ATIMIAC 20 mg/5 mg par mL, collyre en solution
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RCP - ATIMIAC 20 mg/5 mg
Traitement de la pression intra-oculaire élevée (PIO) chez les patients présentant un glaucome à angle ouvert ou un glaucome pseudo-exfoliatif, lorsqu'une monothérapie par bêta-bloquant administrée par voie oculaire est insuffisante.
Posologie
La dose est d'une goutte de ATIMIAC dans le cul-de-sac conjonctival de l'œil (des yeux) atteint(s), deux fois par jour.
En cas d'utilisation concomitante avec un autre collyre, ATIMIAC et le collyre doivent être administrés à 10 minutes d'intervalle au moins.
Ce médicament est une solution stérile qui ne contient pas d’agent conservateur.
Les patients doivent être avertis de se laver les mains avant utilisation de ce collyre et d'éviter de mettre en contact l'embout du flacon avec l'œil ou les parties avoisinantes, car cela pourrait causer des lésions oculaires.
Les patients doivent aussi être informés que les solutions ophtalmiques, incorrectement manipulées, peuvent être contaminées par des bactéries communes, connues pour entraîner des infections oculaires. L'usage de solutions contaminées peut provoquer des lésions graves de l'œil et par la suite une perte de la vision.
Population pédiatrique
L’efficacité chez les enfants n’a pas été établie.
La sécurité chez les patients pédiatriques de moins de 2 ans n’a pas été établie.
Les données actuellement disponibles relative aux patients pédiatriques âgés de 2 ans à moins de 6 ans sont décrites à la rubrique 5.1.
Mode d’administration
Voie ophtalmique.
Le passage systémique est réduit par une occlusion nasolacrymale ou la fermeture des paupières pendant 2 minutes. Cette technique peut permettre une diminution des effets indésirables systémiques et une augmentation de l’activité locale.
Les patients doivent être informés de la manipulation correcte des flacons multidoses.
ATIMIAC est contre-indiqué chez les patients ayant :
· Une hypersensibilité à l’une ou aux deux substance(s) active(s) ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
· Une maladie réactive des voies aériennes incluant un asthme bronchique ou un antécédent d'asthme bronchique, ou une broncho-pneumopathie chronique obstructive sévère,
· Une bradycardie sinusale, une maladie sinusale, un bloc sino-auriculaire, un bloc auriculo-ventriculaire de second ou troisième degré non contrôlé par un pacemaker, une insuffisance cardiaque patente, un choc cardiogénique,
· Une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/mn) ou une acidose hyperchlorémique.
Les contre-indications ci-dessus proviennent de celles de chacune des substances actives et ne sont pas uniquement spécifiques de l'association.
Réactions cardio-vasculaires/respiratoires
Le timolol passe dans la circulation systémique. En raison de la substance active bêta-adrénergique, timolol, les mêmes types d'effets cardiovasculaires, pulmonaires et autres effets secondaires que ceux observés avec les substances actives bloquant les récepteurs bêta-adrénergiques administrées par voie générale peuvent survenir. L'incidence des effets indésirables systémiques après instillation ophtalmique est inférieure à celle survenant après l'administration par voie générale. Pour la réduction du passage systémique : voir rubrique 4.2.
Affections cardiaques
Les patients ayant des maladies cardiovasculaires (par exemple, coronaropathie, angor de Prinzmetal et insuffisance cardiaque) et sous traitement hypotenseur par bêta-bloquant doivent être évalués de manière critique et un traitement utilisant d'autres substances actives doit être envisagé. Chez les patients ayant des maladies cardiovasculaires, les signes de détérioration de leur maladie ou la survenue d'effets secondaires doivent être surveillés.
Du fait de leur effet négatif sur le temps de conduction, les bêta-bloquants ne doivent être administrés qu’avec prudence chez les patients ayant un bloc cardiaque du premier degré.
Affections vasculaires
Les patients ayant des troubles/désordres circulatoires sévères périphériques (par exemple, en cas de formes sévères de la maladie ou d’un syndrome de Raynaud) doivent être traités avec prudence.
Affections respiratoires
Des réactions respiratoires, y compris le décès par bronchospasme chez des patients asthmatiques ont été rapportées après administration de bêta-bloquants ophtalmiques.
