PULMOCIS 2 mg, trousse pour préparation radiopharmaceutique
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RCP - PULMOCIS 2 mg
Ce médicament est à usage diagnostique uniquement.
Après radiomarquage avec une solution injectable de pertechnétate (99mTc) de sodium, la suspension de macroagrégats d’albumine humaine technétiés obtenue est indiquée chez l’adulte et l’enfant pour :
· Scintigraphie de perfusion pulmonaire.
o Pour affirmer ou réfuter le diagnostic d’embolie pulmonaire chez les patients présentant des symptômes d’embolie pulmonaire et pour surveiller l’évolution d’une embolie pulmonaire ;
o Pour évaluer la fonction pulmonaire relative régionale avant des traitements qui réduisent significativement la perfusion pulmonaire tels qu’une résection pulmonaire (partielle), le suivi des transplantations pulmonaires ou pour aider à la planification de la radiothérapie ;
o En association avec la scintigraphie de ventilation pour l’évaluation initiale et le suivi des patients atteints de maladies pulmonaires obstructives et / ou restrictives graves.
o Pour le diagnostic et la quantification des shunts pulmonaires droite-gauche.
· Recherche de shunt hépato-pulmonaire avant radiothérapie interne sélective (radioembolisation) des tumeurs hépatiques primitives et secondaires.
· Imagerie per-opératoire pour l’assistance à la chirurgie des tumeurs occultes du sein et du poumon.
Ce médicament doit être administré exclusivement par des personnes autorisées (voir le paragraphe « Mises en garde générales » à la rubrique 6.6).
Posologie
Adultes et personnes âgées
· Scintigraphie de perfusion pulmonaire
Chez un adulte d’environ 70 kg, l’activité recommandée à administrer par voie intraveineuse est comprise entre 40 et 150 MBq, avec une valeur moyenne de 100 MBq pour la scintigraphie de perfusion pulmonaire planaire et jusqu’à 200 MBq pour la scintigraphie de perfusion pulmonaire tomoscintigraphique (TEMP).
Chez l’adulte, le nombre moyen de particules à injecter doit être compris entre 100 000 et 300 000, sans jamais dépasser 700 000. Afin d’obtenir des images de qualité optimale, le nombre minimal de particules à administrer par examen ne doit pas être inférieur à 100 000.
Pour le calcul de la quantité de particules à administrer, voir rubrique 12.
Chez les adultes et les patients âgés atteints d’une maladie cardiovasculaire sévère, d’une hypertension pulmonaire avec insuffisance respiratoire, ou d’un shunt droite-gauche, le nombre de particules à administrer doit être diminué et compris entre 100 000 et 200 000.
Insuffisance rénale/insuffisance hépatique
L’activité à administrer doit être déterminée avec précaution car une exposition accrue aux radiations est possible chez les patients dont la fonction rénale/hépatique est altérée.
Population pédiatrique
L’utilisation chez l’enfant et l’adolescent doit être envisagée avec prudence, sur la base des besoins cliniques et après une évaluation du rapport bénéfice risque dans ce groupe de patients.
L’activité à administrer aux enfants et adolescents peut être calculée conformément aux recommandations du groupe de travail en pédiatrie (Paediatric Task Group) de l’European Association of Nuclear Medicine (EANM 2016), en multipliant une activité de référence par un facteur de correction qui dépend de la masse corporelle du jeune patient (Tableau 1).
A[MBq]administrée = activité de référence X facteur de correction
L’activité de référence est de 5,6 MBq.
Chez le très jeune enfant (moins de 1 an), une activité minimale de 10 MBq est nécessaire pour obtenir des images de qualité suffisante.
