poussées de TSNMO n'étaient pas autorisés. Une cure de corticoïdes oraux de 2 semaines (plus 1 semaine de diminution progressive) a été administrée au début du traitement par inébilizumab dans l'étude pivot.

    Les patients ont été traités par des perfusions intraveineuses d'inébilizumab 300 mg le jour 1 et le jour 15, ou par un placebo correspondant, puis ont fait l'objet d'un suivi pendant une période allant jusqu'à 197 jours ou jusqu'à la première poussée confirmée par un comité d'adjudication, appelée période contrôlée randomisée (PCR). Toutes les poussées potentielles étaient évaluées par un comité d'adjudication (CA) indépendant et soumis à l'aveugle, qui a déterminé si la poussée répondait aux

    critères définis par le protocole. Les critères de poussée prenaient en compte les poussées dans tous les domaines affectés par les TSNMO (névrite optique, myélite, encéphale et tronc cérébral) et comprenaient des critères basés exclusivement sur des manifestations cliniques substantielles, ainsi que des critères qui majoraient des résultats cliniques plus modestes avec l'utilisation de l'IRM (voir tableau 3).

    Tableau 3. Présentation des critères définis par le protocole pour une poussée de TSNMO

    Domaine Symptômes représentatifs Résultats cliniques uniquement Résultats cliniques PLUS radiologiques
    Nerf optique Vision trouble Perte de la vue Douleur oculaire 8 critères basés sur les modifications de l'acuité visuelle ou de la malformation pupillairerelative afférente (MPRA) 3 critères basés sur les modifications de l'acuité visuelle ou de la MPRA plus présence de résultatsd'IRM du nerf optique correspondants
    Domaine Symptômes représentatifs Résultats cliniques uniquement Résultats cliniques PLUS radiologiques
    Moelle épinière Douleur profonde ou radiculaire Paresthésie des extrémitésFaiblesse Dysfonctionnement du sphincterSigne de Lhermitte (non isolé) 2 critères basés sur les modifications des scores fonctionnels pyramidal, vésical/intestinal ou sensitif 2 critères basés sur les modifications des scores fonctionnels pyramidal, vésical/intestinal ou sensitif PLUS résultats d'IRM de la moelle épinière correspondants
    Tronc cérébral Nausée Vomissements réfractaires Hoquet réfractaire Autres signesneurologiques (p. ex., vision double, dysarthrie, dysphagie, vertige, paralysie oculomotrice, faiblesse, nystagmus, autre anomalie desnerfs crâniens) Aucun 2 critères basés sur les symptômes ou les modifications des scores fonctionnels du tronc cérébral/cérébelleux PLUS résultats d'IRM du tronc cérébral correspondants
    Cerveau Encéphalopathie Dysfonctionnement hypothalamique Aucun 1 critère basé sur les modifications des scores fonctionnels cérébral/sensitif/pyramidal PLUS résultats d'IRMcérébrale correspondants

    Les patients qui ont subi une poussée confirmée par le CA pendant la PCR, ou qui ont terminé la visite du jour 197 sans poussée, ont quitté la PCR et ont eu la possibilité d'intégrer une PEO et d'initier ou de poursuivre le traitement par inébilizumab.

    Au total, 230 patients ont été recrutés : 213 patients séropositifs pour l'AQP4-IgG et 17 séronégatifs ont été recrutés ; 174 patients ont été traités par inébilizumab et 56 patients ont été traités par placebo durant la PCR de l'étude. Sur les 213 patients séropositifs pour l'AQP4-IgG, 161 ont été traités par l'inébilizumab et 52 ont été traités par placebo pendant la PCR de l'étude. Les caractéristiques à la baseline et les résultats d'efficacité sont présentés pour les patients séropositifs pour l'AQP4-IgG.

    Les données démographiques et les caractéristiques de la maladie à l’inclusion étaient équilibrées

    entre les 2 groupes de traitement (voir tableau 4).

    Tableau 4. Données démographiques et caractéristiques à l’inclusion des patients atteints de

    TSNMO séropositifs pour l'AQP4-IgG.

    Caractéristique Placebo N = 52 Inébilizumab N = 161 Au total N = 213
    Âge (années) : moyenne (écart type [ET]) 42,4 (14,3) 43,2 (11,6) 43,0 (12,3)
    Âge ≥ 65 ans, n (%) 4 (7,7) 6 (3,7) 10 (4,7)
    Sexe : Masculin, n (%) 3 (5,8) 10 (6,2) 13 (6,1)
    Sexe : Féminin, n (%) 49 (94,2) 151 (93,8) 200 (93,9)
    Échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale) : moyenne (ET) 4,35 (1,63) 3,81 (1,77) 3,94 (1,75)
    Caractéristique Placebo N = 52 Inébilizumab N = 161 Au total N = 213
    Durée de la maladie (années) : moyenne (ET) 2,92 (3,54) 2,49 (3,39) 2,59 (3,42)
    Nombre de rechutes antérieures : ≥ 2, n (%) 39 (75,0) 137 (85,1) 176 (82,6)
    Taux de rechute annualisé : moyenne (ET) 1,456 (1,360) 1,682 (1,490) 1,627 (1,459)

    Un traitement de secours était instauré si nécessaire en cas de poussées de TSNMO. Tous les patients ont reçu une prémédication avant l'administration du produit expérimental afin de réduire le risque de réactions liées à la perfusion.

