ENTYVIO 300 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion
- VÉDOLIZUMAB
- Non
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RCP - ENTYVIO 300 mg
Rectocolite hémorragique
Traitement de la rectocolite hémorragique active modérée à sévère chez les patients adultes présentant une réponse insuffisante ou une perte de réponse ou une intolérance à un traitement conventionnel ou par anti-TNF (antagoniste du facteur de nécrose tumorale alpha).
Maladie de Crohn
Traitement de la maladie de Crohn active modérée à sévère chez les patients adultes présentant une réponse insuffisante ou une perte de réponse ou une intolérance à un traitement conventionnel ou par anti-TNF (antagoniste du facteur de nécrose tumorale alpha).
Pochite
Traitement de la pochite chronique active modérée à sévère chez les patients adultes ayant subi une coloproctectomie avec anastomose iléo-anale pour une rectocolite hémorragique et présentant une réponse insuffisante ou une perte de réponse à une antibiothérapie.
Le traitement doit être instauré et supervisé par des professionnels de santé, expérimentés dans le diagnostic et le traitement de la rectocolite hémorragique, la maladie de Crohn ou la pochite (voir rubrique 4.4). La notice doit être fournie aux patients.
Posologie
Rectocolite hémorragique
Le schéma posologique recommandé pour le vedolizumab par voie intraveineuse est de 300 mg administrés par perfusion intraveineuse à 0, 2 et 6 semaines, puis toutes les 8 semaines.
Le traitement devra être interrompu si aucun bénéfice thérapeutique n’est observé à la 10ème semaine (voir rubrique 5.1).
Les patients présentant une diminution de leur réponse au traitement peuvent bénéficier d’une augmentation de la fréquence d’administration en passant à 300 mg de vedolizumab par voie intraveineuse toutes les 4 semaines.
Chez les patients ayant répondu au traitement par vedolizumab, les corticostéroïdes peuvent être réduits et/ou arrêtés, conformément aux normes de soins standards.
Réadministration du traitement
Si le traitement est interrompu et qu'il est nécessaire de le reprendre avec du vedolizumab par voie intraveineuse, une administration toutes les 4 semaines peut être envisagée (voir rubrique 5.1). La période d'interruption du traitement dans les essais cliniques s’est prolongée jusqu'à 1 an. Une efficacité a été obtenue lors de la réadministration du vedolizumab, sans augmentation manifeste des effets indésirables ou des réactions liées à la perfusion (voir rubrique 4.8).
Maladie de Crohn
Le schéma posologique recommandé pour le vedolizumab par voie intraveineuse est de 300 mg administrés par perfusion intraveineuse à 0, 2 et 6 semaines, puis toutes les 8 semaines.
Les patients atteints de maladie de Crohn chez lesquels aucune réponse n’a été observée peuvent bénéficier d’une administration de vedolizumab par voie intraveineuse à la 10ème semaine (voir rubrique 4.4). À partir de la 14ème semaine, le traitement devra être poursuivi toutes les 8 semaines chez les patients répondeurs. Le traitement devra être interrompu si aucun bénéfice thérapeutique n’est observé à la 14ème semaine (voir rubrique 5.1).
Certains patients présentant une diminution de leur réponse au traitement peuvent bénéficier d’une augmentation de la fréquence d’administration en passant à 300 mg de vedolizumab par voie intraveineuse toutes les 4 semaines.
Chez les patients ayant répondu au traitement par vedolizumab, les corticostéroïdes peuvent être réduits et/ou arrêtés, conformément aux normes de soins standards.
Réadministration du traitement
Si le traitement est interrompu et qu'il est nécessaire de le reprendre avec du vedolizumab par voie intraveineuse, une administration toutes les 4 semaines peut être envisagée (voir rubrique 5.1). La période d’interruption du traitement dans les essais cliniques s’est prolongée jusqu’à 1 an. Une efficacité a été obtenue lors de la réadministration du vedolizumab, sans augmentation manifeste des effets indésirables ou des réactions liées à la perfusion (voir rubrique 4.8).
Pochite
Le schéma posologique recommandé pour le vedolizumab par voie intraveineuse est de 300 mg administrés par perfusion intraveineuse à 0, 2 et 6 semaines, puis toutes les 8 semaines.
Le traitement par vedolizumab doit être instauré en parallèle d’une antibiothérapie de référence (par exemple ciprofloxacine pendant quatre semaines) (voir rubrique 5.1).
L’arrêt du traitement doit être envisagé en l’absence de bénéfice thérapeutique après 14 semaines de traitement par vedolizumab.
Réadministration du traitement
Il n’y a pas de données concernant la réadministration du traitement chez les patients atteints de pochite.
Populations particulières
Patients âgés
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés. Les analyses pharmacocinétiques de population n’ont fait apparaître aucun effet de l’âge (voir rubrique 5.2).
Patients insuffisants rénaux ou hépatiques
Le vedolizumab n’a pas été étudié chez ces patients. Aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité du vedolizumab chez les enfants âgés de 0 à 17 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Mode d’administration
Entyvio 300 mg poudre pour solution à diluer pour solution pour perfusion est destiné à un usage intraveineux uniquement. Il doit être reconstitué puis dilué avant d'être administré par voie intraveineuse.
Entyvio 300 mg poudre pour solution à diluer pour solution pour perfusion est administré en perfusion intraveineuse pendant 30 minutes. Une surveillance des patients s’impose durant et après la perfusion (voir rubrique 4.4).
Pour les instructions concernant la reconstitution et la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Infections actives sévères, telles que tuberculose (TB), septicémie, infection à cytomégalovirus, listériose et infections opportunistes telles que la leuco-encéphalopathie multifocale progressive (LEMP) (voir rubrique 4.4).
Le vedolizumab par voie intraveineuse doit être administré dans un environnement médical équipé pour le traitement des réactions d’hypersensibilité aiguës incluant l’anaphylaxie, en cas de survenue. Des mesures appropriées de surveillance et de traitement médical doivent être disponibles pour un usage immédiat lors de l’administration de vedolizumab par voie intraveineuse. Tous les patients doivent faire l’objet d’une surveillance continue pendant chaque perfusion. Pour les 2 premières perfusions, il convient de les garder en observation pendant environ 2 heures après la fin de la perfusion afin de déceler d’éventuels signes et symptômes d’hypersensibilité aiguë. Pour toutes les perfusions suivantes, les patients seront surveillés pendant environ 1 heure après la fin de la perfusion.
Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Réactions liées à la perfusion et réactions d’hypersensibilité
Dans les études cliniques et dans le cadre de la surveillance après commercialisation, des réactions liées à la perfusion et des réactions d’hypersensibilité ont été rapportées, la majeure partie étant d’une intensité légère à modérée (voir rubrique 4.8). Des réactions d’hypersensibilité ont également été rapportées chez des patients passant d’une formulation sous-cutanée à une formulation intraveineuse.
En cas de réaction liée à la perfusion sévère, de réaction anaphylactique ou d’autre réaction sévère, arrêter immédiatement l’administration d’Entyvio et instaurer un traitement adapté (par ex., adrénaline et antihistaminiques) (voir rubrique 4.3).
En cas de réaction liée à la perfusion d’intensité légère à modérée, le débit de perfusion peut être ralenti ou la perfusion arrêtée et un traitement adapté instauré. Lorsque la réaction à la perfusion légère ou modérée disparaît, la perfusion peut être poursuivie. Un prétraitement (par ex., avec des antihistaminiques, de l’hydrocortisone et/ou du paracétamol) peut être envisagé avant la perfusion suivante pour les patients présentant des antécédents de réaction légère à modérée liée à la perfusion de vedolizumab, afin de minimiser leurs risques (voir rubrique 4.8).
