APROKAM 50 mg, poudre pour solution injectable
Informations de prescription
Liste des assurances
Informations sur la délivrance
Restriction de prescription
Restriction de remboursement
Interactions avec
Restrictions d'usage
Autres informations
Nom du médicament
Formulaire pharmaceutique
Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché (AMM)

Utiliser l'application Mediately
Obtenez plus rapidement des informations sur les médicaments.
Plus de 36k notes
RCP - APROKAM 50 mg
Antibioprophylaxie des endophtalmies post-opératoires après une chirurgie de la cataracte (voir rubrique 5.1).
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens, incluant celles sur l’antibioprophylaxie en chirurgie oculaire.
Voie intra-camérulaire. Un flacon pour un usage unique seulement.
Posologie
Adultes :
La posologie recommandée est de 0,1 ml de solution reconstituée (voir rubrique 6.6), c'est-à-dire de 1 mg de céfuroxime.
NE PAS INJECTER UNE DOSE SUPERIEURE A CELLE RECOMMANDEE (voir rubrique 4.9).
Population pédiatrique
La posologie optimale et la sécurité d’emploi d’APROKAM n’ont pas été établies dans la population pédiatrique.
Sujets âgés :
L’adaptation posologique n’est pas nécessaire.
Insuffisants rénaux et hépatiques :
Considérant la faible dose et le passage systémique négligeable de céfuroxime attendu après utilisation d’APROKAM, aucun ajustement posologique n’est nécessaire
Mode d’administration
APROKAM doit être administré après reconstitution, par injection intra-oculaire dans la chambre antérieure de l’œil (voie intra-camérulaire), par un chirurgien ophtalmologiste, dans les conditions d’asepsie recommandées pour la chirurgie de la cataracte. Seule une solution pour injection de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) doit être utilisée lors de la reconstitution de APROKAM (voir rubrique 6.6).
Après reconstitution, APROKAM doit être contrôlé visuellement afin de rechercher la présence de particules ou d’une coloration anormale avant administration.
Injecter lentement 0,1 ml de solution reconstituée dans la chambre antérieure de l’œil en fin de chirurgie de la cataracte.
Pour les instructions concernant la reconstitution d’APROKAM avant l’administration, voir rubrique 6.6.
Hypersensibilité à la céfuroxime ou aux antibiotiques du groupe des céphalosporines.
APROKAM doit être utilisé uniquement par voie intra-camérulaire.
En raison d'un possible risque de réaction allergique croisée, une précaution particulière doit être prise chez les patients ayant des antécédents de réactions allergiques aux pénicillines ou aux autres bêta-lactamines.
Chez les patients à risque d’infections dues à des souches résistantes, par exemple les patients ayant eu une infection ou une colonisation avec un SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline), un autre traitement antibiotique prophylactique doit être envisagé.
En l’absence de données chez des groupes de patients particuliers (patients à haut risque d’infection, patients avec des cataractes compliquées, patients devant subir des interventions combinées à la chirurgie de la cataracte, patients ayant une maladie sévère de la thyroïde, patients ayant moins de 2000 cellules endothéliales cornéennes), APROKAM doit être uniquement utilisé qu’après une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque.
L’utilisation de la céfuroxime ne doit pas être considérée comme une mesure isolée car d’autres précautions sont tout aussi importantes, comme le traitement prophylactique antiseptique.
Aucune toxicité endothéliale cornéenne n’a été rapportée à la concentration recommandée de céfuroxime ; néanmoins, ce risque ne peut être exclu et durant la surveillance post-opératoire, les médecins doivent garder à l’esprit ce risque potentiel.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
L’exposition systémique attendue étant négligeable, les interactions systémiques sont peu probables.
Aucune incompatibilité avec les produits les plus fréquemment utilisés dans la chirurgie de la cataracte, n’a été rapportée dans la littérature.
