HEXASTAT, gélule
- ALTRÉTAMINE
- Oui
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RCP - HEXASTAT
HEXASTAT est indiqué en traitement de 2ème ligne du cancer de l’ovaire et du cancer bronchique à petites cellules.
Posologie
La dose totale quotidienne doit être répartie en 2 à 3 prises données après les repas et avant le coucher.
En fonction de l’indication, de l’état du malade et des renseignements fournis par la surveillance hématologique et clinique, les posologies moyennes sont les suivantes :
· En monothérapie, la dose habituelle est de 260 mg/m2 par jour, pendant 14 à 21 jours consécutifs. A répéter tous les 28 jours.
· En cas d’association, la dose indiquée en monothérapie peut être diminuée en fonction de l’association avec un ou plusieurs cytostatiques ou cytolytiques, habituellement 150 mg/m2/j pendant 8 à 14 jours. A répéter tous les 28 jours.
Population pédiatrique
Sans objet.
Mode d’administration
Voie orale
Ce médicament est contre-indiqué en cas de :
· Grossesse et allaitement.
· Hypersensibilité ou intolérance au gluten, en raison de la présence d’amidon de blé (gluten).
· Association avec le vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique 4.5).
· Association avec la phénytoïne à visée prophylactique (voir rubrique 4.5).
· Pratiquer systématiquement avant chaque cycle une numération formule sanguine pour rechercher une atteinte éventuelle de la fonction hématopoïétique de la moelle osseuse. Si le nombre de neutrophiles est inférieur à 1500/mm3 et/ou si le nombre de plaquettes est compris entre 75000 et 100 000/mm3, il faut retarder le traitement jusqu'à normalisation de ces paramètres et surveiller le malade.
· Les gélules d'HEXASTAT ne doivent pas être ouvertes. En effet, la poudre contenue dans les gélules est irritante et ne peut être manipulée qu'avec précaution ; il faut éviter tout contact avec les muqueuses. L'administration simultanée d'antiémétiques est indiquée afin de réduire les risques de nausées et vomissements.
· En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou d'un déficit en lactase.
Population pédiatrique
Sans objet.
Associations contre-indiquées
+ Phénytoïne à visée prophylactique décrit pour doxorubicine, daunorubicine, carboplatine, cisplatine, carmustine, vincristine, vinblastine, bléomycine, méthotrexate :
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique.
+ Vaccin antiamarile :
Risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.
Associations déconseillées
+ Vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune) :
Risque de maladie généralisée éventuellement mortelle. Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente. Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).
Selon des données cliniques limitées, il n'est pas recommandé d'utiliser conjointement l'altrétamine avec la pyridoxine, en raison d'un risque de diminution de l'efficacité du cytotoxique et ce, malgré une diminution de sa neurotoxicité.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Phénytoïne, en cas de traitement antérieur à la chimiothérapie décrit pour doxorubicine, daunorubicine, carboplatine, cisplatine, carmustine, vincristine, vinblastine, bléomycine, méthotrexate :
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique. Associer momentanément une benzodiazépine anticonvulsivante.
Associations à prendre en compte
+ Ciclosporine (et, par extrapolation, tacrolimus) décrit pour doxorubicine, étoposide :
Immunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération.
Communes à tous les cytotoxiques :
Anticoagulants oraux : en raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.
Grossesse
Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique de HEXASTAT lorsqu'il est administré pendant la grossesse.
Ce médicament est contre-indiqué au cours de la grossesse.
Allaitement
Le passage dans le lait maternel de l'altrétamine n'est pas connu. En raison de la possible toxicité de ce médicament pour le nouveau-né allaité, l'allaitement est contre-indiqué en cas de traitement de la mère par HEXASTAT.
Fertilité
Sans objet.
HEXASTAT n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, sauf quand le patient montre des symptômes d’une neurotoxicité (voir rubrique 4.8).
· Toxicité hématologique habituellement modérée : thrombopénie, granulopénie, anémie.
· Toxicité neurologique possible (en cas de traitement prolongé), mais réversible : neuropathies périphériques sensitives et motrices, manifestations centrales (confusion, agitation, dépression, hallucination),
· Intolérance digestive à type de nausées, vomissements, perte d'appétit, et occasionnellement diarrhée,
· Réactions cutanées possibles (rash, prurit, lésions eczémateuses),
· Cystites,
· Aménorrhée, azoospermie.
Population pédiatrique
Sans objet.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Propriétés pharmacologiques - HEXASTAT
Classe pharmacothérapeutique : AUTRES ANTINEOPLASIQUES, code ATC : L01XX03
Mécanisme d’action
Le mécanisme d'action de l'altrétamine n'est pas précisément déterminé. L'activation métabolique préalable de l'altrétamine est nécessaire pour induire une cytotoxicité. Les métabolites de l'altrétamine se lient notamment à l'ADN par des liaisons covalentes.
Effets pharmacodynamiques
Sans objet.
Efficacité et sécurité clinique
Sans objet.
Population pédiatrique
Sans objet.
Absorption
La cinétique de l'altrétamine a été déterminée chez des patientes présentant un cancer de l'ovaire avancé. Après administration orale de doses de 120 à 300 mg/m2 les pics plasmatiques sont atteints entre 0.5 et 4 heures.
Distribution
Les concentrations maximales atteintes ne sont pas proportionnelles à la dose administrée et varient de 0.2 à 20.8 mg/l.
L'altrétamine et ses métabolites, pentaméthylmélamine et tétraméthylmélamine, se lient respectivement à 94%, 75% et 50% aux protéines plasmatiques.
L'altrétamine se concentre essentiellement dans les tissus à composante lipidique.
Biotransformation
L'altrétamine est métabolisée par les cytochromes P450 essentiellement en dérivés N-methylé éliminés par le rein.
Élimination
Le temps de demi-vie d'élimination est compris entre 2.3 et 10.2 heures.
Après administration orale de 14C altrétamine (4 mg/kg), chez 2 patients, on a constaté que le pic de radioactivité se situe à 1 heure après l'administration et que la demi-vie d'élimination plasmatique est d'environ 13 heures. On retrouve 61% de la radioactivité administrée dans les urines de 24 heures et 89% dans les urines de 72 heures. 48 heures après l'administration on retrouve 0.1 % dans les fèces.
Données pharmaceutiques - HEXASTAT
Lactose, amidon de blé, talc, stéarate de magnésium, carboxyméthyl fécule sodique.
Enveloppe de la gélule : gélatine, érythrosine (E127), indigocarmin (E132).
25, 30, 100 gélules sous plaquettes thermoformées (Aluminium/PVC/PVDC).