CUPRIOR 150 mg, comprimé pelliculé
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RCP - CUPRIOR 150 mg
Cuprior est indiqué dans le traitement de la maladie de Wilson chez les adultes, les adolescents et les enfants âgés de 5 ans et plus qui ne tolèrent pas le traitement par la D-pénicillamine.
Le traitement ne doit être instauré que par des spécialistes expérimentés dans la prise en charge de la maladie de Wilson.
Posologie
La dose initiale doit généralement correspondre à la dose la plus faible dans la plage recommandée ; la dose doit ensuite être adaptée en fonction de la réponse clinique du patient (voir rubrique 4.4).
Adultes
La dose recommandée est de 450 mg à 975 mg par jour (3 comprimés pelliculés à 6 comprimés pelliculés et demi) fractionnée en 2 à 4 prises.
Population pédiatrique
La dose initiale chez les enfants et adolescents est plus faible que chez les adultes, elle dépend de l’âge et peut être calculée en fonction du poids. La dose doit ensuite être adaptée en fonction de la réponse clinique de l’enfant (voir rubrique 4.4).
Enfants et adolescents (âgés de 5 ans à 18 ans)
La dose est généralement de 225 mg à 600 mg par jour (1 comprimé pelliculé et demi à 4 comprimés pelliculés) fractionnée en 2 à 4 prises.
Enfants âgés de moins de 5 ans
La sécurité et l’efficacité de la trientine chez les enfants âgés de moins de 5 ans n’ont pas été établies. La forme pharmaceutique n’est pas adaptée à l’administration chez les enfants de moins de 5 ans.
Les doses recommandées de Cuprior sont exprimées en mg de trientine base (et non en mg du sel de tétrachlorhydrate de trientine).
Populations particulières Sujets âgés
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients âgés.
Insuffisance rénale
Les données chez les patients présentant une insuffisance rénale sont limitées. Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez ces patients (voir rubrique 4.4).
Mode d’administration
Voie orale. Les comprimés pelliculés doivent être avalés avec de l’eau. Les comprimés pelliculés sécables peuvent être divisés en deux moitiés égales si nécessaire, pour obtenir une dose plus précise ou faciliter l’administration.
Il est important de prendre Cuprior à jeun, au moins une heure avant ou deux heures après les repas et à intervalle d’au moins une heure avec d’autres médicaments, des aliments ou du lait (voir
rubrique 4.5).
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
La prudence est recommandée en cas de relais d’une autre formulation de trientine, car les doses exprimées en trientine base peuvent ne pas être équivalentes (voir rubrique 4.2).
La trientine est un agent chélateur qui diminue les taux de fer sérique. Des suppléments de fer peuvent être nécessaires en cas d’anémie ferriprive et doivent être administrés séparément de la trientine (voir rubrique 4.5).
L’association de trientine et de zinc n’est pas recommandée. Il n’existe que des données limitées sur une administration concomitante et aucune recommandation posologique spécifique ne peut être faite.
Chez des patients qui étaient traités antérieurement par la D-pénicillamine, des réactions lupoïdes ont été rapportées lors de traitements ultérieurs par la trientine ; il n’est toutefois pas possible de déterminer s’il existe une relation causale avec la trientine.
Surveillance
Les patients traités par Cuprior doivent faire l’objet d’un suivi médical régulier et être surveillés pour un contrôle adéquat des symptômes et de la cuprémie afin d’optimiser la dose (voir rubrique 4.2).
L’objectif du traitement d’entretien est de maintenir le taux de cuivre libre sérique dans des limites acceptables. L’indice le plus fiable pour la surveillance du traitement est la détermination du taux de cuivre libre sérique, qui est calculé comme la différence entre les taux de cuivre total et de cuivre lié à la céruloplasmine (le taux normal de cuivre libre sérique est généralement de 100 à
150 microgrammes/L).
La cuprurie peut être déterminée pendant le traitement. Puisque le traitement chélateur entraîne une augmentation du taux de cuivre urinaire, il est possible que cette cuprurie ne reflète pas exactement la surcharge en cuivre dans l’organisme, mais elle peut être une mesure utile de l’observance du traitement.
