DESMOPRESSINE VIATRIS 120 microgrammes, lyophilisat sublingual
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RCP - DESMOPRESSINE 120 microgrammes
· Traitement de l’énurésie nocturne primaire à partir de l’âge de 6 ans en l’absence de trouble de la concentration urinaire, après élimination d’une pathologie organique sous-jacente.
o Dans le cadre d’une approche thérapeutique globale, par exemple lorsque d’autres mesures de traitement non pharmacologique ont échoué ou lorsqu’un traitement pharmacologique est indiqué, en raison d’un déficit nocturne en ADH.
· Traitement symptomatique de la nycturie (au moins 2 mictions nocturnes) chez l’adulte âgé de moins de 65 ans, lorsqu’elle est associée à une polyurie nocturne.
· Diabète insipide d’origine centrale.
Posologie
Généralités
En cas de signes de rétention hydrique et/ou d’hyponatrémie (céphalées, nausées/vomissements, prise de poids et, dans les cas sévères, convulsions), le traitement doit être interrompu jusqu’à la totale résolution des symptômes. Si le traitement est repris, la restriction hydrique devra être plus stricte (voir rubrique 4.4).
Si un effet thérapeutique adéquat n’est pas obtenu dans un délai de quatre semaines après une adaptation posologique appropriée, le traitement doit être arrêté.
Enurésie nocturne primaire :
Le traitement doit être pris en une prise unique le soir.
Pour le traitement de l’énurésie nocturne primaire, la dose initiale recommandée est de 120 microgrammes de desmopressine au coucher. En cas d’efficacité insuffisante, celle-ci peut ensuite être progressivement augmentée jusqu’à 240 microgrammes, en fonction de la réponse au traitement, en respectant un intervalle au minimum de 1 semaine entre chaque adaptation posologique. Dans des cas exceptionnels, une posologie de 360 microgrammes par jour peut s’avérer nécessaire. Une restriction hydrique est nécessaire.
La desmopressine est destinée à être administrée sur une période de traitement de 3 mois maximum. La nécessité de poursuivre le traitement doit être évaluée après interruption du traitement pendant au moins une semaine. Dans certains cas, un traitement par la desmopressine peut à nouveau être envisagé ; il convient alors de respecter les mêmes règles d’initiation et d’arrêt du traitement (adaptation posologique, surveillance, durée) que lors de l’instauration initiale du traitement. La durée du traitement à dose minimale efficace déterminée après adaptation posologique est limitée à 3 mois, renouvelable une fois.
Si l’effet clinique souhaité n’est pas obtenu dans les 4 semaines suivant la détermination de la dose minimale efficace, le traitement doit être interrompu.
Nycturie associée à une polyurie nocturne :
Pour le traitement de la nycturie, la dose initiale recommandée est de 60 microgrammes de desmopressine au coucher. En cas d’efficacité insuffisante, celle-ci peut ensuite être augmentée à 120 microgrammes au bout d’une semaine, puis chaque semaine jusqu’à 240 microgrammes. L’apport hydrique pendant la nuit doit être limité autant que possible (voir rubrique 4.4). Il convient de réévaluer régulièrement l’efficacité et la tolérance du traitement.
Chez les patients atteints de nycturie, les heures des mictions doivent être consignées et le volume urinaire respectif mesuré sur une période d’au moins 48 heures avant le début du traitement. La polyurie nocturne se définit comme une production d’urine nocturne excédant la capacité vésicale fonctionnelle ou excédant le tiers de la production d’urine des 24 heures.
Au début du traitement et après augmentation de la dose, le poids doit être surveillé pendant quelques jours.
Si l’effet clinique souhaité n’est pas obtenu dans les 4 semaines suivant la détermination de la dose minimale efficace, le traitement doit être interrompu.
Diabète insipide d’origine centrale :
La posologie doit être déterminée individuellement dans l’indication de diabète insipide. La dose quotidienne varie normalement entre 120 microgrammes et 720 microgrammes. La posologie initiale chez l’adulte et l’enfant doit être de 60 microgrammes trois fois par jour. Elle peut varier en fonction de l’âge. Elle sera ensuite ajustée en fonction de la diurèse du patient. La posologie doit être adaptée individuellement en fonction de la réponse du patient. La dose d’entretien pour la plupart des patients est de 60 à 120 microgrammes trois fois par jour.