ATIMIAC doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) légère à modérée, et seulement si le bénéfice potentiel est supérieur au risque potentiel.
Insuffisance hépatique
Ce médicament n'a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique et doit donc être utilisé avec précaution chez de tels patients.
Immunologie et hypersensibilité
Ce médicament peut passer dans la circulation systémique. Le dorzolamide contient un groupe sulfonamide, présent également chez les sulfamides. Par conséquent, les mêmes types d'effets secondaires que ceux observés avec les sulfamides par voie générale peuvent survenir par voie locale, incluant des réactions sévères telles que le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique. Si des signes de réactions graves ou d'hypersensibilité apparaissent, ce médicament doit être arrêté.
Des effets secondaires oculaires, identiques à ceux observés avec les collyres à base de chlorhydrate de dorzolamide ont été observés avec ce médicament. Si de telles réactions surviennent, l’arrêt d’ATIMIAC doit être envisagé.
Les patients prenant des bêta-bloquants et ayant des antécédents d'atopie ou des antécédents de réactions anaphylactiques sévères à divers allergènes peuvent avoir des réactions plus intenses lors d'une provocation allergénique par contacts répétés avec ces allergènes et peuvent ne pas répondre à la dose habituelle d'adrénaline utilisée pour traiter de telles réactions anaphylactiques.
Traitement concomitant
L'effet sur la pression intra-oculaire ou les effets connus des bêta-bloquants systémiques peuvent être potentialisés lorsque le timolol est administré à des patients déjà traités par un bêta-bloquant systémique. La réponse de ces patients devra être étroitement surveillée. L'utilisation de 2 agents bêta-bloquants administrés par voie locale n'est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
L'utilisation du dorzolamide et des inhibiteurs de l’anhydrase carbonique oraux n'est pas recommandée.
Arrêt du traitement
S'il est nécessaire d'arrêter le timolol par voie ophtalmique chez des patients ayant une maladie coronarienne, le traitement devra être interrompu progressivement.
Autres effets des bêta-bloquants
Hypoglycémie/diabète
Les bêta-bloquants doivent être administrés avec prudence chez les patients sujets à une hypoglycémie spontanée ou chez des patients atteints d'un diabète instable, car les bêta-bloquants peuvent masquer les signes et symptômes d'hypoglycémie aiguë.
Les bêta-bloquants peuvent également masquer les signes d'hyperthyroïdie. Un arrêt brutal du traitement par bêta-bloquant peut précipiter une aggravation des symptômes.
Affections de la cornée
Les bêta-bloquants topiques peuvent induire une sécheresse oculaire. Les patients ayant des affections de la cornée doivent être traités avec prudence.
Anesthésie chirurgicale
Les préparations ophtalmiques contenant des bêta-bloquants peuvent bloquer les effets généraux des bêta-agonistes, par exemple l'adrénaline. L’anesthésiste doit être informé que le patient reçoit un traitement par timolol.
Le traitement par bêta-bloquants peut aggraver les symptômes d'une myasthénie grave.
Autres effets de l'inhibition de l'anhydrase carbonique
Le traitement par inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale a été associé à des lithiases urinaires résultant de troubles acidobasiques, particulièrement chez des patients ayant un antécédent de calculs rénaux. Même si l'on n'a pas observé de troubles acidobasiques avec l’association dorzolamide/timolol (formulation avec conservateur), des lithiases urinaires ont été rarement rapportées. Étant donné qu’ATIMIAC contient un inhibiteur de l'anhydrase carbonique qui est absorbé par voie systémique, les patients ayant un antécédent de calculs rénaux peuvent donc présenter un risque accru de lithiases urinaires lors de l'utilisation de ce médicament.
Autres
La prise en charge des patients ayant un glaucome aigu par fermeture de l'angle nécessite en plus des agents hypotenseurs par voie ophtalmique d'autres mesures thérapeutiques. Ce médicament n'a pas été étudié chez les patients porteurs d'un glaucome aigu par fermeture de l'angle.
Un œdème cornéen et une décompensation irréversible de la cornée ont été décrits chez des patients présentant des lésions cornéennes chroniques pré-existantes et/ou ayant des antécédents de chirurgie intra-oculaire lorsqu'ils sont traités par le dorzolamide. Le risque de développer un œdème cornéen est accru. Des précautions doivent être prises lors de la prescription d’ATIMIAC à ces groupes de patients.