Une aggravation des symptômes cliniques, y compris une détérioration neurologique, peut survenir au début du traitement chélateur en raison d’un excès de cuivre libre sérique lors de la réponse initiale au traitement. Une surveillance étroite s’impose pour optimiser la dose ou adapter le traitement si nécessaire.
Populations particulières
Un excès de ce traitement entraîne un risque de carence en cuivre. De telles manifestations doivent être surveillées, en particulier dans les situations où les besoins en cuivre peuvent changer, par exemple pendant la grossesse (voir rubrique 4.6) et chez les enfants lorsqu’un contrôle approprié du taux de cuivre est nécessaire pour garantir une croissance et un développement mental satisfaisants.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale traités par la trientine, le contrôle adéquat des symptômes et de la cuprémie doit être effectué régulièrement. Une surveillance étroite de la fonction rénale est également recommandée chez ces patients (voir rubrique 4.2).
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.
La trientine diminue le taux de fer sérique, potentiellement en réduisant son absorption, et une supplémentation en fer peut être nécessaire. Le fer et la trientine pouvant inhiber mutuellement leur absorption, les supplémentations en fer doivent être pris au moins deux heures après la trientine.
Puisque la trientine est faiblement absorbée après administration orale et que le principal mécanisme d’action nécessite une exposition systémique (voir rubrique 5.1), il est important que les comprimés pelliculés soient pris à jeun, au moins une heure avant ou deux heures après les repas et à intervalle d’au moins une heure avec d’autres médicaments, des aliments ou du lait (voir rubrique 4.2). Cela maximise l’absorption de la trientine et diminue la probabilité de liaison du médicament aux métaux présents dans l’appareil digestif. Cependant, il n’a pas été réalisé d’études d’interactions avec les aliments et l’ampleur de l’effet des aliments sur l’exposition systémique à la trientine n’est pas connue.
Bien qu’il n’existe pas de données indiquant que les antiacides à base de calcium ou de magnésium modifient l’efficacité de la trientine, il est de bonne pratique de séparer leur administration.
Grossesse
Il existe des données limitées sur l’utilisation de la trientine chez la femme enceinte.
Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction, qui était probablement due à la carence en cuivre induite par la trientine (voir rubrique 5.3).
Cuprior ne doit être utilisé pendant la grossesse qu’après une évaluation attentive chez chaque patiente du rapport bénéfice-risque du traitement. Les facteurs dont il convient de tenir compte comprennent les risques associés à la maladie elle-même, les risques des alternatives thérapeutiques disponibles et les effets tératogènes possibles de la trientine (voir rubrique 5.3).
Le cuivre étant nécessaire pour permettre la croissance et le développement mental, une surveillance étroite de la patiente est essentielle (voir rubrique 4.4), et des ajustements posologiques peuvent être requis pour éviter une carence en cuivre chez le fœtus.
La grossesse doit être étroitement surveillée afin de détecter une anomalie fœtale éventuelle et pour suivre la cuprémie de la mère tout au long de la grossesse. La dose de trientine utilisée doit être ajustée afin de maintenir le taux de cuivre sérique dans des limites normales.
Chez les nourrissons dont la mère est traitée par la trientine, la cuprémie doit être surveillée le cas échéant.
Allaitement
On ne sait pas si la trientine est excrétée dans le lait maternel. Un risque pour les
nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. Une décision doit donc être prise, soit d’interrompre l’allaitement, soit de ne pas instaurer ou d’interrompre le traitement avec Cuprior en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère.
Fertilité
On ne sait pas si la trientine a un effet sur la fertilité humaine.
