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Médicaments

SUNLENCA 464 mg, solution injectable

Informations de prescription

Liste des assurances

Oui - Oui

Informations sur la délivrance

liste I - Les médicaments sur liste I (cadre rouge sur la boîte) ne peuvent être délivrés que pour la durée de traitement mentionnée sur l'ordonnance.

Restriction de prescription

prescription initiale hospitalière annuelle | renouvellement non restreint

Restriction de remboursement

Aucune donnée.
Liste interactions
30
143
6
9
Ajouter aux interactions

Interactions avec

Alimentation
Plantes
Compléments
Habitudes

Restrictions

Rénal
Hépatique
Grossesse
Allaitement

Autres informations

Nom du médicament

SUNLENCA 464 mg, solution injectable

Formulaire pharmaceutique

solution injectable

Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché (AMM)

GILEAD SCIENCES IRELAND UC (IRLANDE)

Dernière mise à jour du RCP

26/02/2026
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RCP - SUNLENCA 464 mg

Indications thérapeutiques

Sunlenca solution injectable, en association avec un (d’)autre(s) antirétroviral(-aux), est indiqué pour le traitement des adultes infectés par le VIH-1 multirésistant pour lesquels il est autrement impossible d’établir un schéma de traitement antirétroviral suppressif (voir rubriques 4.2 et 5.1).

Posologie

Le traitement doit être prescrit par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’infection par le VIH.

Chaque injection doit être administrée par un professionnel de santé.

Avant d’initier le traitement par lénacapavir, le professionnel de santé doit effectuer une sélection rigoureuse des patients, qui acceptent le calendrier d’injection requis, et aviser les patients sur l’importance de l’observance des visites d’administration programmées pour aider à maintenir la suppression virale et réduire le risque de rebond virologique et de l’éventuelle apparition d’une résistance associée aux doses oubliées. En outre, le professionnel de santé doit aviser les patients sur l’importance de l’observance du traitement de fond optimisé (TFO) pour réduire davantage le risque de rebond virologique et de l’éventuelle apparition d’une résistance.

En cas d’arrêt de Sunlenca, il est essentiel d’adopter un autre traitement antirétroviral, totalement suppressif si possible, au plus tard 28 semaines après la dernière injection de Sunlenca (voir rubrique 4.4).

Posologie

Initiation

Aux Jour 1 et Jour 2 du traitement, la dose recommandée de Sunlenca est de 600 mg par jour pris par voie orale. Au Jour 8 du traitement, la dose recommandée est de 300 mg pris par voie orale. Puis, au Jour 15 du traitement, la dose recommandée est de 927 mg, administrée par injection sous-cutanée.

Les comprimés oraux peuvent être pris avec ou sans nourriture (voir le RCP de Sunlenca comprimé).

Entretien

La dose recommandée est de 927 mg de Sunlenca administrés par injection sous-cutanée une fois tous les 6 mois (26 semaines) à compter de la date de la dernière injection (+/- 2 semaines).

Tableau 1 : Schéma thérapeutique recommandé pour Sunlenca : schéma posologique pour l’initiation et l’entretien
Calendrier du traitement
Dose de Sunlenca : initiation
Jour 1 600 mg par voie orale (2 x 300 mg comprimés)
Jour 2 600 mg par voie orale (2 x 300 mg comprimés)
Jour 8 300 mg par voie orale (1 x 300 mg comprimés)
Jour 15 927 mg par injection sous-cutanée (2 x 1,5 mL injectionsa)
Dose de Sunlenca : entretien
Tous les 6 mois (26 semaines)b+/- 2 semaines 927 mg par injection sous-cutanée (2 x 1,5 mL injectionsa)
  1. Deux injections, chacune sur un site distinct de l’abdomen.

  2. À compter de la date de la dernière injection.

Dose oubliée

Pendant la période d’entretien, si plus de 28 semaines se sont écoulées depuis la dernière injection et si la poursuite du traitement par Sunlenca est cliniquement justifiée, le traitement doit être redémarré à partir du Jour 1 (voir le tableau 1).

Populations particulières

Personnes âgées

Aucune adaptation de la dose de Sunlenca n’est nécessaire chez les patients âgés (voir rubrique 5.2).

Insuffisance rénale

Aucune adaptation de la dose de Sunlenca n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée ou sévère, (clairance de la créatinine [ClCr] ≥ 15 mL/min).

Sunlenca n’a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance rénale terminale

(ClCr < 15 mL/min ou sous thérapie de remplacement rénal) (voir rubrique 5.2), par conséquent, Sunlenca doit être utilisé avec précaution chez ces patients.

Insuffisance hépatique

Aucune adaptation de la dose de Sunlenca n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (score de Child-Pugh A ou B). Sunlenca n’a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (score de Child-Pugh C) (voir rubrique 5.2), par conséquent, Sunlenca doit être utilisé avec précaution chez ces patients.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de Sunlenca chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Mode d’administration

Voie sous-cutanée uniquement.

Les injections de Sunlenca doivent uniquement être administrées par voie sous-cutanée dans l’abdomen (deux injections, chacune sur un site distinct) par un professionnel de santé (voir rubrique 6.6). Les injections de Sunlenca ne doivent PAS être administrées par voie intradermique

(voir rubrique 4.4). Pour des instructions sur la préparation et l’administration, voir « Instructions d’utilisation » dans la notice. Les « Instructions d’utilisation » sont également disponibles sous forme de carte dans le kit d’injection.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Co-administration avec des inducteurs puissants du CYP3A, de la P-gp et de l’UGT1A1, tels que :

  • antimycobactériens : rifampicine

  • anticonvulsivants : carbamazépine, phénytoïne

  • produits à base de plantes : millepertuis (Hypericum perforatum) (voir rubrique 4.5).

Avertissements

Risque de résistance après l’arrêt du traitement

En cas d’arrêt de Sunlenca, afin de réduire le risque de développement d’une résistance virale, il est essentiel d’utiliser un autre traitement antirétroviral, totalement suppressif si possible, au plus tard 28 semaines après la dernière injection de Sunlenca.

En cas de suspicion d’échec virologique, un autre traitement doit être utilisé si possible. Utilisation d’autres médicaments après l’arrêt du lénacapavir

En cas d’arrêt de Sunlenca, des concentrations résiduelles de lénacapavir peuvent rester dans la circulation systémique des patients pendant des périodes prolongées. Ces concentrations peuvent altérer les expositions à d’autres médicaments (substrats sensibles du CYP3A) instaurés dans les 9 mois après la dernière dose sous-cutanée de Sunlenca (voir rubrique 4.5). Ces concentrations ne devraient pas modifier les expositions à d’autres agents antirétroviraux instaurés après l’arrêt de Sunlenca.