Un décollement de la choroïde a été rapporté au cours de l'administration de traitements diminuant la sécrétion de l’humeur aqueuse (par exemple timolol, acétazolamide) après chirurgie filtrante.
Comme avec d'autres antiglaucomateux, on a observé chez certains patients une diminution de la réponse au maléate de timolol en collyre lors de traitement prolongé. Cependant, dans des études cliniques au cours desquelles 164 patients ont été suivis pendant au moins trois ans, aucune différence significative de la pression intra-oculaire moyenne n'a été observée après stabilisation initiale.
Lentilles de contact
Ce médicament n'a pas été étudié chez les patients portant des lentilles de contact.
Population pédiatrique
Voir rubrique 5.1.
Aucune étude spécifique d'interactions médicamenteuses n'a été réalisée avec une solution ophtalmique de dorzolamide/timolol.
Dans une étude clinique, le médicament dorzolamide/timolol, collyre en solution en récipient unidose a été utilisé de façon concomitante sans interaction indésirable avec les médicaments suivants : inhibiteurs de l'enzyme de conversion, inhibiteurs calciques, diurétiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens dont l’acide acétylsalicylique (aspirine), et des hormones (par exemple estrogènes, insuline, thyroxine).
Il existe un risque d'effets additifs de survenue d'hypotension et/ou de bradycardie marquée lorsqu'un collyre bêta-bloquant est administré de façon concomitante avec des inhibiteurs calciques par voie orale, des médicaments entraînant une diminution des catécholamines, des bêta-bloquants, des antiarythmiques (y compris l'amiodarone), des digitaliques, des parasympathomimétiques, de la guanéthidine, des narcotiques et des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO).
Une potentialisation des effets systémiques bêta-bloquants (par exemple diminution de la fréquence cardiaque, dépression) a été rapportée lors de traitements associant les inhibiteurs du CYP2D6 (par exemple, quinidine, fluoxétine, paroxétine) et le timolol.
Bien que le dorzolamide/timolol (formulation avec conservateur) seul ait peu ou pas d'effet sur le diamètre pupillaire, on a rapporté occasionnellement des cas de mydriase résultant de l'utilisation concomitante de collyre bêta-bloquant et d'adrénaline (épinéphrine).
Les bêta-bloquants peuvent augmenter l'effet hypoglycémiant des antidiabétiques.
Les bêta-bloquants par voie orale peuvent exacerber le rebond de l’hypertension artérielle qui peut suivre l’arrêt de la clonidine.
Grossesse
ATIMIAC ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.
Dorzolamide
Il n'y a pas de donnée clinique disponible sur l’utilisation chez la femme enceinte. Le dorzolamide a entraîné des effets tératogènes chez le lapin à des doses maternotoxiques (voir rubrique 5.3).
Timolol
Il n'y a pas de données suffisantes d'utilisation du timolol chez la femme enceinte. Le timolol ne doit pas être administré lors de la grossesse sauf en cas de nécessité absolue. Pour la réduction de l'absorption systémique, voir rubrique 4.2.
Les études épidémiologiques n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène, mais ont montré un risque de retard de croissance intra-utérine lorsque les bêta-bloquants sont administrés par voie orale. De plus, des signes et symptômes d'un effet bêta-bloquant (ex. bradycardie, hypotension, détresse respiratoire et hypoglycémie) ont été observés chez des nouveau-nés, après administration de bêta-bloquants jusqu'à l'accouchement. Si ce médicament est administré jusqu’à l’accouchement, le nouveau-né doit être surveillé attentivement durant les premiers jours de la vie.
Allaitement
Il n'y a pas de données concernant l'excrétion de dorzolamide dans le lait maternel. Chez des rates en période de lactation recevant du dorzolamide, une diminution du poids chez les descendants a été observée.
Les bêta-bloquants sont excrétés dans le lait maternel. Cependant, aux doses thérapeutiques du timolol en collyre, il est peu probable qu'une quantité suffisante soit présente dans le lait pour produire les symptômes cliniques des bêta-bloquants chez le nourrisson.