Cuprior n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Résumé du profil de sécurité
Les nausées sont l’effet indésirable le plus fréquemment rapporté avec la trientine. Une anémie ferriprive grave et une colite sévère peuvent survenir au cours du traitement.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été rapportés lors du traitement par la trientine pour la maladie de Wilson. Leur fréquence est définie comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000 ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
| Classe du système d’organes | Effets indésirables |
| Affections hématologiques et du systèmelymphatique | Peu fréquent : anémie sidéroblastique.Fréquence indéterminée : anémie ferriprive. |
| Affections gastro-intestinales | Fréquent : nausées.Fréquence indéterminée : duodénite, colite (incluant colite sévère). |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Peu fréquent : éruption cutanée, prurit, érythème.Fréquence indéterminée : urticaire. |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Des cas de surdosage de trientine ont été rapportés. Lors de surdosages allant jusqu’à 20 g de trientine base, aucun effet indésirable n’a été observé. Un cas de surdosage important de 40 g de trientine base a entraîné des sensations vertigineuses et des vomissements spontanément résolutifs, sans séquelles cliniques ni anomalies biochimiques significatives.
Il n’existe pas d’antidote en cas de surdosage aigu de trientine.
Un traitement excessif chronique peut entraîner une carence en cuivre et une anémie sidéroblastique réversible. Le surtraitement et l’élimination excessive du cuivre peuvent être surveillés à l’aide des valeurs de la cuprurie et du taux de cuivre non lié à la céruloplasmine. Une surveillance étroite s’impose pour optimiser la dose ou adapter le traitement si nécessaire (voir rubrique 4.4).
PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacologiques - CUPRIOR 150 mg
Classe pharmacothérapeutique : Autres médicaments des voies digestives et du métabolisme, divers médicaments des voies digestives et du métabolisme, Code ATC : A16AX12.
Mécanisme d’action
La trientine est un agent chélateur du cuivre dont le principal mécanisme d’action est d’éliminer de l’organisme le cuivre absorbé en formant un complexe stable qui est ensuite éliminé par excrétion urinaire. La trientine peut également chélater le cuivre dans l’appareil digestif et inhiber ainsi son absorption.
Absorption
Après administration orale, l’absorption de la trientine est faible et variable chez les patients atteints de la maladie de Wilson. Le profil pharmacocinétique de Cuprior a été évalué après administration d’une dose orale unique de 450 mg, 600 mg ou 750 mg de trientine chez des hommes et femmes volontaires sains. Les concentrations plasmatiques de trientine ont augmenté rapidement après l’administration, la concentration maximale médiane étant atteinte après 1,25 à 2 heures. La concentration plasmatique de trientine diminuait ensuite de façon multiphasique, d’abord rapidement, avec ensuite une phase d’élimination plus lente. Les profils pharmacocinétiques globaux étaient comparables chez les hommes et les femmes, bien que les concentrations de trientine aient été plus élevées chez les hommes.
Distribution
Il existe peu d’informations sur la distribution de la trientine dans les organes et les tissus. Biotransformation
La trientine est acétylée en deux métabolites majeurs, la N(1)-acétyl-triéthylènetétramine (MAT) et la N(1),N(10)-diacétyl-triéthylènetétramine (DAT). Il est possible que la MAT contribue également à l’activité clinique globale de Cuprior ; cependant, l’ampleur du rôle de la MAT pour l’effet global de Cuprior sur le taux de cuivre reste à déterminer.
Élimination
La trientine et ses métabolites sont rapidement excrétés dans les urines, bien que des concentrations plasmatiques faibles de trientine puissent encore être détectées après 20 heures. La trientine non absorbée est éliminée par voie fécale.
Linéarité/non-linéarité
Chez l’être humain, l’exposition plasmatique présente une relation linéaire avec la dose de trientine administrée par voie orale.
Données pharmaceutiques - CUPRIOR 150 mg
Noyau du comprimé
Mannitol
Silice colloïdale anhydre Dibéhénate de glycérol
Pelliculage du comprimé
Alcool polyvinylique Talc
Dioxyde de titane (E 171) Monocaprylocaprate de glycérol (Type I) Oxyde de fer jaune (E 172)
Laurisulfate de sodium
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
Plaquettes en oPA/Alu/PVC//Alu ; chaque plaquette contient 8 comprimés pelliculés. Présentation : 72 ou 96 comprimés pelliculés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.