    Le critère principal d'efficacité était le délai (en jours) du jour 1 jusqu'à la première poussée de TSNMO confirmée par le CA jusqu'au jour 197 ou avant. Les autres critères d'évaluation secondaires clés comprenaient l'aggravation de l'EDSS par rapport aux valeurs initiales lors de la dernière visite pendant la PCR, le changement par rapport aux valeurs initiales du score binoculaire d'acuité visuelle à faible contraste mesuré par l'échelle des anneaux brisés de Landolt à faible contraste lors de la dernière visite pendant la PCR, le nombre total cumulé de lésions actives à l'IRM (nouvelles lésions rehaussées par le gadolinium ou lésions T2 nouvelles/élargies) pendant la PCR, et le nombre d'hospitalisations liées aux TSNMO. Un patient était considéré comme ayant une aggravation du score EDSS si l'un des critères suivants était rempli : (1) aggravation de 2 points ou plus du score EDSS pour les patients dont le score initial était de 0 ; (2) aggravation de 1 point ou plus du score EDSS pour les patients dont le score initial était de 1 à 5 ; (3) aggravation de 0,5 point ou plus du score EDSS pour les patients dont le score initial était de 5,5 ou plus. Bien qu'aucun comparateur n'ait été disponible pendant la PEO, le taux de poussées annualisé a été évalué pendant la période randomisée et celle en ouvert.

    Les résultats chez les patients séropositifs pour l'AQP4-IgG sont présentés dans le tableau 5 et la figure 1. Dans cette étude, le traitement par inébilizumab a diminué de manière statistiquement significative le risque de poussée de TSNMO confirmée par le CA comparé au placebo (hazard ratio : 0,227, p < 0,0001 ; réduction de 77,3 % du risque de poussée de TSNMO déterminé par le CA) chez les patients séropositifs pour l'AQP4-IgG. Aucun bénéfice thérapeutique n'a été observé chez les patients séronégatifs pour l'AQP4-IgG.

    Dans le groupe inébilizumab, l'aggravation de l'EDSS a été significativement moindre par rapport au groupe placebo (14,9 % versus 34,6 % des patients). Il n'y a pas eu de différence dans le score binoculaire de l'acuité visuelle à faible contraste entre les deux groupes de l'étude. Le nombre cumulé moyen de lésions actives totales à l'IRM (1,7 contre 2,3) et le nombre cumulé moyen d'hospitalisations liées aux TSNMO (1,0 contre 1,4) ont été réduits dans le groupe d'étude inébilizumab.

    Tableau 5. Résultats d'efficacité dans l'étude pivot sur les TSNMO séropositifs pour l'AQP4-IgG

    Groupe de traitement
    Placebo N = 52 Inébilizumab N = 161
    Délai avant la poussée confirmée par le comité d'adjudication (critère d'efficacité principal)
    Nombre (%) de patients ayant subi des poussées 22 (42,3 %) 18 (11,2 %)
    Hazard ratio (IC à 95 %)a 0,227 (0,1214 ; 0,4232)
    Valeur pa < 0,0001

    a Méthode de régression de Cox, avec placebo comme groupe de référence.

    Figure 1. Courbe de Kaplan-Meier du délai avant la première poussée de TSNMO confirmée par le CA au cours de la PCR chez les patients séropositifs pour l'AQP4-IgG

    Probabilité de ne pas subir de poussée

    1,0
    0,8
    0,6
    0,4
    0,2
    0,0

    (Inébilizumab) 87,6 % des participants n'ont pas subi de poussées

    (Jour 197)

    + Données censurées

    Réduction de 77,3 % du risque de poussée de TSNMO confirmée par le CA pendant la PCR ; hazard ratio (IC à 95 %) : 0,227 (0,121-0,423) ; p < 0,0001

    1 29 57 85 113 141 169 197

    Nombre présentant un risque Délai avant la poussée (jours)

    (Placebo) 56,6 % des participants n'ont pas subi de poussées

    (Jour 197)

    Inébilizumab 161 157 146 135 129 127 122 88
    Placebo 52 49 44 38 37 29 27 16

    CA = comité d'adjudication ; AQP4-IgG = immunoglobuline G anti-aquaporine-4 ; IC = intervalle de confiance ; TSNMO = trouble du spectre de neuromyélite optique ; PCR = période contrôlée randomisée.