En cas de signes de rétention d’eau/hyponatrémie, le traitement doit être interrompu et la posologie ajustée.
Populations particulières
Patients âgés
Ce traitement n’est pas recommandé pour les patients âgés (> 65 ans). Si le traitement doit néanmoins être instauré, la natrémie doit être évaluée avant de débuter le traitement, 3 jours après le début du traitement, 3 jours après une augmentation de la dose et à tout autre moment si nécessaire.
Patients insuffisants rénaux
Voir rubrique 4.3.
Patients insuffisants hépatiques
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients insuffisants hépatiques (voir rubriques 4.5 et 5.2).
Enfants et adolescents
La desmopressine en lyophilisats sublinguaux est indiquée pour le traitement du diabète insipide d’origine centrale et de l’énurésie nocturne primaire (voir rubrique 5.1 et les informations spécifiques à chaque indication ci-dessus à la rubrique 4.2). Les recommandations posologiques sont les mêmes que pour l’adulte.
Si un effet thérapeutique adéquat n’est pas obtenu dans un délai de quatre semaines après une adaptation posologique appropriée, le traitement doit être arrêté.
Mode d’administration
DESMOPRESSINE VIATRIS 120 microgrammes, lyophilisat sublingual se place sous la langue où il va se dissoudre sans apport d’eau.
DESMOPRESSINE VIATRIS 120 microgrammes, lyophilisat sublingual doit toujours être pris au même moment par rapport aux repas car la nourriture réduit son absorption et peut, par conséquent, diminuer l’effet de la desmopressine (voir rubrique 4.5).
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
La desmopressine est contre-indiquée dans les cas suivants :
· Polydipsie habituelle ou psychogène (avec production d’urine excédant 40 mg/kg/24 h), polydipsie chez les patients alcooliques.
· Patients dans l’incapacité de respecter la restriction hydrique : troubles cognitifs sévères, démence, maladie neurologique.
· Insuffisance cardiaque connue ou suspectée.
· Etat pathologique nécessitant un traitement diurétique.
· Insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine inférieure à 50 mL/min).
· Hyponatrémie connue.
· Syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH).
· Sujets âgés de 65 ans et plus en cas d’utilisation de la desmopressine pour traiter la nycturie.
· Enurésie nocturne : enfants de moins de 6 ans.
Mises en garde
Avant l’initiation du traitement
Avant l’initiation d’un traitement par la desmopressine dans les indications énurésie nocturne isolée de l’enfant et nycturie de l’adulte, toute anomalie organique vésico-sphinctérienne doit être éliminée.
La desmopressine doit être administrée avec prudence et sa posologie doit être réduite si nécessaire chez les sujets âgés et les patients présentant des troubles cardio-vasculaires (insuffisance coronarienne, hypertension artérielle) ainsi que chez les patients à risque d’hypertension intracrânienne.
A forte dose, notamment dans le cas du diabète insipide, la desmopressine peut parfois provoquer une légère élévation de la pression artérielle, qui disparaît avec la diminution de la posologie.
En cas d’insuffisance corticotrope ou thyroïdienne, celle-ci doit être corrigée avant le début du traitement et pendant toute sa durée, afin d’éviter la survenue d’une intoxication par l’eau.
La prise en charge thérapeutique de l’énurésie nocturne de l’enfant commence en règle générale par des mesures d’ordre hygiéno-diététique. En cas d’échec de ces mesures, un traitement par desmopressine peut être proposé en complément.
Chez les enfants atteints d’énurésie nocturne isolée, il est recommandé de demander au patient de noter avant le début du traitement la fréquence des mictions et les heures de prise de boissons pendant 48 heures, et le nombre de nuits mouillées pendant 7 jours.
Chez les patients atteints de nycturie, un calendrier mictionnel évaluant la fréquence et le volume des mictions doit être réalisé pour diagnostiquer une polyurie nocturne pendant au minimum 2 jours avant le début du traitement.
