OPDIVO 600 mg, solution injectable
- NIVOLUMAB
- Non
Informations de prescription
Liste des assurances
Informations sur la délivrance
Restriction de prescription
Restriction de remboursement
Autres informations
Nom du médicament
Formulaire pharmaceutique
Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché (AMM)
Dernière mise à jour du RCP

Utiliser l'application Mediately
Obtenez plus rapidement des informations sur les médicaments.
Plus de 36k notes
RCP - OPDIVO 600 mg
Mélanome
OPDIVO est indiqué en monothérapie dans le traitement adjuvant des patients adultes atteints d’un mélanome de stade IIB ou IIC, ou avec atteinte des ganglions lymphatiques ou une maladie métastatique, et ayant subi une résection complète (voir rubrique 5.1).
OPDIVO est indiqué en monothérapie ou en association à l’ipilimumab dans le traitement des patients adultes atteints d’un mélanome avancé (non résécable ou métastatique) (voir rubrique 4.2).
Par rapport au nivolumab en monothérapie, une augmentation de la survie sans progression (SSP) et de la survie globale (SG) a été établie pour l’association du nivolumab à l’ipilimumab seulement chez les patients avec une expression tumorale faible de PD-L1 (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC)
OPDIVO est indiqué en association à une chimiothérapie à base de sels de platine dans le traitement néoadjuvant des patients adultes, atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules résécable à haut risque de récidive, dont les tumeurs expriment PD-L1 au seuil ≥ 1 % (voir rubrique 5.1 pour les critères de sélection).
OPDIVO, en association à une chimiothérapie à base de sels de platine en tant que traitement néoadjuvant, suivi d’OPDIVO en monothérapie en tant que traitement adjuvant, est indiqué dans le traitement des patients adultes, atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules résécable à haut risque de récidive, dont les tumeurs expriment PD-L1 au seuil ≥ 1 % (voir rubrique 5.1 pour les critères de sélection).
OPDIVO est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules localement avancé ou métastatique après une chimiothérapie antérieure.
Carcinome à cellules rénales (CCR)
OPDIVO est indiqué en association à l’ipilimumab, en première ligne, dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé de pronostic intermédiaire/défavorable (voir rubriques 4.2 et 5.1).
OPDIVO est indiqué en association au cabozantinib, en première ligne, dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé (voir rubrique 5.1).
OPDIVO est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé après un traitement antérieur.
Cancer épidermoïde de la tête et du cou (SCCHN)
OPDIVO est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d’un cancer épidermoïde de la tête et du cou, en rechute ou métastatique, en progression pendant ou après une chimiothérapie à base de sels de platine (voir rubrique 5.1).
Carcinome urothélial (CU)
OPDIVO est indiqué en monothérapie dans le traitement adjuvant des patients adultes atteints d’un carcinome urothélial infiltrant le muscle (CUIM) à haut risque de récidive après exérèse complète, dont les cellules tumorales expriment PD-L1 au seuil ≥ 1 % (voir rubrique 5.1).
OPDIVO est indiqué en association au cisplatine et à la gemcitabine, en première ligne, dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome urothélial non résécable ou métastatique (voir rubriques 4.2 et 5.1).
OPDIVO est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome urothélial localement avancé non résécable ou métastatique après échec d’une chimiothérapie antérieure à base de sels de platine.
Cancer colorectal (CRC) avec déficience du système de réparation des mésappariements de l’ADN (dMMR) ou instabilité microsatellitaire élevée (MSI-H)
OPDIVO est indiqué en association à l’ipilimumab, dans le traitement des patients adultes atteints d’un cancer colorectal avec une déficience du système de réparation des mésappariements de l’ADN ou une instabilité microsatellitaire élevée dans les situations suivantes :
-
traitement de première ligne du cancer colorectal non résécable ou métastatique (voir rubriques 4.2 et 5.1) ;
-
traitement du cancer colorectal métastatique après une chimiothérapie antérieure combinée à base de fluoropyrimidine (voir rubriques 4.2 et 5.1).
Carcinome épidermoïde de l’œsophage (CEO)
OPDIVO est indiqué en association à une chimiothérapie combinée à base de fluoropyrimidine et de sels de platine, en première ligne, dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome
épidermoïde de l’œsophage avancé non résécable, récurrent ou métastatique dont les cellules tumorales expriment PD-L1 au seuil ≥ 1 %.
OPDIVO est indiqué en monothérapie dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome épidermoïde de l’œsophage avancé non résécable, récurrent ou métastatique, après une chimiothérapie combinée antérieure à base de fluoropyrimidine et de sels de platine.
Traitement adjuvant du cancer de l’œsophage ou de la jonction œso-gastrique (CO ou CJOG)
OPDIVO est indiqué en monothérapie dans le traitement adjuvant des patients adultes atteints d’un cancer de l’œsophage ou de la jonction œso-gastrique et qui présentent une maladie résiduelle après une radiochimiothérapie néoadjuvante antérieure (voir rubrique 5.1).
Adénocarcinome gastrique, de la jonction œso-gastrique (JOG) ou de l’œsophage
OPDIVO est indiqué en association à une chimiothérapie combinée à base de fluoropyrimidine et de sels de platine, en première ligne, dans le traitement des patients adultes atteints d’un adénocarcinome gastrique, de la jonction œso-gastrique ou de l’œsophage avancé ou métastatique, HER-2 négatif, dont les tumeurs expriment PD-L1 avec un score combiné positif (Combined Positive Score : CPS) ≥ 5.
Carcinome hépatocellulaire (CHC)
OPDIVO est indiqué en association à l’ipilimumab, en première ligne, dans le traitement des patients adultes atteints d’un carcinome hépatocellulaire non résécable ou avancé.
Le traitement doit être instauré et surveillé par un médecin expérimenté dans le traitement du cancer.
Les patients recevant actuellement du nivolumab en monothérapie par voie intraveineuse, ou en association à une chimiothérapie ou au cabozantinib, peuvent passer à OPDIVO solution injectable.
Test PD-L1
Si cela est spécifié dans l'indication, la sélection des patients pour le traitement par OPDIVO basée sur l'expression tumorale de PD-L1 doit être évaluée par un test à l'aide d'un dispositif médical de diagnostic in vitro (DMDIV) disposant d’un marquage CE. Si le DMDIV avec marquage CE n’est pas disponible, un autre test validé doit être utilisé (voir rubriques 4.1, 4.4 et 5.1).
Détermination du statut MSI/MMR
Si cela est spécifié dans l’indication, la sélection des patients pour le traitement par OPDIVO basée sur le statut tumoral MSI-H/dMMR doit être évaluée à l’aide d’un DMDIV disposant d’un marquage CE destiné à l’usage correspondant. Si le DMDIV avec marquage CE n’est pas disponible, un autre test validé doit être utilisé (voir rubriques 4.1, 4.4 et 5.1).
Posologie
OPDIVO en monothérapie
La dose recommandée d’OPDIVO solution injectable est soit de 600 mg de nivolumab toutes les 2 semaines, soit de 1 200 mg toutes les 4 semaines (voir rubrique 5.1).
S’il est nécessaire de faire passer des patients du schéma posologique à 600 mg toutes les 2 semaines au schéma posologique à 1 200 mg toutes les 4 semaines, la première dose à 1 200 mg doit être administrée deux semaines après la dernière dose à 600 mg. À l’inverse, si les patients doivent basculer du schéma posologique à 1 200 mg toutes les 4 semaines au schéma posologique à 600 mg toutes les 2 semaines, la première dose à 600 mg doit être administrée quatre semaines après la dernière dose à 1 200 mg.