Syndrome inflammatoire de restauration immunitaire

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’initiation du traitement par association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou des premiers mois de traitement par association d’antirétroviraux. À titre d’exemples pertinents, on peut noter entre autres : les rétinites à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes généralisées et/ou localisées, et les pneumopathies à Pneumocystis jirovecii. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué et un traitement doit être instauré si nécessaire.

L’apparition de maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow et l’hépatite auto-immune) a également été rapportée dans le cadre d’une restauration immunitaire. Cependant, le délai d’apparition qui a été rapporté est plus variable et ces événements peuvent se produire plusieurs mois après l’initiation du traitement.

Réactions au site d’injection (RSI)

Réactions au site d’injection liées à une administration inappropriée

L’administration inappropriée (injection intradermique) a été associée à des réactions graves au site d’injection, y compris une nécrose et un ulcère. Les injections de Sunlenca doivent uniquement être administrées par voie sous-cutanée (voir rubrique 4.2).

Nodules et indurations de disparition lente ou ne disparaissant pas au site d’injection L’administration de Sunlenca peut provoquer des réactions locales au site d’injection (RSI), notamment des nodules et des indurations. Le professionnel de santé doit informer les patients que les nodules et les indurations au site d’injection peuvent disparaître plus lentement que les autres RSI ou ne pas disparaître. Dans l’étude CAPELLA (voir rubrique 5.1), les nodules associés aux premières injections de Sunlenca n’ont pas disparu chez 10 % des participants après un suivi médian de

554 jours, alors que toutes les indurations ont disparu (voir rubrique 4.8). Le mécanisme qui induit la persistance des nodules au site d’injection chez certains participants n’est pas clairement compris, mais il est possible qu’il soit lié à la présence d’un dépôt sous-cutané du médicament, associée à une réaction à un corps étranger sur le site d’injection. Les RSI qui ne disparaissent pas doivent faire l’objet d’une surveillance clinique.

Infections opportunistes

Les patients doivent être informés que Sunlenca ou tout autre traitement antirétroviral ne guérit pas l’infection par le VIH et que l’apparition d’infections opportunistes et d’autres complications liées à l’infection par le VIH reste possible. Une surveillance clinique étroite des patients par un médecin expérimenté dans le traitement des maladies associées à l’infection par le VIH demeure donc nécessaire.

Co-administration d’autres médicaments

La co-administration avec des médicaments qui sont des inducteurs modérés du CYP3A et de la P-gp (p. ex. éfavirenz) n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).

La co-administration avec des médicaments qui sont des inhibiteurs puissants du CYP3A, de la P-gp et de l’UGT1A1 (à savoir ciblant les 3 voies), comme l’atazanavir/le cobicistat n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Excipients

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par injection, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Interactions

Liste interactions
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Effet d’autres médicaments sur la pharmacocinétique du lénacapavir

Le lénacapavir est un substrat du CYP3A, de la P-gp et de l’UGT1A1. Les inducteurs puissants du CYP3A, de la P-gp et de l’UGT1A1, comme la rifampicine, sont susceptibles de diminuer de manière significative les concentrations plasmatiques de lénacapavir et pourraient conduire à une perte de l’effet thérapeutique et à l’apparition d’une résistance. Cette co-administration est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Les inducteurs modérés du CYP3A et de la P-gp, comme l’éfavirenz, sont également susceptibles de diminuer de manière significative les concentrations plasmatiques de lénacapavir. Cette co-administration n’est donc pas recommandée (voir rubrique 4.4).

Les inhibiteurs puissants du CYP3A, de la P-gp et de l’UGT1A1 administrés conjointement (à savoir, ciblant les 3 voies), comme l’association atazanavir/ cobicistat, sont susceptibles d’augmenter de manière significative les concentrations plasmatiques de lénacapavir. Cette co-administration n’est donc pas recommandée (voir rubrique 4.4).

Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 seuls (p. ex. voriconazole) ou les inhibiteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp en association (p. ex. cobicistat) n’entraînent pas d’augmentation significative des expositions au lénacapavir.

Effet du lénacapavir sur la pharmacocinétique d’autres médicaments

Le lénacapavir est un inhibiteur modéré du CYP3A et un inhibiteur de la P-gp. La prudence est recommandée en cas de co-administration de Sunlenca avec un substrat sensible du CYP3A et/ou de la P-gp ayant une marge thérapeutique étroite. Le lénacapavir n’est pas un inhibiteur cliniquement significatif de la BCRP et n’inhibe pas l’OATP.