Dans les indications énurésie nocturne primaire et nycturie, il est impératif de restreindre au maximum toute prise de liquides au moins 1 heure avant la prise et jusqu’au lendemain matin (au moins 8 heures après la prise). Il est également recommandé de vider la vessie avant l’administration. Un traitement par desmopressine sans diminution parallèle de la prise liquidienne peut entraîner une rétention d’eau et/ou une hyponatrémie, avec ou sans survenue de signes et symptômes d’alarme (tels que céphalées, nausées/vomissements, prise de poids) et, dans les cas sévères, un œdème cérébral, parfois associé à des convulsions et/ou une altération de l’état de conscience pouvant aller jusqu’à la perte de conscience. En cas d’apparition de ces symptômes, dans les indications énurésie nocturne isolée de l’enfant et nycturie de l’adulte, le traitement doit être interrompu et un ionogramme sanguin réalisé pour mesurer la natrémie. Si le traitement est repris, la restriction hydrique devra être plus stricte.
Les patients dont la natrémie se situe à la limite inférieure de la normale présentent un risque accru d’hyponatrémie.
Tous les patients et, pour les patients pédiatriques, les parents et, le cas échéant, le personnel infirmier en charge, doivent être sensibilisés quant à la restriction hydrique, y compris les boissons alcoolisées.
La desmopressine entraîne une réabsorption hydrique au niveau rénal avec pour conséquence une rétention hydrique. En conséquence, lors de toute prescription, quelle que soit l’indication, il convient de :
· débuter le traitement à la posologie la plus faible recommandée ;
· augmenter progressivement et prudemment la posologie (sans dépasser la posologie maximale recommandée) ;
· respecter la restriction hydrique ;
· s’assurer que, chez l’enfant, l’administration se fait sous la surveillance d’un adulte.
Précautions d’emploi
· La desmopressine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale légère.
· L’existence d’un dysfonctionnement vésical sévère et d’une obstruction des voies urinaires doit être exclue avant l’instauration du traitement.
· Les patients âgés et les patients présentant une natrémie dans l’intervalle inférieur des valeurs normales peuvent présenter un risque accru d’hyponatrémie.
· Le traitement par desmopressine doit être interrompu en cas de maladies intercurrentes se caractérisant par un déséquilibre hydrique et/ou électrolytique (comme les infections systémiques, la fièvre, la gastroentérite).
· Des précautions doivent être prises chez les patients présentant un risque de pression intracrânienne accrue.
· Des précautions visant à éviter l’hyponatrémie doivent être prises, notamment une restriction hydrique et un contrôle plus fréquent de la natrémie.
· Traitement concomitant avec des médicaments pouvant induire un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH), tels que les antidépresseurs tricycliques, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), la chlorpromazine et la carbamazépine.
· Traitement concomitant avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Les médicaments connus pour induire un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (ex : antidépresseurs tricycliques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, chlorpromazine, carbamazépine, indométacine et certains antidiabétiques de la famille des sulfamides hypoglycémiants [notamment le chlorpropamide]) peuvent majorer l’effet antidiurétique conduisant à un risque accru de rétention hydrique et/ou d’hyponatrémie (voir rubrique 4.4).
Les AINS sont susceptibles d’induire une rétention hydrique et/ou une hyponatrémie (voir rubrique 4.4).
Un traitement concomitant avec le lopéramide peut entraîner une multiplication par trois de la concentration en desmopressine dans le plasma et une majoration du risque de rétention hydrique et d’hyponatrémie. Bien qu’aucune donnée ne soit disponible, d’autres médicaments ralentissant le transit intestinal pourraient avoir le même effet. Il est peu probable que la desmopressine présente une interaction avec les médicaments agissant sur le métabolisme hépatique car les études réalisées in vitro avec des microsomes humains ont démontré que la desmopressine ne subit aucune métabolisation significative dans le foie. Aucune étude in vivo sur les interactions possibles n’a été réalisée.