Infections
Le vedolizumab est un antagoniste sélectif de l’intégrine intestinale ne présentant aucune activité immunosuppressive systémique identifiée (voir rubrique 5.1).
Les médecins doivent être informés de la possibilité d’un risque accru d’infections opportunistes ou d’infections pour lesquelles l’intestin constitue une barrière défensive (voir rubrique 4.8). Le traitement par vedolizumab ne doit pas être débuté chez les patients présentant des infections sévères actives jusqu’à ce que celles-ci soient contrôlées. Les médecins doivent en outre envisager de suspendre le traitement chez les patients développant une infection sévère pendant un traitement chronique sous vedolizumab. La prudence est de rigueur lorsqu‘une utilisation du vedolizumab chez les patients présentant une infection sévère chronique contrôlée ou ayant des antécédents d’infections récurrentes est envisagée. Il convient d’assurer une surveillance étroite des patients afin de déceler d’éventuelles infections avant, pendant et après le traitement.
Le vedolizumab est contre-indiqué chez les patients présentant une tuberculose active (voir rubrique 4.3). Avant de débuter un traitement par vedolizumab, un dépistage de la tuberculose conformément aux recommandations locales doit être réalisé. Si une tuberculose latente est diagnostiquée, un traitement antituberculeux approprié conformément aux recommandations locales doit être initié avant de commencer le traitement par vedolizumab. Lorsqu’un diagnostic de tuberculose est confirmé chez des patients en cours de traitement par vedolizumab, celui-ci doit être interrompu jusqu’à ce que l’infection tuberculeuse ait été enrayée.
Certains antagonistes de l’intégrine et quelques agents immunosuppresseurs systémiques ont été associés à une leuco-encéphalopathie multifocale progressive (LEMP), infection opportuniste rare et souvent fatale causée par le virus John Cunningham (JC). En se liant à l’intégrine α4β7 exprimée sur les lymphocytes soumis à l’écotaxie intestinale, le vedolizumab exerce un effet immunosuppresseur intestinal spécifique. Bien qu’aucun effet immunosuppresseur systémique n’ait été observé chez les sujets sains, les effets sur la fonction du système immunitaire systémique chez les patients souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ne sont pas connus.
Les professionnels de santé doivent surveiller les patients sous vedolizumab, afin de détecter une éventuelle apparition ou aggravation de signes et symptômes neurologiques et envisager d’orienter les patients vers un spécialiste en neurologie si ceux-ci surviennent. Si une LEMP est suspectée, le
traitement par vedolizumab doit être suspendu ; si celle-ci est confirmée, le traitement doit être arrêté de façon permanente.
Tumeurs malignes
Le risque de tumeur maligne est augmenté chez les patients présentant une rectocolite hémorragique ou une maladie de Crohn. Les médicaments immunomodulateurs peuvent accroître le risque d’apparition de tumeurs malignes.
Utilisation antérieure et concomitante de produits biologiques
Aucune donnée issue des essais cliniques portant sur le vedolizumab n’est disponible pour les patients précédemment traités par natalizumab ou rituximab. La prudence est de rigueur lorsqu’un traitement par vedolizumab est envisagé chez ces patients.
Les patients précédemment exposés au natalizumab doivent normalement attendre un minimum de 12 semaines avant l’instauration d’un traitement par vedolizumab, sauf si l’état clinique du patient le justifie.
Aucune donnée d’essai clinique n’est disponible sur un usage concomitant du vedolizumab et d’immunosuppresseurs biologiques. Par conséquent, l’utilisation de vedolizumab chez ces patients n’est pas recommandée.
Vaccins vivants et oraux
Dans une étude contrôlée contre placebo sur des volontaires sains, une dose unique de 750 mg de vedolizumab n’a pas abaissé les taux d’immunité contre le virus de l’hépatite B chez les sujets vaccinés par voie intramusculaire avec 3 doses d’antigène de surface recombinant de l’hépatite B. Les sujets exposés au vedolizumab ont présenté des taux de séroconversion inférieurs après avoir reçu un vaccin anticholérique oral inactivé. L’effet sur les autres vaccins par voie orale ou nasale n’est pas connu. Il est recommandé d’effectuer une mise à jour des vaccins de tous les patients conformément aux recommandations de vaccination actuelles avant d’instaurer un traitement par vedolizumab. Les patients recevant un traitement par vedolizumab peuvent continuer à recevoir des vaccins inactivés.
Aucune donnée n’est disponible sur la transmission secondaire d’une infection par des vaccins vivants chez les patients recevant du vedolizumab. L’administration du vaccin contre la grippe doit se faire par injection, conformément à la pratique clinique courante. Les autres vaccins vivants ne pourront être administrés simultanément au vedolizumab que si les bénéfices l’emportent clairement sur les risques.
Induction d’une rémission dans la maladie de Crohn
L’induction d’une rémission dans la maladie de Crohn peut prendre jusqu’à 14 semaines chez certains patients. Les raisons n’en sont pas complètement connues mais sont probablement liées au mécanisme d’action. Il convient d’en tenir compte, en particulier chez les patients qui, au départ, présentent une maladie active sévère non précédemment traitée par des antagonistes du TNFα (voir également rubrique 5.1).
Les analyses exploratoires d’un sous-groupe traité dans les essais cliniques sur la maladie de Crohn ont suggéré que le vedolizumab administré chez des patients sans traitement concomitant par corticostéroïdes pourrait être moins efficace pour l’induction d’une rémission dans la maladie de Crohn que chez des patients traités de façon concomitante par des corticostéroïdes (avec ou sans utilisation concomitante d’immunomodulateurs) (voir rubrique 5.1).
Teneur en polysorbate 80
Ce médicament contient 3,31 mg de polysorbate 80 dans chaque flacon d’Entyvio 300 mg.
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.
Le vedolizumab a été étudié chez les patients adultes atteints de rectocolite hémorragique et de maladie de Crohn recevant une administration concomitante de corticostéroïdes, d’immunomodulateurs (azathioprine, 6-mercaptopurine et méthotrexate) et d’aminosalicylés. Les analyses pharmacocinétiques de population suggèrent que l’administration concomitante de ce type d’agents n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique du vedolizumab.
Chez les patients adultes atteints de pochite, le vedolizumab a été co-administré avec des antibiotiques (voir rubrique 5.1). La pharmacocinétique du vedolizumab chez les patients atteints de pochite n’a pas été étudiée (voir rubrique 5.2).
L’effet du vedolizumab sur la pharmacocinétique des médicaments fréquemment associés n’a pas été étudié.
Vaccinations
L’utilisation concomitante de vaccins vivants, en particulier les vaccins oraux vivants, avec le vedolizumab doit faire l’objet d’une grande prudence (voir rubrique 4.4).
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et poursuivre son utilisation au minimum 18 semaines après le dernier traitement.
Grossesse
Il existe des données limitées sur l'utilisation du vedolizumab chez la femme enceinte.
Dans une étude observationnelle prospective de petite envergure, le taux d’anomalies congénitales majeures était de 7,4 % chez 99 femmes traitées par vedolizumab souffrant d’une rectocolite hémorragique ou d’une maladie de Crohn, et de 5,6 % chez 76 femmes traitées avec d’autres agents biologiques souffrant d’une rectocolite hémorragique ou d’une maladie de Crohn (risque relatif (RR) ajusté de 1,07, intervalle de confiance (IC) à 95 % : 0,33 ; 3,52).
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation du vedolizumab pendant la grossesse, à moins que les bénéfices l’emportent clairement sur un risque potentiel pour la mère et le fœtus.