Pour la réduction de l'absorption systémique, voir rubrique 4.2. Si le traitement avec ATIMIAC est nécessaire, alors l'allaitement n’est pas recommandé.
Aucune étude sur la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’a été menée. Des effets indésirables possibles tels que vision trouble, peuvent altérer l'aptitude de certains patients à conduire et/ou à utiliser des machines.
Dans une étude clinique portant sur le collyre dorzolamide/timolol, collyre en solution en récipient unidose (formulation sans conservateur), les effets indésirables observés ont été cohérents à ceux précédemment rapportés avec le dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur), le chlorhydrate de dorzolamide et/ou le maléate de timolol.
Au cours des études cliniques, 1 035 patients ont été traités par dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur). Approximativement 2,4 % d'entre eux ont arrêté le traitement par dorzolamide/timolol (formulation avec conservateur) en raison d'événements indésirables oculaires ; approximativement 1,2 % des patients ont arrêté le traitement en raison d'événements indésirables locaux évocateurs d'allergie ou d'hypersensibilité (tels qu’une inflammation de la paupière et une conjonctivite).
Dorzolamide/timolol (formulation sans conservateur) a montré un profil de sécurité similaire à celui de dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur) dans une étude clinique comparative, en double-insu, à doses multiples.
Comme d'autres médicaments à usage ophtalmique administrés par voie locale, le timolol passe dans la circulation systémique. Cela peut induire les mêmes types d'effets indésirables que ceux survenant après administration par voie générale de bêta-bloquants. L'incidence des effets indésirables systémiques après une instillation ophtalmique est plus faible qu'après une administration par voie systémique.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec dorzolamide/timolol (formulation sans conservateur) ou l’un de ses composants soit au cours des études cliniques ou depuis la mise sur le marché :
Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) et rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
| Classe de systèmes d’organes (MedDRA) | Formulation | Très fréquent | Fréquent | Peu fréquent | Rare | Indéterminée** |
| Affections du système immunitaire | dorzolamide/timolol (formulation sans conservateur) | Signes et symptômes de réactions allergiques systémiques, incluant angio-œdème, urticaire, prurit, rash, anaphylaxie | ||||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Signes et symptômes de réactions allergiques, incluant angio-œdème, urticaire, rash local et général, anaphylaxie | Prurit | ||||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Maléate de timolol, collyre en solution | Hypoglycémie | ||||
| Affections psychiatriques | Maléate de timolol, collyre en solution | Dépression* | Insomnies*, cauchemars, perte de mémoire | Hallucination | ||
| Affections du système nerveux | Chlorhydrate de dorzolamide, collyre en solution | Céphalées* | Etourdissements*, paraesthésie* | |||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Céphalées* | Etourdissements*, syncope* | Paraesthésie*, aggravation des signes et symptômes de myasthénie grave, diminution de la libido*, accident vasculaire cérébral*, ischémie cérébrale | |||
| Affections oculaires | dorzolamide/ timolol (formulation sans conservateur) | Brûlures et picotements | Hyperhémie conjonctivale, vision trouble, érosion de la cornée, démangeaisons oculaires, larmoiement | |||
| Chlorhydrate de dorzolamide, collyre en solution | Inflammation palpébrale*, irritation palpébrale* | Iridocyclite* | Irritations incluant rougeur*, douleur*, lésions crouteuses palpébrales*, myopie transitoire (qui disparait à l'arrêt du traitement), œdème cornéen*, hypotonie oculaire*, décollement de la choroïde (après chirurgie filtrante) * | Sensation de corps étranger dans l’œil, photophobie | ||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Signes et symptômes d'irritation oculaire comprenant blépharites*, kératites*, hypoesthésie cornéenne et sécheresse oculaire* | Troubles visuels comprenant des modifications de la réfraction (dues parfois à l'arrêt du traitement par les myotiques) * | Ptosis, diplopie, décollement de la choroïde (après chirurgie filtrante) * (voir rubrique 4.4 mises en garde spéciales et précautions d'emploi) | Démangeaisons, larmoiement, rougeur, vision trouble, érosion de la cornée | ||
| Affections de l'oreille et du labyrinthe | Maléate de timolol, collyre en solution | Acouphènes* | ||||