L’apport simultané de nourriture n’a pas été étudié avec la desmopressine en lyophilisats sublinguaux, mais avec la desmopressine en comprimés. La prise simultanée ou 1,5 heure avant l’administration de desmopressine en comprimé d’un repas standard contenant 27 % de graisses a réduit l’absorption (vitesse et quantité) de la desmopressine de 40 %. Aucun effet significatif n’a été observé sur le plan pharmacodynamique (production d’urine et osmolalité). On ne peut toutefois pas exclure le fait que certains patients obtiennent un effet antidiurétique réduit en cas de prise simultanée de nourriture.
La desmopressine doit toujours être prise au même moment par rapport aux repas car la nourriture réduit son absorption et peut par conséquent diminuer son effet.
Lors de l’utilisation simultanée d’ocytocine, une augmentation de l’effet antidiurétique et une diminution du flux sanguin utérin sont attendues.
Le clofibrate, l’indométacine et la carbamazépine peuvent augmenter l’effet antidiurétique de la desmopressine, tandis que le glibenclamide est susceptible de le diminuer.
Grossesse
La prudence est de mise lors de la prescription à des femmes enceintes. Une surveillance de la pression artérielle est recommandée.
On dispose de données limitées sur l’utilisation de la desmopressine chez la femme enceinte (53 femmes enceintes présentant un diabète insipide et 54 femmes enceintes atteintes de la maladie de von Willebrand).
Les études chez l’animal n’ont pas montré d’effets nocifs directs ou indirects en termes de toxicité sur la reproduction.
La desmopressine ne doit être prescrite aux femmes enceintes qu’après avoir soigneusement évalué le rapport bénéfice/risque.
Allaitement
La desmopressine passe dans le lait maternel dans une faible mesure. A des doses thérapeutiques de desmopressine, aucun effet n’est attendu chez le nouveau-né/l’enfant.
Fertilité
Des études menées chez le rat n’ont montré aucun signe d’altération de la fertilité masculine ou féminine. On ne dispose d’aucune donnée concernant les effets de la desmopressine sur la fertilité chez l’être humain.
La desmopressine en lyophilisats sublinguaux n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Le traitement sans réduction concomitante de l’ingestion de liquide peut entraîner une intoxication par l’eau avec hyponatrémie. Il faut y penser devant la survenue de symptômes d’alarme tels que céphalées, douleurs abdominales, nausées, vomissements, anorexie, prise de poids rapide, sensations vertigineuses et vertige, état confusionnel, perte de mémoire, évanouissement, chutes et, dans les cas sévères, convulsions voire coma. Chez les adultes, le risque d’hyponatrémie augmente avec la posologie et le risque est plus fréquent chez les femmes. Chez l’enfant, une hyponatrémie est susceptible de survenir en cas de modifications des activités quotidiennes pouvant affecter la prise de liquide ou la transpiration.
Diabète insipide et énurésie nocturne isolée
Les cas d’intoxication par l’eau avec hyponatrémie surviennent le plus souvent en début de traitement, lors d’une augmentation de la posologie, ou lors d’un changement de la voie d’administration dans l’indication du diabète insipide. Cela concerne en particulier les jeunes enfants de moins d’un an ou les personnes âgées, en fonction de leur état général.
Chez l’adulte :
L’effet indésirable le plus fréquemment rapporté pendant le traitement était les céphalées (12 %). Les autres effets indésirables fréquemment rapportés étaient l’hyponatrémie (6 %), les sensations vertigineuses (3 %), l’hypertension (2 %) et les troubles gastro-intestinaux (nausées [4 %], vomissements [1 %], douleurs abdominales [3 %], diarrhée [2 %] et constipation [1 %]). Les effets indésirables moins fréquemment rapportés sont des modifications du rythme du sommeil/niveau de conscience comme des insomnies (0,96 %), une somnolence (0,4 %) ou une asthénie (0,06 %). Quelques cas de réactions anaphylactiques ont été rapportés uniquement après commercialisation.