Allaitement
Le vedolizumab a été détecté dans le lait maternel. L’effet du vedolizumab sur les nourrissons allaités et les effets sur la production de lait, sont inconnus. Dans une étude sur la lactation (lait uniquement) évaluant la concentration de vedolizumab dans le lait de femmes allaitantes souffrant d’une rectocolite hémorragique ou d’une maladie de Crohn et traitées par vedolizumab, la concentration de vedolizumab dans le lait maternel humain représentait environ 0,4 % à 2,2 % de la concentration sérique maternelle relevée dans les études historiques sur le vedolizumab. La dose journalière moyenne estimée de vedolizumab ingérée par le nourrisson était de 0,02 mg/kg/jour, ce qui correspond à environ 21 % de la dose journalière maternelle moyenne ajustée au poids corporel.
L’utilisation du vedolizumab chez la femme qui allaite doit prendre en compte le bénéfice du traitement pour la mère et le risque potentiel pour l’enfant.
Fertilité
Il n’existe pas de données sur les effets du vedolizumab sur la fertilité humaine. Les effets sur la fertilité chez l’homme et chez la femme n’ont pas fait l’objet d’évaluations formelles dans les études chez l’animal (voir rubrique 5.3).
Le vedolizumab a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, un état vertigineux ayant été signalé chez un petit nombre de patients.
Résumé du profil de tolérance
Les effets indésirables les plus fréquents sont les infections (comme la rhinopharyngite, les infections des voies aériennes supérieures, la bronchite, la grippe et la sinusite), la céphalée, les nausées, la fièvre, la fatigue, la toux et l’arthralgie.
Des réactions liées à la perfusion (accompagnées de symptômes tels que dyspnée, bronchospasme, urticaire, rougeur, éruption cutanée, augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque) ont également été rapportées chez des patients traités par vedolizumab.
Tableau répertoriant les effets indésirables
La liste suivante des effets indésirables est fondée sur l’expérience dans les essais cliniques et après commercialisation ; les réactions sont présentées par classes de systèmes d’organes. Au sein des classes de systèmes d’organes, les effets indésirables sont regroupés selon les catégories de fréquence suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), très rare
(< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
| Tableau 1. Effets indésirables | ||
| Classe de systèmes d’organes | Fréquence | Effets indésirables |
| Infections et infestations | Très fréquent | Rhinopharyngite |
| Fréquent | Pneumonie,Infection à Clostridium difficile, Bronchite,Gastroentérite, Infection de l’appareil respiratoire,Grippe, Sinusite, Pharyngite,Zona | |
| Peu fréquent | Infection des voies aériennes, Candidose vulvovaginale, Candidose orale | |
| Affections du système immunitaire | Très rare | Réaction anaphylactique, Choc anaphylactique |
| Affections du système nerveux | Très fréquent | Céphalée |
| Fréquent | Paresthésie | |
| Affections oculaires | Peu fréquent | Vision trouble |
| Affections vasculaires | Fréquent | Hypertension |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Fréquent | Douleur oropharyngée, Congestion nasale, Toux |
| Fréquence indéterminée | Pneumopathie interstitielle diffuse | |
| Affections gastro-intestinales | Fréquent | Abcès anal, Fissure anale, Nausée, Dyspepsie, Constipation,Distension abdominale, Flatulence,Hémorroïdes, Hémorragie rectale* |
| Affections hépatobiliaires | Fréquent | Augmentation des enzymeshépatiques |
| Très rare | Hépatite | |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Fréquent | Rash, Prurit, Eczéma, Érythème,Sueurs nocturnes, Acné |
| Peu fréquent | Folliculite | |
| Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif | Très fréquent | Arthralgie |
| Fréquent | Contractures musculaires, Dorsalgie,Faiblesse musculaire,Extrémités douloureuses | |
| Troubles généraux et anomalies au | Fréquent | Fièvre, |
| site d'administration | Fatigue, | |
| Réaction liée à la perfusion | ||
| (asthénie* et gêne thoracique*), | ||
| Réaction au site de perfusion | ||
| (notamment : douleur et irritation | ||
| au site de perfusion) | ||
| Peu fréquent | Frissons, | |
| Sensation de froid | ||
| *Rapporté dans l’étude EARNEST sur la pochite | ||
Description de certains effets indésirables
Réactions liées à la perfusion
Dans les études contrôlées GEMINI 1 et 2 (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn), 4 % des patients traités par vedolizumab par voie intraveineuse et 3 % des patients traités par placebo ont présenté une réaction indésirable définie par l’investigateur comme étant une réaction liée à la perfusion (voir rubrique 4.4). Aucun des effets rapportés comme une réaction liée à la perfusion n’est survenu à un taux supérieur à 1 %. La majorité des réactions liées à la perfusion ont été d’intensité légère à modérée et moins de 1 % ont conduit à l’arrêt du traitement ; elles se sont généralement résolues avec une intervention minimale, voire spontanément, après la perfusion. La plupart des réactions liées à la perfusion se sont produites au cours des 2 premières heures. Parmi les patients présentant des réactions liées à la perfusion, les réactions liées à la perfusion apparues au cours des
2 premières heures ont été plus fréquentes chez les patients traités par vedolizumab par voie intraveineuse que chez ceux ayant reçu le placebo. La plupart des réactions liées à la perfusion étaient non graves et se sont produites pendant la perfusion ou au cours de la première heure suivant la fin de la perfusion.
Une réaction indésirable grave liée à la perfusion a été signalée chez un patient atteint de la maladie de Crohn au cours de la seconde perfusion (les symptômes rapportés ont été dyspnée, bronchospasme, urticaire, bouffées vasomotrices, éruptions cutanées et une augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque) et a été traitée par l’interruption de la perfusion et un traitement avec un antihistaminique et de l’hydrocortisone par voie intraveineuse. Chez les patients ayant reçu du vedolizumab par voie intraveineuse aux semaines 0 et 2 avant de recevoir le placebo, aucune augmentation du taux de réactions liées à la perfusion n’a été observée lors de la réadministration du vedolizumab par voie intraveineuse après une perte de réponse.
Dans l’étude contrôlée EARNEST (pochite) avec le vedolizumab par voie intraveineuse, des réactions d’hypersensibilité, incluant des réactions liées à la perfusion, ont été rapportées chez 3 des 51 sujets (5,9 %) du groupe vedolizumab et 2 des 51 sujets (3,9 %) du groupe placebo. Les effets rapportés comprenaient : ulcération buccale, tuméfaction, œdème périphérique, gêne thoracique, asthénie, atteinte rénale aiguë, trouble obstructif des voies respiratoires et bouffées vasomotrices. Tous les événements rapportés étaient d’intensité légère à modérée, aucun n’a été jugé grave et aucun n’a donné lieu à l’interruption de l’étude.
Infections
Dans les études contrôlées GEMINI 1 et 2 (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn) avec le vedolizumab par voie intraveineuse, le taux d’infections était de 0,85 par patient-année chez les patients traités par vedolizumab et de 0,70 par patient-année chez les patients ayant reçu le placebo. Les infections les plus fréquentes étaient rhinopharyngite, infection des voies aériennes supérieures, sinusite et infections de l’appareil urinaire. La plupart des patients ont continué à prendre vedolizumab une fois l’infection enrayée.
Dans les études contrôlées GEMINI 1 et 2 avec le vedolizumab par voie intraveineuse, le taux d’infections graves était de 0,07 par patient-année chez les patients traités par vedolizumab et de
0,06 par patient-année chez les patients ayant reçu le placebo. Aucune augmentation significative du taux d’infections graves n’a été observée au cours du temps.
