WELIREG 40 mg, comprimé pelliculé
- BELZUTIFAN
- Oui
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RCP - WELIREG 40 mg
Carcinome à cellules rénales (CCR)
WELIREG est indiqué en monothérapie pour le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome rénal à cellules claires avancé ayant progressé après au moins deux lignes de traitement comprenant un inhibiteur de PD-(L)1 et au moins deux thérapies ciblées du VEGF.
Tumeurs associées à la maladie de von Hippel-Lindau (VHL)
WELIREG est indiqué en monothérapie pour le traitement des patients adultes qui nécessitent un traitement pour un carcinome à cellules rénales (CCR), des hémangioblastomes du système nerveux central (SNC) ou des tumeurs neuroendocrines pancréatiques (TNEp), localisés et associés à la maladie de von Hippel-Lindau et pour qui les interventions localisées ne sont pas adaptées.
Le traitement doit être initié et supervisé par des médecins spécialistes expérimentés dans le traitement du cancer.
Posologie
La dose recommandée de WELIREG est de 120 mg de belzutifan (trois comprimés de 40 mg) administrée une fois par jour, à la même heure chaque jour.
Le traitement doit être poursuivi jusqu'à progression de la maladie ou survenue de toxicité inacceptable.
Dose oubliée
Si une dose de WELIREG est oubliée, elle peut être prise dès que possible le même jour. La dose quotidienne habituelle doit être reprise le lendemain. Aucun comprimé supplémentaire ne doit être pris pour compenser la dose oubliée.
Si des vomissements surviennent à tout moment après la prise de WELIREG, une autre dose ne doit pas être prise. La dose suivante doit être prise le lendemain.
Modifications posologiques
Les modifications posologiques de WELIREG en cas d'effets indésirables sont résumées dans le Tableau 1.
Tableau 1 : Modifications posologiques recommandées| Effets indésirables | Gravité* | Modification posologique |
| Anémie(voir rubrique 4.4) | Grade 3 (hémoglobine< 8 g/dL ;< 4,9 mmol/L ;< 80 g/L ; transfusion indiquée) | Grade 2une dose réduite (réduire de 40 mg) ; envisager l’arrêt en fonction de la gravité et de la persistance del'anémie |
| Grade 4(Mise en jeu du pronostic vital ou intervention urgente indiquée) | Grade 2de 40 mg) ou arrêter définitivement en cas de récidive de Grade 4 | |
| Hypoxie(voir rubrique 4.4) | Grade 3Asymptomatique (diminution de la saturation en oxygène au repos (par exemple, oxymètre de pouls < 88 %ou Pa O2 ≤ 55 mm Hg)) | suspendre jusqu'à résolution à ≤ Grade 2de 40 mg) ou arrêter en fonction de la gravité et de la persistance de l'hypoxie |
| Grade 3Symptomatique (diminution de la saturation en oxygène au repos (par exemple, oxymètre de pouls < 88 %ou Pa O2 ≤ 55 mm Hg)) | à ≤ Grade 2l'hypoxie. | |
| Grade 4(Atteinte des voies respiratoires mettant en jeu le pronostic vital ; intervention urgente nécessaire (par exemple trachéotomie ouintubation)) | ||
| Autres Effets Indésirables(voir rubrique 4.8) | Grade 3 | réduite (réduire de 40 mg) en fonction de la gravité et de la persistancedu Grade 3. |
| Grade 4 |
-
Suspendre jusqu'à résolution à ≤
-
Reprendre à la même dose ou à
-
Suspendre jusqu'à résolution à ≤
-
Reprendre à dose réduite (réduire
-
Possibilité de poursuivre ou de
-
Reprendre à dose réduite (réduire
-
Suspendre jusqu'à résolution
-
Reprendre à dose réduite (réduire de 40 mg) ou arrêter en fonction de la gravité et de la persistance de
-
Arrêt définitif
-
Suspendre le traitement jusqu'à résolution à ≤ Grade 2
-
Envisager de reprendre à une dose
-
Arrêt définitif en cas de récidive
-
Arrêt définitif
*Basé sur les Critères de Terminologie Communs pour les Effets Indésirables du National Cancer Institute (NCI CTCAE), version 5.0
Populations particulières
Personnes âgées
Aucun ajustement posologique n'est recommandé pour les patients âgés (voir rubrique 5.2).
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale, y compris une maladie rénale terminale (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (bilirubine totale ≤ à la limite supérieure de la normale (LSN) et aspartate aminotransférase (ASAT) > LSN ou bilirubine totale > 1 à 1,5 x LSN et toute ASAT) ou modérée (bilirubine totale dans l’intervalle > 1,5 x LSN et ≤ 3 x LSN et toute ASAT ou Child-Pugh B).
Belzutifan n'a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité chez les enfants de moins de 18 ans n'ont pas été établies (voir rubrique 5.1). Aucune donnée n'est disponible.
Mode d'administration
WELIREG est destiné à un usage oral.
Les comprimés doivent être avalés entiers et peuvent être pris avec ou sans nourriture. Les comprimés ne doivent pas être coupés, écrasés ou mâchés, car on ne sait pas si cela impacte l'absorption du belzutifan.
-
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
-
Grossesse chez les patientes atteintes de tumeurs associées à la maladie de VHL (voir rubrique 4.6).
Anémie
Une anémie a été rapportée chez des patients recevant du belzutifan dans les études cliniques (voir rubrique 4.8).
Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance pour une anémie avant l’initiation et régulièrement
tout au long du traitement par belzutifan. Pour les patients qui développent une anémie de Grade 3, belzutifan doit être suspendu et les patients doivent être traités conformément à la pratique médicale courante, incluant l'administration d'agent stimulant l'érythropoïèse (ASE) jusqu'à résolution à un Grade
≤ 2 (pour plus d'informations, voir les informations de prescription des ASE). En cas d'anémie récurrente
de Grade 3, belzutifan doit être arrêté. Chez les patients développant une anémie de Grade 4, belzutifan doit être suspendu et arrêté définitivement en cas d’anémie récurrente de Grade 4 (voir rubrique 4.2).
Hypoxie
Une hypoxie a été rapportée chez des patients recevant du belzutifan dans les études cliniques (voir rubrique 4.8). La saturation en oxygène des patients doit être surveillée par oxymétrie de pouls avant
l’initiation du traitement par belzutifan et régulièrement tout au long du traitement. Pour une hypoxie
asymptomatique de Grade 3, une oxygénothérapie et la poursuite ou la suspension du traitement doivent
être envisagées. En cas d’interruption, belzutifan doit être repris à une dose réduite. Pour les patients présentant une hypoxie symptomatique de Grade 3, belzutifan doit être suspendu, l'hypoxie doit être traitée et belzutifan doit être repris à une dose réduite. Si l'hypoxie symptomatique se reproduit, le traitement doit être arrêté. En cas d'hypoxie de Grade 4, le traitement doit être définitivement arrêté (voir rubrique 4.2).
Toxicité embryo-fœtale : Femmes en âge de procréer
Belzutifan peut provoquer des lésions embryo-fœtales, y compris la perte du foetus, chez l'Homme
(voir rubriques 4.6 et 5.3).
Le statut de grossesse des femmes en âge de procréer doit être vérifié avant l'initiation du traitement par belzutifan.
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes contraceptives hautement efficaces pendant le traitement par belzutifan et pendant au moins 1 semaine après la dernière dose en raison du
risque potentiel pour le fœtus (voir rubriques 4.5 et 4.6).
Hémorragie du SNC chez des patients atteints d’hémangioblastomes du SNC associés à la maladie de VHL (HB-SNC)
Une hémorragie du SNC, y compris d’issue fatale, a été observée chez des patients atteints d’HB-SNC associés à la maladie de VHL. Les médecins doivent être attentifs aux symptômes ou signes d'hémorragie du SNC chez les patients atteints d’HB-SNC associés à la maladie de VHL traités par belzutifan.
Informations sur les excipients
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, c'est-à-dire essentiellement « sans sodium ».
Des études in vitro et pharmacogénomiques indiquent que belzutifan est métabolisé par l'UGT2B17 et par le CYP2C19, et que le belzutifan induit le CYP3A4 de manière dépendante à la concentration.
Effets du belzutifan sur d'autres médicaments
La co-administration de belzutifan avec des substrats du CYP3A4, y compris des contraceptifs hormonaux, diminue les concentrations des substrats du CYP3A4, ce qui peut réduire l'efficacité de ces substrats. L'ampleur de cette réduction peut être plus prononcée chez les patients double métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19 (voir rubrique 5.2). La co-administration de belzutifan avec des substrats sensibles du CYP3A4, pour lesquels une diminution minime de la concentration peut conduire à des échecs thérapeutiques du substrat doit être évitée. Si la co-administration ne peut être évitée, augmentez la dose du substrat sensible du CYP3A4 conformément à son résumé des caractéristiques produit.
La co-administration de belzutifan avec des contraceptifs hormonaux peut entraîner un échec contraceptif (voir rubrique 4.4 et 4.6) ou une augmentation des saignements intermenstruels. Il convient
de conseiller aux patientes utilisant des contraceptifs hormonaux d’utiliser une méthode contraceptive
alternative non hormonale ou d’utiliser un préservatif avec leur partenaire masculin pendant le traitement par belzutifan.
Dans une étude clinique, l'administration quotidienne répétée de belzutifan 120 mg a entraîné une
réduction de 40 % de l'aire sous la courbe (ASC) du midazolam, un effet compatible avec un faible inducteur du CYP3A4. L’administration de belzutifan peut entraîner une induction modérée du CYP3A4 chez les patients qui ont des expositions plasmatiques plus élevées de belzutifan (voir rubrique 5.2).
Sur la base des données in vitro, une inhibition de MATE2-K par belzutifan est attendue à des expositions cliniquement pertinentes, et une inhibition de MATE1 ne peut être exclue.
Belzutifan est un inducteur du CYP2B6 et du CYP2C8 in vitro. Aucune étude in vivo n'a été réalisée. La co-administration avec belzutifan peut entraîner une diminution cliniquement significative de la concentration plasmatique des substrats sensibles du CYP2B6 et/ou du CYP2C8.
Effets d'autres médicaments sur belzutifan
La co-administration de belzutifan avec des inhibiteurs de l'UGT2B17 ou du CYP2C19 augmente les expositions plasmatiques du belzutifan, ce qui peut augmenter l'incidence et la gravité des effets indésirables du belzutifan. Les patients doivent être surveillés pour une anémie et une hypoxie et la dose de belzutifan doit être réduite comme recommandé.