Les données concernant la fréquence des effets indésirables sont basées sur les essais cliniques évaluant la desmopressine sous forme orale chez l’adulte dans le traitement de la nycturie (n = 1557) et l’expérience post-commercialisation dans toutes les indications chez l’adulte (y compris le diabète insipide d’origine centrale). Les effets indésirables rapportés uniquement après commercialisation sont listés dans la colonne « fréquence indéterminée ».
| Classe de système d’organes MedDRA | Très fréquent(> 10 %) | Fréquent(1 à 10 %) | Peu fréquent(0,1 à 1 %) | Rare(0,1 à 0,01 %) | Fréquence indéterminée |
| Affections du système immunitaire | Réaction anaphylactique | ||||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Hyponatrémie* | Déshydratation** Hypernatrémie** | |||
| Affections psychiatriques | Insomnie | Etat confusionnel* | |||
| Affections du système nerveux | Céphalées* | Sensations vertigineuses* | Somnolence Paresthésie | Convulsions* Asthénie** Coma* | |
| Affections oculaires | Troubles visuels | ||||
| Affections de l’oreille et du labyrinthe | Vertiges* | ||||
| Affections cardiaques | Palpitations | ||||
| Affections vasculaires | Hypertension | Hypotension orthostatique | |||
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Dyspnée | ||||
| Affections gastro-intestinales | Nausées* Douleurs abdominales* Diarrhée Constipation Vomissements* | Dyspepsie Flatulences Ballonnements Distension abdominale | |||
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Sécrétion de sueur Prurit Rash Urticaire | Dermatite allergique | |||
| Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif | Spasmes musculaires Myalgie | ||||
| Affections du rein et des voies urinaires | (HLT1) Symptômes vésicaux et urétraux | ||||
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | (HLT1) Œdème Fatigue | Malaise* Douleur dans la poitrine Maladie de type grippal | |||
| Investigations | Prise de poids* Augmentation des enzymes hépatiques Hypokaliémie |
* L’hyponatrémie peut être la cause de céphalées, douleurs abdominales, nausées, vomissements, prise de poids, sensations vertigineuses, confusion, malaise, perte de mémoire, vertiges, chutes et, dans les cas sévères, de convulsions voire d’un coma.
** Uniquement dans l’indication de diabète insipide d’origine centrale.
1 HLT = terme de haut niveau
Chez l’enfant et l’adolescent
L’effet indésirable le plus fréquemment rapporté durant le traitement était les céphalées (1 %). Les effets indésirables les moins fréquemment rapportés étaient des perturbations émotionnelles (labilité émotionnelle [0,1 %], agressivité [0,1 %], anxiété [0,05 %], troubles de l’humeur [0,05 %], cauchemars [0,05 %]), généralement réversibles à l’arrêt du traitement et des troubles gastro-intestinaux (douleur abdominale [0,65 %], nausées [0,35 %], vomissements [0,2 %] et diarrhées [0,15 %]). Quelques cas de réactions anaphylactiques ont été rapportés uniquement après commercialisation.
Les données sur les effets indésirables sont basées sur les essais cliniques évaluant la desmopressine sous forme orale chez l’enfant et l’adolescent dans le traitement de l’énurésie nocturne primaire (n = 1923). Les effets indésirables rapportés uniquement après commercialisation sont listés dans la colonne « fréquence indéterminée ».
| Classe de système d’organes MedDRA | Très fréquent(> 10 %) | Fréquent(1 à 10 %) | Peu fréquent(0,1 à 1 %) | Rare(0,1 à 0,01 %) | Fréquence indéterminée |
| Affections du système immunitaire | Réaction anaphylactique | ||||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Hyponatrémie* | ||||
| Affections psychiatriques | Labilité émotionnelle** Agressivité*** | (HLT1) Symptômes d’anxiété Cauchemars**** Sautes d’humeur**** | Comportement anormal Troubles émotionnels Dépression Hallucinations Insomnie | ||
| Affections du système nerveux | Céphalées* | Somnolence | Perturbation de l’attention Hyperactivité psychomotrice Convulsions* | ||
| Affections vasculaires | Hypertension | ||||
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Epistaxis | ||||
| Affections gastro-intestinales | Douleurs abdominales Nausées* Vomissements* Diarrhée | ||||
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Dermatite allergique Rash Sécrétion de sueur Urticaire | ||||
| Affections du rein et des voies urinaires | (HLT1) Symptômes vésicaux et urétraux | ||||
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Œdème périphérique Fatigue | Irritabilité |
* L’hyponatrémie peut être la cause de céphalées, douleurs abdominales, nausées, vomissements, prise de poids, sensations vertigineuses, confusion, malaise, perte de mémoire, vertiges, chutes et, dans les cas sévères, de convulsions voire d’un coma.