Dans l’étude contrôlée EARNEST (pochite) avec le vedolizumab par voie intraveineuse, seul 1 des 51 sujets (2 %) du groupe vedolizumab a développé une gastro-entérite infectieuse grave. Le sujet a été hospitalisé pour observation, s’est remis de l’évènement et a terminé l’étude.
Dans les études contrôlées et en ouvert (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn) chez les adultes traités par vedolizumab par voie intraveineuse, des infections graves ont été signalées dont, la tuberculose, la septicémie (certaines fatales), la septicémie à salmonelles, la méningite à listeria et la colite à cytomégalovirus.
Dans les études cliniques avec le vedolizumab par voie intraveineuse (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn), le taux d’infections chez les patients traités par vedolizumab ayant un IMC supérieur ou égal à 30 kg/m2 était plus élevé que celui observé chez les patients ayant un IMC inférieur à 30 kg/m2.
Dans les études cliniques avec le vedolizumab par voie intraveineuse (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn), une incidence légèrement plus élevée d’infections graves a été rapportée chez les patients traités par vedolizumab ayant déjà reçu un antagoniste du TNFα par rapport aux patients naïfs de traitement par antagoniste du TNFα.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Propriétés pharmacologiques - ENTYVIO 300 mg
Classe pharmacothérapeutique : immunosuppresseurs, anticorps monoclonaux, Code ATC : L04AG05.
Mécanisme d’action
Le vedolizumab est un immunosuppresseur biologique sélectif de l’intestin. Il s’agit d’un anticorps monoclonal humanisé qui se lie spécifiquement à l’intégrine α4β7, exprimée préférentiellement sur les lymphocytes T auxiliaires soumis à l’écotaxie intestinale. En se liant à l’intégrine α4β7 de certains lymphocytes, le vedolizumab inhibe l’adhésion de ces cellules à la molécule-1 d’adhérence cellulaire d’adressine de muqueuse (MAdCAM-1), mais pas à la molécule-1 d’adhésion des cellules vasculaires (VCAM-1). La MAdCAM-1 est principalement exprimée sur les cellules endothéliales intestinales et joue un rôle primordial dans l’écotaxie des lymphocytes T vers les tissus du tractus gastro-intestinal. Le vedolizumab ne se lie pas aux intégrines α4β1 et αEβ7 ni n’en inhibe la fonction.
L’intégrine α4β7 est exprimée sur un sous-groupe de lymphocytes T auxiliaires à mémoire qui migrent préférentiellement dans le tractus gastro-intestinal (GI) et causent l’inflammation caractéristique de la rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn, toutes deux étant des maladies inflammatoires chroniques à médiation immunologique du tractus GI. Le vedolizumab réduit l’inflammation
gastro-intestinale chez les patients atteints de rectocolite hémorragique, de maladie de Crohn et de pochite. Chez les primates non humains, l’inhibition de l’interaction de l’intégrine α4β7 et de la MAdCAM-1 avec le vedolizumab empêche les lymphocytes T auxiliaires à mémoire soumis à l’écotaxie intestinale de migrer à travers l’endothélium vasculaire vers les tissus parenchymateux et induit une multiplication par 3 réversible de ces cellules dans le sang périphérique. Le précurseur murin du vedolizumab a atténué l’inflammation gastro-intestinale chez le pinché à crête blanche (Saguinus oedipus) atteint de colite, un modèle de rectocolite hémorragique.
Chez les sujets sains, les patients atteints de rectocolite hémorragique ou de la maladie de Crohn, le vedolizumab n’augmente pas le taux de polynucléaires neutrophiles, basophiles ou éosinophiles, de lymphocytes auxiliaires B et de lymphocytes T cytotoxiques, le nombre total de lymphocytes T auxiliaires à mémoire, de monocytes ou de cellules tueuses naturelles dans le sang périphérique, aucune leucocytose n’étant observée.
Le vedolizumab n’a pas modifié la surveillance immunitaire et l’inflammation du système nerveux central dans l’encéphalomyélite auto-immune expérimentale chez les primates non humains, un modèle de sclérose en plaques. Le vedolizumab n’a pas modifié les réponses immunitaires à la provocation antigénique dans le derme et le muscle (voir rubrique 4.4). À l’inverse, le vedolizumab a inhibé une réponse immunitaire à une provocation antigénique gastro-intestinale chez les volontaires sains (voir rubrique 4.4).
Immunogénicité
Des anticorps anti-vedolizumab, pour la plupart neutralisants, pourraient se développer durant le traitement par vedolizumab. La formation d’anticorps anti-vedolizumab est associée à une augmentation de la clairance du vedolizumab et à une diminution des taux de rémission clinique.
Des réactions liées à la perfusion et survenues après la perfusion de vedolizumab ont été observées chez des sujets présentant des anticorps anti-vedolizumab.
Effets pharmacodynamiques
Dans les essais cliniques portant sur le vedolizumab par voie intraveineuse à des doses comprises entre 0,2 et 10 mg/kg, une saturation > 95 % des récepteurs α4β7 sur des sous-groupes de lymphocytes circulants impliqués dans la surveillance immunitaire intestinale a été observée chez les patients.
Le vedolizumab n’a pas modifié le trafic de CD4+ et CD8+ dans le SNC, comme l’atteste l’absence de
changement dans le rapport CD4+/CD8+ du liquide céphalorachidien avant et après l’administration de vedolizumab chez les volontaires sains. Ces données sont cohérentes avec les recherches sur les primates non humains qui n’ont pas décelé d’effets sur la surveillance immunitaire du SNC.
Efficacité et sécurité cliniques
Rectocolite hémorragique
L’efficacité et la tolérance du vedolizumab par voie intraveineuse dans le traitement des patients adultes atteints d’une rectocolite hémorragique active modérée à sévère (score Mayo de 6 à 12 avec sous-score endoscopique ≥ 2) ont été démontrées dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo évaluant les critères d’efficacité à la semaine 6 et la semaine 52 (GEMINI 1). Les patients inclus étaient en échec d’au moins un traitement conventionnel, notamment les corticostéroïdes, les immunomodulateurs et/ou l’antagoniste du TNFα infliximab (incluant les non répondeurs primaires). Des doses stables concomitantes d’aminosalicylés, de corticostéroïdes et/ou d’immunomodulateurs administrées par voie orale ont été autorisées.
Pour l’évaluation des critères de la semaine 6, 374 patients ont été randomisés en double aveugle (3/2) afin de recevoir 300 mg de vedolizumab ou un placebo à la semaine 0 et la semaine 2. Le critère d’évaluation principal était la proportion de patients présentant une réponse clinique (définie comme
une réduction du score Mayo total de ≥ 3 points et ≥ 30 % par rapport au score initial, accompagnée d’une baisse du sous-score d’hémorragie rectale de ≥1 point ou d’un sous-score absolu d’hémorragie rectale de ≤ 1 point) à la semaine 6. Le Tableau 2 montre les résultats de l’évaluation du critère principal et des critères secondaires.
| Tableau 2. Résultats relatifs à l’efficacité à la Semaine 6 de l’étude GEMINI 1 | ||
| Critère d’évaluation | Placebo n = 149 | Vedolizumab IV n = 225 |
| Réponse clinique | 26 % | 47 %* |
| Rémission clinique§ | 5 % | 17 %† |
| Cicatrisation de la muqueuse¶ | 25 % | 41 %‡ |
| *p < 0,0001†p ≤ 0,001‡p < 0,05§Rémission clinique : score Mayo total ≤ 2 points et aucun sous-score individuel > 1 point¶Cicatrisation de la muqueuse : sous-score Mayo endoscopique ≤ 1 point | ||
L’effet du vedolizumab sur la réponse clinique, la rémission et la cicatrisation de la muqueuse a été observé chez des patients n’ayant jamais été exposés à un antagoniste du TNFα et chez ceux ayant connu un échec à un traitement antérieur par antagoniste du TNFα.