Les effets des inducteurs puissants du CYP2C19 sur l’exposition au belzutifan n’ont pas encore été
étudiés.
Femmes en âge de procréer/contraception chez les hommes et les femmes
Le statut de grossesse des femmes en âge de procréer doit être vérifié avant d’initier le traitement par
belzutifan.
Belzutifan peut provoquer des lésions embryo-fœtales, y compris la perte du foetus, lorsqu'il est
administré à une femme enceinte (voir rubriques 4.4 et 5.3). Les femmes en âge de procréer doivent
être informées du risque potentiel pour le fœtus.
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive hautement efficace pendant le traitement par belzutifan et pendant au moins 1 semaine après la dernière dose. L'utilisation de belzutifan peut réduire l'efficacité des contraceptifs hormonaux. Il convient de conseiller aux patientes utilisant des contraceptifs hormonaux d'utiliser une méthode contraceptive alternative non hormonale ou d'utiliser un préservatif avec leur partenaire masculin pendant le traitement par belzutifan (voir rubrique 4.5).
Grossesse
Les données sur l'utilisation du belzutifan chez la femme enceinte sont inexistantes ou limitées. Les études chez les animaux ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Carcinome à cellules rénales
Belzutifan ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que l’état clinique de la femme
nécessite un traitement par belzutifan.
Tumeurs associées à la maladie de von Hippel-Lindau (VHL)
Belzutifan est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). Si une grossesse survient pendant le traitement par belzutifan, le traitement doit être interrompu.
Allaitement
Il n'existe pas de données sur la présence de belzutifan ou de ses métabolites dans le lait maternel, leurs effets sur l'enfant allaité ou sur la production de lait. En raison du risque d'effets indésirables graves chez les enfants allaités, il est conseillé aux femmes de ne pas allaiter pendant le traitement par belzutifan et pendant au moins 1 semaine après la dernière dose.
Fertilité
D'après les résultats obtenus chez les animaux, belzutifan peut altérer la fertilité des hommes et des femmes en âge de procréer (voir rubrique 5.3). Les patients doivent être informés de ce risque
potentiel. La réversibilité de l’effet sur la fertilité est inconnue.
Belzutifan a une influence mineure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des étourdissements et de la fatigue peuvent survenir suite à l'administration de belzutifan (voir rubrique 4.8).
Il doit être conseillé aux patients de ne pas conduire de véhicules ni d'utiliser de machines jusqu'à ce qu'ils soient raisonnablement certains que le traitement par belzutifan ne les affecte pas négativement.
Résumé du profil de sécurité
La sécurité du belzutifan a été évaluée chez 576 patients atteints de tumeurs solides avancées et de tumeurs localisées associées à la maladie de VHL traités par 120 mg de belzutifan une fois par jour dans des études cliniques. La durée médiane d'exposition au belzutifan était de 9,2 mois (intervalle : 0,1 à 55,4 mois).
Les effets indésirables les plus fréquents lors du traitement par belzutifan étaient l'anémie (84,2 %), la fatigue (42,7 %), les nausées (24,1 %), la dyspnée (21,4 %), les étourdissements (17,9 %) et l'hypoxie (16,3 %).
Les effets indésirables de Grade 3 ou 4 les plus fréquents étaient l'anémie (28,8 %) et l'hypoxie
(12,2 %). Les effets indésirables graves les plus fréquents étaient l'hypoxie (7,1 %), l'anémie (4,7 %) et la dyspnée (1,2 %).
Les effets indésirables les plus fréquents ayant entraîné une interruption de traitement par belzutifan étaient l'anémie (7,1 %), l'hypoxie (5,4 %), la fatigue (2,6 %), les nausées (2,4 %), la dyspnée (1,7 %) et les étourdissements (1,6 %). Les effets indésirables les plus fréquents ayant entraîné une réduction de la dose de belzutifan étaient l'hypoxie (6,3 %), l'anémie (3,8 %) et la fatigue (1,7 %). L'effet indésirable le plus fréquent ayant entraîné un arrêt du belzutifan était l'hypoxie (1,4 %).
Résumé tabulé des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés dans l'ensemble des données groupées pour les patients traités par belzutifan (n = 576) ou rapportés depuis la commercialisation sont répertoriés dans le tableau 2. Ces effets sont présentés par classe de systèmes d'organes et par fréquence. Les fréquences sont définies
comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare
(≥ 1/10 000 à < 1/1 000), et très rare (< 1/10 000).
Tableau 2 : Effets indésirables chez les patients traités avec belzutifan*| Classe de systèmes d’organes | Tous les Grades | Grade 3 – 4 |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | ||
| Anémie† | Très fréquent | Très fréquent |
| Affections du système nerveux | ||
| Etourdissements | Très fréquent | - |
| Affections vasculaires | ||
| Hémorragie‡# | Très fréquent | Fréquent |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | ||
| Dyspnée | Très fréquent | Fréquent |
| Hypoxie | Très fréquent | Très fréquent |
| Affections gastro-intestinales | ||
| Nausées | Très fréquent | Peu fréquent |
| Troubles généraux et anomalies au site d'administration | ||
| Fatigue | Très fréquent | Fréquent |
| Investigations | ||
| Prise de poids | Fréquent | Fréquent |
* Les fréquences des effets indésirables présentées dans le Tableau 2 peuvent contenir des contributions de la maladie sous-jacente.
† Anémie comprend l'anémie et la diminution de l'hémoglobine.