Tableau 2 : Interactions entre Sunlenca et d’autres médicaments
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration.Pourcentage moyen de variation de l’ASC, la Cmax Recommandation concernant la co-administration avec Sunlenca
ANTIMYCOBACTÉRIENS
Rifampicinea,b,c (600 mg une fois par jour) Lénacapavir : ASC : ↓ 84 %Cmax : ↓ 55 % La co-administration est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Rifabutine Interaction non étudiée.La co-administration avec la rifabutine est susceptible de diminuer les concentrations plasmatiques de lénacapavir et pourrait conduire à une perte del’effet thérapeutique et à l’apparition d’une résistance. La co-administration n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).
ANTICONVULSIVANTS
Carbamazépine Phénytoïne Interaction non étudiée.La co-administration de la carbamazépine, de l’oxcarbazépine, du phénobarbital ou de la phénytoïne avec le lénacapavir est susceptible de diminuer les concentrations plasmatiques de lénacapavir et pourrait conduire àune perte de l’effet thérapeutique et à l’apparition d’une résistance. La co-administration est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Oxcarbazépine Phénobarbital La co-administration n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).D’autres anticonvulsivants doivent être envisagés.
PRODUITS À BASE DE PLANTES
Millepertuis (Hypericum perforatum) Interaction non étudiée.La co-administration du millepertuis est susceptible de diminuer les concentrations plasmatiques de lénacapavir et pourrait conduire àune perte de l’effet thérapeutique et à l’apparition d’une résistance. La co-administration est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
AGENTS ANTIRÉTROVIRAUX
Atazanavir/cobicistatb,d,e(300 mg/150 mg une fois par jour) Lénacapavir : ASC : ↑ 321 %Cmax : ↑ 560 % La co-administration n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).
Éfavirenzb,d,f (600 mg une fois par jour) Lénacapavir : ASC : ↓ 56 %Cmax :↓ 36 %
Étravirine Névirapine Tipranavir/ritonavir Interaction non étudiée.La co-administration avec l’étravirine, la névirapine ou le tipranavir/ritonavir est susceptible de diminuer les concentrations plasmatiques de lénacapavir et pourrait conduire à une perte del’effet thérapeutique et à l’apparition d’une résistance.
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration.Pourcentage moyen de variation de l’ASC, la Cmax Recommandation concernant la co-administration avec Sunlenca
Cobicistatb,d,g (150 mg une fois par jour) Lénacapavir : ASC : ↑ 128 %Cmax :↑ 110 % Aucune adaptation de la posologie de lénacapavir n’est requise.
Darunavir/cobicistatb,d,h(800 mg/150 mg une fois par jour) Lénacapavir : ASC :↑ 94 %Cmax :↑ 130 %
Ritonavir Interaction non étudiée.La co-administration avec le ritonavir est susceptible d’augmenter les concentrations plasmatiques de lénacapavir.
Ténofovir alafénamided,i,j (25 mg) Ténofovir alafénamide : ASC :↑ 32 %Cmax :↑ 24 %Ténofovirk : ASC :↑ 47 %Cmax:↑ 23 % Aucune adaptation de la posologie de ténofovir alafénamide n’est requise.
DÉRIVÉS DE L’ERGOT
Dihydroergotamine Ergotamine Interaction non étudiée.Les concentrations plasmatiques de ces médicaments sont susceptibles d’augmenter lors de laco-administration avec le lénacapavir. La prudence est recommandée lors de la co-administration de la dihydroergotamine ou de l’ergotamine avec Sunlenca.
INHIBITEURS DE LA PHOSPHODIESTÉRASE-5 (PDE-5)
Sildénafil Tadalafil Vardénafil Interaction non étudiée.Les concentrations plasmatiques des inhibiteurs de la PDE-5 sont susceptibles d’augmenter lors de la co‑administration avec le lénacapavir. Utilisation des inhibiteurs de la PDE-5 pour l’hypertension artérielle pulmonaire : la co-administration avec le tadalafil n’est pas recommandée.Utilisation des inhibiteurs de la PDE-5 pour la dysfonction érectile : Sildénafil : la dose initiale de 25 mg est recommandée.Vardénafil : pas plus de 5 mg par période de 24 heures.Tadalafil :supérieure à 2,5 mg
  • Pour une utilisation selon les besoins : pas plus de 10 mg toutes les 72 heures

  • Pour une utilisation une fois par jour : la dose ne doit pas être

Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration.Pourcentage moyen de variation de l’ASC, la Cmax Recommandation concernant la co-administration avec Sunlenca
CORTICOSTÉROÏDES (systémiques)
Cortisone/hydrocortisone Dexaméthasone Interaction non étudiée.Les concentrations plasmatiques de corticostéroïdes sont susceptibles d’augmenter lors de la co‑administration avec le lénacapavir.Les concentrations plasmatiques du lénacapavir sont susceptibles de diminuer lors de la co‑administration avec la dexaméthasone systémique et pourraient conduire à une perte de l’effet thérapeutique et à l’apparition d’une résistance. La co-administration de Sunlenca avec des corticostéroïdes dont les expositions sont significativement augmentées par les inhibiteurs du CYP3A est susceptible d’augmenter le risque de syndrome de Cushing et de suppression surrénalienne.Instaurer à la dose initiale la plus faible, puis adapter la dose avec précaution tout en surveillant la sécurité.La prudence est recommandée lors de la co‑administration de la dexaméthasone systémique avec Sunlenca, particulièrement dans le cadre d’une utilisation à long terme.D’autres corticostéroïdes doivent être envisagés.
INHIBITEURS DE LA HMG-COA RÉDUCTASE
Lovastatine Simvastatine Interaction non étudiée.Les concentrations plasmatiques de ces médicaments sont susceptibles d’augmenter lors de laco-administration avec le lénacapavir. Instaurer la lovastatine et la simvastatine à la dose initiale la plus faible, puis adapter la dose avecprécaution tout en surveillant la sécurité (p. ex. la myopathie).
Atorvastatine Aucune adaptation de la dose d’atorvastatine n’est requise.
Pitavastatined,i,l (dose unique de2 mg ; administration simultanée ou 3 jours après le lénacapavir) Pitavastatine : ASC :↔Cmax :↔ Aucune adaptation de la dose de pitavastatine et de rosuvastatine n’est requise.
Rosuvastatined,i,m (dose unique de 5 mg) Rosuvastatine : ASC :↑ 31 %Cmax :↑ 57 %
ANTIARYTHMIQUES
Digoxine Interaction non étudiée.La concentration plasmatique de digoxine est susceptible d’augmenter lors de la co‑administration avec lelénacapavir. La prudence et la surveillance de la concentration thérapeutique de la digoxine sont recommandées.
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration.Pourcentage moyen de variation de l’ASC, la Cmax Recommandation concernant la co-administration avec Sunlenca
SÉDATIFS/HYPNOTIQUES
Midazolamd,i,n (dose unique de 2,5 mg ; voie orale ; administration simultanée) Midazolam :ASC : ↑ 259 %Cmax : ↑ 94 %1-hydroxymidazolamo: ASC : ↓ 24 %Cmax : ↓ 46 % La prudence est recommandée lors de la co‑administration du midazolam ou du triazolam avec Sunlenca.
Midazolamd,i,n (dose unique de 2,5 mg ; voie orale ; 1 jour après le lénacapavir) Midazolam :ASC : ↑ 308 %Cmax : ↑ 116 %1-hydroxymidazolamo: ASC : ↓ 16 %Cmax : ↓ 48 %
Triazolam Interaction non étudiée.La concentration plasmatique de triazolam est susceptible d’augmenter lors de la co‑administration avec lelénacapavir.
ANTICOAGULANTS
Anticoagulants oraux directs (AOD)Rivaroxaban Dabigatran Édoxaban Interaction non étudiée.La concentration plasmatique d’AOD est susceptible d’augmenter lors de la co‑administration avec le lénacapavir. En raison du potentiel risque de saignement, l’adaptation de la posologie d’AOD peut être requise. Consulter le Résumé des caractéristiques du produit de l’AOD pour plus d’informations sur l’utilisation en association avec desinhibiteurs modérés du CYP3A et/ou des inhibiteurs de la P-gp.
ANTIFONGIQUES
Voriconazolea,b,p,q (400 mg deux fois par jour/200 mg deux fois par jour) Lénacapavir : ASC :↑ 41 %Cmax : ↔ Aucune adaptation de la posologie de lénacapavir n’est requise.
Itraconazole Kétoconazole Interaction non étudiée.La concentration plasmatique du lénacapavir est susceptible d’augmenter lors de la co-administration avec l’itraconazoleou le kétoconazole.
ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS H2
Famotidinea,b (40 mg une fois par jour, 2 heures avant le lénacapavir) Famotidine : ASC : ↑ 28 %Cmax : ↔ Aucune adaptation de la posologie de famotidine n’est requise.
CONTRACEPTIFS ORAUX
Éthinylestradiol Progestatifs Interaction non étudiée.La concentration plasmatique de l’éthinylestradiol et des progestatifs est susceptible d’augmenter lors dela co-administration avec le lénacapavir. Aucune adaptation de la posologie d’éthinylestradiol et de progestatifs n’est requise.
Médicament par classes thérapeutiques Effets sur la concentration.Pourcentage moyen de variation de l’ASC, la Cmax Recommandation concernant la co-administration avec Sunlenca
HORMONES D’AFFIRMATION DU GENRE
17β-estradiol Anti-androgènes Progestatif Testostérone Interaction non étudiée.La concentration plasmatique de ces médicaments est susceptibled’augmenter lors de la co-administration avec le lénacapavir. Aucune adaptation de la posologie de ces hormones d’affirmation du genre n’est requise.
  1. À jeun.