OPDIVO en association à l’ipilimumab
Mélanome
Tableau 1 : Doses recommandées et temps de perfusion pour OPDIVO solution pour perfusion en association à l’ipilimumab suivi d’OPDIVO solution injectable en monothérapie pour le mélanome (voir rubrique 5.1)
| Phase en association OPDIVO solution pour perfusion, par voie intraveineuse (IV) et ipilimumab pour 4 cycles d’administration | Phase de monothérapieOPDIVO solution injectable, par voie sous-cutanée (SC) | |
| Nivolumab | 1 mg/kg toutes les 3 semaines pendant30 minutes | 600 mg toutes les 2 semaines ou 1 200 mg toutes les4 semainesLa première dose doit être administrée :2 semaines ; ou4 semaines. |
| Ipilimumab | 3 mg/kg toutes les 3 semaines pendant30 minutes | - |
-
3 semaines après la dernière dose de l’association de nivolumab et d’ipilimumab IV, en cas d’administration de la dose à 600 mg toutes les
-
6 semaines après la dernière dose en association de nivolumab et d’ipilimumab IV, en cas d’administration de la dose à 1 200 mg toutes les
Carcinome à cellules rénales (CCR)
Tableau 2 : Doses recommandées et temps de perfusion pour OPDIVO solution pour perfusion en association à l’ipilimumab suivi d’OPDIVO solution injectable en monothérapie pour le CCR
| Phase en association OPDIVO solution pour perfusion, par voie intraveineuse (IV) et ipilimumab pour 4 cycles d’administration | Phase de monothérapieOPDIVO solution injectable, par voie sous-cutanée (SC) | |
| Nivolumab | 3 mg/kg toutes les 3 semaines pendant30 minutes | 600 mg toutes les 2 semaines ou 1 200 mg toutes les4 semainesLa première dose doit être administrée :2 semaines ; ou4 semaines. |
| Ipilimumab | 1 mg/kg toutes les 3 semaines pendant30 minutes | - |
-
3 semaines après la dernière dose de l’association de nivolumab et d’ipilimumab IV, en cas d’administration de la dose à 600 mg toutes les
-
6 semaines après la dernière dose en association de nivolumab et d’ipilimumab IV, en cas d’administration de la dose à 1 200 mg toutes les
Cancer colorectal (CRC) dMMR ou MSI-H
Tableau 3 : Doses recommandées et temps de perfusion pour OPDIVO solution pour perfusion en association à l’ipilimumab suivi d’OPDIVO solution injectable en monothérapie pour le CRC dMMR ou MSI-H
| Phase en association, OPDIVO solution pour perfusion, par voie intraveineuse (IV) et ipilimumab pour un maximum de 4 cycles d’administration | Phase en monothérapie OPDIVO solution injectable, par voiesous-cutanée (SC) | ||
| Nivolumab | Traitement de première ligne | 240 mg toutes les3 semaines pendant30 minutes | 600 mg toutes les 2 semaines ou 1 200 mg toutes les 4 semainesLa première dose doit être administrée 3 semaines après la dernière dose de l’association de nivolumab et d’ipilimumab IV.Le traitement est recommandé jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable ou jusqu’à 24 mois chez les patients sans progression de la maladie. |
| Traitement après une association antérieure de chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, en première ligne | 3 mg/kg toutes les 3 semaines pendant30 minutes | 600 mg toutes les 2 semaines ou 1 200 mg toutes les 4 semainesLa première dose doit être administrée 3 semaines après la dernière dose de l’association de nivolumab et d’ipilimumab IV. | |
| Ipilimumab | 1 mg/kg toutes les 3 semaines pendant30 minutes | - | |
Carcinome hépatocellulaire (CHC)
Tableau 4 : Doses recommandées et temps de perfusion pour OPDIVO solution pour perfusion en association à l’ipilimumab suivi d’OPDIVO solution injectable en monothérapie pour le traitement du CHC (voir rubriques 5.1 et 5.2)
| Phase en association OPDIVO solution pour perfusion, par voie intraveineuse (IV) et ipilimumab pour un maximum de 4 cycles d’administration | Phase de monothérapie*OPDIVO solution injectable, par voie sous-cutanée (SC) | |
| Nivolumab | 1 mg/kg toutes les 3 semaines pendant30 minutes | 600 mg toutes les 2 semaines ou 1 200 mg toutes les4 semainesLa première dose doit être administrée 3 semaines après la dernière dose de l’association de nivolumab et d’ipilimumab IV. |
| Ipilimumab | 3 mg/kg toutes les 3 semaines pendant30 minutes | - |
* Le traitement est recommandé jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable ou jusqu’à 24 mois.
OPDIVO en association au cabozantinib
Carcinome à cellules rénales (CCR)
Tableau 5 : Doses recommandées pour OPDIVO solution injectable en association au cabozantinib pour le traitement du CCR
| Traitement en association* | |
| Nivolumab | 600 mg toutes les 2 semaines ou 1 200 mg toutes les 4 semaines |
| Cabozantinib | 40 mg une fois par jour, par voie orale |
*Lorsqu’OPDIVO est administré en association au cabozantinib, le traitement par OPDIVO doit être poursuivi jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable ou jusqu’à 24 mois chez les patients sans progression de la maladie. Le traitement par cabozantinib doit être poursuivi jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable. Pour plus d’informations, se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) du cabozantinib.
OPDIVO en association à une chimiothérapie
Carcinome épidermoïde de l’œsophage (CEO)
Tableau 6 : Doses recommandées pour l’administration d’OPDIVO solution injectable en association à une chimiothérapie combinée à base de fluoropyrimidine et de sels de platine pour le traitement du CEO (voir rubrique 5.1)*
| Traitement en association | |
| Nivolumab | 600 mg toutes les 2 semaines ou 1 200 mg toutes les 4 semaines |
| Chimiothérapie combinée à base de fluoropyrimidine et de sels de platine | Toutes les 4 semaines |
* Le traitement par nivolumab est recommandé jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable, ou jusqu’à 24 mois chez les patients sans progression de la maladie.
Adénocarcinome gastrique, de la jonction œso-gastrique (JOG) ou de l’œsophage
Tableau 7 : Doses recommandées pour l’administration d’OPDIVO solution injectable en association à une chimiothérapie combinée à base de fluoropyrimidine et de sels de platine pour le traitement de l’adénocarcinome gastrique, de la JOG ou de l’œsophage (voir rubrique 5.1)*
| Traitement en association | |
| Nivolumab | 600 mg toutes les 2 semaines ou 900 mg toutes les 3 semaines |
| Chimiothérapie combinée à base de fluoropyrimidine et de sels de platine | Toutes les 2 semaines ou toutes les 3 semaines, en fonction du schéma posologique du nivolumab |
* Le traitement par nivolumab est recommandé jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable, ou jusqu’à 24 mois chez les patients sans progression de la maladie.
Carcinome urothélial (CU)
Tableau 8 : Doses recommandées pour OPDIVO solution injectable en association au cisplatine et à la gemcitabine suivi d’OPDIVO en monothérapie pour le CU (voir rubrique 5.1)
| Phase en association pour un maximum de6 cycles d’administration | Phase de monothérapie* | |
| Nivolumab | 900 mg toutes les 3 semaines | 600 mg toutes les 2 semaines ou 1 200 mg toutes les4 semaines |
| Cisplatine et gemcitabine | Toutes les 3 semaines | - |
* Le traitement par nivolumab est recommandé jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable, ou jusqu’à 24 mois à compter de la première dose, selon la première occurrence.
Traitement néoadjuvant du CBNPC
Tableau 9 : Doses recommandées pour OPDIVO solution injectable en association à une chimiothérapie à base de sels de platine pour le traitement néoadjuvant du CBNPC (voir rubrique 5.1)
| Traitement en association pour 3 cycles | |
| Nivolumab | 900 mg toutes les 3 semaines |
| Chimiothérapie à base de sels de platine | Toutes les 3 semaines |
Traitement néoadjuvant et adjuvant du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC)
Tableau 10 : Doses recommandées pour OPDIVO solution injectable en association à une chimiothérapie à base de sels de platine pour le traitement néoadjuvant suivi d’OPDIVO en monothérapie pour le traitement adjuvant du CBNPC
| Phase en association (traitement néoadjuvant) pour 4 cycles | Phase de monothérapie* (traitement adjuvant) | |
| Nivolumab | 900 mg toutes les 3 semaines | 1 200 mg toutes les 4 semaines |
| Chimiothérapie à base de sels de platine | Toutes les 3 semaines | - |
* Le traitement est recommandé jusqu’à progression de la maladie ou récidive, toxicité inacceptable ou jusqu’à 13 cycles (voir rubrique 5.1).
Durée du traitement
Le traitement par OPDIVO, que ce soit en monothérapie ou en association à d’autres agents thérapeutiques, doit être poursuivi tant qu’un bénéfice clinique est observé ou jusqu’à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement (et jusqu’à la durée maximale du traitement si celle-ci est spécifiée pour l’indication).
Pour le traitement adjuvant, la durée maximale du traitement avec OPDIVO est de 12 mois.
Des réponses atypiques (c'est-à-dire une augmentation initiale transitoire de la taille de la tumeur ou l’apparition de nouvelles petites lésions au cours des premiers mois, suivi de réduction de la tumeur) ont été observées. Il est recommandé de continuer le traitement par nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab chez les patients cliniquement stables présentant des signes initiaux de progression de la maladie jusqu'à ce que la progression de la maladie soit confirmée.
Les augmentations ou diminutions de doses ne sont pas recommandées lorsqu’OPDIVO est administré en monothérapie ou en association à d’autres agents thérapeutiques. Des administrations différées ou
des interruptions de traitement peuvent être nécessaires selon la tolérance individuelle et la tolérabilité au traitement. Les recommandations concernant l’arrêt définitif du traitement ou la suspension des doses sont décrites dans le Tableau 10. Des recommandations détaillées de la prise en charge des effets indésirables d'origine immunologique sont décrites à la rubrique 4.4. Lorsque nivolumab est administré en association à d’autres agents thérapeutiques, se référer aux RCP de ces agents thérapeutiques en ce qui concerne les posologies.