Facteurs de correction masse corporelle-dépendant dans la population pédiatrique, conformément au calculateur de l’EANM-2016 :
| Masse corporelle [kg] | Facteur de correction | Masse corporelle [kg] | Facteur de correction | Masse corporelle [kg] | Facteur de correction |
| 3 | 1 | 22 | 5,29 | 42 | 9,14 |
| 4 | 1,14 | 24 | 5,71 | 44 | 9,57 |
| 6 | 1,71 | 26 | 6,14 | 46 | 10,00 |
| 8 | 2,14 | 28 | 6,43 | 48 | 10,29 |
| 10 | 2,71 | 30 | 6,86 | 50 | 10,71 |
| 12 | 3,14 | 32 | 7,29 | 52-54 | 11,29 |
| 14 | 3,57 | 34 | 7,72 | 56-58 | 12,00 |
| 16 | 4,00 | 36 | 8,00 | 60-62 | 12,71 |
| 18 | 4,43 | 38 | 8,43 | 64-66 | 13,43 |
| 20 | 4,86 | 40 | 8,86 | 68 | 14,00 |
Le nombre de particules doit être maintenu le plus bas possible de façon à emboliser moins de 0,1 % de la totalité des capillaires pulmonaires. Il est recommandé de calculer le nombre de particules à administrer à l’enfant ou l’adolescent conformément aux recommandations de l’EANM pour la scintigraphie pulmonaire chez l’enfant (2007) :
| Masse corporelle [kg] | Nombre maximal de particules à administrer |
| <10 kg | 10 000-50 000 |
| 10-20 kg | 50 000-150 000 |
| 20-35 kg | 150 000-300 000 |
| 35-50 kg | 300 000-500 000 |
En cas de réduction sévère avérée ou suspectée du lit vasculaire pulmonaire (de plus de 50 %), le nombre de particules à administrer doit être réduit de façon proportionnelle.
Pour l’évaluation des shunts droite-gauche, le nombre de particules à administrer doit être diminué et compris entre 10 000 et 20 000.
· Recherche de shunt hépato-pulmonaire avant radiothérapie interne sélective
Chez un patient d’environ 70 kg, l’activité recommandée est de 100 MBq.
· Imagerie per-opératoire
Dans les tumeurs du sein, 10 à 20 MBq dans 0,2 ml de solution radiomarquée, suivie de l’administration de 0,2 ml de sérum physiologique pour éviter un retour du produit radiomarqué au point d’injection.
Dans les tumeurs du poumon, 50 à 110 MBq dans 0,2 ml de solution radiomarquée, suivie de l’administration de 0,2 ml de sérum physiologique pour éviter un retour du produit radiomarqué au point d’injection.
Mode d’administration
Pour utilisation multidose.
Ce médicament doit être reconstitué avant administration au patient.
Pour les instructions concernant la préparation extemporanée du médicament avant administration, voir la rubrique 12.
Précautions à prendre avant la manipulation ou l’administration du médicament
Avant l’injection, la seringue doit être agitée doucement, afin d’en homogénéiser le contenu et d’éviter la formation d’agrégats de plus grande taille. Le cas échéant, ces complexes d’agrégats peuvent être dissipés au moyen d’une fine canule.
· Scintigraphie de perfusion pulmonaire
La solution marquée doit être administrée par voie intraveineuse.
Il ne faut pas aspirer de sang dans la seringue, car cela pourrait entraîner la formation de petits caillots responsables de l’obstruction d’artérioles de plus gros calibre qui se traduit par des images de lacunes sur la scintigraphie (faux positifs).
Si possible, le produit ne doit pas être administré via un dispositif d’accès veineux implantable, car cela peut entraîner une mauvaise homogénéisation de la radioactivité dans l’artère pulmonaire.
Le médicament est lentement injecté par voie intraveineuse pendant une durée d’au moins 30 secondes.
Il faut veiller très attentivement à ce que le produit radioactif ne soit pas injecté dans les tissus environnants et à l’absence d’aspiration de sang dans la seringue pour éviter la formation de complexes d’agrégats de plus grande dimension.
Pendant l’injection, le patient doit être en décubitus dorsal, ou, en cas d’orthopnée, dans une position aussi allongée que possible.
· Recherche de shunt hépato-pulmonaire avant radiothérapie interne sélective
La solution marquée doit être administrée par voie intraartérielle hépatique à l’aide d’un cathéter.
· Imagerie per-opératoire
La solution marquée doit être administrée par voie intra-tumorale la veille de l’intervention.
Pour la préparation du patient, voir rubrique 4.4.
Acquisition des images
La scintigraphie pulmonaire peut commencer immédiatement après l’injection.
· Hypersensibilité à la substance active, à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, ou à l’un des composants du radiopharmaceutique marqué.
· Hypertension pulmonaire sévère.
Risque de réactions d’hypersensibilité ou anaphylactiques
La possibilité d’hypersensibilité, incluant des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes graves, mettant en jeu le pronostic vital ou mortelles, doit toujours être envisagée. En cas de réaction d’hypersensibilité ou de réaction anaphylactique, l’administration du produit doit être immédiatement interrompue et un traitement par voie intraveineuse doit être débuté si nécessaire.