  2. Cette étude a été menée avec une dose unique de 300 mg de lénacapavir administrée par voie orale.

  3. Considéré comme inducteur puissant du CYP3A et inducteur de la P-gp et de l’UGT.

  4. Non à jeun.

  5. Considéré comme inhibiteur puissant du CYP3A et inhibiteur de l’UGT1A1 et de la P-gp.

  6. Considéré comme inducteur modéré du CYP3A et inducteur de la P-gp.

  7. Considéré comme inhibiteur puissant du CYP3A et inhibiteur de la P-gp.

  8. Considéré comme inhibiteur puissant du CYP3A, et inhibiteur et inducteur de la P-gp.

  9. Cette étude a été menée avec une dose unique de 600 mg de lénacapavir suivie d’une dose de charge de 600 mg deux fois par jour pendant 2 jours, les doses uniques de 600 mg de lénacapavir ont été administrées avec chaque médicament

    co-administré.

  10. Considéré comme substrat de la P-gp.

  11. Le ténofovir alafénamide est transformé en ténofovir in vivo.

  12. Considéré comme substrat de l’OATP.

  13. Considéré comme substrat de la BCRP.

  14. Considéré comme substrat du CYP3A.

o Principal métabolite actif du midazolam.

  1. Considéré comme inhibiteur puissant du CYP3A.

  2. Cette étude a été menée avec une dose de charge de 400 mg de voriconazole deux fois par jour pendant un jour, suivie d’une dose d’entretien de 200 mg deux fois par jour.

Grossesse

Grossesse

Il n’existe pas de données ou il existe des données limitées sur l’utilisation du lénacapavir chez la femme enceinte.

Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement fœtal, la mise-bas ou le développement postnatal (voir

rubrique 5.3).

Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation de Sunlenca pendant la grossesse, à moins que l’état clinique de la femme requière un traitement par Sunlenca.

Allaitement

Afin d’éviter la transmission du virus au nourrisson, il est déconseillé aux femmes vivant avec le VIH d’allaiter leur nourrisson.

On ne sait pas si le lénacapavir est excrété dans le lait maternel. Après administration chez la rate pendant la gestation et la lactation, le lénacapavir a été détecté à de faibles taux dans le plasma de jeunes rats allaités, sans effets sur ces jeunes rats allaités.

Fertilité

Il n’existe pas de données sur les effets du lénacapavir sur la fertilité humaine masculine ou féminine. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets du lénacapavir sur la fertilité des mâles et des femelles (voir rubrique 5.3).

Conduite

Sunlenca ne devrait avoir aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquents chez les participants adultes infectés par le VIH lourdement prétraités étaient des RSI (76 %) et des nausées (6 %).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

Le tableau récapitulatif des effets indésirables est présenté dans le tableau 3. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000,

< 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 3 : Liste récapitulative des effets indésirables
Fréquencea Effet indésirable
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée syndrome inflammatoire de restauration immunitaire
Affections gastro-intestinales
Fréquent nausées
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Très fréquent réactions au site d’injectionb
  1. Fréquence basée sur tous les participants (Cohortes 1 et 2) dans l’étude CAPELLA (voir rubrique 5.1).

  2. Inclut gonflement au site d’injection, douleur, nodule, érythème, induration, prurit, extravasation, gêne, masse, hématome, œdème et ulcère dans l’étude CAPELLA ; nécrose identifiée après la commercialisation.

Description de certains effets indésirables particuliers

Syndrome inflammatoire de restauration immunitaire

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l’initiation du traitement par association d’antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. L’apparition de maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow et l’hépatite auto-immune) a également été rapportée.

Cependant, le délai d’apparition qui a été rapporté est plus variable et ces événements peuvent se produire plusieurs mois après l’initiation du traitement (voir rubrique 4.4).

Réactions locales au site d’injection (RSI)

Jusqu’à la semaine 156 du traitement, la plupart des participants ont présenté des RSI légères (grade 1, 54 %) ou modérées (grade 2, 17 %). Six pour cent des participants (4/72) ont présenté une RSI sévère de grade 3 avec un délai médian avant disparation de 15 jours (intervalle : 1 à 71). Aucun participant n’a présenté de RSI de grade 4. Le délai médian avant disparition de toutes les RSI, sauf les nodules et les indurations, était de 5 jours. Le délai médian avant disparition des nodules et des indurations associés aux premières injections de Sunlenca était respectivement de 191 jours (Q1, Q3 : 71, 366) et de 113 jours (Q1, Q3 : 29, 224). Après un suivi médian de 554 jours, les nodules associés aux premières injections de Sunlenca n’ont pas disparu chez 10 % des participants (7/72). Toutes les indurations associées aux premières injections de Sunlenca ont disparu.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.

Surdosage

En cas de surdosage le patient devra être surveillé afin de détecter les signes ou les symptômes d’effets indésirables (voir rubrique 4.8). Le traitement du surdosage de Sunlenca repose sur une prise en charge générale symptomatique incluant la surveillance des signes vitaux ainsi que l’observation de l’état clinique du patient. Comme le lénacapavir se lie fortement aux protéines, il est peu probable qu’il soit significativement éliminé par la dialyse.

  • PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
  • Propriétés pharmacologiques - SUNLENCA 464 mg

    Propriétés pharmacodynamiques

    Classe pharmacothérapeutique : antiviral à usage systémique, autres antiviraux, code ATC : J05AX31 Mécanisme d’action

    Le lénacapavir est un inhibiteur sélectif de la fonction de la capside du VIH-1 qui agit à plusieurs étapes en se liant directement sur l’interface entre les sous-unités de la protéine de capside (CA). Le lénacapavir inhibe la réplication du VIH-1 en interférant avec plusieurs étapes essentielles du cycle viral, y compris l’intégration nucléaire de l’ADN proviral du VIH-1 médiée par la capside (en bloquant la liaison des protéines d’import nucléaire à la capside), l’assemblage et la libération du virus (en interférant avec le fonctionnement Gag/Gag-Pol, ce qui réduit la synthèse des sous-unités de la CA) et la formation du noyau de la capside (en perturbant le taux d’association des sous-unités de la capside, ce qui conduit à des capsides mal formées).

    Activité antivirale et sélectivité in vitro

    L’activité antivirale du lénacapavir sur des isolats cliniques et de laboratoire du VIH-1 a été évaluée sur des lignées de cellules lymphoblastoïdes, des PBMCs, des monocytes/macrophages primaires et des lymphocytes T CD4+. Les valeurs de CE50 et de l’indice de sélectivité (CC50/CE50) étaient comprises entre 30 et 190 pM et entre 140 000 et > 1 670 000, respectivement, pour le virus VIH-1 de type sauvage (WT). La CE95 du lénacapavir ajustée sur les protéines était de 4 nM (3,87 ng par mL) dans la lignée cellulaire MT-4 pour le virus du VIH-1 de type sauvage.

    Dans une étude du lénacapavir en association avec des représentants des principales classes d’agents antirétroviraux (inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse [INTI], inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse [INNTI], inhibiteur de transfert de brin de l’intégrase [INI] et inhibiteurs de protéase [IP]), des effets antiviraux synergiques ont été observés. Aucun antagonisme n’a été observé pour ces associations.

    Le lénacapavir a présenté une activité antivirale en culture cellulaire contre tous les groupes (M, N, O) du VIH-1, y compris les sous-types A, A1, AE, AG, B, BF, C, D, E, F, G, H.

    Le lénacapavir était de 15 à 25 fois moins actif contre les isolats du VIH-2 que contre ceux du VIH-1. Résistance

    En culture cellulaire

    Des variants du VIH-1 présentant une diminution de la sensibilité au lénacapavir ont été sélectionnés en culture cellulaire. Les mutations de résistance au lénacapavir identifiées sous pression de sélection in vitro sont au nombre de 7 dans la CA : L56I, M66I, Q67H, K70N, N74D/S et T107N seules ou en association. Comparativement à la souche sauvage du virus, la sensibilité phénotypique au lénacapavir a été réduite de 4 à > 3 226 fois. Les variants du VIH-1 présentant une diminution > 10 fois de la sensibilité au lénacapavir par rapport au virus de type sauvage ont montré une diminution de la

    capacité réplicative dans les lymphocytes T CD4+ et les macrophages primaires humains (respectivement 0,03 – 28 % et 1,9 – 72 % comparativement à la souche sauvage du virus).

    Dans l’étude GS-US-200-4625 (« CAPELLA »), 39 % (28/72) des participants ayant été lourdement prétraités ont répondu aux critères pour les analyses de résistance jusqu’à la semaine 156 (taux d’ARN du VIH-1 ≥ 50 copies/mL au moment de l’échec virologique confirmé [réponse virologique sous-optimale à la semaine 4, rebond virologique ou virémie lors de la dernière visite]) et ont été analysés pour l’apparition d’une résistance au lénacapavir. Des mutations de la capside liées au lénacapavir ont été détectées chez 19,0 % (n = 14) des participants. La mutation de la CA M66I a été observée chez 8,3 % (n = 6) des participants, seule ou en association avec d’autres mutations de la capside liées à Sunlenca, notamment Q67Q/H/K/N, K70K/N/R/S, N74D/H, A105T et T107T/A/C. Quatre participants étaient porteurs des mutations Q67H + K70R de la CA avec ou sans mutation A105T et/ou T107N. Un participant était porteur des mutations K70N + N74K + T107T/N, un participant était porteur de la mutation N74D seule, un participant était porteur de la mutation Q67Q/H seule et un participant était porteur des mutations Q67K + K70H. Huit participants avec échec virologique présentaient des substitutions associées à une résistance aux composants du TFO.

    Les analyses phénotypiques ont indiqué que les profils de mutation M66I et Q67K + K70H étaient associés à une diminution de la sensibilité au lénacapavir de 234 fois (médiane) et de 167 fois, respectivement, par rapport à la souche sauvage. Le profil de résistance des mutations Q67H + K70R

    + A105T ou T107N était associé à une réduction moyenne de 19 fois de la sensibilité au lénacapavir par rapport à la souche sauvage et les mutations Q67H + K70R seules étaient associées à une réduction de 15 fois de la sensibilité au lénacapavir par rapport à la souche sauvage. La présence des mutations K70N + N74K était associée à une réduction de 289 fois de la sensibilité au lénacapavir par rapport à la souche sauvage et la mutation Q67Q/H était associée à une réduction de 5,9 fois de la sensibilité du lénacapavir par rapport à la souche sauvage.

    Résistance croisée

    L’activité antivirale in vitro du lénacapavir a été déterminée sur un large spectre de mutants du VIH-1 obtenus par mutagénèse dirigée et d’isolats du VIH-1 issus de patients présentant une résistance aux 4 principales classes d’agents antirétroviraux (INTI, INNTI, INI et IP ; n = 58), ainsi que sur des virus résistants aux inhibiteurs de la maturation (n = 24) et des virus résistants à la classe des inhibiteurs d’entrée (EI) (fostemsavir, ibalizumab, maraviroc et enfuvirtide ; n = 42). Ces données indiquent que le lénacapavir est resté totalement actif contre tous les variants testés, démontrant ainsi l’absence d’un profil de résistance croisée. En outre, l’activité antivirale du lénacapavir contre les isolats de patients n’était pas affectée par la présence de polymorphismes naturels de Gag.

    Effets sur l’électrocardiogramme

    Dans une étude parallèle approfondie du QT/QTc, le lénacapavir n’a eu aucun effet cliniquement significatif sur l’intervalle QTcF. À des expositions suprathérapeutiques au lénacapavir (9 fois plus élevées que l’exposition thérapeutique à Sunlenca), l’augmentation moyenne attendue (limite supérieure de l’intervalle de confiance à 90 %) de l’intervalle QTcF était de 2,6 (4,8) ms, et il n’y avait aucune association (p = 0,36) entre les concentrations plasmatiques observées de lénacapavir et la variation du QTcF.