| Affections cardiaques | Chlorhydrate de dorzolamide, collyre en solution | Palpitations, tachycardie | ||||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Bradycardie* | Douleur thoracique*, palpitations*, œdème*, arythmie*, insuffisance cardiaque congestive*, arrêt cardiaque*, bloc cardiaque | Bloc auriculo-ventriculaire, insuffisance cardiaque | |||
| Affections vasculaires | Chlorhydrate de dorzolamide, collyre en solution | Hypertension | ||||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Hypotension*, claudication, Syndrome de Raynaud*, froideur des extrémités* | |||||
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | dorzolamide/ timolol (formulation sans conservateur) | Sinusite | Essoufflement, insuffisance respiratoire, rhinite, rarement bronchospasme | |||
| Chlorhydrate de dorzolamide, collyre en solution | Epistaxis* | Dyspnée | ||||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Dyspnée | Bronchospasme (surtout chez les patients ayant une maladie bronchospastique pré-existante)*, insuffisance respiratoire, toux* | ||||
| Affections gastro-intestinales | Dorzolamide/ timolol (formulation sans conservateur) | Dysgueusie | ||||
| Chlorhydrate de dorzolamide, collyre en solution | Nausées* | Irritation de la gorge, sécheresse buccale* | ||||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Nausées*, dyspepsie* | Diarrhée, sécheresse buccale* | Dysgueusie, douleur abdominale, vomissements | |||
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Dorzolamide/ timolol (formulation sans conservateur) | Dermite de contact, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique | ||||
| Chlorhydrate de dorzolamide, collyre en solution | Eruption* | |||||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Alopécie*, éruptions psoriasiformes ou aggravation d'un psoriasis* | Eruption cutanée | ||||
| Affections musculo-squelettiques et systémiques | Maléate de timolol, collyre en solution | Lupus érythémateux disséminé | Myalgie | |||
| Affections du rein et des voies urinaires | Dorzolamide/ timolol (formulation sans conservateur) | Lithiase urinaire | ||||
| Affections des organes de reproduction et du sein | Maléate de timolol, collyre en solution | Maladie de La Peyronie*, diminution de la libido | Dysfonctionnement sexuel | |||
| Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Chlorhydrate de dorzolamide, collyre en solution | Asthénie/ fatigue* | ||||
| Maléate de timolol, collyre en solution | Asthénie/fatigue* |
* Ces effets indésirables ont également été observés avec le dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur) depuis sa mise sur le marché.
** D'autres effets indésirables ont également été observés avec des bêta-bloquants ophtalmiques et peuvent potentiellement survenir avec dorzolamide/timolol (formulation sans conservateur).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Il n'existe pas de données chez l'homme concernant un surdosage par ingestion accidentelle ou volontaire de dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur) ou dorzolamide/timolol (formulation sans conservateur).
Symptômes
Il y a eu des cas de surdosage accidentel avec le maléate de timolol en collyre se traduisant par des effets systémiques identiques à ceux observés avec les bêta-bloquants par voie générale tels que étourdissements, céphalées, dyspnée, bradycardie, bronchospasme, et arrêt cardiaque. Les symptômes les plus fréquents observés avec un surdosage en dorzolamide sont un déséquilibre électrolytique, l'apparition d'une acidose et des effets possibles sur le système nerveux central.
Il n’existe qu’un nombre limité de données disponibles chez l’homme concernant un surdosage par ingestion accidentelle ou volontaire de chlorhydrate de dorzolamide. Les effets suivants ont été rapportés à la suite d’une ingestion orale : somnolence. Les effets suivants ont été rapportés à la suite d’une application locale : nausées, étourdissements, céphalées, fatigue, rêves anormaux et dysphagie.
Traitement
Le traitement doit être symptomatique et adapté. L’ionogramme sanguin (en particulier le potassium) et le pH sanguin doivent être surveillés. Les études ont montré que le timolol n'est pas facilement dialysable.
Propriétés pharmacologiques - ATIMIAC 20 mg/5 mg
Classe pharmacothérapeutique : antiglaucomateux et myotiques, bêta-bloquants, timolol, associations, code ATC : S01ED51
Mécanisme d’action
ATIMIAC est une association de deux substances actives : le chlorhydrate de dorzolamide et le maléate de timolol. Chacun de ces deux constituants diminue la pression intra-oculaire élevée en réduisant la sécrétion d'humeur aqueuse par un mécanisme d'action différent.