    Au cours de la PCR et de la PEO, le taux annualisé de poussées de TSNMO déterminées par le CA a été analysé à titre de critère d'évaluation secondaire et chez les patients séropositifs pour l'AQP4-IgG traités par l'inébilizumab, le résultat était de 0,09.

    Maladie associée aux immunoglobulines IgG4 (MAG4)

    L'efficacité de l'inébilizumab pour le traitement de la MAG4 a été étudiée dans un essai clinique randomisé (1:1), en double aveugle, multicentrique, contrôlé par placebo, sur une période de

    52 semaines, portant sur 135 patients adultes atteints de MAG4 active. Les patients présentaient une maladie active définie par des caractéristiques cliniques, des résultats d’imagerie, des analyses de laboratoire ou des résultats de biopsie, et nécessitaient un traitement selon l'appréciation du médecin. Les patients éligibles présentaient une MAG4 nouvellement diagnostiquée ou récurrente nécessitant un traitement par glucocorticoïdes (GC) lors du screening, avaient des antécédents confirmés d'atteinte d'organe à un moment quelconque au cours de la maladie, et répondaient aux critères de classification ACR/EULAR 2019.

    Toutes les poussées potentielles pendant l'étude ont été évaluées par l'investigateur, puis examinées en aveugle par un comité d'adjudication indépendant qui a déterminé si la poussée répondait à un ou plusieurs des critères de diagnostic spécifiques à un organe définis par le protocole. Une poussée de la maladie était définie comme des signes ou des symptômes nouveaux ou s'aggravant confirmés par un comité d'adjudication et nécessitant un traitement de l'avis de l'investigateur. L'absence de diagnostics alternatifs était requise.

    Les patients ont reçu 300 mg d'inébilizumab par voie intraveineuse ou un placebo aux jours 1, 15 et 183 de la PCR. Les patients recevaient la même dose de glucocorticoïdes (GC) au moment de la randomisation (équivalent à 20 mg de prednisone par jour) et ont ensuite commencé une diminution progressive de la dose quotidienne prédéfinie de 5 mg toutes les 2 semaines jusqu'à l'arrêt au bout de 8 semaines. L'utilisation de GC pendant l'essai était autorisée pour le traitement des poussées de MAG4, et à d'autres fins, incluant la prémédication pour le traitement expérimental, un traitement par GC oraux pendant un maximum de 2 semaines, ou à une dose allant jusqu'à 2,5 mg par jour de prednisone ou équivalent pour le traitement de l'insuffisance surrénalienne. L'utilisation concomitante

    d'agents immunosuppresseurs biologiques et non biologiques était interdite pendant l'essai. Une fois la PCR terminée, les patients avaient la possibilité d'intégrer une PEO et d'initier ou de poursuivre le traitement par inébilizumab.

    227 patients ont fait l'objet d'une sélection pour déterminer leur éligibilité. Parmi les 135 patients atteints de MAG4 recrutés, 68 patients ont été randomisés pour recevoir de l'inébilizumab et 67 pour recevoir un placebo. Les données démographiques et les caractéristiques de la maladie à l’inclusion des patients atteints de MAG4 pendant la PCR étaient équilibrées entre les groupes de traitement (voir tableau 6). Bien qu'aucun comparateur n'ait été disponible pendant la PEO, les poussées traitées et confirmées par le CA ont été évaluées pendant la période de traitement en ouvert.

    Tableau 6. Données démographiques et caractéristiques à l’inclusion des patients atteints de

    MAG4

    Caractéristique PlaceboN = 67 InébilizumabN = 68 Au totalN = 135
    Âge (années) : moyenne (écart type [ET]) 58,2 (12,2) 58,2 (11,5) 58,2 (11,8)
    Âge ≥ 65 ans, n (%) 21 (31,3 %) 21 (30,9 %) 42 (31,1 %)
    Sexe : Masculin, n (%) 49 (73,1 %) 39 (57,4 %) 88 (65,2 %)
    Durée de la maladie (années) : moyenne (ET) 2,54 (3,06) 2,64 (3,73) 2,59 (3,40)
    Manifestation de MAG4 Nouvellement diagnostiquée 31 (46,3 %) 31 (45,6 %) 62 (45,9 %)
    Score des critères de classification ACR/EULARMoyenne (ET) 38,3 (11,7) 40,1 (12,1) 39,2 (11,9)
    Traitement antérieur de la MAG4 hors glucocorticoïdesOui 20 (29,9 %) 17 (25,0 %) 37 (27,4 %)
    Score initial d’activité de la MAG4Moyenne (ET) 6,0 (4,0) 5,4 (4,0) 5,7 (4,0)

    Les résultats chez les patients atteints de MAG4 sont présentés dans la figure 2 et le tableau 7.