Tableau 11 : Recommandations de modification du traitement par OPDIVO ou OPDIVO en association
| Effet indésirable d'origine immunologique | Sévérité | Modification de traitement |
| Pneumopathie inflammatoire d'origine immunologique | Pneumopathie de Grade 2 | Suspendre la(les) dose(s) jusqu’à la résolution des symptômes, l'amélioration des anomalies radiographiques, et la fin du traitement par corticoïdes |
| Pneumopathie de Grade 3 ou 4 | Arrêt définitif du traitement | |
| Diarrhée ou colite de Grade 2 | Suspendre la(les) dose(s) jusqu’à la résolution des symptômes et la fin du traitement par corticoïdes, s'il s'est avéré nécessaire | |
| Colite d'origine immunologique | Diarrhée ou colite de Grade 3 OPDIVO en monothérapie | Suspendre la(les) dose(s) jusqu’à la résolution des symptômes et la fin du traitement par corticoïdes |
| OPDIVO+ipilimumaba | Arrêt définitif du traitement | |
| Diarrhée ou colite de Grade 4 | Arrêt définitif du traitement | |
| Hépatite d'origine immunologiqueNOTE : chez les patients atteints de CCR traités par OPDIVO en association au cabozantinib et présentant une élévation des enzymes hépatiques, voir les recommandations de dose présentées à la suite de ce tableau. | Elévation de Grade 2 des aspartate aminotransférases (ASAT), des alanine aminotransférases (ALAT), ou de la bilirubine totale. | Suspendre la(les) dose(s) jusqu’au retour des valeurs biologiques aux valeurs initiales et jusqu'à la fin du traitement par corticoïdes, s'il s'est avéré nécessaire |
| Elévation de Grade 3 ou 4 des ASAT, ALAT, ou de la bilirubine totale | Arrêt définitif du traitement | |
| Néphrite et dysfonctionrénale d'origine immunologique | Elévation de la créatininémie de Grade 2 ou 3 | Suspendre la(les) dose(s) jusqu’au retour de la créatininémie à la valeur initiale et jusqu'à la fin du traitement par corticoïdes |
| Elévation de la créatininémie de Grade 4 | Arrêt définitif du traitement |
| Effet indésirable d'origine immunologique | Sévérité | Modification de traitement |
| Endocrinopathies d'origine immunologique | Hypothyroïdie, hyperthyroïdie, hypophysite symptomatiques de Grade 2 ou 3,Insuffisance surrénalienne de Grade 2 Diabète de Grade 3 | Suspendre la(les) dose(s) jusqu'à la résolution des symptômes et la fin du traitement par corticoïdes (s'il s'est avéré nécessaire pour les symptômes d'une inflammation aiguë). Le traitement doit être maintenu en cas de traitement substitutif hormonalb tant qu'il n'y a pas de présence de symptômes |
| Hypothyroïdie de Grade 4 Hyperthyroïdie de Grade 4 Hypophysite de Grade 4Insuffisance surrénalienne de Grade 3 ou 4Diabète de Grade 4 | Arrêt définitif du traitement | |
| Effets indésirables cutanés d'origine immunologique | Eruption cutanée de Grade 3 | Suspendre la(les) dose(s) jusqu'à la résolution des symptômes et la fin du traitement par corticoïdes |
| Eruption cutanée de Grade 4 | Arrêt définitif du traitement | |
| Syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) ou nécrolyse épidermique toxique (NET) | Arrêt définitif du traitement (voir rubrique 4.4) | |
| Myocardite d’origine immunologique | Myocardite de Grade 2 | Suspendre la(les) dose(s) jusqu'à la résolution des symptômes et la fin du traitement par corticoïdesc |
| Myocardite de Grade 3 ou 4 | Arrêt définitif du traitement | |
| Grade 3 (première apparition) | Suspendre la(les) dose(s) | |
| Autres effets indésirables d'origine immunologique | Grade 4 ou Grade 3 récidivant ; Grade 2 ou 3 persistant malgré une modification de traitement ; impossibilité de réduire la dose de corticoïdes à 10 mg de prednisone ou équivalent par jour | Arrêt définitif du traitement |
| Syndrome de chevauchement myocardite-myosite-my asthénie graved | Syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie grave de Grade 2 | Suspendre la(les) dose(s) jusqu’à la résolution des symptômes et la fin du traitement par corticoïdes |
| Syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie grave de Grade 3 ou 4 | Arrêt définitif du traitement |
Note : Les grades de toxicité correspondent à la classification du National Cancer Institute Common Terminology Criteria for Adverse Events Version 4.0 (NCI-CTCAE v4).
a Durant la seconde phase de traitement (nivolumab en monothérapie) faisant suite au traitement en association, il est recommandé d’arrêter définitivement le traitement en cas de survenue d’une diarrhée ou d’une colite de Grade 3.
b La recommandation pour l'utilisation d'un traitement substitutif hormonal est fournie en rubrique 4.4.
c La tolérance de la reprise du traitement par nivolumab ou par nivolumab en association à l’ipilimumab, chez les patients ayant présenté précédemment une myocardite d’origine immunologique, n'est pas connue.
d Se présentant comme un chevauchement de deux ou des trois affections. Le grade le plus sévère du CTCAE parmi les événements individuels doit être pris en compte pour évaluer la recommandation de modification du traitement.
OPDIVO en monothérapie ou en association à d’autres agents thérapeutiques doit être définitivement arrêté en cas de :
-
Effets indésirables de Grade 4 ou de Grade 3 récidivants ;
-
Effets indésirables de Grade 2 ou 3 persistants malgré leur prise en charge.
Les patients traités par OPDIVO doivent recevoir la carte patient et être informés sur les risques liés à l'utilisation d'OPDIVO (voir également la notice).
Lorsqu’OPDIVO est administré par voie intraveineuse en association à l’ipilimumab, si l’un des traitements est suspendu, l’autre traitement devra aussi être suspendu. Si l’administration est reprise après un temps différé, le traitement en association par voie intraveineuse, soit OPDIVO en monothérapie administré par voie intraveineuse ou sous-cutanée peut être repris sur la base de l’évaluation individuelle du patient.
Lorsqu’OPDIVO est administré en association à une chimiothérapie, consulter le RCP des composants respectifs du traitement en association concernant la posologie. Si l’un des traitements est suspendu, les autres traitements peuvent être continués. Si l’administration est reprise après un temps différé, le traitement en association, OPDIVO en monothérapie ou la chimiothérapie seule peut être repris sur la base de l’évaluation individuelle du patient.
OPDIVO en association au cabozantinib dans le CCR
Lorsqu’OPDIVO est administré en association au cabozantinib, les modifications de traitement présentées ci-dessus dans le Tableau 10 s’appliquent également au traitement par OPDIVO. De plus, en ce qui concerne l’augmentation des enzymes hépatiques chez les patients atteints de CCR traités par OPDIVO en association au cabozantinib :
-
Si le taux d’ALAT ou d’ASAT est > 3 fois la LSN mais ≤ 10 fois la LSN sans augmentation concomitante du taux de la bilirubine totale ≥ 2 fois la LSN, OPDIVO et cabozantinib doivent être suspendus jusqu’à ce que la sévérité de l’effet indésirable atteigne un Grade 0-1. Une corticothérapie peut être envisagée. Après amélioration, la reprise d’un seul traitement ou la reprise des deux traitements peut être envisagée. Si le traitement par cabozantinib est repris, se référer au RCP du cabozantinib.
-
Si le taux d’ALAT ou d’ASAT est > 10 fois la LSN ou > 3 fois la LSN avec augmentation concomitante du taux de la bilirubine totale ≥ 2 fois la LSN, OPDIVO et cabozantinib doivent être interrompus de façon définitive et une corticothérapie peut être envisagée.
Populations particulières
Patients âgés
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés (≥ 65 ans).
Insuffisance rénale
Sur la base des résultats de pharmacocinétique (PK) de population pour le nivolumab par voie intraveineuse, aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée (voir rubrique 5.2). Les données chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère sont trop limitées pour tirer des conclusions dans cette population.
Insuffisance hépatique
Sur la base des résultats de PK de population pour le nivolumab par voie intraveineuse, aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (voir rubrique 5.2). Les données chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère sont trop limitées pour tirer des conclusions dans cette population. OPDIVO doit être administré avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (bilirubine totale > 3 fois LSN, quel que soit le taux des ASAT).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité d’OPDIVO solution injectable chez les enfants de moins de 18 ans n’ont pas été établies.
Mode d’administration
OPDIVO solution injectable est destiné à une utilisation par voie sous-cutanée.
Il est important de vérifier les étiquettes des flacons pour s’assurer que la formulation (formulation intraveineuse ou sous-cutanée) et la dose appropriées sont administrées au patient comme prescrit.