Le chlorhydrate de dorzolamide est un puissant inhibiteur de l'anhydrase carbonique humaine de type II (AC-II). L'inhibition de l'anhydrase carbonique dans les procès ciliaires de l'œil diminue la sécrétion d'humeur aqueuse, en ralentissant probablement la formation des ions bicarbonates avec une diminution secondaire du transport du sodium et des liquides. Le maléate de timolol est un bêta-bloquant non cardio-sélectif. Le mécanisme d'action précis du maléate de timolol dans la réduction de la pression intra-oculaire n'est pas clairement établi à l'heure actuelle, bien qu'une étude avec la fluorescéine et des études de tonographie indiquent que l'action principale peut être une réduction de la formation de l'humeur aqueuse. Cependant, dans quelques études une augmentation légère de l'écoulement de l'humeur aqueuse a également été observée. L'association de ces deux agents a un effet additif sur la réduction de la pression intra-oculaire (PIO) par rapport à chacun des constituants administrés séparément.
Après administration locale, ATIMIAC diminue l'élévation de la pression intra-oculaire, associée ou non à un glaucome. Une pression intra-oculaire élevée est un facteur de risque majeur dans la pathogénie des altérations du nerf optique et de la perte du champ visuel due au glaucome. Ce médicament réduit la pression intra-oculaire sans avoir les effets secondaires des myotiques comme la cécité nocturne, les spasmes d'accommodation et la contraction pupillaire.
Effets pharmacodynamiques
Effets cliniques
Des études cliniques allant jusqu'à 15 mois ont été menées pour comparer l'effet sur la réduction de la PIO de dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur), administré deux fois par jour (le matin et le soir au coucher), par rapport à celui de timolol 0,5 % et de dorzolamide 2,0 % seuls ou en association, chez des patients présentant un glaucome ou une hypertension oculaire et pour lesquels un traitement associé a été considéré dans les essais comme adapté. Des patients non traités et des patients insuffisamment contrôlés par le timolol en monothérapie ont été inclus. La majorité des patients étaient traités par collyre bêta-bloquant en monothérapie avant d'être enrôlés dans l'étude. Dans une analyse groupée des études, l'effet de dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur) administré deux fois par jour sur la réduction de la PIO était supérieur à celui d'une monothérapie par dorzolamide 2 % administré trois fois par jour ou timolol 0,5 % administré deux fois par jour.
L'effet de dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur) administré deux fois par jour sur la réduction de la PIO était similaire à celui d'un traitement concomitant de dorzolamide et de timolol administré deux fois par jour. L'effet de dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur) administré deux fois par jour sur la réduction de la pression intra-oculaire a été démontré par la réalisation de mesures à différents moments de la journée et cet effet s'est maintenu pendant l'administration au long cours.
Dans une étude parallèle en double aveugle contrôlée par traitement actif menée auprès de 261 patients présentant une pression intraoculaire élevée supérieure ou égale à 22 mmHg dans un œil ou les deux yeux, Dorzolamide/timolol (formulation sans conservateur) a eu un effet hypotenseur équivalent à celui du collyre dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur). Le profil de sécurité du Dorzolamide/timolol collyre (formulation sans conservateur) était similaire à celui de dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur).
Population pédiatrique
Une étude contrôlée de 3 mois a été conduite, avec comme objectif principal de documenter l’innocuité du chlorhydrate de dorzolamide en solution ophtalmique à 2 % chez l’enfant de moins de 6 ans. Dans cette étude, 30 patients de 2 ans ou plus et de moins de 6 ans, dont la pression intra-oculaire n’était pas contrôlée de façon suffisante par dorzolamide ou timolol en monothérapie ont reçu du dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur) dans une phase en ouvert. L'efficacité chez ces patients n’a pas été établie. Dans ce petit groupe de patients, l’administration 2 fois par jour de dorzolamide/timolol, collyre en solution (formulation avec conservateur) a généralement été bien tolérée, 19 patients ont terminé le traitement et 11 l’ont arrêté pour intervention chirurgicale, modification du traitement médical, ou autres raisons.