‡Inclut différents évènements hémorragiques provenant de différentes localisations non répertoriées individuellement.
Les termes d'hémorragie survenues chez 5 patients ou plus traités par belzutifan étaient : hématurie, hémoptysie, contusion et épistaxis (tout grade) ; et hématurie (grades 3-4).
# Inclut une hémorragie du SNC (un cas d’issue fatale a été observé) (voir rubrique 4.4).
Description des effets indésirables sélectionnés
Anémie (voir rubrique 4.4)
Une anémie est survenue chez 83 % des patients atteints de CCR avancé recevant belzutifan, 32 % présentaient une anémie de Grade 3 et 0,5% présentaient une anémie de Grade 4. Le délai médian
d’apparition de l’anémie était de 29 jours (intervalle : 1 jour à 27 mois). Parmi les patients avec une
anémie, 22 % ont reçu uniquement des transfusions, 20 % des patients ont reçu uniquement des ASE et 14 % ont reçu à la fois une transfusion et des ASE. Le nombre médian de doses d’ASE administrées aux patients était de 6,5 (intervalle : 1 – 87). Les patients ont reçu une ASE en fonction de leur taux
d’hémoglobine et à la discrétion du médecin (voir rubrique 5.1).
Une anémie est survenue chez 90,2 % des patients atteints de tumeurs associées à la maladie de VHL
recevant belzutifan, 11,5 % des patients présentaient une anémie de Grade 3. Le délai médian d’apparition des événements d’anémie de tout grade était de 30 jours (intervalle : 1 jour à 8 mois). Parmi les patients avec une anémie, 1,8 % ont reçu uniquement des transfusions, 16,4 % ont reçu uniquement
des ASE et 9,1 % des patients ont reçu à la fois une transfusion et des ASE. Le nombre médian de doses d’ASE administrées aux patients était de 5 (intervalle : 1 – 35). Les patients ont reçu une ASE en fonction de leur taux d’hémoglobine et à la discrétion du médecin (voir rubrique 5.1).
L’incidence d’une anémie de Grade 3 a augmenté avec l’exposition plus élevée au belzutifan chez les patients ayant des taux d’hémoglobine de base < 12 g/dL (voir rubrique 4.4).
Hypoxie (voir rubrique 4.4)
Une hypoxie est survenue chez 15 % des patients atteints de CCR avancé recevant belzutifan et 10% des patients présentaient une hypoxie de Grade 3 et 0,3 % des patients présentaient une hypoxie de Grade 4. Parmi les patients avec une hypoxie, 70 % ont été traités par oxygénothérapie. Le délai médian
d’apparition d’une hypoxie était de 31 jours (intervalle : 1 jour à 21 mois).
Une hypoxie (Grade 3) a été rapportée chez 1,6 % des patients atteints de tumeurs associées à la maladie de VHL recevant belzutifan. Le délai d’apparition d’une hypoxie était de 56 jours.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de
santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Il n’existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage par belzutifan. En cas de suspicion de
surdosage, si nécessaire, suspendre belzutifan et instaurer des soins de support. La dose la plus élevée de belzutifan étudiée cliniquement était de 240 mg par jour au total (120 mg deux fois par jour ou 240 mg une fois par jour). Une hypoxie de Grade 3 est survenue à 120 mg deux fois par jour et une thrombocytopénie de Grade 4 est survenue à 240 mg une fois par jour.
Propriétés pharmacologiques - WELIREG 40 mg
Classe pharmacothérapeutique : Agent antinéoplasique, autres agents antinéoplasiques, Code ATC : L01XX74
Mécanisme d’action
Belzutifan est un inhibiteur du facteur de transcription du facteur 2 alpha inductible par l’hypoxie (HIF-
2α). Dans des conditions de niveaux normaux d’oxygène, HIF-2α est la cible de la dégradation par la protéine VHL. L’altération de la fonction de la protéine VHL entraîne l’accumulation de HIF-2α. Par conséquent, HIF-2α se transloque dans le noyau et régule l’expression de gènes associés à la prolifération cellulaire, à l’angiogenèse et à la croissance tumorale. Belzutifan se lie à HIF-2α et, dans des conditions d’hypoxie ou d’altération de la fonction de la protéine VHL, belzutifan bloque l’interaction HIF-2α-HIF-1β, entraînant une réduction de la transcription et de l’expression des gènes cibles de HIF-2α.
Effets pharmacodynamiques
Les taux plasmatiques circulants d’érythropoïétine (EPO) ont été surveillés chez les patients en tant que marqueur pharmacodynamique de l’inhibition de HIF-2α. Il a été observé que les réductions de l’EPO dépendent de la dose/exposition et ont montré un effet de plateau sur la réduction à des expositions
obtenues avec des doses supérieures à 120 mg une fois par jour. La suppression maximale de l’EPO s’est produite après 2 semaines de traitement consécutif de belzutifan (diminution moyenne en
pourcentage par rapport à la valeur initiale d’environ 60 %). Les taux moyens d’EPO sont progressivement revenus aux valeurs initiales après 12 semaines de traitement.
A la dose recommandée (120 mg une fois par jour) de belzutifan, aucun effet cliniquement pertinent n’a été observé sur l’intervalle QTc.