Dans l’étude GEMINI 1, 2 groupes de patients ont reçu du vedolizumab à la semaine 0 et la
semaine 2 : les patients de la cohorte 1 étaient randomisés pour recevoir soit 300 mg de vedolizumab soit un placebo en double aveugle et les patients du groupe 2 étaient traités par 300 mg de vedolizumab en ouvert. Pour évaluer l’efficacité à la semaine 52, 373 patients des groupes 1 et 2 ayant été traités par vedolizumab et ayant obtenu une réponse clinique à la semaine 6 ont été randomisés en double aveugle (1/1/1) afin de recevoir l’un des schémas suivants à partir de la semaine 6 : 300 mg de vedolizumab toutes les 8 semaines, 300 mg de vedolizumab toutes les 4 semaines, ou placebo toutes les 4 semaines. À partir de la semaine 6, les patients qui avaient obtenu une réponse clinique et recevaient des corticostéroïdes ont progressivement réduit leur traitement par corticostéroïdes. Le critère d‘évaluation principal était la proportion de patients en rémission clinique à la semaine 52. Le Tableau 3 montre les résultats de l’évaluation du critère principal et des critères secondaires.
| Tableau 3. Résultats relatifs à l’efficacité à la Semaine 52 de l’étude GEMINI 1 | |||
| Critère d’évaluation | Placebo n = 126* | Vedolizumab IV toutes les8 semainesn = 122 | Vedolizumab IV toutes les4 semainesn = 125 |
| Rémission clinique | 16 % | 42 %† | 45 %† |
| Réponse clinique durable¶ | 24 % | 57 %† | 52 %† |
| Cicatrisation de la muqueuse | 20 % | 52 %† | 56 %† |
| Rémission clinique durable# | 9 % | 20 %§ | 24 %‡ |
| Rémission clinique sans corticostéroïdes♠ | 14 % | 31 %§ | 45 %† |
| *Le groupe placebo comprend les patients ayant reçu du vedolizumab à la semaine 0 et la semaine 2 et randomisés pour recevoir le placebo de la semaine 6 à la semaine 52.†p < 0,0001‡p < 0,001§p < 0,05¶Réponse clinique durable : réponse clinique aux semaines 6 et 52#Rémission clinique durable : rémission clinique aux semaines 6 et 52♠Rémission clinique sans corticostéroïdes : patients utilisant des corticostéroïdes par voie orale à l’inclusion, ayant arrêté les corticostéroïdes à partir de la semaine 6 et en rémission clinique à la semaine 52. Les patients étaient au nombre de n = 72 pour le placebo, n = 70 pour le vedolizumab toutes les 8 semaines etn = 73 pour le vedolizumab toutes les 4 semaines | |||
Les analyses exploratoires fournissent des données supplémentaires sur les principales
sous-populations étudiées. Environ un tiers des patients sont en échec d’un traitement antérieur par antagoniste du TNFα. Parmi ces patients, 37 % de ceux recevant du vedolizumab toutes les
8 semaines, 35 % de ceux recevant du vedolizumab toutes les 4 semaines et 5 % de ceux recevant un placebo étaient en rémission clinique à la semaine 52. Des améliorations de la réponse clinique durable (47 %, 43 %, 16 %), de la cicatrisation de la muqueuse (42 %, 48 %, 8 %), de la rémission clinique durable (21 %, 13 %, 3 %) et de la rémission clinique sans corticostéroïdes (23 %, 32 %, 4 %) ont été observées dans la population en échec d’un traitement antérieur par antagoniste TNFα et traitée respectivement par du vedolizumab toutes les 8 semaines, du vedolizumab toutes les 4 semaines ou un placebo.
Les patients n’ayant pas répondu à la semaine 6 sont restés dans l’étude et ont reçu du vedolizumab toutes les 4 semaines. Une réponse clinique évaluée par les scores Mayo partiels a été obtenue à la semaine 10 et la semaine 14 chez une proportion plus élevée de patients sous vedolizumab (respectivement 32 % et 39 %) que de patients sous placebo (respectivement 15 % et 21 %).
La qualité de vie liée à l’état de santé (QVLS) a été évaluée par le questionnaire IBDQ (Inflammatory Bowel Disease Questionnaire), un questionnaire spécifique à la maladie, et par les questionnaires
SF-36 et EQ-5D, qui sont des outils génériques. L’analyse exploratoire montre que des améliorations cliniquement significatives ont été observées pour les groupes vedolizumab, les améliorations étant significativement supérieures à celles du groupe placebo à la semaine 6 et la semaine 52 pour les scores EQ-5D et EQ-5D EVA, toutes les sous-échelles du questionnaire IBDQ (symptômes intestinaux, symptômes systémiques, troubles émotionnels et fonction sociale) et toutes les
sous-échelles du questionnaire SF-36, y compris le résumé de la composante physique (PCS) et le résumé de la composante mentale (MCS).
Étude d’extension
Les patients ayant échappé au vedolizumab avec un traitement toutes les 8 semaines ont pu participer à une étude d’extension en ouvert et recevoir du vedolizumab toutes les 4 semaines. Chez ces patients, une rémission clinique a été obtenue chez 25 % des patients à la semaine 28 et la semaine 52.
Les patients qui avaient obtenu une réponse clinique après avoir reçu du vedolizumab aux semaines 0 et 2, puis qui avaient été randomisés pour recevoir le placebo (pour les semaines 6 à 52) et ne
présentaient plus de réponse, pouvaient participer à l’étude d’extension en ouvert et recevoir du vedolizumab toutes les 4 semaines. Chez ces patients, une rémission clinique a été obtenue chez 45 % des patients à la Semaine 28 et chez 36 % des patients à la Semaine 52.
Dans cette étude d’extension en ouvert, les bénéfices du traitement par vedolizumab, évalués par le score Mayo partiel, une rémission clinique et une réponse clinique ont été observés jusqu’à
196 semaines.
Maladie de Crohn
L’efficacité et la tolérance du vedolizumab par voie intraveineuse dans le traitement de patients adultes atteints de maladie de Crohn active modérée ou sévère (score CDAI [Crohn’s Disease Activity Index, index d’activité de la maladie de Crohn] de 220 à 450) ont été évaluées dans 2 études (GEMINI 2 et 3). Les patients inclus étaient en échec d’au moins un traitement conventionnel, incluant les corticostéroïdes, les immunomodulateurs et/ou les antagonistes du TNFα (y compris les non répondeurs primaires). Des doses stables concomitantes de corticostéroïdes, d’immunomodulateurs et d’antibiotiques par voie orale ont été autorisées.
L’étude GEMINI 2 était une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo évaluant les critères d’efficacité à la semaine 6 et la semaine 52. Les patients (n = 368) ont été randomisés en double aveugle (3/2) afin de recevoir 2 doses de 300 mg de vedolizumab ou un placebo à la semaine 0 et la semaine 2. Les 2 critères principaux d’évaluation étaient la proportion de patients en rémission clinique (définie comme un score CDAI ≤ 150 points) à la semaine 6 et la proportion de patients présentant une réponse clinique (définie comme une baisse ≥ 100 points du score CDAI par rapport à la situation initiale) à la semaine 6 (voir Tableau 4).