    Données cliniques

    L’efficacité et la sécurité de Sunlenca chez les participants lourdement prétraités présentant un VIH-1 multirésistant aux médicaments reposent sur des données recueillies sur 156 semaines issues d’une étude partiellement randomisée, contrôlée contre placebo, en double aveugle, multicentrique,

    GS-US-200-4625 (« CAPELLA »).

    CAPELLA a été menée chez 72 participants lourdement prétraités infectés par un VIH-1 résistant à plusieurs classes. Les participants devaient présenter une charge virale ≥ 400 copies/mL, une résistance documentée à au moins deux médicaments antirétroviraux appartenant à au moins 3 des 4 classes de médicaments antirétroviraux (INTI, INNTI, IP et INI) et ne devaient pas être sous plus de

    2 médicaments antirétroviraux entièrement actifs appartenant aux 4 classes de médicaments antirétroviraux restants à l’inclusion en raison d’une résistance, d’une intolérance, de l’accès au médicament, d’une contre-indication ou d’autres problèmes de sécurité.

    L’essai comportait deux cohortes. Les participants étaient inclus dans la cohorte randomisée

    (Cohorte 1, n = 36) s’ils avaient présenté une baisse du taux d’ARN du VIH-1 < 0,5 log10 par rapport à la visite de sélection. Les participants étaient inclus dans la cohorte non randomisée (Cohorte 2, n =36) s’ils avaient présenté une baisse du taux d’ARN du VIH-1 ≥ 0,5 log10 par rapport à la visite de sélection ou après que la cohorte 1 avait atteint la taille prévue de l’échantillon. Les participants avaient reçu 600 mg, 600 mg et 300 mg de lénacapavir par voie orale les jours 1, 2 et 8, respectivement, suivis de 927 mg par voie sous-cutanée le jour 15 et de 927 mg par voie sous-cutanée tous les 6 mois par la suite (voir rubrique 5.2).

    Dans la période de monothérapie fonctionnelle de 14 jours, les participants de la Cohorte 1 ont été randomisés en aveugle selon un rapport de 2:1, pour recevoir Sunlenca ou le placebo, tout en poursuivant leur traitement en échec. Après la période de monothérapie fonctionnelle, les participants qui avaient reçu Sunlenca ont poursuivi le traitement par Sunlenca conjointement avec un TFO. Les participants qui avaient reçu le placebo pendant cette période ont initié le traitement par Sunlenca conjointement avec un TFO.

    Dans la Cohorte 1, la majorité des participants étaient de sexe masculin (72 %), blancs (46 %) ou noirs (46 %) et âgés de 24 à 71 ans (moyenne [ET] : 52 [11,2] ans). À l’inclusion, la charge virale médiane et les taux de CD4+ étaient respectivement de 4,5 log10 copies/mL (intervalle : 2,33 à 5,40) et de

    127 cellules/mm3 (intervalle : 6 à 827). Chez la majorité (53 %) des participants, le traitement initial en échec ne comportait aucun agent entièrement actif.

    Les participants de la Cohorte 2 ont initié Sunlenca et un TFO le jour 1.

    Dans la Cohorte 2, la majorité des participants étaient de sexe masculin (78 %), blancs (36 %), noirs (31 %) ou asiatiques (33 %) et âgés de 23 à 78 ans (moyenne [ET] : 48 [13,7] ans). À l’inclusion, la charge virale médiane et les taux de CD4+ étaient respectivement de 4,5 log10 copies/mL (intervalle : 1,28 à 5,70) et de 195 cellules/mm3 (intervalle : 3 à 1 296). Dans la Cohorte 2, le traitement initial en échec ne comportait aucun agent entièrement actif chez 31 % des participants ; il comportait 1 agent entièrement actif chez 42 % des patients et au moins 2 agents entièrement actifs chez 28 % des patients.

    Le critère d’évaluation principal était la proportion de participants dans la Cohorte 1 obtenant une diminution ≥ 0,5 log10 copies/mL par rapport à l’inclusion du taux d’ARN du VIH-1 à la fin de la période de monothérapie fonctionnelle. Les résultats de l’analyse du critère d’évaluation principal ont démontré la supériorité de Sunlenca par rapport au placebo, comme indiqué dans le tableau 4.

    Tableau 4 : Proportion de participants obtenant une diminution de la charge virale ≥ 0,5 log10 (Cohorte 1)

    Sunlenca (n = 24) Placebo (n = 12)
    Proportion de participants obtenant une diminution de la charge virale ≥ 0,5 log10 87,5 % 16,7 %
    Différence entre les traitements (IC à 95 %) ; valeur p 70,8 % (34,9 % à 90,0 %) ; p < 0,0001

    Les résultats aux semaines 26, 52 et 156 figurent dans le tableau 5 et le tableau 6.

    Tableau 5 : Résultats virologiques (taux d’ARN du VIH-1 < 50 copies/mL et < 200 copies/mL) aux semaines 26a, 52b et 156c avec Sunlenca plus TFO dans l’étude CAPELLA (Cohorte 1)
    Sunlenca plus TFO
    Semaine 26n = 36 Semaine 52n = 36 Semaine 156 n = 34d
    Taux d’ARN du VIH-1 < 50 copies/mL Taux d’ARN du VIH-1 < 200 copies/mL 81 %89 % 83 %86 % 65 %e68 %f
    Taux d’ARN du VIH-1 ≥ 50 copies/mLg Taux d’ARN du VIH-1 ≥ 200 copies/mLg 19 %11 % 14 %11 % 18 %15 %
    Absence de données virologiques dans la fenêtre de la semaine 26, 52 ou 156 0 3 % 18 %
    Interruption de la prise du médicament de l’étude en raison de la survenue d’EI ou du décès du patienth 0 0 3 %
    Interruption de la prise du médicament de l’étude pour d’autresraisonsi et dernier taux d’ARN du VIH-1 disponible < 50 copies/mL ou < 200 copies/mL 0 3 % 9 %
    Données manquantes dans la fenêtre, mais patients traités par le médicament de l’étude 0 0 6 %
    1. La fenêtre de la semaine 26 était comprise entre le jour 184 et le jour 232 (inclus).

    2. La fenêtre de la semaine 52 était comprise entre le jour 324 et le jour 414 (inclus).

    3. La fenêtre de la semaine 156 était comprise entre le jour 1052 et le jour 1142 (inclus).

    4. Deux participants ayant terminé l’essai CAPELLA avant la semaine 156 ont été exclus de l’analyse.

    5. D’après l’analyse avec imputation de l’exclusion des données manquantes , 82 % (23/28) des participants avaient un taux d’ARN du VIH-1 < 50 copies/mL en semaine 156.