    L'étude a atteint le critère principal d'efficacité, le délai avant la première poussée de MAG4 traitée et confirmée par le CA, qui était plus long dans le groupe inébilizumab par rapport au groupe placebo (hazard ratio : 0,13 ; p < 0,0001 ; voir figure 2). Les critères d'évaluation secondaires clés ont également été atteints de manière statistiquement significative (voir tableau 7).

    Délai (jours)

    Nombre présentant un risque

    + Données censurées

    Probabilité de l'absence de poussée

    1,0
    0,8
    0,6
    0,4
    0,2
    0,0

    Figure 2. Critère d’évaluation principal –Graphique de Kaplan Meier du délai avant la première poussée de MAG4 traitée et confirmée par le CA pendant la période randomisée et contrôlée

    0 28 56 84 112 140 168 196 224 252 280 308 336 364 392 420
    Placebo 67 67 64 60 52 48 44 42 38 30 28 27 26 16 1 0
    Inébilizumab 68 66 66 66 64 61 60 60 59 59 59 59 59 37 0
    Placebo (n = 67) Inébilizumab (n = 68)
    Nb (%) de sujets présentant des poussées 40 (59,7 %) 7 (10,3 %)
    Moyenne (jours) 246,0 NA
    HRa = 0,13 (IC à 95 % : 0,06 ; 0,28)
    Valeur pa = < 0,0001
    Placebo Inébilizumab

    a Méthode de régression de Cox, avec placebo comme groupe de référence.

    GRH2676 v2

    Les patients qui n'ont pas terminé la PCR et qui n'ont pas présenté de poussée traitée et confirmée par le CA pendant la PCR ont été censurés au moment de l'arrêt.

    Tableau 7. Résultats d'efficacité secondaires clés chez des patients atteints de MAG4

    Groupe de traitement
    Inébilizumab N = 68 Placebo N = 67
    Taux de poussées annualisé pour les poussées de MAG4 traitées et confirmées par le CA 0,10 0,71
    Ratio des taux (IC à 95 %)a 0,14 (0,06 ; 0,31)
    Valeur pa < 0,0001
    Proportion de sujets atteignant une rémission complète sans traitement et sans poussée à la semaine 52b 39 (57,4 %) 15 (22,4 %)
    Odd ratio (IC à 95 %)c 4,68 (2,21 ; 9,91)
    Valeur pc < 0,0001
    Proportion de sujets atteignant une rémission complète sans corticoïdes et sans poussée à la semaine 52d 40 (58,8 %) 15 (22,4 %)
    Odd ratio (IC à 95 %)c 4,96 (2,34 ; 10,52)
    Valeur pc < 0,0001

    a Estimé à partir de la régression binomiale négative, avec le placebo comme groupe de référence.

    b Défini comme l'absence d'activité évidente de la maladie (MAG4 RI = 0 ou décision de l'investigateur) à la semaine 52, aucune poussée confirmée par le CA pendant la PCR, et aucun traitement pour une poussée ou le contrôle de la maladie, à l'exception de la diminution progressive requise des GC sur 8 semaines.

    c Basé sur un modèle de régression logistique, avec un placebo comme groupe de référence.

    d Défini comme l'absence d'activité évidente de la maladie (MAG4 RI = 0 ou décision de l'investigateur) à la semaine 52, pas de poussée confirmée par le CA pendant la PCR, et aucun traitement par corticoïdes pour une poussée ou le contrôle de la maladie, à l'exception de la diminution progressive requise des GC sur 8 semaines.

    La moyenne (ET) de l'utilisation totale de GC par patient pour le contrôle de la MAG4 pendant la PCR était inférieure dans le groupe inébilizumab par rapport au groupe placebo, avec une moyenne (ET) de 118,25 (438,97) mg contre 1 384,53 (1723,26) mg d'équivalent prednisone, respectivement. La moyenne (ET) de l'utilisation quotidienne de GC pendant la PCR par patient utilisant des GC était de 3,34 (2,09) mg d'équivalent prednisone dans le groupe inébilizumab contre 5,97 (4,20) mg d'équivalent prednisone dans le groupe placebo. La moyenne (ET) de l'utilisation totale de GC pendant la PCR par patient utilisant des GC était de 1 148,71 (877,92) mg d'équivalent prednisone dans le groupe inébilizumab contre 2 208,65 (1 707,56) mg d'équivalent prednisone dans le groupe placebo.

    Les données disponibles obtenues lors de la PEO, pendant laquelle les patients ont continué à recevoir de l'inébilizumab, soutiennent un effet de traitement prolongé de l'inébilizumab.