Efficacité clinique
Etude clinique chez des patients adultes atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé (CCR)
L’efficacité de belzutifan a été évaluée dans LITESPARK-005, une étude clinique ouverte de Phase 3 randomisée et contrôlée par traitement actif comparant belzutifan à évérolimus chez 746 patients atteints d’un CCR à cellules claires non résécable, localement avancé ou métastatique, qui a progressé après des inhibiteurs de point de contrôle PD-1/L1 et des thérapies ciblées du récepteur du VEGF, soit en séquence soit en association. Les patients pouvaient avoir reçu jusqu’à 3 schémas thérapeutiques antérieurs et devaient présenter une maladie mesurable selon RECIST v1.1. L’étude excluait les patients avec une
hypoxie, des métastases actives du SNC et une maladie cardiaque cliniquement significative. Les patients ont été randomisés selon un rapport 1:1 pour recevoir 120 mg de belzutifan ou 10 mg
d’évérolimus par voie orale une fois par jour. La randomisation a été stratifiée selon les catégories de
risque (favorable versus intermédiaire versus défavorable) de l’International Metastatic Database Consortium (IMDC) pour le CCR métastatique et le nombre de thérapies antérieures ciblées du récepteur du VEGF (1 versus 2-3).
Les patients ont été évalués radiologiquement à la Semaine 9 à compter de la date de randomisation, puis toutes les 8 semaines jusqu’à la Semaine 49, et toutes les 12 semaines par la suite.
Parmi les 746 patients de LITESPARK-005, 369 patients ont reçu deux lignes de traitement ou plus comprenant un inhibiteur de PD-(L)1 et au moins deux thérapies ciblées du VEGF. Les caractéristiques
à l’inclusion de ces patients étaient : âge médian de 63 ans (intervalle : 33 à 82 ans), 40 % âgés de 65 ans
ou plus ; 11 % âgés de 75 ans ou plus ; 79 % d’hommes ; 78 % de type Caucasien ; 12 % de type Asiatique ; 1 % de type Noir ou Afro-Américain ; 42 % avec un statut de performance ECOG de 0 et 56 % avec un statut de performance ECOG de 1. Lignes de traitement antérieures : 17 % des patients en avaient reçu 2, 81 % en avaient reçu 3 et 2 % avaient reçu 4 lignes de traitement antérieures. La répartition des patients par catégories de risque IMDC était de 22 % favorable, 66 % intermédiaire et 12 % faible.
Les critères principaux d’évaluation de l’efficacité étaient la survie sans progression (PFS) telle qu’évaluée en aveugle par une revue centralisée indépendante (BICR) utilisant RECIST v1.1 et la survie globale (OS). Les critères secondaires d’évaluation de l’efficacité comprenaient le taux de réponse
objective (ORR) et la durée de réponse (DOR) par BICR selon RECIST v1.1. Dans la population globale, l’étude a démontré des améliorations statistiquement significatives de la PFS (HR : 0,75 [IC à 95 % 0,63 – 0,90], valeur de p 0,00077) et de l’ORR (21,9 % versus 3,5 %, valeur de p < 0,00001) chez les patients randomisés dans le bras belzutifan par rapport au bras évérolimus lors de l’analyse
intermédiaire prédéfinie (durée médiane de suivi de 13,5 mois [intervalle : 0,2 à 31,8 mois]).
Le tableau 3 résume les critère clés d’efficacité dans le sous-groupe de patients qui avaient reçu deux lignes de traitement ou plus comprenant un inhibiteur de PD-(L)1 et au moins deux thérapies ciblées du VEGF dans LITESPARK-005. Les courbes KM pour la PFS et l’OS sont présentées dans les Figures 1 et 2.
Tableau 3 : Résultats d’efficacité dans LITESPARK-005 pour les patients qui avaient reçu deux lignes de traitement ou plus comprenant un inhibiteur de PD-(L)1 et au moins deux thérapies ciblées du VEGF| Critère d’évaluation | Belzutifan n = 187 | Evérolimus n = 182 | |
| PFS* | |||
| Nombre d’évènements, n (%) | 127 (67,9 %) | 130 (71,4 %) | |
| PFS médiane† en mois (IC 95 %) | 4,6 (3,5 – 7,3) | 5,4 (3,8 – 6,5) | |
| Hazard ratio‡ (IC 95 %) | 0,73 (0,57 – 0,94) | ||
| OS¶ | |||
| Nombre d’évènements, n (%) | 128 (68,1 %) | 125 (68,7 %) | |
| OS médiane† en mois (IC 95 %) | 21,8 (17,4 – 25,8) | 18,1 (14,2 – 23,9) | |
| Hazard ratio‡ (IC 95 %) | 0,94 (0,74 – 1,21) | ||
| ORR* % (IC 95 %) | 24,1 % (18,1 – 30,8) | 3,3 % (1,2 – 7,0) | |
| Réponse complète, n (%) | 5 (2,7 %) | 0 (0 %) | |
| Réponse partielle, n (%) | 40 (21,4 %) | 6 (3,3 %) | |
| Durée de Réponse* | |||
| Médiane en mois (intervalle) | NA (1,9+ – 23,1+) | 17,2 (3,8 – 17,2) | |
* Sur la base de la première analyse intermédiaire pré-définie (durée médiane de suivi de 13,2 mois), telle qu’évaluée en aveugle par une revue centralisée indépendante (BICR)
† A partir de la méthode du produit limite (Kaplan-Meier) pour les données censurées
‡ Sur la base du modèle de régression de Cox
¶ Sur la base de l’analyse finale (durée médiane de suivi de 18,9 mois)
+ Indique une réponse en cours NA = Non atteint
Le délai médian de réponse (TTR) était de 3,7 mois (intervalle : 1,7 – 16,6) dans le bras belzutifan et de 3,0 mois (intervalle : 1,8 – 5,4) dans le bras évérolimus (durée médiane de suivi de 13,5 mois), dans le sous-groupe de patients qui avaient reçu deux lignes de traitement ou plus comprenant un inhibiteur de
PD-L(1) et au moins deux thérapies ciblées du VEGF dans l’étude LITESPARK-005.