OPDIVO solution injectable n’est pas destiné à une administration par voie intraveineuse et doit être administré par injection sous-cutanée aux doses spécifiées uniquement. Plus d'un flacon d’OPDIVO solution injectable peut être nécessaire pour administrer la dose totale au patient. Pour les instructions concernant l’utilisation et la manipulation d’OPDIVO solution injectable avant administration, voir la rubrique 6.6.
Administrer la totalité du contenu de la seringue d’OPDIVO solution injectable dans le tissu
sous-cutané de l’abdomen ou de la cuisse, sur une période allant de 3 à 5 minutes. La dose ne doit pas être divisée en deux seringues ou entre deux sites d’administration. Alterner les sites d’injection pour les injections successives. Ne pas injecter dans des zones où la peau est sensible, rouge ou contusionnée, ni dans des zones présentant des cicatrices ou des grains de beauté. Si l’administration d’OPDIVO solution injectable est interrompue, elle peut reprendre sur le même site ou sur un autre site.
Pendant le traitement par OPDIVO solution injectable, les autres médicaments administrés par voie sous-cutanée devraient être injectés de préférence sur des sites différents.
OPDIVO solution pour perfusion (formulation intraveineuse)
Le Résumé des caractéristiques du produit (RCP) d’OPDIVO solution à diluer pour perfusion doit être consulté pour obtenir des informations sur les instructions posologiques et le mode d’administration.
Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Evaluation du statut PD-L1
Lors de l’évaluation du statut PD-L1 de la tumeur, il est important de choisir une méthodologie validée et robuste.
Évaluation du statut MSI/MMR
Lors de l’évaluation du statut MSI-H/dMMR de la tumeur, il est important de choisir une méthodologie validée et robuste.
Effets indésirables d’origine immunologique
Lorsque nivolumab est administré en association, se référer au RCP des autres agents thérapeutiques du traitement en association avant l’initiation du traitement. Les effets indésirables d’origine immunologique sont survenus à des fréquences plus élevées lorsque nivolumab était administré en association à l’ipilimumab comparativement à nivolumab en monothérapie. Les effets indésirables d’origine immunologique sont apparus à des fréquences similaires lorsqu’OPDIVO était administré en association au cabozantinib comparé au nivolumab administré en monothérapie. Par conséquent, les recommandations présentées ci-dessous concernant les effets indésirables d’origine immunologique s’appliquent au traitement par OPDIVO dans l’association, sauf en cas de mention contraire. La plupart des effets indésirables d’origine immunologique s’est améliorée ou résolue avec une prise en charge appropriée, incluant l’initiation de corticoïdes et des modifications de traitement (voir
rubrique 4.2).
Des effets indésirables d’origine immunologique affectant plus d’un système d’organes peuvent survenir simultanément.
Des effets indésirables cardiaques et pulmonaires, notamment des embolies pulmonaires ont aussi été rapportés avec le traitement en association. Les patients doivent être continuellement surveillés pour des effets indésirables cardiaques et pulmonaires, ainsi que pour des signes cliniques, des symptômes et des anomalies biologiques indiquant des troubles électrolytiques et une déshydratation, avant l’initiation et à intervalles réguliers au cours du traitement. Nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté en cas d’effets indésirables sévères cardiaques et pulmonaires récurrents ou pouvant menacer le pronostic vital (voir rubrique 4.2).
Les patients doivent être continuellement surveillés (au moins jusqu’à 5 mois après la dernière perfusion), un effet indésirable avec nivolumab ou avec nivolumab en association à l’ipilimumab pouvant survenir à tout moment pendant ou après l’arrêt du traitement.
En cas de suspicion d’effets indésirables d’origine immunologique, une évaluation appropriée doit être effectuée afin de confirmer l'étiologie ou d’exclure d’autres causes. Sur la base de la sévérité de l'effet indésirable, le traitement par nivolumab ou par nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu, et des corticoïdes administrés. Si une immunosuppression par corticoïdes est utilisée pour traiter un effet indésirable, une décroissance progressive des doses sur une période d’au moins un mois doit être initiée à partir de l’amélioration. Une diminution rapide des doses peut entraîner une aggravation ou une récidive de l’effet indésirable. Des traitements immunosuppresseurs non stéroïdiens doivent être ajoutés en cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration malgré l’utilisation de corticoïdes.
Chez les patients atteints d’une maladie auto-immune (MAI) préexistante, les données issues d’études observationnelles suggèrent un risque accru d’effets indésirables immuno-médiés après un traitement par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire par rapport aux patients ne présentant pas de MAI préexistante. De plus, des poussées de la MAI sous-jacente étaient fréquentes, mais la majorité étaient d’intensité légère et gérables.
Le traitement par nivolumab ou par nivolumab en association à l’ipilimumab ne doit pas être repris tant que le patient reçoit des doses immunosuppressives de corticoïdes ou d’autres médicaments immunosuppresseurs. Une prophylaxie antibiotique doit être utilisée pour prévenir les infections opportunistes chez les patients recevant des médicaments immunosuppresseurs.
Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être définitivement arrêté en cas d'effet indésirable sévère récurrent d'origine immunologique, et pour tout effet indésirable d'origine immunologique pouvant menacer le pronostic vital.
Pneumopathie inflammatoire d'origine immunologique
Des pneumopathies inflammatoires ou interstitielles diffuses sévères, dont des cas d'issue fatale, ont été observées avec nivolumab en monothérapie ou nivolumab en association à l’ipilimumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour déceler l’apparition de signes et symptômes de pneumopathie inflammatoire, tels que des modifications radiologiques (par exemple : opacités focales en verre dépoli, infiltrats localisés), dyspnée et hypoxie. Des étiologies infectieuses et toute autre pathologie liée à la maladie doivent être éliminées.
En cas de pneumopathie inflammatoire de Grade 3 ou 4, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement et une corticothérapie à la dose de 2 à 4 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit être débutée.
En cas de pneumopathie inflammatoire (symptomatique) de Grade 2, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu et une corticothérapie à la dose de 1 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit être débutée. Après amélioration, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab peut être repris après réduction progressive des corticoïdes. En cas
d’aggravation ou d’absence d’amélioration malgré l'initiation d'une corticothérapie, les doses de corticoïdes doivent être augmentées à la dose de 2 à 4 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent, et nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement.
Colite d'origine immunologique
Des diarrhées ou des colites sévères ont été observées avec nivolumab en monothérapie ou nivolumab en association à l’ipilimumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour déceler l’apparition de diarrhées et d’autres symptômes de colites, tels que des douleurs abdominales et la présence de mucus ou de sang dans les selles. Une infection / réactivation du cytomégalovirus (CMV) a été rapportée chez des patients ayant des colites d'origine immunologique réfractaires aux corticoïdes. Il convient d'exclure les causes infectieuses et autres étiologies de la diarrhée, et donc d'effectuer les tests de laboratoire et des examens complémentaires appropriés. Si le diagnostic de colite d'origine immunologique réfractaire aux corticoïdes est confirmé, l'ajout d'un agent immunosuppresseur alternatif au traitement par corticoïdes ou le remplacement du traitement par corticoïdes doivent être envisagés.
En cas de diarrhée ou de colite de Grade 4, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement et une corticothérapie à la dose de 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit être débutée.
Nivolumab en monothérapie doit être suspendu en cas de diarrhée ou de colite de Grade 3, et une corticothérapie à la dose de 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit être débutée. Après amélioration, nivolumab en monothérapie peut être repris après réduction progressive des corticoïdes. En cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration malgré l'initiation de corticoïdes, nivolumab en monothérapie doit être définitivement arrêté. L’observation de diarrhée ou colite de Grade 3 avec nivolumab en association à l’ipilimumab nécessite aussi un arrêt définitif du traitement et l’initiation de corticoïdes à la dose de 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent.
En cas de diarrhée ou de colite de Grade 2, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu. Les diarrhées ou les colites persistantes doivent être traitées par une corticothérapie à la dose de 0,5 à 1 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent. Après amélioration, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab peut être repris après réduction progressive des corticoïdes, si nécessaire. En cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration malgré l’initiation d’une corticothérapie, les doses de corticoïdes doivent être augmentées à 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent, et le nivolumab seul ou en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement.
Hépatite d’origine immunologique
Des hépatites sévères ont été observées avec nivolumab en monothérapie ou nivolumab en association à l’ipilimumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour déceler l’apparition de signes et symptômes d’hépatite, tels que des augmentations des transaminases et de la bilirubine totale. Des étiologies infectieuses et toute autre pathologie liée à la maladie doivent être éliminées.
En cas d'élévation de Grade 3 ou 4 des transaminases ou de la bilirubine totale, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement et une corticothérapie à la dose de 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit être débutée.