    Myasthénie auto-immune généralisée (MG)

    L'efficacité de l'inébilizumab dans le traitement de la MG a été étudiée dans le cadre d'un essai clinique randomisé, en double aveugle, multicentrique, contrôlé contre placebo. La PCR était de

    52 semaines pour la population positive aux anticorps anti-AChR traitée par perfusion intraveineuse d'inébilizumab 300 mg ou de placebo les jours 1, 15 et 183. La PCR était de 26 semaines pour la population positive aux anticorps anti-MuSK traitée par perfusion intraveineuse d'inébilizumab

    300 mg ou de placebo les jours 1 et 15. L'analyse principale a été réalisée après la semaine 26 au sein des deux populations.

    Les patients répondaient aux critères d'éligibilité suivants :

    • Présence d'auto-anticorps anti-AChR ou anti-MuSK

    • Classe II à IV de la classification clinique de la Myasthenia Gravis Foundation of America

      (MGFA)

    • Score MG-ADL (Myasthenia Gravis-Activities of Daily Living) compris entre 6 et 10 avec

      > 50 % de ce score attribué à des items non oculaires ou un score MG-ADL ≥ 11

    • Score QMG (Quantitative Myasthenia Gravis) ≥ 11

    • Sous une dose stable de corticoïdes ou d'un traitement immunosuppresseur non stéroïdien (TINSt) spécifié, ou d'une association des deux avant la randomisation.

    La dose stable de corticoïdes (> 5 mg/jour de prednisone ou équivalent) a été diminuée progressivement jusqu'à atteindre la dose de 5 mg/jour (prednisone ou équivalent) entre la semaine 4 et la semaine 24. Le traitement de secours comprenait des immunoglobulines par voie intraveineuse et des échanges plasmatiques.

    L'inébilizumab a été administré selon le schéma posologique recommandé (voir rubrique 4.2).

    Les patients ont été randomisés selon un rapport de 1:1 ; sur les 238 patients atteints de MG inclus, 95 patients positifs aux anticorps anti-AChR et 24 patients positifs aux anticorps anti-MuSK ont été

    randomisés pour recevoir l'inébilizumab, et 95 patients positifs aux anticorps anti-AChR et 24 patients positifs aux anticorps anti-MuSK ont été randomisés pour recevoir le placebo.

    Les données démographiques et les caractéristiques de la maladie à l’inclusion des patients atteints de

    MG pendant la PCR étaient équilibrées entre les groupes de traitement (voir tableau 8).

    Tableau 8. Données démographiques et caractéristiques à l’inclusion des patients atteints de MG

    pour la population totale

    Caractéristiques Placebo N = 117 Inébilizumab N = 119 Au total N = 236
    Âge (années) : moyenne (écart type [ET]) 47,9 (15,0) 47,1 (15,7) 47,5 (15,3)
    Âge ≥ 65 ans, n (%) 16 (13,7) 22 (18,5) 38 (16,1)
    Sexe : Masculin, n (%) 52 (44,4) 40 (33,6) 92 (39,0)
    Caractéristiques Placebo N = 117 Inébilizumab N = 119 Au total N = 236
    Sexe : Féminin, n (%) 65 (55,6) 79 (66,4) 144 (61,0)
    Ethnie, (%)
    Asiatique 46,2 38,7 42,4
    Noir ou Afro-américain 2,6 1,7 2,1
    Caucasien 47,9 58 53
    Durée de la maladie (années) : moyenne (ET) 6,73 (7,28) 5,94 (6,96) 6,34 (7,12)
    Score MG-ADL à l'inclusion : moyenne (ET)
    Population totale 9,1 (2,8) 9,0 (2,8) 9,1 (2,8)
    Population AChR+ 9,3 (2,8) 9,1 (2,7) 9,2 (2,7)
    Population MuSK+ 8,3 (2,5) 8,8 (3,1) 8,5 (2,8)
    Score QMG à l'inclusion : moyenne (ET)
    Population totale 17,3 (4,2) 16,7 (4,2) 17,0 (4,2)
    Population AChR+ 17,4 (4,3) 16,9 (4,1) 17,1 (4,2)
    Population MuSK+ 17,2 (3,9) 16,1 (4,8) 16,7 (4,3)
    Nombre de patients recevant un traitement immunosuppresseur stable à l'inclusion : n (%)
    Corticoïdes uniquement 68 (58,1) 82 (68,9) 150 (63,6)
    TINSt uniquement 9 (7,7) 8 (6,7) 17 (7,2)
    Corticoïdes plus 1 TINSt 39 (33,3) 29 (24,4) 68 (28,8)
    Inhibiteur de l’acétylcholinestérase : n (%) 93 (79,5) 94 (79,0) 187 (79,2)

    Les résultats du critère d'évaluation principal et des critères d'évaluation secondaires clés sont présentés dans le tableau 9 et les figures 3 à 5.