L’étude GEMINI 2 comportait 2 groupes de patients ayant reçu du vedolizumab aux semaines 0 et 2 : les patients du groupe 1 étaient randomisés pour recevoir, en double aveugle, soit 300 mg de vedolizumab soit un placebo ; les patients du groupe 2 étaient traités par 300 mg de vedolizumab en ouvert. Pour évaluer l’efficacité à la semaine 52, 461 patients des groupes 1 et 2 traités par vedolizumab et ayant obtenu une réponse clinique (définie comme une baisse ≥ 70 points du score CDAI par rapport à la situation initiale) à la semaine 6, ont été randomisés en double aveugle (1/1/1) afin de recevoir l’un des schémas suivants à partir de la semaine 6 : 300 mg de vedolizumab toutes les 8 semaines, 300 mg de vedolizumab toutes les 4 semaines ou placebo toutes les 4 semaines. Les patients présentant une réponse clinique à la semaine 6 ont réduit progressivement leur traitement par corticostéroïdes. Le critère d’évaluation principal était la proportion de patients en rémission clinique à la semaine 52 (voir Tableau 5).
L’étude GEMINI 3 était une seconde étude randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo ayant évalué l’efficacité à la semaine 6 et la semaine 10 dans le sous-groupe de patients en échec d’au moins 1 traitement conventionnel et en échec d’un traitement par antagoniste du TNFα (incluant les non répondeurs primaires) ainsi que dans la population générale, qui comprenait également des patients un échec d’au moins 1 traitement conventionnel et naïfs de tout traitement par antagoniste du TNFα. Les patients (n = 416), qui comptaient environ 75 % de patients en échec du traitement par antagoniste du TNFα, ont été randomisés en double aveugle (1/1) pour recevoir soit 300 mg de vedolizumab soit un placebo aux semaines 0, 2 et 6. Le critère d’évaluation principal était la proportion de patients en rémission clinique à la semaine 6 dans la sous-population de patients en échec du traitement par antagoniste du TNFα. Comme noté dans le Tableau 4, bien que le critère d’évaluation principal n’ait pas été satisfait, les analyses exploratoires montrent que des résultats cliniquement significatifs ont été observés.
| Tableau 4. Résultats d’efficacité pour les études GEMINI 2 et 3 à la semaine 6 et la semaine 10 | ||
| Critère d’évaluation de l’étude | Placebo | Vedolizumab IV |
| Étude GEMINI 2 | ||
| Rémission clinique, semaine 6 Au totalÉchec aux antagonistes du TNFα Naïf de traitement par antagonistes du TNFα | 7 % (n = 148)4 % (n = 70)9 % (n = 76) | 15 %* (n = 220)11 % (n = 105)17 % (n = 109) |
| Amélioration de la réponse clinique, semaine 6Au totalÉchec aux antagonistes du TNFα Naïf de traitement par antagonistes du TNFα | 26 % (n = 148)23 % (n = 70)30 % (n = 76) | 31 %† (n = 220)24 % (n = 105)42 % (n = 109) |
| Évolution du taux de CRP de la situation initiale à la semaine 6, médiane (µg/mL) Au total‡ | -0,5 (n = 147) | -0,9 (n = 220) |
| Étude GEMINI 3 | ||
| Rémission clinique, semaine 6 | ||
| Au total‡ | 12 % (n = 207) | 19 % (n = 209) |
| Échec aux antagonistes du TNFα¶ Naïf de traitement par antagonistes du TNFα | 12 % (n = 157)12 % (n = 50) | 15 %§ (n = 158)31 % (n = 51) |
| Rémission clinique, semaine 10 | ||
| Au totalÉchec aux antagonistes du TNFα¶,‡ Naïf de traitement par antagonistes du TNFα | 13 % (n = 207)12 % (n = 157)16 % (n = 50) | 29 % (n = 209)27 % (n = 158)35 % (n = 51) |
| Rémission clinique continue#¶ | ||
| Au totalÉchec aux antagonistes du TNFα¶,‡ Naïf de traitement par antagonistes du TNFα | 8 % (n = 207)8 % (n = 157)8 % (n = 50) | 15 % (n = 209)12 % (n = 158)26 % (n = 51) |
| Amélioration de la réponse clinique, semaine 6Au total^Échecs aux antagonistes du TNFα‡ Naïf de traitement par antagonistes du TNFα^ | 23 % (n = 207)22 % (n = 157)24 % (n = 50) | 39 % (n = 209)39 % (n = 158)39 % (n = 51) |
| *p < 0,05†non statistiquement significatif‡critère secondaire à considérer comme exploratoire par la procédure de tests statistiques pré-établie§non statistiquement significatif, les autres critères d’évaluation n’ont par conséquent pas été testés statistiquement¶n = 157 pour le placebo et n = 158 pour le vedolizumab#Rémission clinique continue : rémission clinique aux semaines 6 et 10^Critère de jugement exploratoire | ||
| Tableau 5. Résultats d’efficacité pour GEMINI 2 à la semaine 52 | |||
| Placebo n = 153* | Vedolizumab IV toutes les 8 semaines n = 154 | Vedolizumab IV toutes les 4 semaines n = 154 | |
| Rémission clinique | 22 % | 39 %† | 36 %‡ |
| Amélioration de la réponse clinique | 30 % | 44 %‡ | 45 %‡ |
| Rémission clinique sans corticostéroïdes§ | 16 % | 32 %‡ | 29 %‡ |
| Rémission clinique durable¶ | 14 % | 21 % | 16 % |
| *Le groupe placebo comprend les patients ayant reçu du vedolizumab à la semaine 0 et la semaine 2 et randomisés ensuite pour recevoir le placebo de la semaine 6 à la semaine 52.†p < 0,001‡p < 0,05§Rémission clinique sans corticostéroïdes : patients utilisant des corticostéroïdes par voie orale à l’inclusion, ayant arrêté les corticostéroïdes à partir de la semaine 6, et en rémission clinique à la semaine 52. Les patients étaient au nombre de n = 82 pour le placebo, n = 82 pour le vedolizumab toutes les 8 semaines et n = 80 pour le vedolizumab toutes les 4 semaines¶Rémission clinique durable : Rémission clinique à ≥ 80 % des visites de l’étude y compris la visite finale (semaine 52) | |||
Des analyses exploratoires ont évalué les effets de l’utilisation concomitante des corticostéroïdes et des immunomodulateurs sur l’induction d’une rémission par vedolizumab. Un traitement en association, notamment avec des corticostéroïdes, a semblé être plus efficace pour l’induction d’une rémission dans la maladie de Crohn que le vedolizumab seul ou avec des immunomodulateurs, pour lesquels la différence de taux de rémission avec le placebo était plus faible. Le taux de rémission clinique dans l’étude GEMINI 2 à la semaine 6 était de 10 % (différence par rapport au placebo 2 %, IC à 95 % : -6, 10) lorsqu’il était administré sans corticostéroïdes, contre 20 % (différence par rapport au placebo 14 %, IC à 95 % : -1, 29) lorsqu’il était co-administré avec des corticostéroïdes. Dans l’étude GEMINI 3 aux semaines 6 et 10, les taux respectifs de rémission clinique étaient de 18 % (différence par rapport au placebo 3 %, IC à 95 % : -7, 13) et de 22 % (différence par rapport au placebo de 8 %, IC à 95 % : -3, 19) lorsqu’il était administré sans corticostéroïdes, contre 20 % (différence par rapport au placebo 11 %, IC à 95 % : 2, 20) et 35 % (différence par rapport au placebo de 23 %, IC à 95 % : 12, 33) respectivement lorsqu’il était co-administré avec des corticostéroïdes.