** Rapporté après commercialisation de manière égale chez l’enfant et chez l’adolescent (< 18 ans).
*** Rapporté après commercialisation quasi exclusivement chez l’enfant et l’adolescent (< 18 ans).
**** Rapporté après commercialisation essentiellement chez l’enfant (< 12 ans).
1 HLT = terme de haut niveau
Patients âgés :
Les patients âgés (> 65 ans) et les patients présentant une natrémie dans l’intervalle inférieur des valeurs normales peuvent présenter un risque accru d’hyponatrémie (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
a) Symptômes de surdosage
Un surdosage par desmopressine induit une durée d’action prolongée, s’accompagnant d’un risque accru de rétention de liquide et/ou d’hyponatrémie.
Des symptômes de surdosage peuvent survenir dans les conditions suivantes :
· La dose administrée est trop élevée.
· Un apport hydrique trop important a eu lieu en même temps que l’administration de desmopressine ou peu après.
· Ils se manifestent par : une augmentation du poids (rétention d’eau), des céphalées, des nausées et, dans les cas sévères, une intoxication par l’eau avec des convulsions, parfois associées à une altération de l’état de conscience voire une perte de conscience.
· Un surdosage peut survenir en particulier lors d’une administration imprudente à de jeunes enfants.
b) Traitement des surdosages
Bien que le traitement doive être adapté individuellement, les recommandations générales suivantes peuvent être faites. L’hyponatrémie se traite en arrêtant le traitement par desmopressine, en imposant une restriction de liquide et, si nécessaire, en instaurant un traitement symptomatique.
En cas de surdosage, la dose doit être réduite, l’intervalle entre chaque administration doit être augmenté, ou le médicament doit être arrêté, en fonction de la sévérité du surdosage. En cas de suspicion d’un œdème cérébral, une hospitalisation immédiate en soins intensifs est nécessaire. La survenue de convulsions nécessite des mesures immédiates de soins intensifs. Il n’existe pas d’antidote spécifique connu pour la desmopressine. Si l’induction d’une diurèse est indiquée, des salidiurétiques, tels que le furosémide, peuvent être utilisés dans le contexte d’une surveillance simultanée des électrolytes sanguins.
En cas de surdosage important avec risque majeur d’intoxication par l’eau, des mesures spécifiques s’imposent, en milieu hospitalier, avec surveillance clinique et biologique stricte.
Propriétés pharmacologiques - DESMOPRESSINE 120 microgrammes
Classe pharmacothérapeutique : vasopressine et analogues, code ATC : H01BA02.
DESMOPRESSINE VIATRIS 120 microgrammes, lyophilisat sublingual contient de la desmopressine, un analogue de synthèse de l’hormone naturelle L-arginine-vasopressine humaine. Par rapport à l’hormone humaine, le groupe amino de la cystéine en position 1 a été éliminé et la L-arginine a été remplacée par la D-arginine stéréoisomérique. En conséquence de ces changements, l’effet vasopresseur de la molécule est (en grande partie) réduit tandis que l’effet antidiurétique est prolongé.
La desmopressine a une valeur de CE50 de 1,6 pg/mL, sur la base de l’effet antidiurétique. L’administration par voie orale entraîne un effet antidiurétique durant entre 6 et 14 heures ou plus, bien que des différences inter-individuelles et intra-individuelles considérables soient possibles.
Par rapport à l’hormone naturelle, la desmopressine se caractérise par une activité antidiurétique augmentée et prolongée, alors que son activité vasopressive est très réduite. La desmopressine se comporte comme un agoniste sélectif des récepteurs V2 de la vasopressine, situés principalement sur les cellules des tubes collecteurs du rein.