Chlorhydrate de dorzolamide
Contrairement aux inhibiteurs de l'anhydrase carbonique par voie orale, l'administration locale de chlorhydrate de dorzolamide permet une action directe du principe actif sur l'œil à des doses substantiellement plus basses et donc une exposition systémique plus faible. Dans les essais cliniques, la conséquence a été une réduction de la PIO sans perturbation de l'équilibre acidobasique ni troubles hydroélectrolytiques caractéristiques des inhibiteurs de l'anhydrase carbonique administrés par voie orale.
Par voie locale, le dorzolamide passe dans la circulation systémique. Pour évaluer la possibilité d'une inhibition de l'anhydrase carbonique systémique après administration locale, les concentrations du principe actif et de ses métabolites ont été mesurées dans les globules rouges et le plasma, ainsi que l'inhibition de l'anhydrase carbonique dans les globules rouges. Lors d'une administration chronique, le dorzolamide s'accumule dans les globules rouges en raison d'une liaison sélective à l'AC-II alors que des concentrations extrêmement faibles du principe actif sous forme libre sont maintenues dans le plasma. La molécule mère est transformée en métabolite N-déséthyl qui inhibe l'AC-II de façon moins puissante mais inhibe aussi une isoenzyme moins active (l'AC-I). Ce métabolite s'accumule également dans les globules rouges où il se lie surtout avec l'AC-I. Le dorzolamide se fixe modérément aux protéines plasmatiques (environ 33 %). Le dorzolamide est surtout excrété sous forme inchangée dans les urines ; son métabolite est aussi éliminé dans les urines. Après le traitement, le dorzolamide se libère des globules rouges de façon non linéaire, ce qui entraîne une diminution rapide de la concentration initiale du médicament suivie d'une phase d'élimination plus lente avec une demi-vie d'environ quatre mois.
Lorsque le dorzolamide a été administré par voie orale pour simuler une exposition systémique maximale consécutive à une administration oculaire au long cours, l’état d'équilibre a été atteint en 13 semaines. À l'état d'équilibre, il n'y avait virtuellement pas de principe actif sous forme libre ni de métabolite dans le plasma ; l'inhibition de l'anhydrase carbonique dans les globules rouges a été inférieure à celle nécessaire à l'obtention d'un effet pharmacologique sur la fonction rénale ou la respiration. Des résultats identiques de pharmacocinétique ont été observés après administration locale prolongée de chlorhydrate de dorzolamide.
Néanmoins, quelques patients âgés présentant une insuffisance rénale (clairance de la créatinine estimée à 30-60 mL/min.) ont eu des concentrations en métabolite plus élevées dans les globules rouges, mais aucune différence significative sur l'inhibition de l'anhydrase carbonique et aucun effet secondaire systémique cliniquement significatif n'ont été imputés directement à ces données.
Maléate de timolol
Dans une étude sur les concentrations plasmatiques du principe actif chez six patients, l'exposition systémique au timolol fut déterminée après administration locale de maléate de timolol solution ophtalmique à 0,5 % deux fois par jour. Les concentrations plasmatiques moyennes après la prise du matin étaient en moyenne de 0,46 ng/mL et de 0,35 ng/mL après la prise de l'après-midi.
Données pharmaceutiques - ATIMIAC 20 mg/5 mg
Hydroxyéthylcellulose (viscosité : 6400 - 11900 mPa·s)
Mannitol
Citrate de sodium
Hydroxyde de sodium pour l'ajustement du pH
Eau pour préparations injectables.
2 ans
Durée de conservation après première ouverture du flacon :
Flacon de 10 mL : 60 jours
Flacon de 5 mL : 28 jours
A conserver à une température inférieure à 25 °C.
Ne pas réfrigérer, ne pas congeler.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
5 mL ou 10 mL de solution dans un flacon en PEBD blanc muni d'un embout Novelia en PEHD blanc et d'une valve en silicone bleue, avec un bouchon muni d’une bague d’inviolabilité en PEHD blanc.
Le flacon de 10 mL contient environ 333 gouttes.
Le flacon de 5 mL contient environ 167 gouttes.
Conditionnements : 1, 2 ou 3 flacons de 5 mL dans un carton / 1, 2 ou 3 flacons de 10 mL dans un carton.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.