    6. D’après l’analyse avec imputation de l’exclusion des données manquantes, 86 % (24/28) des participants avaient un taux d’ARN du VIH-1 < 200 copies/mL en semaine 156.

    7. Inclut les participants avec ≥ 50 copies/mL ou ≥ 200 copies/mL, respectivement, dans la fenêtre de la semaine 26, 52 ou 156 ; les participants ayant interrompu le traitement prématurément à cause d’une perte ou d’un manque d’efficacité ; les participants ayant interrompu le traitement pour des raisons sans rapport avec un événement indésirable (EI), un décès, une perte ou un manque d’efficacité et qui avaient une charge virale ≥ 50 copies/mL ou ≥ 200 copies/mL, respectivement au moment de l’interruption.

    8. Inclut les participants qui ont interrompu le traitement à cause d’un EI ou du décès à tout moment de l’étude, à partir du jour 1 et jusqu’à la fenêtre de temps, si cela a entraîné l’absence de données virologiques sur le traitement pendant cette période.

    9. Inclut les participants ayant interrompu pour des raisons sans rapport avec un EI, un décès, une perte ou un manque d’efficacité, p. ex. : retrait du consentement, perte de vue lors du suivi, etc.

    Tableau 6 : Résultats virologiques (taux d’ARN du VIH-1 < 50 copies/mL) en fonction des covariables à l’inclusion aux semaines 26a, 52b et 156c avec Sunlenca plus TFO dans l’étude CAPELLA (Cohorte 1)
    Sunlenca plus TFO
    Semaine 26n = 36 Semaine 52n = 36 Semaine 156n = 34
    Charge virale plasmatique à l’inclusion (copies/mL)
    ≤ 100 000 86 % (25/29) 86 % (25/29) 67 % (18/27)
    > 100 000 57 % (4/7) 71 % (5/7) 57 % (4/7)
    Taux de CD4+ à l’inclusion (cellules/mm3)
    < 200 78 % (21/27) 78 % (21/27) 58 % (15/26)
    ≥ 200 89 % (8/9) 100 % (9/9) 88 % (7/8)
    Profil de résistance à la classe des INI à l’inclusion
    Avec résistance aux INI 85 % (23/27) 81 % (22/27) 62 % (16/26)
    Sans résistance aux INI 63 % (5/8) 88 % (7/8) 71 % (5/7)
    Nombre d’agents ARV entièrement actifs dans le TFO
    0 67 % (4/6) 67 % (4/6) 67 % (4/6)
    1 86 % (12/14) 79 % (11/14) 58 % (7/12)
    ≥ 2 81 % (13/16) 94 % (15/16) 69 % (11/16)
    Sunlenca plus TFO
    Semaine 26n = 36 Semaine 52n = 36 Semaine 156n = 34
    Utilisation du DTG et/ou du DRV dans le TFO
    Avec DTG et DRV 83 % (10/12) 83 % (10/12) 58 % (7/12)
    Avec DTG, sans DRV 83 % (5/6) 83 % (5/6) 60 % (3/5)
    Sans DTG, avec DRV 78 % (7/9) 89 % (8/9) 67 % (6/9)
    Sans DTG ni DRV 78 % (7/9) 78 % (7/9) 75 % (6/8)

    ARV = antirétroviral ; DRV = darunavir ; DTG = dolutégravir ; INI = inhibiteur de transfert de brin de l’intégrase ; TFO = traitement de fond optimisé

    1. La fenêtre de la semaine 26 était comprise entre le jour 184 et le jour 232 (inclus).

    2. La fenêtre de la semaine 52 était comprise entre le jour 324 et le jour 414 (inclus).

    3. La fenêtre de la semaine 156 était comprise entre le jour 1052 et le jour 1142 (inclus).

    Dans la Cohorte 1, aux semaines 26, 52 et 156, la variation moyenne par rapport à l’inclusion du taux de CD4+ était respectivement de 81 cellules/mm3 (intervalle : -101 à 522), 82 cellules/mm3 (intervalle : -194 à 467) et 157 cellules/mm3 (intervalle : -93 à 659).

    Dans la Cohorte 2, aux semaines 26, 52 et 156, 81 % (29/36), 72 % (26/36) et 58 % (21/36) des participants avaient respectivement atteint un taux d’ARN du VIH-1 < 50 copies/mL et la variation moyenne par rapport à l’inclusion du taux de CD4+ était respectivement de 98 cellules/mm3 (intervalle : -103 à 459), 113 cellules/mm3 (intervalle : -124 à 405) et 173 cellules/mm3 (intervalle : -

    168 à 455).

    Population pédiatrique

    L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Sunlenca dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique dans le cadre du traitement de l’infection par le VIH-1 (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

    Propriétés pharmacocinétiques

    Les expositions au lénacapavir (ASCtau, Cmax et Crés) étaient de 29 % à 84 % plus élevées chez les participants infectés par le VIH-1 lourdement prétraités que chez les participants sans infection par le VIH-1 d’après l’analyse pharmacocinétique de population.

    Absorption

    Administration sous-cutanée

    Le lénacapavir est complètement absorbé suite à l’administration sous-cutanée. En raison de sa libération lente depuis le site de l’administration sous-cutanée, le profil d’absorption du lénacapavir administré par voie sous-cutanée est complexe, les concentrations plasmatiques maximales étant atteintes 84 jours après l’administration.

    Administration orale

    Le lénacapavir est absorbé après administration orale avec des concentrations plasmatiques maximales atteintes environ 4 heures après l’administration de Sunlenca. La biodisponibilité absolue suite à l’administration orale du lénacapavir est faible (de 6 à 10 % environ). Le lénacapavir est un substrat de la P-gp.

    Par rapport à son administration à jeun, l’administration du lénacapavir avec un repas à faible teneur en graisses (~400 kcal, 25 % de lipides) ou un repas riche en graisses (~1 000 kcal, 50 % de lipides) a entraîné des valeurs comparables de l’ASC, de la Cmax et du Tmax. Le lénacapavir oral peut être administré indépendamment des repas.

    Paramètres pharmacocinétiques

    Les expositions simulées au lénacapavir à l’état d’équilibre suite au schéma d’administration recommandé chez les participants infectés par le VIH lourdement prétraités figurent dans le tableau 7.