    L'efficacité de l'inébilizumab a été mesurée à l'aide de l'échelle MG-ADL, qui évalue l'impact de la MG selon un questionnaire composé de 8 items, axé sur les symptômes pertinents des patients atteints de MG et leur capacité fonctionnelle à réaliser des activités de la vie quotidienne. Chaque item est évalué sur une échelle à 4 points, pour laquelle un score de 0 représente une capacité fonctionnelle normale et un score de 3 représente l'impact le plus sévère de la maladie. Le score MG-ADL total est compris entre 0 et 24, les scores les plus élevés indiquant une incapacité plus importante.

    Le critère d'évaluation principal d'efficacité était la variation par rapport à l'inclusion du score

    MG-ADL à la semaine 26 dans la population totale. Une différence statistiquement significative en faveur de l'inébilizumab a été observée dans la variation moyenne par rapport à l'inclusion du score MG-ADL total (−4,3 pour l'inébilizumab contre −3,0 pour le placebo, une différence de −1,3 ; IC à 95 % : −2,2 ; −0,4 ; valeur p : 0,0067). La proportion de patients ayant reçu un traitement de secours à la semaine 26 était inférieure dans le groupe inébilizumab par rapport au groupe placebo (8,4 % pour l’inébilizumab par rapport à 23,9 % pour le placebo).

    Le critère d'évaluation secondaire clé était la variation par rapport à l'inclusion du score QMG à la semaine 26 dans la population totale. Le score QMG est un système d'évaluation catégorielle composé de 13 items qui mesure l'atteinte liée à la maladie d'un point de vue quantitatif, en évaluant principalement la faiblesse musculaire. Chaque item est évalué sur une échelle en 4 points, sur laquelle un score de 0 traduit l'absence de toute atteinte et un score de 3 indique une atteinte sévère. Le score total possible est compris entre 0 et 39, les scores les plus élevés indiquant une atteinte plus sévère.

    Une différence statistiquement significative en faveur de l'inébilizumab a été observée dans la variation moyenne par rapport à l'inclusion du score QMG total (-4,9 pour l'inébilizumab contre -2,9 pour le placebo, soit une différence de -2,0 ; IC à 95 % : -3,3 ; -0,7).

    Tableau 9. Variation par rapport à l'inclusion des scores MG-ADL et QMG à la semaine 26 chez les patients adultes atteints de MG positifs aux anticorps anti-AChR ou aux anticorps

    anti-MuSK

    Population totale
    Inébilizumab N = 119 Placebo N = 117
    Score MG-ADL
    Moyenne des MC -4,3 -3,0
    Différence -1,3
    IC à 95 % (-2,2 ; -0,4)
    Valeur p 0,0067
    Score QMG
    Moyenne des MC -4,9 -2,9
    Différence -2,0
    IC à 95 % (-3,3 ; -0,7)
    Valeur p 0,0028

    IC = intervalle de confiance ; MC = moindres carrés

    La proportion de patients ayant obtenu une amélioration ≥ 3 points du score MG-ADL à la semaine 26 sans recourir à un traitement de secours entre le jour 28 et la semaine 26 était de 68,7 % dans le groupe inébilizumab et de 48,2 % dans le groupe placebo.

    Sujets (n)

    Variation par rapport à l'inclusion du score MG-ADL (moyenne MC +/- erreur standard)

    Figure 3. Variation moyenne par rapport à l'inclusion du score MG-ADL à la semaine 26 dans la population totale

    1
    0
    -1
    -2
    -3
    -4
    -5
    Placebo
    Inébilizumab
    Placebo 117 114 114 114 112 111 105
    Inébilizumab 119 117 115 111 113 113 111
    * *
    1 15 29 57 85 126 183

    Délai (Jours)

    Sujets (n)

    Variation par rapport à l'inclusion du score QMG (moyenne MC +/- erreur standard

    Figure 4. Variation moyenne par rapport à l'inclusion du score QMG à la semaine 26 dans la population totale

    0
    -1
    -2
    -3
    -4
    -5
    -6
    Placebo
    Inébilizumab
    Placebo 115 110 111 108 106 103
    Inébilizumab 115 109 105 108 109 108
    * *
    1 29 57 85 126 183

    Délai (Jours)

    Les patients atteints de MG positifs aux anticorps anti-AChR ont continué dans la PCR jusqu'à la semaine 52. Les résultats obtenus chez ces patients montrent que la différence de traitement en faveur de l'inébilizumab s'est accentuée au fil du temps par rapport au placebo. À la semaine 52, dans la population positive aux anticorps anti-AChR, la variation par rapport à l'inclusion du score MG-ADL était respectivement de -5,1 et de -3,0 pour l’inébilizumab et le placebo.