Ces effets ont été observés indépendamment d’une administration concomitante d’immunomodulateurs.
Des analyses exploratoires fournissent des données supplémentaires sur les principales
sous-populations étudiées. Dans l’étude GEMINI 2, environ la moitié des patients avaient connu un échec à un traitement par antagoniste du TNFα. Parmi ces patients, 28 % de ceux recevant du vedolizumab toutes les 8 semaines, 27 % de ceux recevant du vedolizumab toutes les 4 semaines et 13 % de ceux recevant un placebo ont obtenu une rémission clinique à la semaine 52. Une meilleure réponse clinique a été obtenue chez respectivement 29 %, 38 % et 21 % des patients, et une rémission clinique sans corticostéroïdes a été obtenue chez respectivement 24 %, 16 % et 0 % des patients.
Les patients n’ayant pas répondu à la semaine 6 dans l’étude GEMINI 2 sont restés dans l’étude et ont reçu du vedolizumab toutes les 4 semaines. Une meilleure réponse clinique a été observée à la semaine 10 et la semaine 14 chez plus de patients sous vedolizumab, respectivement 16 % et 22 %, que de patients sous placebo, respectivement 7 % et 12 %. Il n’y a eu aucune différence cliniquement significative en termes de rémission clinique entre les groupes de traitement à ces périodes d’évaluation. Les analyses de la rémission clinique à la semaine 52 chez les patients non répondeurs à la semaine 6 mais ayant obtenu une réponse à la semaine 10 ou à la semaine 14, indiquent que les patients atteints de la maladie de Crohn non répondeurs pourraient bénéficier d’une dose de vedolizumab à la semaine 10.
L’analyse exploratoire a montré que des améliorations cliniquement significatives ont été observées pour les groupes vedolizumab toutes les 4 semaines et toutes les 8 semaines dans l’étude GEMINI 2, les améliorations étant significativement supérieures à celles du groupe placebo entre la situation
initiale et la semaine 52 pour les scores EQ-5D et EQ-5D EVA, le score IBDQ total et les sous-échelles de symptômes intestinaux et symptômes systémiques du questionnaire IBDQ.
Étude d’extension
Les patients ayant échappé au vedolizumab avec un traitement toutes les 8 semaines dans l’étude GEMINI 2 ont été autorisés à participer à une étude d’extension en ouvert et ont reçu du vedolizumab toutes les 4 semaines. Chez ces patients, une rémission clinique a été obtenue chez 23 % des patients à la semaine 28 et chez 32 % des patients à la semaine 52.
Les patients qui avaient répondu au vedolizumab aux semaines 0 et 2, puis qui avaient été randomisés pour recevoir le placebo (pour les semaines 6 à 52) et ne présentaient plus de réponse, ont été autorisés à participer à l’étude d’extension en ouvert et à recevoir du vedolizumab toutes les 4 semaines. Une rémission clinique a été obtenue chez 46 % de ces patients à la Semaine 28 et chez 41 % de ces patients à la Semaine 52.
Dans cette étude d’extension en ouvert, une rémission clinique et une réponse clinique ont été observées chez les patients jusqu’à 196 semaines.
Pochite
L’efficacité et la tolérance du vedolizumab par voie intraveineuse dans le traitement des patients adultes atteints de pochite chronique ont été démontrées dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo évaluant l’efficacité à la semaine 14 et à la semaine 34 (EARNEST). Les patients inclus avaient subi une coloproctectomie avec anastomose iléo-anale (AIA) pour une rectocolite hémorragique au moins un an avant la randomisation et avaient développé une pochite chronique active (définie comme antibio-dépendante (récurrente) ou antibio-réfractaire), avec un score mPDAI (modified Pouchitis Disease Activity Index, indice modifié d’activité de la pochite) à l’inclusion ≥ 5 et un sous-score endoscopique ≥ 2. Tous les patients ont reçu une antibiothérapie concomitante par ciprofloxacine 500 mg deux fois par jour du début du traitement jusqu’à la
semaine 4. Les patients ont reçu des cycles d’antibiotiques supplémentaires pendant l’étude si nécessaire, notamment en cas de poussées de pochite.
Les patients (n = 102) ont été randomisés (1/1) pour recevoir du vedolizumab 300 mg par voie intraveineuse ou un placebo par voie intraveineuse à 0, 2 et 6 semaines, puis toutes les 8 semaines, jusqu’à la semaine 30. Le critère d’évaluation principal était la rémission clinique à la semaine 14 (définie comme un score mPDAI < 5 et une réduction du score mPDAI total ≥ 2 points par rapport à l’inclusion). Le tableau 6 montre les résultats des critères d’évaluation primaires et secondaires à la semaine 14, et le tableau 7 montre les résultats des critères d’évaluation secondaires à la semaine 34.
Tableau 6. Résultats d’efficacité de l’étude EARNEST à la semaine 14
| Critère d’évaluation | Placebo n = 51 | Vedolizumab IV n = 51 | Différence Vedolizumab-Placebo [IC95%](points de pourcentage) |
| Rémission clinique* | 9,8 % | 31,4 %† | 21,6 [4,9 ; 37,5] |
| Rémission PDAI‡ | 9,8 % | 35,3 % | 25,5 [8,0 ; 41,4] |
| Réponse clinique§ | 33,3 % | 62,7 % | 29,4 [8,0 ; 47,6] |
| *La rémission clinique est définie comme un score mPDAI < 5 et une réduction du score mPDAI total≥ 2 points par rapport à l’inclusion†p < 0,05‡La rémission PDAI est définie comme un score PDAI < 7 et une réduction du score PDAI ≥ 3 points par rapport à l’inclusion§La réponse clinique est définie comme une réduction du score mPDAI ≥ 2 points par rapport à l’inclusion | |||
Tableau 7. Résultats d’efficacité de l’étude EARNEST à la semaine 34
| Critère d’évaluation | Placebo n = 51 | Vedolizumab IV n = 51 | Différence Vedolizumab-Placebo [IC95 %](points de pourcentage) |
| Rémission clinique* | 17,6 % | 35,3 % | 17,6 [0,3 ; 35,1] |
| Rémission PDAI‡ | 17,6 % | 37,3 % | 19,6 [1,9 ; 37,0] |
| Réponse clinique § | 29,4 % | 51,0 % | 21,6 [1,9 ; 39,8] |
| *La rémission clinique est définie comme un score mPDAI < 5 et une réduction du score mPDAI total≥ 2 points par rapport à l’inclusion‡La rémission PDAI est définie comme un score PDAI < 7 et une réduction du score PDAI ≥ 3 points par rapport à l’inclusion§La réponse clinique est définie comme une réduction du score mPDAI ≥ 2 points par rapport à l’inclusion | |||
Environ deux-tiers des patients avaient préalablement été traités (pour la rectocolite hémorragique et la
pochite) par antagoniste du TNFα (33 dans le groupe vedolizumab et 31 dans le groupe placebo). Parmi ces patients, 33,3 % du groupe vedolizumab ont obtenu une rémission clinique à la semaine 14 contre 9,7 % du groupe placebo.
Population pédiatrique
L'Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec le vedolizumab dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique dans la rectocolite hémorragique, la maladie de Crohn et la pochite (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).
La pharmacocinétique de doses uniques et multiples de vedolizumab a été étudiée chez des sujets sains et chez des patients présentant une rectocolite hémorragique ou une maladie de Crohn active modérée à sévère. La pharmacocinétique du vedolizumab n’a pas été étudiée chez les patients atteints de pochite mais elle devrait être similaire à celle observée chez les patients atteints d’une rectocolite hémorragique ou d’une maladie de Crohn active modérée à sévère.