En cas d'élévation de Grade 2 des transaminases ou de la bilirubine totale, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu. La persistance de cette élévation des valeurs biologiques doit être prise en charge par une corticothérapie à la dose de 0,5 à 1 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent. Après amélioration, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab peut être repris après réduction progressive des corticoïdes, si nécessaire. En cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration malgré l’initiation d’une corticothérapie, les doses de corticoïdes doivent être augmentées à 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent, et le nivolumab seul ou en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement.
Néphrite et dysfonction rénale d’origine immunologique
Des néphrites et des atteintes rénales sévères ont été observées avec le traitement en monothérapie ou le nivolumab en association à l’ipilimumab (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être surveillés pour déceler l’apparition de signes et symptômes de néphrite ou d'atteinte rénale. La plupart des patients ont présenté des augmentations asymptomatiques de la créatinine sérique. Toute autre étiologie liée à la maladie doit être écartée.
En cas d'élévation de Grade 4 de la créatinine sérique, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement et une corticothérapie à la dose de 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit être débutée.
En cas d'élévation de Grade 2 ou 3 de la créatinine sérique, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu et une corticothérapie à la dose de 0,5 à 1 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit être débutée. Après amélioration, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab peut être repris après réduction progressive des corticoïdes. En cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration malgré la corticothérapie, les doses de corticoïdes doivent être augmentées à 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent, et nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement.
Endocrinopathies d'origine immunologique
Des endocrinopathies sévères, incluant hypothyroïdie, hyperthyroïdie, insuffisance surrénalienne (incluant l'insuffisance cortico-surrénalienne secondaire), hypophysite (incluant l’hypopituitarisme), diabète sucré, et acidocétose diabétique ont été observées avec nivolumab en monothérapie ou nivolumab en association à l’ipilimumab (voir rubrique 4.8).
Les patients doivent être surveillés pour déceler l’apparition de signes et symptômes d'endocrinopathie, et d’hyperglycémie et des modifications de la fonction thyroïdienne (au début du traitement, à intervalles réguliers en cours de traitement, et si cliniquement indiqué). Les patients peuvent présenter de la fatigue, des céphalées, des modifications de l'état mental, des douleurs abdominales, un transit intestinal inhabituel, et une hypotension, ou des symptômes non spécifiques qui peuvent ressembler à d'autres causes telles que des métastases cérébrales ou une maladie
sous-jacente. A moins qu'une autre étiologie n'ait été identifiée, les signes et symptômes d'endocrinopathie doivent être considérés comme d'origine immunologique.
En cas d'hypothyroïdie symptomatique, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu, et un traitement substitutif en hormone thyroïdienne doit être débuté, si nécessaire. En cas d'hyperthyroïdie symptomatique, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu, et un traitement par antithyroïdiens doit être débuté, si nécessaire. Une corticothérapie à la dose de 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit également être envisagée, en cas de suspicion d'une inflammation aiguë de la thyroïde. Après amélioration, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab peut être repris après réduction progressive des corticoïdes, si nécessaire.
La surveillance de la fonction thyroïdienne doit être poursuivie afin de s'assurer que le traitement substitutif hormonal approprié est utilisé. Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement en cas d’hyperthyroïdie ou d’hypothyroïdie pouvant menacer le pronostic vital.
En cas d'insuffisance surrénalienne symptomatique de Grade 2, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu, et une corticothérapie substitutive à une dose physiologique doit être débutée, si nécessaire. Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement en cas d’insuffisance surrénalienne sévère (Grade 3) ou pouvant menacer le pronostic vital (Grade 4). La surveillance de la fonction surrénalienne et des taux d'hormone doit être poursuivie afin de s'assurer que la corticothérapie substitutive appropriée est utilisée.
En cas d'hypophysite symptomatique de Grade 2 ou 3, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu, et un traitement substitutif hormonal doit être débuté, si nécessaire. En cas de suspicion d'inflammation aiguë de la glande pituitaire, une corticothérapie à la dose
de 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent doit également être envisagée. Après amélioration, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab peut être repris après réduction progressive des corticoïdes, si nécessaire. Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement en cas d’hypophysite pouvant menacer le pronostic vital (Grade 4). La surveillance de la fonction pituitaire et des taux d'hormone doit être poursuivie afin de s'assurer que le traitement substitutif hormonal approprié est utilisé.
En cas de diabète symptomatique, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu, et un traitement substitutif par insuline doit être débuté, si nécessaire. La surveillance de la glycémie doit être poursuivie afin de s'assurer que le traitement substitutif par insuline approprié est utilisé. Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement en cas de diabète pouvant menacer le pronostic vital.
Effets indésirables cutanés d'origine immunologique
Des éruptions cutanées sévères ont été observées avec nivolumab en association à l’ipilimumab et, moins fréquemment, avec nivolumab en monothérapie (voir rubrique 4.8). Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu en cas d’éruption cutanée de Grade 3, et doit être arrêté définitivement en cas d’éruption cutanée de Grade 4. Les éruptions cutanées sévères doivent être prises en charge avec de hautes doses de corticoïdes, de 1 à 2 mg/kg/jour de méthylprednisolone ou équivalent.
De rares cas de SSJ et de NET, dont certains d'issue fatale, ont été observés. En cas d'apparition de signes ou symptômes de SSJ ou de NET, le traitement par nivolumab ou par nivolumab en association à l'ipilimumab doit être interrompu et le patient adressé à un service spécialisé pour évaluation et traitement. Si le patient a développé un SSJ ou une NET lors de l'utilisation de nivolumab ou de nivolumab en association à l'ipilimumab, l’arrêt définitif du traitement est recommandé (voir
rubrique 4.2).
L'utilisation de nivolumab doit être considérée avec précaution chez un patient ayant présenté un effet indésirable cutané sévère ou ayant menacé le pronostic vital lors d'un précédent traitement anticancéreux stimulant l'immunité.
Autres effets indésirables d'origine immunologique
Les effets indésirables d'origine immunologique suivants ont été rapportés chez moins de 1 % des patients traités par nivolumab en monothérapie ou par nivolumab en association à l’ipilimumab dans les essais cliniques avec différentes doses et dans différents types de tumeurs : pancréatite, uvéite, démyélinisation, neuropathie auto-immune (incluant parésie des nerfs facial et abducens), syndrome de Guillain-Barré, myasthénie grave, syndrome myasthénique, méningite aseptique, encéphalite, gastrite, sarcoïdose, duodénite, myosite, myocardite, syndrome de chevauchement
myocardite-myosite-myasthénie grave, rhabdomyolyse et myélite. Des cas de syndrome de
Vogt-Koyanagi-Harada, d’hypoparathyroïdie et de cystite non infectieuse ont été rapportés après commercialisation (voir rubriques 4.2 et 4.8).
En cas de suspicion d'effet indésirable d'origine immunologique, une évaluation appropriée doit être effectuée afin de confirmer l'étiologie ou d'exclure d'autres causes. En fonction de la gravité de l'effet indésirable, le traitement par nivolumab ou par nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu et des corticoïdes doivent être administrés. Après amélioration, nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab peut être repris après réduction progressive des corticoïdes. Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement en cas d'effet indésirable sévère récurrent d'origine immunologique, et pour tout effet indésirable d'origine immunologique pouvant menacer le pronostic vital.
Des cas de myotoxicité (myosite, myocardite et rhabdomyolyse), dont certains d'issue fatale, ont été rapportés avec nivolumab ou nivolumab en association à l'ipilimumab. Si un patient développe des signes et symptômes de myotoxicité, une surveillance étroite doit être mise en place et le patient doit être adressé à un spécialiste pour évaluation et traitement sans délai. Sur la base de la sévérité de la
myotoxicité, nivolumab ou nivolumab en association à l'ipilimumab doit être suspendu ou arrêté (voir rubrique 4.2), et un traitement approprié instauré.
Le diagnostic de myocardite exige un haut degré de suspicion. Les patients présentant des symptômes cardiaques ou cardio-pulmonaires doivent être évalués pour une myocardite potentielle. Si une myocardite est suspectée, l’administration immédiate d'une dose élevée de stéroïdes (prednisone
1 à 2 mg/kg/jour ou méthylprednisolone 1 à 2 mg/kg/jour) et une consultation immédiate en cardiologie avec un bilan diagnostique, selon les directives cliniques actuelles, doivent être initiées. Une fois qu'un diagnostic de myocardite est établi, le traitement par nivolumab ou par nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu ou définitivement interrompu (voir rubrique 4.2).
Des cas de syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie grave (se présentant comme un chevauchement de deux ou des trois affections), dont certains d’issue fatale, ont été rapportés avec nivolumab et nivolumab en association à d’autres agents thérapeutiques. Un diagnostic précoce et une prise en charge renforcée sont essentiels pour gérer la morbidité et le risque de mortalité associés.
En cas de syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie grave de Grade 3 ou 4, le nivolumab ou le nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement (voir rubrique 4.2). Une corticothérapie doit être instaurée, si cliniquement indiquée.