    Variation par rapport à l'inclusion du score MG-ADL (moyenne MC +/- erreur standard)

    Figure 5. Variation moyenne par rapport à l'inclusion du score MG-ADL à la semaine 52 pour les patients positifs aux anticorps anti-AChR

    1
    0
    -1
    -2
    -3
    -4
    -5
    -6
    -7
    Placebo
    Inébilizumab
    Placebo 93 90 91 91 89 87 82 81 72 68 68
    Inébilizumab 95 93 91 89 90 89 87 79 75 73 74
    * * * * *
    1 15 29 57 85 126 183 225 267 309 365

    Sujets (n)

    Délai (Jours)

    Au moment de l'analyse principale, au total, 94 patients (79,0 %) du groupe inébilizumab et

    84 patients (70,6 %) du groupe placebo avaient reçu au moins une dose d'inébilizumab au cours de la PEO. Parmi les patients qui ont initialement reçu l'inébilizumab pendant la PCR, des améliorations continues des scores MG-ADL et QMG ont été observées jusqu'à la semaine 78 de la PEO dans la sous-population positive aux anticorps anti-AChR et dans la sous-population positive aux anticorps anti-MuSK, respectivement. Parmi les patients qui ont initialement reçu le placebo et ont commencé le traitement par inébilizumab pendant la PEO, les améliorations des scores MG-ADL et QMG se sont poursuivies jusqu'à la semaine 78 de la PEO dans la sous-population positive aux anticorps anti-AChR et dans la sous-population positive aux anticorps anti-MuSK, respectivement.

    Population pédiatrique

    L’Agence Européenne des Médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec l'inébilizumab dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique dans les TSNMO, les MAG4 et la MG (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

    Propriétés pharmacocinétiques

    Absorption

    L'inébilizumab est administré sous forme de perfusion intraveineuse. Dans l'étude sur les TSNMO, la concentration maximale moyenne était de 108 μg/mL (300 mg, deuxième dose le jour 15), et l'aire sous la courbe (AUC) cumulée de la période de traitement de 26 semaines pendant laquelle les patients atteints de TSNMO ont reçu deux administrations intraveineuses à 2 semaines d'intervalle, était de

    2 980 µg×d/mL. Dans l'étude sur la MAG4, la concentration maximale moyenne était de 127 μg/mL (300 mg, deuxième dose au jour 15), et l'AUC cumulée de la période de traitement de 52 semaines pendant laquelle les patients atteints de MAG4 ont reçu deux administrations intraveineuses à

    2 semaines d'intervalle, suivie d'une troisième dose à la semaine 26, était de 4 290 µg×d/mL.

    Dans l'étude sur la MG, la concentration maximale moyenne (300 mg, deuxième dose au jour 15) était de 126 μg/mL dans la sous-population positive aux anticorps anti-AChR (n = 90) et de 159 μg/mL dans la sous-population positive aux anticorps anti-MuSK (n = 20). L'AUC cumulée de la période de traitement de 26 semaines dans laquelle les patients positifs aux anticorps anti-AChR (n = 82) ont reçu deux administrations intraveineuses à 2 semaines d'intervalle était de 3 120 µg×d/mL. L'AUC cumulée de la période de traitement de 26 semaines dans laquelle les patients positifs aux anticorps anti-MuSK (n = 17) ont reçu deux administrations intraveineuses à 2 semaines d'intervalle était de

    3 740 µg×d/mL. De plus, l'AUC cumulée de la période de traitement de 52 semaines dans laquelle les patients positifs aux anticorps anti-AChR (n = 84) ont reçu deux administrations intraveineuses à

    2 semaines d'intervalle, suivies par une troisième dose à la semaine 26 était de 4 240 µg×d/mL. Distribution

    D'après l'analyse pharmacocinétique de population, le volume de distribution central et périphérique typique estimé de l'inébilizumab était respectivement de 2,95 L et 2,57 L.

    Biotransformation

    L'inébilizumab est un anticorps monoclonal IgG1 humanisé qui est dégradé par des enzymes protéolytiques réparties dans tout l'organisme.

    Élimination

    Chez les patients adultes atteints de TSNMO, de MAG4 et de MG, la demi-vie d’élimination terminale a été d'environ 18 jours. D'après l'analyse pharmacocinétique de population, la clairance systémique estimée de l'inébilizumab de la voie d'élimination de premier ordre était de 0,19 L/jour. À de faibles niveaux d'exposition pharmacocinétique, l'inébilizumab était probablement soumis à une clairance médiée par le récepteur (CD19), qui diminuait avec le temps, probablement en raison de la déplétion en lymphocytes B induite par le traitement par inébilizumab.

    Populations particulières

    Population pédiatrique

    L'inébilizumab n'a pas été étudié chez les adolescents ou les enfants.

    Personnes âgées

    L'analyse pharmacocinétique de population n'a indiqué aucune incidence de l'âge sur la clairance de l'inébilizumab.

    Sexe, origine ethnique

    Une analyse pharmacocinétique de population a indiqué que le sexe et l’origine ethnique n'avaient aucun effet significatif sur la clairance de l'inébilizumab.