En cas d’urgence, il convient d’avoir à disposition immédiate les médicaments et le matériel nécessaires, notamment une sonde d’intubation trachéale et du matériel de ventilation.
Justification du bénéfice/risque individuel
Chez chaque patient, l’exposition aux radiations ionisantes doit se justifier sur la base du bénéfice attendu. L’activité administrée doit, dans tous les cas, être déterminée en limitant autant que possible la dose de radiation résultante tout en permettant d’obtenir l’information diagnostique requise.
Il faut être particulièrement prudent lorsqu’on administre des macroagrégats d’albumine humaine marqués au technétium-99m à des patients atteints d’hypertension artérielle pulmonaire, d’insuffisance respiratoire, de shunt cardiaque droite-gauche suspecté ou avéré ou ayant bénéficié d’une transplantation pulmonaire. Dans ces cas, le technétium (99mTc) macrosalb ne doit être administré qu’après une évaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque. Afin de réduire le risque de microembolie cérébrale ou rénale, le technétium (99mTc) macrosalb doit être administré par injection intraveineuse lente. Le nombre de particules doit rester aussi faible que possible. Chez l’adulte, le nombre de particules peut être réduit entre 100 000 et 200 000 particules sans altérer la qualité des images et compromettre la détection des anomalies de perfusion. Il peut y avoir une répartition hétérogène de la radioactivité lorsque le nombre de particules est inférieur à 100 000.
Insuffisance rénale/insuffisance hépatique
Chez les patients dont la fonction rénale ou hépatique est altérée, le rapport bénéfice/risque doit être déterminé avec soin car une exposition accrue aux radiations est possible (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique
Pour des informations sur l’utilisation dans la population pédiatrique, voir rubrique 4.2.
L’indication doit être considérée avec prudence, car la dose efficace par MBq est plus élevée que chez l’adulte (voir rubrique 11).
Préparation du patient
Le patient doit être bien hydraté avant le début de l’examen et uriner aussi souvent que possible au cours des premières heures suivant l’examen, afin de réduire l’exposition aux rayonnements ionisants.
Mises en garde spécifiques
Pulmocis contient de l’albumine humaine.
Il est fortement recommandé qu’à chaque administration de Pulmocis à un patient, le nom et le numéro de lot du produit soient enregistrés de façon à établir un lien entre le patient et le lot du produit utilisé.
Les mesures habituelles de prévention du risque de transmission d’agents infectieux par les médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain comprennent la sélection clinique des donneurs, la recherche des marqueurs spécifiques d’infection sur chaque don et sur les mélanges de plasma ainsi que la mise en œuvre d’étapes efficaces pour l’inactivation/élimination virale dans le procédé de fabrication.
Cependant, lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, le risque de transmettre des agents infectieux ne peut être totalement exclu. Ceci s’applique également aux virus inconnus ou émergents ou autres types d’agents infectieux.
Aucun cas de contamination virale par l’albumine fabriquée conformément aux spécifications de la Pharmacopée Européenne et selon des procédés établis n’a été rapporté.
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c’est-à-dire qu’il est pratiquement « sans sodium ».
Pour les précautions liées au risque environnemental, voir rubrique 6.6.
De nombreux médicaments sont susceptibles d’affecter la biodistribution du technétium (99mTc) macrosalb :
· Interactions pharmacologiques avec l’héparine, les bronchodilatateurs et les médicaments de chimiothérapie,
· Interactions toxicologiques avec l’héroïne, la nitrofurantoïne, le busulfan, le cyclophosphamide, la bléomycine, le méthotrexate, et le méthysergide,
· Interactions pharmaceutiques avec le sulfate de magnésium. De très volumineux complexes d’agrégats peuvent se former après traitement par macroagrégats d’albumine marqués au technetium-99m chez un patient recevant un traitement par voie intraveineuse ; ceux-ci peuvent passer dans la circulation pulmonaire.