Survie Sans Progression (%)
Figure 1 : Courbe de Kaplan-Meier pour la survie sans progression par bras de traitement dans LITESPARK- 005 pour les patients qui avaient reçu deux lignes de traitement ou plus comprenant un inhibiteur de PD-(L)1 et au moins deux thérapies ciblées du VEGF*| Belzutifan | 44 % | 33 % 0,73 (0,57 – 0,94) |
| Evérolimus | 43 % | 15 % |
Bras de traitement PFS à 6 mois PFS à 12 mois HR (IC 95 %)
Temps en mois
Nombre à risque Belzutifan Evérolimus
* Durée médiane de suivi de 13,2 mois
Nombre à risque Belzutifan Evérolimus
Temps en mois
Survie Globale (%)
Figure 2 : Courbe de Kaplan Meier pour la survie globale par bras de traitement dans LITESPARK-005 pour les patients qui avaient reçu deux lignes de traitement ou plus comprenant un inhibiteur de PD-(L)1 et au moins deux thérapies ciblées du VEGF*| Bras de traitemen Belzutifan | t OS à 12 mois 67 % | OS à 24 mois HR (IC 95 %) 46 % 0,94 (0,74 – 1,21) |
| Evérolimus | 64 % | 43 % |
* Durée médiane de suivi de 18,9 mois
Etude clinique chez des patients adultes atteints de tumeurs associées à la maladie de von Hippel-Lindau (VHL)
L’efficacité de belzutifan a été étudiée dans LITESPARK-004, une étude clinique ouverte de Phase 2
menée auprès de 61 patients atteints d’une maladie de VHL, qui présentaient au moins une tumeur solide mesurable (telle que définie par RECIST v1.1) localisée au rein et qui ne nécessitaient pas de chirurgie immédiate. Les patients pouvaient également avoir d’autres tumeurs associées à la maladie de VHL, telles que des hémangioblastomes du SNC et des TNEp. Les patients ont reçu belzutifan à la dose de
120 mg une fois par jour. Les patients ont été évalués radiologiquement environ 12 semaines après
l’initiation du traitement et toutes les 12 semaines par la suite. Le traitement a été poursuivi jusqu’à
progression de la maladie ou toxicité inacceptable. Les patients devaient avoir un statut de performance ECOG de 0 ou 1. L’étude excluait les patients présentant tout signe de maladie métastatique, qu’il s’agisse d’un CCR ou d’autres tumeurs associées à la maladie de VHL, la nécessité immédiate d’une
intervention chirurgicale pour le traitement de la tumeur, toute intervention chirurgicale majeure effectuée dans les 4 semaines précédant l’inclusion dans l’étude, tout événement cardiovasculaire majeur dans les 6 mois précédant l’administration du médicament à l’étude, ou des traitements
systémiques antérieurs pour le CCR associé à la maladie de VHL.
Parmi les 61 patients inclus dans LITESPARK-004, les caractéristiques de la population étaient : âge médian de 41 ans, 3,3 % âgés de 65 ans ou plus ; 52,5 % d’hommes ; 90,2 % de type Caucasien ; et 82,0
% avaient un statut de performance ECOG de 0 et 16,4 % avaient un statut de performance ECOG de 1.
Soixante-dix-sept pour cent des patients avaient déjà subi une intervention chirurgicale liées au CCR. Les autres tumeurs associées à la maladie de VHL chez les patients comprenaient des lésions pancréatiques (100,0 %), dont 36,1 % étaient des tumeurs neuroendocrines pancréatiques, des hémangioblastomes du SNC (82,0 %) et des angiomes rétiniens (19,7 %).
Le critère principal d’évaluation de l’efficacité pour le traitement du CCR associé à la maladie VHL était l’ORR, mesuré par évaluation radiologique à l’aide de RECIST v1.1, tel qu’évalué par un comité de revue indépendante (CRI). Les critères supplémentaires d’évaluation de l’efficacité comprenaient la DOR et le TTR. L’ORR et la DOR dans d’autres tumeurs associées à la maladie de VHL ont été évalués comme critères d’évaluation secondaires de l’efficacité.
Le tableau 4 résume les résultats d’efficacité pour les tumeurs CCR associées à la maladie de VHL dans LITESPARK-004, sur la base d’une analyse intermédiaire avec une durée de suivi médiane de 49,7 mois.