En cas de syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie grave de Grade 2, le nivolumab ou le nivolumab en association à l’ipilimumab doit être suspendu et une corticothérapie doit être instaurée, si cliniquement indiquée (voir rubrique 4.2). En cas d’amélioration, la reprise du nivolumab peut être envisagée après réduction progressive des corticoïdes. En cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration malgré l’instauration d’une corticothérapie, la dose de corticoïdes doit être ajustée, si cliniquement indiquée et le nivolumab ou le nivolumab en association à l’ipilimumab doit être arrêté définitivement.
Un rejet de greffe d’organe solide a été signalé après la mise sur le marché chez des patients traités par inhibiteurs du PD-1. Le traitement par nivolumab peut augmenter le risque de rejet chez les bénéficiaires d’une greffe d’organe solide. Il convient de prendre en considération le rapport entre les bénéfices du traitement par nivolumab et le risque de rejet d’organe chez ces patients.
Des cas de lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH) ont été observés avec le nivolumab en monothérapie et nivolumab en association à l’ipilimumab. L’administration de nivolumab en monothérapie ou en association à l’ipilimumab doit être faite avec précaution. Si une LHH est confirmée, l’administration de nivolumab en monothérapie ou en association à l’ipilimumab doit être interrompue et un traitement contre la LHH doit être instauré.
Des cas de réaction aiguë du greffon contre l’hôte (GVHD : Graft Versus Host Disease) et de mortalité liée à la transplantation (MLT) ont été observés durant le suivi des patients atteints de lymphome de Hodgkin classique ayant reçu une greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) après une exposition antérieure au nivolumab par voie intraveineuse. Une prise en compte attentive des bénéfices potentiels d’une GCSH et d’une possible augmentation du risque de complications liées à la greffe devra être effectuée au cas par cas. Chez les patients traités par nivolumab par voie intraveineuse après une GCSH allogénique, des cas sévères et d’apparition rapide de GVHD, dont certains d’issue fatale, ont été rapportés après commercialisation. Le traitement par nivolumab peut augmenter le risque de GVHD sévère et de décès chez les patients ayant eu une GCSH allogénique antérieure, principalement chez ceux ayant un antécédent de GVHD. Le bénéfice du traitement par nivolumab par rapport au risque potentiel doit être pris en considération chez ces patients.
Réactions à la perfusion (formulation intraveineuse)
Des réactions sévères liées à la perfusion ont été rapportées dans les essais cliniques de nivolumab par voie intraveineuse ou de nivolumab par voie intraveineuse en association à l’ipilimumab (voir rubrique 4.8). En cas de réaction sévère liée à la perfusion ou pouvant menacer le pronostic vital, la perfusion de nivolumab par voie intraveineuse ou de nivolumab par voie intraveineuse en association à l’ipilimumab doit être arrêtée et un traitement médical approprié doit être administré. Les patients
présentant une réaction liée à la perfusion d’intensité légère à modérée peuvent recevoir le nivolumab par voie intraveineuse ou le nivolumab par voie intraveineuse en association à l’ipilimumab sous surveillance étroite et avec l’utilisation d’une prémédication suivant les recommandations locales de traitement pour la prophylaxie des réactions liées à la perfusion.
Précautions spécifiques à la maladie
Mélanome avancé
Les patients présentant un score de performance initial ≥ 2, des métastases cérébrales actives ou des métastases leptoméningées, une maladie auto-immune, ainsi que les patients qui avaient reçu un traitement immunosuppresseur par voie systémique avant l'entrée dans l'étude ont été exclus des études cliniques pivots de nivolumab ou de nivolumab en association à l’ipilimumab (voir rubriques 4.5 et 5.1). Les patients ayant un mélanome oculaire/uvéal ont été exclus des études
cliniques conduites dans le mélanome. De plus, les patients ayant eu un effet indésirable de Grade 4 lié à un traitement par anti-CTLA-4 ont été exclus de l'étude CA209037 (voir rubrique 5.1). Les patients ayant un score de performance initial de 2, des métastases leptoméningées traitées, un mélanome oculaire/uvéal, une maladie auto-immune et les patients ayant eu un effet indésirable de Grade 3 ou 4 lié à un traitement antérieur par anti-CTLA-4 ont été inclus dans l’étude CA209172 (voir
rubrique 5.1). En l’absence de données chez les patients ayant reçu des immunosuppresseurs par voie systémique avant leur participation à l’étude et chez les patients présentant des métastases cérébrales actives ou des métastases leptoméningées, le nivolumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Par rapport à nivolumab en monothérapie, une augmentation de la SSP pour l’association de nivolumab à l’ipilimumab a été établie uniquement chez les patients avec une expression tumorale faible de PD-L1. L’amélioration de la SG était similaire entre nivolumab en association à l’ipilimumab et nivolumab en monothérapie chez les patients avec une expression tumorale élevée de PD-L1
(PD-L1 ≥ 1 %). Avant l’initiation du traitement avec l’association, les médecins sont invités à évaluer avec précaution les caractéristiques individuelles du patient et de la tumeur, en prenant en considération les bénéfices observés et la toxicité de l’association par rapport à nivolumab en monothérapie (voir rubriques 4.8 et 5.1).
Utilisation de nivolumab chez les patients atteints de mélanome rapidement progressif
Les médecins doivent prendre en considération l'apparition retardée de l'effet de nivolumab avant d'initier le traitement chez les patients présentant une maladie rapidement progressive (voir rubrique 5.1).
Traitement adjuvant du mélanome
Aucune donnée n’est disponible sur le traitement adjuvant chez des patients atteints de mélanome présentant les facteurs de risque suivants (voir rubriques 4.5 et 5.1) :
-
patients ayant des antécédents de maladie auto-immune, et toute maladie nécessitant un traitement systémique par corticoïdes (≥ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour) ou autre médicament immunosuppresseur,
-
patients ayant déjà été traités pour un mélanome (à l’exception de patients ayant subi une intervention chirurgicale, ayant reçu une radiothérapie adjuvante après une résection neurochirurgicale de lésions du système nerveux central et ayant terminé un traitement adjuvant antérieur par interféron ≥ 6 mois avant la randomisation),
-
patients ayant reçu un traitement par anticorps anti-PD-1, anti-PD-L1, anti-PD-L2, anti-CD137 ou anti CTLA-4 (notamment l’ipilimumab ou tout autre anticorps ou médicament ciblant spécifiquement la co-stimulation ou les points de contrôle immunitaires des lymphocytes T),
-
sujets de moins de 18 ans.
En l’absence de données, le nivolumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC)
Traitement du CBNPC après une chimiothérapie antérieure
Les patients présentant un score de performance initial ≥ 2, des métastases cérébrales actives, une maladie auto-immune active ou une pneumopathie interstitielle diffuse symptomatique, ainsi que les patients qui avaient reçu au préalable un traitement immunosuppresseur par voie systémique ont été exclus des essais cliniques pivots sur le CBNPC (voir rubriques 4.5 et 5.1). Les patients avec un score de performance initial de 2 ont été inclus dans l'étude CA209171 (voir rubrique 5.1). En l'absence de données chez les patients atteints d'une maladie auto-immune, d’une pneumopathie interstitielle diffuse symptomatique, de métastases cérébrales actives et chez les patients ayant reçu des immunosuppresseurs par voie systémique avant leur participation à l'étude, le nivolumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Les médecins doivent prendre en considération l’apparition retardée de l’effet de nivolumab avant d’initier le traitement chez les patients présentant des caractéristiques de moins bon pronostic et/ou une maladie agressive. Dans le CBNPC de type non-épidermoïde, un plus grand nombre de décès dans les 3 premiers mois de traitement a été observé sous nivolumab comparé au docétaxel. Les facteurs associés aux décès précoces étaient des facteurs de moins bon pronostic et/ou des maladies plus agressives associés à une absence ou à une expression tumorale faible de PD-L1 (voir rubrique 5.1).
Traitement néoadjuvant du CBNPC
Les patients présentant un score de performance initial ≥ 2, une maladie auto-immune active, une pneumopathie interstitielle diffuse symptomatique, des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique, une maladie non résécable ou métastatique, qui ont reçu un traitement anticancéreux antérieur pour une maladie résécable ou qui présentaient des mutations connues de l’EGFR ou des translocations connues ALK ont été exclus de l’étude pivot dans le traitement néoadjuvant du CBNPC résécable (voir rubrique 5.1). En l’absence de données, le nivolumab en association à une chimiothérapie doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Traitement néoadjuvant et adjuvant du CBNPC
Les patients présentant un score de performance initial ≥ 2, une neuropathie périphérique de Grade 2 ou supérieur, une maladie auto-immune active, une pneumopathie interstitielle diffuse symptomatique, des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique, une maladie non résécable ou métastatique, qui ont reçu un traitement anticancéreux antérieur pour une maladie résécable, qui présentaient des mutations de l’EGFR ou des translocations connues ALK, ou qui présentaient des métastases cérébrales, ont été exclus de l’étude pivot dans le traitement néoadjuvant et adjuvant du CBNPC (voir rubriques 4.5 et 5.1). En l’absence de données, le nivolumab en association à une chimiothérapie doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentielau cas par cas.