    Insuffisance rénale

    Aucune étude clinique formelle n'a été réalisée pour étudier l'effet de l'insuffisance rénale sur l'inébilizumab. En raison du poids moléculaire important et de la taille hydrodynamique d'un anticorps monoclonal IgG, l'inébilizumab ne devrait pas être filtré par le glomérule. D'après une analyse pharmacocinétique de population, la clairance de l'inébilizumab chez les patients présentant divers degrés d'insuffisance rénale était comparable à celle des patients présentant un débit de filtration glomérulaire estimé normal.

    Insuffisance hépatique

    Aucune étude clinique formelle n'a été réalisée pour étudier l'effet de l'insuffisance hépatique sur l'inébilizumab. Dans les études cliniques, aucun sujet présentant une insuffisance hépatique sévère n'a été exposé à l'inébilizumab. Les anticorps monoclonaux IgG ne sont pas principalement éliminés par la voie hépatique ; une modification de la fonction hépatique ne devrait donc pas influencer la clairance de l'inébilizumab. D'après l'analyse pharmacocinétique de population, les biomarqueurs de la fonction hépatique initiaux (AST, ALP et bilirubine) n'avaient aucun effet cliniquement significatif sur la clairance de l'inébilizumab.

    Données pharmaceutiques - UPLIZNA 100 mg

    Liste des excipients

    Histidine

    Chlorhydrate d'histidine monohydraté Chlorure de sodium

    Tréhalose dihydraté Polysorbate 80 [E433]

    Eau pour préparations injectables

    Incompatibilités

    En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres

    médicaments.

    Durée de conservation

    5 ans

    Durée de conservation après dilution

    La solution pour perfusion préparée doit être administrée immédiatement. Si elle n'est pas administrée immédiatement, conserver jusqu'à 24 heures au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C ou 4 heures à température ambiante avant le début de la perfusion.

    Précautions particulières de conservation

    A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Ne pas congeler.

    A conserver dans l'emballage d'origine à l'abri de la lumière.

    Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir la rubrique 6.3.

    Nature et contenu de l’emballage extérieur

    10 mL de solution à diluer dans un flacon en verre de type 1 avec un bouchon en élastomère et un opercule en aluminium gris brumeux amovible.

    Présentation de 3 flacons.

  • Précautions particulières d'élimination

    Préparation de la solution pour perfusion

    Avant le début de la perfusion intraveineuse, la solution pour perfusion préparée doit être à température ambiante entre 20 °C et 25 °C.

    La solution à diluer doit être inspectée visuellement pour vérifier l'absence de particules et de décoloration. Le flacon doit être jeté si la solution est trouble, décolorée ou si elle contient des particules étrangères discrètes.

    • Le flacon ne doit pas être secoué.

    • Le flacon doit être conservé en position verticale.

    • Se procurer une poche intraveineuse contenant 250 mL de solution injectable de chlorure de sodium 9 mg/mL (0,9 %). Ne pas utiliser d'autres solvants pour diluer l'inébilizumab car leur utilisation n'a pas été testée.

    • Utiliser uniquement une aiguille de calibre 21 ou plus petite (p. ex., de calibre 22 ou 23) pour percer le bouchon du flacon. Ne pas utiliser de perforateurs de flacons ni de dispositifs de transfert en système clos, car ils peuvent endommager le bouchon et compromettre l’intégrité du flacon.

    • Prélever 10 mL d'Uplizna dans chacun des 3 flacons contenus dans la boîte et transférer un total de 30 mL dans la poche intraveineuse de 250 mL. Mélanger la solution diluée en retournant délicatement la poche. Ne pas secouer la solution.

      Élimination

      Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

  • Liens Internet

    Emballage et prix

    3 flacons en verre de 10 mL
    Prix
    0,00 €
    Ticket modérateur
    0,00 €

    Liste des assurances

    Non - Non

    Sources

    Comparaisons

    Drugs app phone

    Utiliser l'application Mediately

    Obtenez plus rapidement des informations sur les médicaments.

    Scannez avec l'appareil photo de votre téléphone.
    4.9

    Plus de 36k notes

    Utiliser l'application Mediately

    Obtenez plus rapidement des informations sur les médicaments.

    4.9

    Plus de 36k notes

    Installe

    Allez au-delà des informations sur les médicaments avec PRO

    Résolvez les interactions, visualisez les restrictions d'utilisation et trouvez toutes les autres réponses avec votre assistante IA Elly.

    Preveri, kaj ponuja PRO
    Nous utilisons des cookies Les cookies nous aident à offrir la meilleure expérience possible sur notre site web. En utilisant notre site web, vous acceptez l'utilisation de cookies. Pour en savoir plus sur l'utilisation des cookies, consultez notre Politique de cookies.