Tableau 4 : Résultats d’efficacité dans les tumeurs CCR associées à la maladie de VHL dans LITESPARK-004| Critère d’évaluation | BelzutifanN = 61 |
| ORR* % (IC 95%) | 67,2 % (54,0 – 78,7) |
| Réponse complète | 11,5 % |
| Réponse partielle | 55,7 % |
| Durée de réponse† | |
| Médiane en mois (intervalle) | NA (8,6+ - 44,4+) |
| % avec une durée ≥ 12 mois | 100,0 % |
| Délai de réponse | |
| Médiane en mois (intervalle) | 11,1 (2,7 – 41,2) |
Données d’efficacité avec un suivi médian de 49,7 mois (cut-off des données 3 avril 2023)
* Réponse : meilleure réponse objective sous forme de réponse complète ou de réponse partielle confirmée
† Basée sur les estimations de Kaplan-Meier
+ Indique une réponse en cours NA = Non atteint
Les critères d’évaluation de l’efficacité pour le traitement d’autres tumeurs associées à la maladie de VHL comprenaient l’ORR et la DOR, tel qu’évalués par le CRI à l’aide de RECIST v1.1. Ces résultats sont présentés dans le tableau 5.
Tableau 5 : Résultats d’efficacité de belzutifan pour d’autres tumeurs associées à la maladie de VHL| Belzutifan n = 61 | ||
| Critère d’évaluation | Patients atteints d’hémangioblastomes du SNC évaluablesn = 50 | Patients atteints de tumeurs neuroendocrines pancréatiques évaluablesn = 22 |
| ORR* % (IC 95%) | 48 % (33,7 – 62,6) | 90,9 % (70,8 – 98,9) |
| Réponse complète | 8,0 % | 50,0 % |
| Réponse partielle | 40,0 % | 40,9 % |
| Durée de réponse † | ||
| Médiane en mois (intervalle) | NA (0,0+ - 47,5+) | NA (11,0+ - 48,3+) |
| % avec une durée ≥ 12 mois | 95,5 % | 100,0 % |
Données d’efficacité avec un suivi médian de 49,7 mois (cut-off des données 3 avril 2023)
* Réponse : meilleure réponse objective sous forme de réponse complète ou de réponse partielle confirmée
† Basée sur les estimations de Kaplan-Meier
+ Indique une réponse en cours NA = Non atteint
Population pédiatrique
L’Agence Européenne des Médicaments a levé l’obligation de soumettre les résultats des études réalisées avec WELIREG dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans les tumeurs rénales et de la maladie de VHL (voir rubrique 4.2 pour les informations sur l’utilisation pédiatrique).
Autorisation conditionnelle
Une autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament. Cela
signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues. L’Agence
européenne des médicaments réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et, si nécessaire, ce RCP sera mis à jour.
La pharmacocinétique de belzutifan est similaire chez les sujets sains et les patients atteints de tumeurs solides, y compris de CCR avancé. Sur la base d’une analyse pharmacocinétique de population, la moyenne géométrique simulée de la Cmax à l’état d’équilibre (CV %) est de 1,5 mcg/mL (46 %) et l’ASC0-24 h est de 20,8 mcg•h/mL (64 %) chez les patients traités avec 120 mg de belzutifan. L’état d’équilibre est atteint après environ 3 jours.
Absorption
Après l’administration orale d’une dose unique de 120 mg de belzutifan, les concentrations plasmatiques maximales (Tmax médian) de belzutifan sont survenues 1 à 2 heure après la dose.
Effet de la nourriture
Un repas riche en graisses et en calories a retardé la concentration maximale de belzutifan d’environ 2 heures, mais n’a eu aucun effet sur l’exposition (ASC). Il y a eu une diminution modeste de la Cmax de
24 % après la consommation d’un repas riche en graisses et en calories, mais cela n’était pas cliniquement significatif. Par conséquent, belzutifan peut être pris sans tenir compte de la nourriture.
Distribution
D'après l'analyse pharmacocinétique de population, le volume de distribution moyen (CV %) est de 120 L (28,2 %). La liaison de belzutifan aux protéines plasmatiques est de 45 %. Le rapport des concentrations sanguines/plasmatiques de belzutifan est de 0,88.
Biotransformation
Belzutifan est principalement métabolisé par l'UGT2B17 et le CYP2C19 et, dans une moindre mesure, par le CYP3A4. L'UGT2B17 et le CYP2C19 présentent tous deux des polymorphismes génétiques (voir « Populations particulières - Doubles métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19 »).
Évaluation in vitro des interactions médicamenteuses
Belzutifan est un substrat de l'UGT2B17, du CYP2C19 et du CYP3A4. Le transport actif n'est pas un déterminant important de la disposition de belzutifan. Belzutifan n'est pas un inhibiteur des enzymes CYP, des enzymes UGT ou des transporteurs à l'exception de MATE2-K et potentiellement de
MATE1. Belzutifan n'induit pas le CYP1A2, cependant, belzutifan induit le CYP2B6, le CYP2C8 et le CYP3A4 d'une manière dépendante de la concentration (voir rubrique 4.5).
Élimination
D'après l'analyse pharmacocinétique de population, la clairance moyenne (CV %) est de 5,89 L/h (60,6 %) et la demi-vie d'élimination moyenne est d'environ 14 heures.
Après administration orale de belzutifan radiomarqué à des sujets sains, environ 49,6 % de la dose a été excrétée dans l'urine et 51,7 % dans les fèces (principalement sous forme de métabolites inactifs). Environ 6 % de la dose a été récupérée sous forme de médicament parent dans l'urine.
Linéarité
La Cmax plasmatique et l'ASC ont augmenté proportionnellement sur un intervalle de doses de 40 mg à 120 mg.