Grossesse
Il existe des données limitées sur l’utilisation de la céfuroxime chez la femme enceinte. Les études chez l’animal n’ont montré aucun effet délétère sur le développement embryonnaire ou fœtale. La céfuroxime atteint l’embryon ou le fœtus au travers du placenta. Aucun effet pendant la grossesse n’est à prévoir, étant donné que l’exposition systémique à la céfuroxime suite à l’utilisation d’APROKAM est négligeable. APROKAM peut être utilisé pendant la grossesse.
Allaitement
La céfuroxime peut être excrétée dans le lait maternel en très faible quantité. Des effets indésirables aux doses thérapeutiques ne sont pas attendus après l’utilisation d’APROKAM. La céfuroxime peut être utilisée pendant l’allaitement.
Fertilité
Il n’y a pas de données sur les effets de la céfuroxime sodique sur la fertilité chez l’Homme. Des études sur la reproduction chez l’animal n’ont montré aucun effet sur la fertilité.
Aucun effet indésirable particulier n’a été rapporté dans la littérature quand la céfuroxime est administrée par injection intra-oculaire, sauf les suivants :
Affections oculaires
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) : Œdème maculaire
Affections du système immunitaire
Très rare (<1/10 000) : réaction anaphylactique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Les cas de surdosage rapportés sont ceux décrits dans la littérature après dilution incorrecte et utilisation non autorisée de céfuroxime destinée à un usage systémique.
Une dose excessive de céfuroxime (3 fois la dose recommandée) a été administrée par inadvertance par voie intra-camérulaire chez 6 patients suite à une erreur de dilution d’une préparation magistrale de céfuroxime. Ces injections n’ont provoqués aucun effet indésirable détectable, chez tous les patients, même au niveau des tissus oculaires.
Des données de toxicité sont disponibles suite à l’injection intra-camérulaire, pendant la chirurgie de la cataracte de doses 40 à 50 fois supérieures à celle recommandée en céfuroxime, chez 6 patients, après des erreurs de dilution. L’acuité visuelle moyenne initiale était de 20/200. Une inflammation sévère du segment antérieur était présente, et la tomographie en cohérence optique de la rétine a montré un important œdème maculaire. Six semaines après la chirurgie, l’acuité visuelle moyenne atteignait 20/25. Le profil maculaire en tomographie en cohérence optique revint à la normale. Une diminution de 30% de l’électrorétinographie scotopique a cependant été observée chez tous les patients.
L’administration de céfuroxime incorrectement diluée (10-100 mg par œil) chez 16 patients a entraîné une toxicité oculaire avec un œdème cornéen qui s’est résorbé en quelques semaines, une augmentation transitoire de la pression oculaire, une perte de cellules endothéliales cornéennes et des modifications à l’électrorétinographie. Un certain nombre de ces patients ont eu une perte de vision sévère et permanente.
Propriétés pharmacologiques - APROKAM 50 mg
Classe pharmacothérapeutique : Organes sensoriels – Médicaments ophtalmologiques – Anti-infectieux – Antibiotiques, code ATC : S01AA27.
Mécanisme d’action
La céfuroxime inhibe la synthèse de la paroi bactérienne en se fixant aux protéines de liaison aux pénicillines (PLP). Ceci conduit à un arrêt de la biosynthèse de la paroi cellulaire (peptidoglycanes) entrainant une lyse cellulaire et la mort de la bactérie.
Relations pharmacodynamiques/pharmacocinétiques
Pour les céphalosporines, il a été montré que l’index pharmacocinétique/pharmacodynamique le plus prédictif de l’efficacité in vivo était le pourcentage de temps (T%) pendant lequel la concentration de la forme libre en céfuroxime se situe au-dessus la concentration minimale inhibitrice (CMI) pour des bactéries cibles (c'est-à-dire T%>CMI).
Après injection intra-camérulaire de 1 mg de céfuroxime, les taux en céfuroxime dans l’humeur aqueuse étaient supérieurs aux CMI de plusieurs espèces concernées jusqu’à 4 à 5 heures après la chirurgie.