Femme en âge d’avoir des enfants
Quand l’administration d’un radiopharmaceutique est prévue chez une femme en âge d’avoir des enfants, il est important de déterminer si elle est ou non enceinte. Toute femme n’ayant pas eu ses règles doit être considérée comme enceinte jusqu’à preuve du contraire. En cas de doute quant à une éventuelle grossesse (en cas d’aménorrhée, de cycles très irréguliers, etc.), d’autres techniques n’impliquant pas l’emploi de radiations ionisantes (si elles existent) doivent être proposées à la patiente.
Grossesse
L’administration d’un radionucléide à une femme enceinte implique également une irradiation du fœtus. Un examen de ce type ne doit être réalisé chez une femme enceinte qu’en cas de nécessité absolue, si le bénéfice probable excède largement le risque encouru par la mère et le fœtus.
Allaitement
Avant l’administration de radiopharmaceutiques à une mère qui allaite, il est nécessaire d’envisager la possibilité de retarder l’examen après la fin de l’allaitement ou de se demander si le radiopharmaceutique choisi est le plus approprié en termes de passage de radioactivité dans le lait maternel. Si l’administration est considérée comme nécessaire, l’allaitement doit être interrompu pendant 12 heures après administration et le lait tiré doit être éliminé.
Fertilité
Aucune étude de fertilité n’a été réalisée.
Pulmocis n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Concernant les informations sur la sécurité relatives aux agents transmissibles, voir rubrique 4.4.
L’exposition aux rayonnements ionisants peut potentiellement entraîner le développement de cancers ou d’anomalies héréditaires. La dose efficace étant de 2,2 mSv quand la radioactivité maximale recommandée est de 200 MBq, la probabilité de survenue de ces effets indésirables est considérée comme faible.
Les fréquences des effets indésirables sont définies de la manière suivante :
Très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1 000, <1/100), rare (≥1/10 000, 1/1 000), très rare (<1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée : réactions d’hypersensibilité telles qu’urticaire, frissons, fièvre, nausées, érythème facial et hyperhidrose ainsi que des insuffisances cardiaques et circulatoires se traduisant par des modifications de la respiration, du pouls, de la tension artérielle et des douleurs thoraciques voire un collapsus, possiblement lié à une occlusion vasculaire.
Très rare : Des réactions anaphylactoïdes graves, dont des cas de choc possiblement mortels, ont été signalées. L’apparition de ces réactions peut aussi ne pas être immédiate.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquence indéterminée :
o des réactions allergiques locales au site d’injection ont été observées.
o pneumothorax, pouvant survenir lors de l’injection intratumorale au niveau pulmonaire
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Le nombre de particules injectées ne doit pas dépasser 1,5 x 106 chez un patient adulte.
L’administration d’un très grand nombre de particules peut entraîner une occlusion vasculaire, hémodynamiquement significative. En cas de modifications notables de la respiration, du pouls et de la pression artérielle, une prise en charge respiratoire et circulatoire doit être réalisée.
En cas d’administration d’une activité excessive, la dose de radiation de technétium (99mTc) macrosalb délivrée au patient doit être réduite en augmentant autant que possible l’élimination du radionucléide de l’organisme par une diurèse forcée avec des mictions fréquentes. Il peut être utile d’estimer la dose efficace administrée.
Propriétés pharmacologiques - PULMOCIS 2 mg
Classe pharmacothérapeutique : produit radiopharmaceutique à usage diagnostique, technétium (99mTc), particules injectables, code ATC : V09EB01
Aux concentrations chimiques utilisées pour les examens de diagnostic, le technétium (99mTc) macrosalb ne semble pas avoir d’activité pharmacodynamique.
Distribution
Après l’injection intraveineuse de technétium (99mTc) macrosalb, il se produit une occlusion temporaire des capillaires pulmonaires et des artérioles, proportionnelle au débit sanguin pulmonaire régional instantané.
Fixation aux organes
La scintigraphie de perfusion repose sur l’occlusion mécanique des petits vaisseaux. Les particules de macroagrégats d’albumine ne pénètrent pas dans le parenchyme pulmonaire (interstitiel ou alvéolaire) mais restent temporairement en position occlusive dans la lumière du capillaire. Après injection intraveineuse, la plupart des macroagrégats sont retenus dans les artérioles et les capillaires pulmonaires lors de leur premier passage dans les poumons. Le diamètre de la plupart des macroagrégats est compris entre 30 et 50 micromètres. L’occlusion temporaire des vaisseaux touche environ 1 capillaire sur 1 000 000 (diamètre < 20 µm) et 1 artériole sur 1 000 (diamètre > 20 µm), selon la distribution de la taille des particules. L’ampleur de l’occlusion régionale par microemboles est donc directement proportionnelle à la perfusion pulmonaire régionale au moment de l’examen. Les particules de taille plus importante peuvent entraîner l’occlusion de vaisseaux plus gros et ainsi causer des anomalies de la perfusion artificielles. Les modifications hémodynamiques sont directement liées à la taille des agrégats d’albumine humaine.