Chez les patients ayant reçu une administration de 300 mg de vedolizumab en perfusion intraveineuse de 30 minutes aux semaines 0 et 2, les concentrations sériques minimales moyennes à la semaine 6 ont été de 27,9 µg/mL (ET ± 15,51) dans la rectocolite hémorragique et de 26,8 µg/mL (ET ± 17,45) dans la maladie de Crohn. Dans les études avec le vedolizumab par voie intraveineuse, à partir de la semaine 6, les patients ont reçu 300 mg de vedolizumab par voie intraveineuse toutes les 8 ou
4 semaines. Chez les patients atteints de rectocolite hémorragique, les concentrations sériques minimales moyennes à l’état d’équilibre ont été respectivement de 11,2 µg/mL (ET ± 7,24) et de 38,3 µg/mL (ET ± 24,43). Chez les patients atteints de la maladie de Crohn, les concentrations
sériques minimales moyennes à l’état d’équilibre ont été respectivement de 13,0 µg/mL (ET ± 9,08) et de 34,8 µg/mL (ET ± 22,55).
Distribution
Les analyses pharmacocinétiques de population indiquent que le volume de distribution du vedolizumab est d’environ 5 litres. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques du vedolizumab n’a pas été évalué. Le vedolizumab est un anticorps monoclonal thérapeutique dont la liaison aux protéines plasmatiques n’est pas attendue.
Le vedolizumab ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique après une administration intraveineuse. Une dose de 450 mg de vedolizumab administrée par voie intraveineuse n’a pas été détectée dans le liquide céphalo-rachidien de sujets sains.
Élimination
Les analyses pharmacocinétiques de population basées sur les données d’administration intraveineuse et sous-cutanée indiquent que la clairance du vedolizumab est d’environ 0,162 L/jour (par voie d’élimination linéaire) et la demi-vie sérique est de 26 jours. La voie d’élimination exacte du vedolizumab n’est pas connue. Les analyses pharmacocinétiques de population suggèrent que si un faible taux d’albumine, un poids corporel élevé et un traitement antérieur avec des médicaments
anti-TNF sont susceptibles d’accroître la clairance du vedolizumab, l’ampleur de leurs effets n’est pas considérée comme étant cliniquement pertinente.
Linéarité
Le vedolizumab a présenté une pharmacocinétique linéaire à des concentrations sériques supérieures à 1 µg/mL.
Populations particulières
D’après les analyses pharmacocinétiques de population, l’âge n’a pas d’incidence sur la clairance du vedolizumab chez les patients atteints de la rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn. L’âge ne devrait pas influencer la clairance du vedolizumab chez les patients atteints de pochite. Aucune étude formelle n’a été conduite pour examiner les effets de l’insuffisance rénale ou hépatique sur la pharmacocinétique du vedolizumab.
Données pharmaceutiques - ENTYVIO 300 mg
L-histidine
Monochlorhydrate de L-histidine Chlorhydrate de L-arginine Saccharose
Polysorbate 80 (E 433)
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.
3 ans
La stabilité de la solution reconstituée dans le flacon a été démontrée pendant 8 heures entre 2 °C et 8 °C.
La stabilité de la solution diluée dans une poche à perfusion contenant une solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) pour injection a été démontrée pendant 12 heures entre 20 °C et 25 °C et pendant 24 heures entre 2 °C et 8 °C.
La stabilité combinée du vedolizumab dans le flacon et la poche à perfusion contenant du chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) pour injection est au total de 12 heures entre 20 °C et 25 °C ou de
24 heures entre 2 °C et 8 °C. Une période de 24 heures peut inclure jusqu’à 8 heures entre 2 °C et 8 °C pour la solution reconstituée dans le flacon et jusqu’à 12 heures entre 20 °C et 25 °C pour la solution diluée dans une poche à perfusion, à condition que la poche à perfusion soit conservée au réfrigérateur (2-8 °C) pendant le reste de la période de 24 heures.
Ne pas congeler la solution reconstituée dans le flacon ni la solution diluée dans la poche à perfusion.
| Conditions de conservation | ||
| Réfrigérateur (2 °C-8 °C) | 20 °C-25 °C | |
| Solution reconstituée dans le flacon | 8 heures | Ne pas conserver1 |
| Solution diluée dans une solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) pour injection | 24 heures2,3 | 12 heures2 |
1 Un maximum de 30 minutes est autorisé pour la reconstitution
2 Cette durée suppose que la solution reconstituée est immédiatement diluée dans une solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) pour injection et conservée exclusivement dans la poche à perfusion. La durée pendant laquelle la solution reconstituée a été conservée dans le flacon doit être soustraite de la durée pendant laquelle elle pourra être conservée dans la poche à perfusion.
3 Cette période peut inclure jusqu’à 12 heures entre 20 °C et 25 °C.
À conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Conserver le flacon dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution et dilution, voir la rubrique 6.3.
Poudre pour solution à diluer pour solution pour perfusion en flacon (en verre de Type 1) de 20 mL pourvu d’un bouchon de caoutchouc et d’une bague de sertissage en aluminium protégés par une capsule en plastique.
Chaque boîte contient 1 flacon.
et manipulation
Instructions pour la reconstitution et la perfusion
-
Utiliser une technique aseptique lors de la préparation d’Entyvio solution pour perfusion intraveineuse.
-
Retirer la capsule amovible du flacon et essuyer avec un tampon imbibé d’alcool. Reconstituer le vedolizumab avec 4,8 mL d’eau pour préparations injectables à température ambiante (entre 20 °C et 25 °C), à l’aide d’une seringue dotée d’une aiguille de 21 à 25 Gauges.
-
Introduire l’aiguille dans le flacon à travers le centre du bouchon et diriger le jet de liquide vers la paroi du flacon afin d’éviter une formation excessive de mousse.
-
Agiter délicatement le flacon pendant au moins 15 secondes. Ne pas le secouer vigoureusement ni le retourner.
-
Laisser reposer le flacon pendant 20 minutes à température ambiante (entre 20 °C et 25 °C) afin de permettre la reconstitution et de faire retomber la mousse ; pendant ce temps, le flacon peut être agité et inspecté afin de vérifier la dissolution. Si la dissolution n’est pas complète après
20 minutes, laisser encore reposer 10 minutes.
-
Inspecter visuellement la solution reconstituée afin de détecter la présence de particules ou une coloration anormale avant la dilution. La solution doit être limpide ou opalescente, incolore à jaune clair et exempte de particules visibles. Une solution reconstituée ayant une couleur anormale ou contenant des particules ne doit pas être administrée.
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Une fois le produit dissout, retourner doucement le flacon 3 fois.
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Prélever immédiatement 5 mL (300 mg) d’Entyvio reconstitué à l’aide d’une seringue dotée d’une aiguille de 21 à 25 Gauges.
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Ajouter les 5 mL (300 mg) d’Entyvio reconstitué à 250 mL de solution stérile de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) pour injection et mélanger doucement la poche de perfusion (il n’est pas nécessaire de retirer 5 mL de solution de chlorure de sodium à 9 mg/mL (0,9 %) pour injection de la poche avant d’y ajouter Entyvio). Ne pas ajouter d’autres médicaments à la solution pour perfusion ainsi préparée ou dans la tubulure de perfusion intraveineuse. Administrer la solution à perfuser pendant 30 minutes (voir rubrique 4.2).
Une fois reconstituée, la solution à perfuser doit être utilisée aussi vite que possible.
Ne pas conserver une quantité non utilisée de la solution reconstituée ou de la solution à perfuser en vue de la réutiliser.
Chaque flacon est à usage unique.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.