Populations particulières
Insuffisance rénale
Sur la base d’une analyse pharmacocinétique de population du belzutifan chez des sujets sains et des patients atteints de cancer, aucune différence cliniquement significative de l’exposition moyenne au belzutifan n’a été observée entre les sujets ayant une fonction rénale normale et ceux présentant une insuffisance rénale légère ou modérée (tel qu’évaluée par le débit de filtration glomérulaire estimé (eDFG)). Dans une étude pharmacocinétiquedédiée, l’exposition au belzutifan (ASC0-INF) a diminué de 6 % et a augmenté de 14 % chez les patients atteints d’une maladie rénale terminale avant et après
hémodialyse, respectivement (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique
Sur la base d’une analyse pharmacocinétique de population du belzutifan chez des sujets sains et des patients atteints de cancer, aucune différence cliniquement significative de l’exposition moyenne au belzutifan n’a été observée entre les sujets ayant une fonction hépatique normale (bilirubine totale et ASAT ≤ LSN), et ceux présentant une insuffisance hépatique légère (bilirubine totale ≤ LSN et
ASAT > LSN ou bilirubine totale > 1 à 1,5 x LSN et toute ASAT). Dans une étude pharmacocinétique dédiée, l’exposition au belzutifan (ASC0-INF) a augmenté de 52 % chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (Child-Pugh B). Les patients présentant une insuffisance hépatique
sévère n’ont pas été étudiés (voir rubrique 4.2).
Doubles métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19
Les patients qui sont des doubles métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19 ont des expositions plus élevées au belzutifan, ce qui peut augmenter l'incidence et la gravité des effets indésirables de belzutifan et doivent être étroitement surveillés (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Belzutifan est principalement métabolisé par l'UGT2B17 et le CYP2C19. L'activité de ces enzymes varie selon les individus porteurs de différents variants génétiques, ce qui peut avoir un impact sur les concentrations de belzutifan. Les métaboliseurs lents sont des individus considérés comme ayant peu ou aucune activité enzymatique. Chez les patients doubles métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19, le CYP3A4 peut être une voie d'élimination majeure.
Environ 15 % de type Caucasien, 11 % de type Latino-Américain, 6 % de type Afro-Américain, 38 % de type Sud-Asiatique et 69 % de type Est-Asiatique sont des métaboliseurs lents de l'UGT2B17.
Environ 2 % de type Caucasien, 1 % de type Latino-Américain, 5 % de type Afro-Américain, 8 % de type Sud-Asiatique et 13 % de type Est-Asiatique sont des métaboliseurs lents du CYP2C19. Environ 0,4 % de type Caucasien, 0,1 % de type Latino-Américain, 0,3 % de type Afro-Américain, 3 % de type Sud-Asiatique et 9 % de type Est-Asiatique sont des doubles métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19. Les fréquences attendues dans la population Japonaise pour les métaboliseurs lents de
l'UGT2B17, du CYP2C19 et des doubles métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19 sont respectivement d'environ 77 %, 19 % et 15 %. Les fréquences attendues dans la population Américaine pour les métaboliseurs lents de l'UGT2B17, du CYP2C19 et des doubles métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19 sont respectivement d'environ 16 %, 3 % et 0,5 %, sur la base de la proportion rapportée de la population américaine représentée par les principaux groupes raciaux/ethniques.
L'impact des métaboliseurs lents du CYP2C19 et de l'UGT2B17 sur l'exposition au belzutifan a été évalué dans une analyse pharmacocinétique de population. Sur la base du modèle pharmacocinétique de population, les patients métaboliseurs lents du CYP2C19, de l'UGT2B17 ou double métaboliseurs
lents de l’UGT2B17 et CYP2C19 devraient avoir des expositions 1,3, 2,7 ou 3,3 fois supérieures
(ASC0-24 h à l'état d'équilibre), respectivement, par rapport à un patient de référence type (métaboliseur rapide de l'UGT2B17, métaboliseur rapide/intermédiaire du CYP2C19) pour la dose recommandée.
Aucun ajustement de dose n'est recommandé sur la base des analyses exposition-réponse pour l'efficacité et la sécurité et du profil bénéfice-risque.
Effets de l'âge, du sexe, de l'origine ethnique, de la race et du poids corporel
D'après une analyse pharmacocinétique de population, l'âge (intervalle : 19 à 90 ans), le sexe, l'origine ethnique, la race et le poids corporel (intervalle : 42,1 à 166 kg) n'ont pas d'effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de belzutifan. Des différences potentielles d'exposition selon les races sont possibles en raison des différentes fréquences des enzymes métabolisantes (voir « Populations particulières - Doubles métaboliseurs lents de l'UGT2B17 et du CYP2C19 »).
Données pharmaceutiques - WELIREG 40 mg
Noyau du comprimé
Acétate de succinate d'hypromellose Cellulose microcristalline (E460) Mannitol (E421)
Croscarmellose sodique (E468) Silice colloïdale anhydre (E551) Stéarate de magnésium (E470b)
Pelliculage
Alcool polyvinylique (E1203) Dioxyde de titane (E171) Macrogol (E1521)
Talc (E553b)
Laque d'aluminium carmin d'indigo (E132)
Ce médicament ne nécessite pas de conditions particulières de conservation.
Plaquettes aluminium/aluminium.
Emballage contenant 90 (3 boîtes de 30 comprimés) comprimés pelliculés.