Élimination
Les macroagrégats sont éliminés des poumons par fragmentation mécanique, qui résulte des variations de pression systolique et diastolique à l’intérieur des petits vaisseaux, et par dégradation enzymatique suivie de la phagocytose par les macrophages du système réticulo-endothélial. Du fait de cette élimination, l’activité s’accumule dans le foie et les reins.
L’accumulation hépatique est extrêmement variable ; elle augmente avec le temps et peut atteindre environ 25 %.
La demi-vie d’élimination des agrégats est d’environ 7 à 20 heures dans les poumons, très variable d’un sujet à l’autre. Enfin, 30 % à 45 % de la radioactivité administrée est excrétée dans les urines dans les 24 heures.
Chez les sujets qui présentent un shunt droite-gauche, une partie des macroagrégats passe dans la circulation générale et reste bloquée dans le lit capillaire, ce qui peut donner lieu, à une microembolie, cérébrale ou rénale par exemple.
Insuffisance rénale/hépatique
La pharmacocinétique chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou hépatique n’a pas été décrite.
Données pharmaceutiques - PULMOCIS 2 mg
Chlorure stanneux dihydraté (E 512),
Albumine humaine,
Chlorure de sodium,
Azote (E 941).
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 12.
Ce médicament ne doit pas entrer en contact avec l’air.
1 an
La date de péremption est indiquée sur le conditionnement extérieur ainsi que sur chaque flacon.
Après radiomarquage : à conserver à une température ne dépassant pas 25°C et à utiliser dans les 8 heures.
La stabilité physicochimique en cours d'utilisation a été démontrée pendant 8 heures à 25°C.
D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement, à moins que la méthode de radiomarquage/dilution permette d’exclure le risque de contamination microbienne.
Si le produit n’est pas utilisé immédiatement, la durée et les conditions de conservation en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.
Conserver la trousse au réfrigérateur entre 2°C et 8°C.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution et radiomarquage, voir la rubrique 6.3.
Le stockage doit être effectué conformément aux réglementations nationales relatives aux produits radioactifs.
Flacon de 15 mL (verre, type I) fermé par un bouchon (caoutchouc) et scellé par une capsule (aluminium).
Présentation : Boîte de 5 flacons multidoses.
Mises en garde générales
La réception, l’utilisation et l’administration des radiopharmaceutiques ne peuvent être effectuées que par des personnes autorisées dans des locaux spécialement équipés et habilités. Leur réception, stockage, utilisation, transfert et élimination sont soumis aux règlementations et/ou autorisations appropriées des autorités compétentes.
Les produits radiopharmaceutiques doivent être manipulés par l’utilisateur d’une manière qui satisfait aux normes de radioprotection et de qualité pharmaceutique. Les précautions appropriées d’asepsie doivent être prises.
Le contenu du flacon est destiné à être utilisé uniquement pour la préparation de la suspension de technétium (99mTc) macrosalb. Il ne doit pas être administré directement au patient sans avoir été d’abord soumis à la procédure de radiomarquage.
Pour les instructions sur la reconstitution et le radiomarquage du médicament avant l’administration, voir rubrique 12.
Si l’intégrité du flacon est compromise lors de la préparation du produit, celui-ci ne doit pas être utilisé.
Les procédures d’administration doivent être menées de façon à minimiser le risque de contamination du produit et l’irradiation des opérateurs. Une protection appropriée est obligatoire.
Le contenu de la trousse avant marquage n’est pas radioactif. Cependant, après ajout de la solution injectable de pertechnétate (99mTc) de sodium, la préparation finale doit être maintenue dans un blindage approprié.
L’administration de produits radiopharmaceutiques présente des risques pour l’entourage du patient en raison de l’irradiation externe ou de la contamination par les urines, les vomissures, etc. Par conséquent, il faut prendre les mesures de protection contre les radiations conformément aux réglementations nationales.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.