Mécanismes de résistance
La résistance bactérienne à la céfuroxime peut être due à un ou plusieurs des mécanismes suivants :
· Hydrolyse par des bêta-lactamases. La céfuroxime peut être hydrolysée efficacement par certaines bêta-lactamases à spectre étendu (BLSE) et par des bêta-lactamases chromosomiques (AmpC) qui peuvent être induites ou déréprimées de façon stable chez certaines espèces de bactéries aérobies à Gram négatif.
· Diminution de l’affinité des protéines de liaison aux pénicillines pour la Céfuroxime.
· Imperméabilité de la paroi externe, qui restreint l’accès de la céfuroxime aux protéines de liaison aux pénicillines chez des bactéries Gram négatif.
· Pompes à efflux bactériennes.
Les Staphylococcus résistants à la méticilline (SARM) sont résistants aux bêta-lactamines actuellement disponibles, dont la céfuroxime.
Les Streptococcus pneumoniae résistants à la pénicilline ont une résistance croisée aux céphalosporines comme la céfuroxime, par une altération des protéines de liaison aux pénicillines.
Des souches d’H. influenzae résistantes à l’ampicilline sans production de bêta-lactamase (BLNAR) devraient être considérées résistantes à la céfuroxime malgré une apparente sensibilité in vitro.
Concentrations critiques
La liste des micro-organismes présentés ci-après a tenu compte de l’indication (voir rubrique 4.1).
APROKAM doit être utilisé uniquement par voie intra-camérulaire et ne doit pas être utilisé pour traiter des infections systémiques (voir rubrique 5.2); les concentrations critiques cliniques ne sont pas transposables à cette voie d’administration. Les valeurs des seuils épidémiologiques (ECOFF), distinguant la population des souches sauvages des souches isolées avec des résistances acquises sont les suivantes :
| ECOFF (mg/L) | |
| Staphylococcus aureus | ≤ 4 |
| Streptococcus pneumoniae | ≤ 0,125 |
| E. coli | ≤ 8 |
| Proteus mirabilis | ≤ 4 |
| H. influenzae | ≤ 2 |
La sensibilité des staphylococcus à la céfuroxime est déduite de la sensibilité à la méticilline.
La sensibilité des streptococcus de groupes A, B, C et G peut être déduite de leur sensibilité à la benzylpénicilline.
Informations issues des essais cliniques
Une étude prospective randomisée, dont l’aveugle n’a été que partiel, multicentrique, menée dans la chirurgie de la cataracte, a été réalisée sur 16 603 patients. Vingt-neuf patients (24 dans le groupe « sans céfuroxime » et 5 dans le groupe « céfuroxime par injection intra-camérulaire ») ont présentés une endophtalmie dont 20 (17 dans le groupe « sans céfuroxime » et 3 dans le groupe « céfuroxime par injection intra-camérulaire » furent considérés comme ayant une endophtalmie infectieuse prouvée. Parmi ces 20 endophtalmies prouvées : 10 patients sont dans le groupe « collyre de placebo et sans céfuroxime", 7 patients dans le groupe « levofloxacine collyre et sans céfuroxime », 2 patients dans le groupe « collyre de placebo et céfuroxime intra-camérulaire » et 1 patient dans le groupe « levofloxacine collyre et céfuroxime intra-camérulaire ». L’administration prophylactique d’une solution à 1 mg de céfuroxime par 0,1 ml de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9%) par voie intra-camérulaire a permis de diminuer le risque d’endophtalmies post-opératoires d’un facteur égal à 4.92.
Deux études prospectives (Wedje 2005 et Lundström 2007) et 5 études rétrospectives sont en support de l’étude pivotale ESCRS permettant d’étayer d’avantage l’efficacité de la céfuroxime administrée en intra-camérulaire dans la prévention des endophtalmies post-opératoires.
L’exposition systémique suite à une injection intra-camérulaire n’a pas été étudiée, mais devrait être négligeable.
Après injection unique intra-camérulaire, de la dose recommandée de 0,1 ml d’une solution à 10 mg/ml de céfuroxime chez des patients atteints de cataracte, la concentration moyenne intra-camérulaire était de 2614 ± 209 mg/l (10 patients) à 30 secondes et de 1027 ± 43 mg/l (9 patients) à 60 minutes après administration de la solution.