L’administration par voie orale d’une dose de 0,1 à 0,2 mg de desmopressine en comprimés (correspondant à 60 microgrammes et 120 microgrammes de desmopressine en lyophilisat sublingual) provoque un effet antidiurétique qui dure environ 8 heures avec d’importantes variations inter-individuelles.
Nycturie : les résultats poolés d’études cliniques contrôlées, randomisées, chez des hommes et des femmes âgés de 18 à 65 ans et plus, traités pour nycturie, par la desmopressine en comprimés à une dose individualisée comprise entre 0,1 mg et 0,4 mg (correspondant à 60 microgrammes et 240 microgrammes de desmopressine en lyophilisat sublingual) par jour pendant 3 semaines montrent une réduction d’au moins 50 % du nombre moyen de mictions nocturnes chez 39 % des patients versus 5 % chez les patients sous placebo (p < 0,0001).
En raison d’événements indésirables, 8 % des 448 patients sous desmopressine ont interrompu leur traitement pendant la phase d’adaptation posologique, et 2 % des 295 patients pendant la période de double aveugle (0,63 % sous desmopressine et 1,45 % sous placebo).
La desmopressine présente une variation modérée à élevée de la biodisponibilité, à la fois inter-individuelle et intra-individuelle. La prise concomitante de nourriture n’a pas été étudiée avec la desmopressine en comprimé lyophilisé, mais la prise de nourriture avec la desmopressine en comprimé réduit la vitesse d’absorption et le degré d’absorption de 40 %.
La biodisponibilité systémique moyenne de la desmopressine administrée par voie sublinguale comme avec DESMOPRESSINE VIATRIS 120 microgrammes, lyophilisat sublingual, à des doses de 200, 400 et 800 microgrammes, était de 0,25 % avec un intervalle de confiance à 95 % de 0,21 – 0,31 %. La Cmax était de 14, 30 et 65 pg/mL, respectivement. Le Tmax a été atteint après 0,5 – 2 heures. La demi-vie terminale est estimée à 2,8 heures. Le volume de distribution de la desmopressine après injection intraveineuse est de 33 L (0,41 L/kg).
Tableau d’équivalence entre la desmopressine en comprimé et en lyophilisat oral :
| Comprimé | Comprimé | Lyophilisat oral | Lyophilisat oral |
| Acétate de desmopressine | Desmopressine base | Desmopressine base | Acétate de desmopressine |
| 0,1 mg | 89 microgrammes | 60 microgrammes | Approx. 67 microgrammes* |
| 0,2 mg | 178 microgrammes | 120 microgrammes | Approx. 135 microgrammes* |
| 0,4 mg | 356 microgrammes | 240 microgrammes | Approx. 270 microgrammes* |
*Calculé à des fins comparatives
La desmopressine ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique.
Des études in vitro de modèles de cotylédon humain ont montré que la desmopressine ne traverse pas la barrière placentaire aux concentrations thérapeutiques et à la dose recommandée.
In vitro, il a été montré dans des préparations de microsomes hépatiques humains que la desmopressine n’est pas métabolisée en quantité significative et, par conséquent, qu’une métabolisation dans le foie est improbable.
Après une administration par voie intraveineuse, 45 % de la quantité de desmopressine est retrouvée dans les urines sous 24 heures.
Données pharmaceutiques - DESMOPRESSINE 120 microgrammes
Acide citrique (E330)
Citrate trisodique dihydraté (E331)
Mannitol (E421)
Pullulane (E1204).
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.
A conserver dans son emballage d’origine, à l’abri de l’humidité.
30, 90 ou 100 lyophilisats sublinguaux sous plaquettes (10 lyophilisats sublinguaux par plaquette).
30 x 1, 90 x 1 ou 100 x 1 lyophilisats sublinguaux sous plaquettes unitaires prédécoupées.
Plaquette en PVC/polyamide/aluminium/polyamide/PVC avec opercule en feuillet aluminium/PET/papier.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.