    Tableau 7 : Paramètres pharmacocinétiques du lénacapavir suite à l’administration orale et sous-cutanée
    Paramètre Moyenne (%CV)a Jours 1 et 2 : 600 mg (oral), Jour 8 : 300 mg (oral), Jour 15 : 927 mg (SC)
    Jour 1 jusqu’au Jour 15 Jour 15 jusqu’à la fin du Mois 6 État d’équilibre
    Cmax (ng/mL) 69,6 (56) 87 (71,8) 97,2 (70,3)
    ASCtau (h•ng/mL) 15 600 (52,9) 250 000 (66,6) 300 000 (68,5)
    Crés (ng/mL) 35,9 (56,8) 32,7 (88) 36,2 (90,6)

    CV = Coefficient de variation ; SC = sous-cutané

    a Expositions simulées d’après l’analyse pharmacocinétique de la population.

    Distribution

    Le volume de distribution à l’état d’équilibre du lénacapavir était de 976 litres chez les participants infectés par le VIH-1 lourdement prétraités d’après l’analyse pharmacocinétique de population.

    Le lénacapavir est fortement lié aux protéines plasmatiques (99,8 % environ, d’après les données in vivo).

    Biotransformation

    Après l’administration intraveineuse d’une dose unique de lénacapavir radiomarqué chez des participants sains, 76 % de la radioactivité totale a été retrouvée dans les fèces et < 1 % dans les urines. La forme inchangée du lénacapavir était la fraction prédominante dans le plasma (69 %) et les fèces (33 %). Le métabolisme a joué un rôle moindre dans l’élimination du lénacapavir. Le lénacapavir a été métabolisé par oxydation, N-désalkylation, hydrogénation, hydrolyse d’amide, glucuronidation, conjugaison avec un hexose, conjugaison avec un pentose et conjugaison avec le glutathion ; principalement via le CYP3A et l’UGT1A1. Aucun métabolite circulant unique ne représente > 10 % de l’exposition liée au médicament dans le plasma.

    Élimination

    La demi-vie médiane après administration orale et sous-cutanée était de 10 à 12 jours, et de

    8 à 12 semaines, respectivement. La clairance du lénacapavir était de 3,62 L/h chez les participants infectés par le VIH-1 lourdement prétraités d’après l’analyse pharmacocinétique de population.

    Linéarité/non-linéarité

    La pharmacocinétique du lénacapavir après administration orale d’une dose unique est non linéaire et moins proportionnelle à la dose pour des doses allant de 50 à 1 800 mg.

    La pharmacocinétique du lénacapavir après administration par injection sous-cutanée d’une dose unique (309 mg/mL) est proportionnelle à la dose pour des doses allant de 309 à 927 mg.

    Autres populations particulières

    Âge, sexe et origine ethnique

    D’après les analyses pharmacocinétiques de la population reposant sur des données obtenues lors d’études menées chez des adultes, comprenant un nombre limité de participants âgés (n = 5 ; ≥ 65 à

    78 ans), aucune différence cliniquement pertinente liée à l’âge, au sexe, à l’origine ethnique ou au poids n’a été identifiée concernant les expositions au lénacapavir.

    Insuffisance hépatique

    La pharmacocinétique du lénacapavir après administration orale d’une dose unique de 300 mg a été évaluée dans une étude de phase 1 conçue à cet effet menée chez des participants présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh B). Les expositions moyennes au lénacapavir (totale et non liée) étaient de 1,47 à 2,84 fois et de 2,61 à 5,03 fois plus élevées pour l’ASCinf et la Cmax, respectivement chez les participants présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh B) par rapport aux participants présentant une fonction hépatique normale. Cette augmentation n’a toutefois pas été jugée cliniquement pertinente d’après la réponse en fonction de l’exposition au lénacapavir. La pharmacocinétique du lénacapavir n’a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (score de Child-Pugh C) (voir rubrique 4.2).

    Insuffisance rénale

    La pharmacocinétique du lénacapavir après administration orale d’une dose unique de 300 mg a été évaluée dans une étude conçue à cet effet menée chez des participants présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine estimée ≥ 15 et < 30 mL/minute). Les expositions au lénacapavir étaient plus élevées (84 % et 162 % pour l’ASCinf et la Cmax, respectivement) chez les participants présentant une insuffisance rénale sévère que chez les participants présentant une fonction rénale normale. Cette augmentation n’a toutefois pas été jugée cliniquement pertinente. La pharmacocinétique du lénacapavir n’a pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance rénale terminale, y compris ceux sous dialyse (voir rubrique 4.2). Comme la liaison du lénacapavir aux protéines est d’environ 99,8 %, la dialyse ne devrait pas altérer les expositions au lénacapavir.

    Données pharmaceutiques - SUNLENCA 464 mg

    Liste des excipients

    Macrogol (E1521)

    Eau pour préparations injectables

    Incompatibilités

    Sans objet.

    Durée de conservation

    4 ans

    Précautions particulières de conservation

    Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation concernant la température. À conserver dans l’emballage extérieur d’origine, à l’abri de la lumière. D’un point de vue microbiologique, les injections doivent être utilisées immédiatement après que la solution ait été aspirée dans les seringues. La stabilité physico-chimique en utilisation a été démontrée pendant

    4 heures à 25°C en dehors de l’emballage.

    Si le produit n’est pas utilisé immédiatement, les durées et les conditions de conservation avant utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.

    Nature et contenu de l’emballage extérieur

    Sunlenca injection est conditionné dans un kit d’administration contenant :

    • 2 flacons en verre transparent, chacun contenant 1,5 mL de solution injectable. Les flacons sont fermés avec un bouchon en élastomère de caoutchouc butyle et un opercule en aluminium avec un capuchon amovible ;

    • 2 adaptateurs pour flacon, 2 seringues jetables et 2 aiguilles de sécurité pour injection sous-cutanée (22G, 12,7 mm).

    Précautions particulières d’élimination

    et manipulation

    Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

    Utiliser des techniques aseptiques. Inspecter visuellement la solution présente dans les flacons pour vérifier l’absence de particules et de décoloration avant l’administration. Sunlenca injection est une solution de couleur jaune à brune. Ne pas utiliser Sunlenca injection si la solution est décolorée ou si elle contient des particules. Une fois la solution aspirée des flacons, les injections sous-cutanées doivent être administrées dès que possible.

    Les composants du kit d’injection sont à usage unique. L’utilisation de l’adaptateur pour flacon est nécessaire. Deux injections de 1,5 mL sont requises pour une dose complète.

    Les instructions d’utilisation et de manipulation complètes de Sunlenca injection figurent dans la notice (voir Instructions d’utilisation).

    Liens Internet

    Emballage et prix

    2 flacon(s) en verre de 1,5 ml + 2 adaptateur(s) pour flacon + 2 seringue(s) + 2 aiguille(s)
    Prix
    21,13 €
    Ticket modérateur
    0,00 €

    Liste des assurances

    Oui - Oui

    Sources

    Comparaisons

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