TRH FERRING 200 microgrammes/1 ml, solution injectable
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RCP - TRH 200 microgrammes/1 ml
Ce médicament est à usage diagnostique uniquement.
Diagnostic différentiel des adénomes thyréotropes de l'antéhypophyse ou du syndrome de résistance hypophysaire sélective ou préférentielle aux hormones thyroïdiennes.
Posologie
Adultes:
L'épreuve de stimulation à la protiréline consiste à doser la TSH et éventuellement la prolactine dans le plasma sanguin avant et après injection intraveineuse de protiréline.
L'administration d'une ampoule contenant 200μg de protiréline doit être effectuée en I.V. lente (injection en 1 à 2 minutes).
Population pédiatrique
La posologie est à adapter à la surface corporelle. L'injection de protiréline, à la dose de 200 μg/1,73m2 de surface corporelle pourra être faite dans la tubulure d'une perfusion de solution salée isotonique, ou dans un cathéter veineux afin de faciliter les prélèvements prévus dans le cadre de l'épreuve de stimulation à la protiréline.
Cette perfusion de solution salée isotonique ou la mise en place d'un cathéter veineux devra être débutée 20 minutes avant l'injection de protiréline et se poursuivre jusqu'au dernier prélèvement.
Avant injection de protiréline (TRH)
· Faire un prélèvement pour dosage de TSH à - 5 minutes.
Après injection de protiréline (TRH)
· Faire des prélèvements pour dosage de TSH à 15, 30, 60 et 120 minutes.
Le sérum ou le plasma doit être conservé au congélateur à -20°C.
Mode d’administration
· L'administration de protiréline doit être effectuée en I.V. lente en 1 à 2 minutes
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
En cas de macroadénome hypophysaire, le bénéfice attendu du test de stimulation doit être discuté et rapporté au risque de nécrose hémorragique intratumorale.
La décision de réaliser le test à la protiréline doit tenir compte de la possibilité de variation de pression artérielle (voir effets indésirables) en cas de pathologie cardiovasculaire associée et du risque de convulsion en cas de situation pathologique susceptible d'abaisser le seuil épileptogène.
Le test à la protiréline doit être pratiqué sur des sujets à jeûn depuis 12 heures, n'ayant absorbé ni thé ni café avant l'examen.
L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.
La lévothyroxine, la dextrothyroxine et la liothyronine ainsi que d’autres analogues d’hormones thyroïdiennes comme l’acide triiodothyroacétique (TRIAC), inhibent de manière dose-dépendante l’augmentation de la concentration plasmatique de thyrotropine (TSH) lors du test à la protiréline.
L’augmentation de la concentration plasmatique de TSH est réduite par les glucocorticoïdes, la somatostatine, la dopamine, la bromocriptine, le lisuride, la lévodopa, les salicylates, la morphine, les barbituriques, et les produits de contraste radiographique.
L’élévation de la concentration plasmatique de TSH est légèrement renforcée par l’utilisation concomitante de GnRH, de GHRH, de CRH, d’estrogène, de clomifène, de spironolactone, d’iodure, d’amiodarone, de lithium, de théophylline, de métoclopramide, de dompéridone, de sulpiride, de chlorpromazine, de bipéridène, d’halopéridol ou de prostaglandines.
Cependant ces interactions ne gênent l’interprétation du test qu’en de très rares cas.
Grossesse
Chez l'animal, il n'y a pas de données fiables de tératogénèse; la protiréline passe dans le placenta et est à l'origine d'effets sur la thyroïde fœtale.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique de la protiréline lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.
Il n'y a pas d'indication à l'utilisation de la protiréline pendant la grossesse, dans la mesure où les dosages de TSH de 2ème et de 3ème génération permettent de diagnostiquer une baisse de la sécrétion de TSH.
Allaitement
La protiréline étant détruite au niveau intestinal, le nourrisson n'est pas exposé aux effets pharmacologiques de la molécule. En conséquence, l'allaitement est possible.
Les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés.
Etant donné la durée de vie brève de la protiréline, l’effet de la protiréline sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines est attendu comme négligeable.
| Base de données MedDRA des classes de systèmes d’organes | Très fréquent (³1/10) | Fréquence non déterminée |
| Affection du système immunitaire | Hypersensibilité | |
| Affections du système nerveux | * céphalées * sensation vertigineuse * Malaise | Dysgueusie Convulsions** Apoplexie hypophysaire** |
| Affections vasculaires | Hypertension, Hypotension, Tachycardie | |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Asthme** | |
| Affections gastro-intestinales | * Nausées | Sécheresse buccale, Vomissements * Gêne abdominale |
| Affections du rein et des voies urinaires | * Miction impérieuse | |
| Affections des organes de reproduction et du sein | * Gêne pelvienne | |
| Troubles généraux et anomalies au site d'administration | * bouffées congestives au niveau du visage et du cou | Sensation d’oppression thoracique Sensation de faim |
*effet transitoire (durée 1 à 3 minutes).
** chez des patients prédisposés
Il peut survenir une réaction d'intolérance de survenue brutale après l'injection pouvant prendre l'aspect d'une réaction d'hypersensibilité (angiœdème, bronchospasme, exceptionnellement choc anaphylactique).
Chez certains patients souffrant d’un macro-adénome hypophysaire, des nécroses hypophysaires ou une apoplexie hypophysaire résultant de la croissance de la tumeur ont été décrites. Ces complications étaient concomitantes à l’administration de la protiréline et se manifestaient par : des maux de tête, des troubles de la conscience, une paralysie des nerfs crâniens, une déficience visuelle jusqu’à l’amaurose, une hémiplégie. Certains cas ont nécessité le recours à des interventions neurochirurgicales.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Aucun cas de surdosage n’a pas été rapporté à ce jour.
En cas de surdosage, les effets indésirables décrits plus haut (voir 4.8. effets indésirables) peuvent apparaître. Etant donné que la protiréline est éliminée rapidement du corps humain, aucune mesure spécifique n’est nécessaire en cas de surdosage.
Propriétés pharmacologiques - TRH 200 microgrammes/1 ml
Classe pharmacothérapeutique : TESTS POUR LA FONCTION THYROIDIENNE, code ATC : V04CJ02
La protiréline est un tripeptide (L pyro-glutamyl-histidyl-prolinamide) obtenu par synthèse et de même formule que la TRH (thyrotrophine releasing hormone), hormone hypothalamique provoquant la libération de la TSH ou thyréostimuline hypophysaire responsable de l'activité sécrétoire de la glande thyroïde.
L'administration de protiréline permet d'évaluer la fonction thyréotrope hypophysaire grâce à la mesure de l'élévation de TSH plasmatique après injection.
La protiréline provoque, d'autre part la libération de prolactine.
La protiréline, qui se fixe essentiellement sur l'hypophyse, subit une inactivation rapide par les enzymes protéolytiques du plasma. La demi-vie plasmatique est très brève, de l'ordre de 2 à 3 minutes, et l'élimination s'effectue par voie rénale. Chez l'animal, la protiréline traverse la barrière placentaire.