Carcinome à cellules rénales (CCR)
Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab
Les patients présentant des antécédents de métastases cérébrales, une maladie auto-immune active ou des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique ont été exclus des essais cliniques portant sur le nivolumab en monothérapie ou en association à l’ipilimumab (voir
rubriques 4.5 et 5.1). En l’absence de données, le nivolumab ou le nivolumab en association à l’ipilimumab doivent être utilisés avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Nivolumab en association au cabozantinib
Les patients présentant des métastases cérébrales actives, une maladie auto-immune, ou des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique ont été exclus des essais cliniques portant sur le nivolumab en association au cabozantinib (voir rubriques 4.5 et 5.1). En l’absence de données,
le nivolumab en association au cabozantinib doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Lorsque nivolumab est administré en association au cabozantinib, des fréquences plus élevées d’augmentations des taux d’ALAT et d’ASAT de Grades 3 et 4 ont été rapportées comparé au nivolumab administré en monothérapie chez les patients atteints de CCR avancé (voir rubrique 4.8). Les enzymes hépatiques doivent être surveillées avant l’initiation du traitement et de façon régulière pendant le traitement. Les recommandations de surveillance médicale pour les deux médicaments doivent être respectées (voir rubrique 4.2 et se référer au RCP du cabozantinib).
Cancer de la tête et du cou
Les patients ayant un score de performance initial ≥ 2, des métastases cérébrales ou leptoméningées actives, une maladie auto-immune active, un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique, ou un carcinome du nasopharynx ou des glandes salivaires comme localisation primitive de la tumeur, ont été exclus de l'essai clinique conduit dans le SCCHN (voir rubriques 4.5
et 5.1). En l'absence de données, le nivolumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Les médecins doivent prendre en considération l'apparition retardée de l'effet de nivolumab avant d'initier le traitement chez les patients présentant des caractéristiques de moins bon pronostic et/ou une maladie agressive. Dans le cancer de la tête et du cou, un plus grand nombre de décès dans les
3 premiers mois de traitement a été observé sous nivolumab comparé au docétaxel. Les facteurs associés aux décès précoces étaient le statut de performance ECOG, la progression rapide de la maladie sous une thérapie antérieure à base de sels de platine et une masse tumorale élevée.
Carcinome urothélial
Traitement du carcinome urothélial avancé
Les patients ayant un score de performance initial ≥ 2, des métastases cérébrales actives ou des métastases leptoméningées, une maladie auto-immune active ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique, ont été exclus des essais cliniques conduits dans le carcinome urothélial (voir rubriques 4.5 et 5.1). En l'absence de données, le nivolumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Traitement adjuvant du carcinome urothélial
Les patients ayant un score de performance initial ≥ 2 (excepté les patients avec un score de performance initial de 2 n’ayant pas reçu de chimiothérapie néoadjuvante à base de cisplatine et considérés comme inéligibles à une chimiothérapie adjuvante de cisplatine), une preuve de la maladie après chirurgie, une maladie auto-immune active ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique, ont été exclus de l’essai clinique évaluant le traitement adjuvant du carcinome urothélial (voir rubriques 4.5 et 5.1). En l'absence de données, le nivolumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Cancer colorectal (CRC) dMMR ou MSI-H
Les patients présentant un score de performance initial ≥ 2, des métastases cérébrales actives ou des métastases leptoméningées, une maladie auto-immune active, ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique ont été exclus de l’essai clinique dans le cancer colorectal métastatique dMMR ou MSI-H (voir rubriques 4.5 et 5.1). En l’absence de données, le nivolumab en association à l’ipilimumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Carcinome épidermoïde de l’œsophage (CEO)
Traitement en première ligne du CEO
Les patients présentant un score de performance initial ≥ 2, des antécédents de métastases cérébrales, une maladie auto-immune active, un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique, ou à haut risque de saignements ou de fistule due à une invasion tumorale apparente dans les organes adjacents à la tumeur œsophagienne ont été exclus de l’essai clinique évaluant le CEO (voir rubriques 4.5 et 5.1). En l’absence de données, le nivolumab en association à une chimiothérapie doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Traitement du CEO après une première ligne de traitement par chimiothérapie
La majorité des données cliniques disponibles dans le carcinome épidermoïde de l’œsophage concernent des patients d’origine asiatique (voir rubrique 5.1).
Les patients ayant un score de performance initial ≥ 2, des métastases cérébrales symptomatiques ou nécessitant un traitement, une invasion tumorale apparente dans les organes situés à proximité de l’œsophage, (par exemple l’aorte ou les voies respiratoires), une maladie auto-immune active, ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique ont été exclus de l'essai clinique conduit dans le CEO (voir rubriques 4.5 et 5.1). En l'absence de données, le nivolumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Les médecins doivent prendre en considération l'apparition retardée de l'effet de nivolumab avant d'initier le traitement chez les patients avec un CEO. Un nombre plus élevé de décès a été observé dans les 2,5 mois après la randomisation avec nivolumab comparé à la chimiothérapie. Aucun facteur spécifique associé à ces décès précoces n’a pu être identifié (voir rubrique 5.1).
Traitement adjuvant du cancer de l’œsophage ou de la jonction œso-gastrique
Les patients ayant un score de performance initial ≥ 2, n’ayant pas reçu de radiochimiothérapie (RCT) concomitante avant la chirurgie, avec tumeur résécable de stade IV, une maladie auto-immune active ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique ont été exclus de l’essai clinique conduit dans le cancer de l’œsophage et de la jonction œso-gastrique (voir
rubriques 4.5 et 5.1). En l’absence de données, le nivolumab doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Adénocarcinome gastrique, de la jonction œso-gastrique ou de l’œsophage
Les patients ayant un score de performance ECOG initial ≥ 2, des métastases du système nerveux central non traitées, une maladie auto-immune active, connue ou suspectée ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique ont été exclus de l’essai clinique conduit dans l’adénocarcinome gastrique, de la JOG ou de l’œsophage (voir rubriques 4.5 et 5.1). En l’absence de données, le nivolumab en association à une chimiothérapie doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque au cas par cas.
Les patients avec un statut HER2-positif connu ont été exclus de l’étude CA209649. Les patients avec un statut indéterminé ont été inclus dans l’étude et ont représenté 40,3 % des patients (voir
rubrique 5.1).
Carcinome hépatocellulaire (CHC)
Les patients ayant un score de performance ECOG initial ≥ 2, des antécédents de transplantation hépatique, une maladie hépatique avec un score Child-Pugh C, des antécédents de métastases cérébrales concomitantes, des antécédents d’encéphalopathie hépatique (dans les 12 mois précédant la randomisation), des ascites cliniquement significatives, une infection par le VIH, une co-infection active par le virus de l'hépatite B (VHB) et le virus de l'hépatite C (VHC) ou par le VHB et le virus de l'hépatite D (VHD), une maladie auto-immune active, ou des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique ont été exclus de l’essai clinique conduit dans le CHC (voir
rubriques 4.5 et 5.1). Les données disponibles chez les patients atteints d’un CHC avec un score
Child-Pugh B sont limitées. En l’absence de données, le nivolumab en association à l’ipilimumab suivi du nivolumab en monothérapie doit être utilisé avec précaution dans ces populations, après évaluation attentive du bénéfice/risque potentiel au cas par cas.
Dans le CHC, un nombre plus élevé de décès a été observé dans les 6 premiers mois avec le nivolumab en association à l’ipilimumab comparé au lenvatinib ou au sorafenib. Un risque de décès plus élevé est susceptible d’être associé à un pronostic moins favorable. Les médecins doivent prendre en considération ce risque avant d’instaurer le traitement par nivolumab en association à l’ipilimumab chez les patients dont le pronostic est moins favorable.
OPDIVO contient du polysorbate 80 (E433)
Ce médicament contient 1,25 mg de polysorbate 80 par flacon de 2,5 mL et 2,5 mg de polysorbate 80 par flacon de 5 mL équivalent à 5 mg/10 mL. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques.
Carte patient
Tous les prescripteurs d'OPDIVO doivent connaître l'information destinée aux médecins et les recommandations de prise en charge. Le prescripteur doit discuter avec le patient des risques liés au traitement par OPDIVO. Le patient recevra à chaque prescription la carte patient.
Nivolumab est un anticorps monoclonal humain, en conséquence aucune étude pharmacocinétique d'interaction n'a été réalisée. Les anticorps monoclonaux humains n'étant pas métabolisés par les enzymes du cytochrome P450 (CYP) ou d’autres enzymes métabolisant les médicaments, l'inhibition ou l’induction de ces enzymes lors de la co-administration de médicaments ne devraient pas entraîner de modification des paramètres pharmacocinétiques de nivolumab.
Autres formes d'interactions
Immunosuppression systémique
L'utilisation au préalable de corticoïdes systémiques et d'autres immunosuppresseurs doit être évitée avant de commencer nivolumab, du fait de leur interférence potentielle avec l'activité pharmacodynamique. Cependant, les corticoïdes systémiques et d'autres agents immunosuppresseurs peuvent être utilisés après l'initiation de nivolumab pour traiter les effets indésirables d'origine immunologique. Les résultats préliminaires montrent qu'une immunosuppression systémique après le début du traitement par nivolumab ne semble pas empêcher la réponse au nivolumab.
Grossesse
Aucune donnée sur l’utilisation de nivolumab n’est disponible chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité embryofœtale (voir rubrique 5.3). L'IgG4 humaine est connue pour traverser la barrière placentaire et nivolumab est une IgG4 ; par conséquent, il existe un risque potentiel de transmission de nivolumab de la mère vers le fœtus. L’utilisation de nivolumab n'est pas recommandée chez la femme enceinte ou en âge de procréer n'utilisant pas de méthode efficace de contraception, à moins que le bénéfice clinique attendu ne dépasse le risque potentiel. Une méthode efficace de contraception doit être utilisée pendant toute la durée du traitement et poursuivie pendant 5 mois après la dernière perfusion de nivolumab.
Allaitement
On ne sait pas si nivolumab est excrété dans le lait maternel. Etant donné que de nombreux médicaments, y compris les anticorps, peuvent être excrétés dans le lait maternel, un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. Une décision doit être prise soit d’interrompre
l’allaitement soit d’interrompre le traitement par nivolumab en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Les études permettant d’évaluer l’effet de nivolumab sur la fertilité n'ont pas été effectuées. En conséquence, l’effet de nivolumab sur la fertilité masculine et féminine n’est pas connu.
Nivolumab ou nivolumab en association à l’ipilimumab peut avoir une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Du fait des effets indésirables potentiels, tels que la fatigue, (voir rubrique 4.8), les patients doivent être prévenus qu'ils doivent être prudents lorsqu'ils conduisent ou utilisent des machines, tant qu'ils ne sont pas certains que nivolumab n'altère pas leur vigilance.
Nivolumab en monothérapie (voir rubrique 4.2)
Résumé du profil de sécurité
Dans l’ensemble des données poolées du nivolumab en monothérapie administré par voie intraveineuse dans différents types de tumeur (n = 4 646) avec un suivi minimum de 2,3 à 28 mois, les effets indésirables les plus fréquents (≥ 10 % des patients) ont été : fatigue (44 %), douleur
musculo-squelettique (28 %), diarrhée (26 %), éruption cutanée (24 %), toux (22 %), nausée (22 %), prurit (19 %), diminution de l’appétit (17 %), arthralgie (17 %), constipation (16 %), dyspnée (16 %), douleurs abdominales (15 %), infection des voies aériennes supérieures (15 %), fièvre (13 %), céphalée (13 %), anémie (13 %) et vomissements (12 %). La majorité des effets indésirables était d’intensité légère à modérée (Grade 1 ou 2). L’incidence des effets indésirables de Grades 3 à 5 était de 44 %, dont 0,3 % de cas d’effets indésirables d’issue fatale attribués au traitement à l’étude. Avec un suivi minimum de 63 mois dans le CBNPC, aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié.
La sécurité du nivolumab administré par voie sous-cutanée était similaire au profil de sécurité connu de la formulation intraveineuse de nivolumab, avec un effet indésirable supplémentaire de réaction au site d’injection (7 % dans le bras nivolumab par voie sous-cutanée [n = 247] contre 0 % dans le bras nivolumab par voie intraveineuse [n = 245]).
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés dans l’ensemble des données poolées pour les patients traités par nivolumab en monothérapie (n = 4 646) sont présentés dans le Tableau 12. Ces effets sont présentés par classe de systèmes d’organes et par ordre de fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare
(≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données post-commercialisation disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre de gravité décroissant.
Tableau 12 : Effets indésirables du nivolumab en monothérapie
| Nivolumab en monothérapie | |
| Infections et infestations | |
| Très fréquent | infection des voies aériennes supérieures |
| Fréquent | pneumoniea, bronchite |
| Rare | méningite aseptique |
| Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes) | |
| Rare | lymphadénite histiocytique nécrosante (lymphadénite de Kikuchi) |
| Nivolumab en monothérapie | |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | |
| Très fréquent | lymphopénieb, anémieb,i, leucopénieb, neutropéniea,b, thrombopénieb |
| Peu fréquent | éosinophilie |
| Fréquence indéterminée | lymphohistiocytose hémophagocytaire |
| Affections du système immunitaire | |
| Fréquent | réaction liée à la perfusion (incluant syndrome de libération de cytokine), hypersensibilité (incluant réaction anaphylactique) |
| Peu fréquent | sarcoïdose |
| Fréquence indéterminée | rejet de greffe d’organe solidef |
| Affections endocriniennes | |
| Fréquent | hypothyroïdie, hyperthyroïdie, thyroïdite |
| Peu fréquent | insuffisance surrénaliennej, hypopituitarisme, hypophysite, diabète sucré |
| Rare | acidocétose diabétique, hypoparathyroïdie |
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | |
| Très fréquent | diminution de l’appétit, hyperglycémieb |
| Fréquent | déshydratation, perte de poids, hypoglycémieb |
| Peu fréquent | acidose métabolique |
| Fréquence indéterminée | syndrome de lyse tumoraleg |
| Affections du système nerveux | |
| Très fréquent | céphalée |
| Fréquent | neuropathie périphérique, sensation vertigineuse |
| Peu fréquent | polyneuropathie, neuropathie auto-immune (incluant parésie des nerfs facial et abducens), syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie graven |
| Rare | syndrome de Guillain-Barré, démyélinisation, syndrome myasthénique, encéphalitea,k, névrite optique |
| Fréquence indéterminée | myélite (incluant myélite transverse) |
| Affections oculaires | |
| Fréquent | vision trouble, sécheresse oculaire |
| Peu fréquent | uvéite |
| Fréquence indéterminée | syndrome de Vogt-Koyanagi-Haradaf |
| Affections cardiaques | |
| Fréquent | tachycardie, fibrillation auriculaire |
| Peu fréquent | myocarditea, affections du péricardeh, arythmie (incluant arythmie ventriculaire) |
| Affections vasculaires | |
| Fréquent | hypertension |
| Rare | vascularite |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | |
| Très fréquent | dyspnéea, toux |
| Fréquent | pneumopathie inflammatoirea, épanchement pleural |
| Peu fréquent | infiltration pulmonaire |
| Affections gastro-intestinales | |
| Très fréquent | diarrhée, vomissements, nausée, douleurs abdominales, constipation |
| Fréquent | colitea, stomatite, sécheresse buccale |
| Peu fréquent | pancréatite, gastrite |
| Rare | ulcère duodénal, insuffisance pancréatique exocrine, maladie cœliaque |
| Affections hépatobiliaires | |
| Peu fréquent | hépatite, cholestase |
| Nivolumab en monothérapie | |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | |
| Très fréquent | éruption cutanéec, prurit |
| Fréquent | vitiligo, peau sèche, érythème, alopécie |
| Peu fréquent | psoriasis, rosacée, érythème polymorphe, urticaire |
| Rare | nécrolyse épidermique toxiquea,d, syndrome de Stevens-Johnsona |
| Fréquence indéterminée | lichen scléro-atrophiqueg, autres formes de lichen |
| Affections musculo-squelettiques et systémiques | |
| Très fréquent | douleur musculo-squelettiquee, arthralgie |
| Fréquent | arthrite |
| Peu fréquent | pseudopolyarthrite rhizomélique |
| Rare | syndrome de Sjögren, myopathie, myosite (notamment polymyosite)a, rhabdomyolysea,d |
| Affections du rein et des voies urinaires | |
| Fréquent | insuffisance rénale (incluant insuffisance rénale aiguë)a |
| Rare | néphrite tubulo-interstitielle, cystite non infectieuse |
| Troubles généraux et anomalies au site d'administration | |
| Très fréquent | fatigue, fièvre |
| Fréquent | douleur, douleur thoracique, œdèmel, réaction au site d’injectionm |
| Investigationsb | |
| Très fréquent | augmentation du taux d’ASAT, hyponatrémie, hypoalbuminémie, augmentation du taux des phosphatases alcalines, augmentation du taux de créatinine, augmentation du taux d’ALAT, augmentation de la lipase, hyperkaliémie, augmentation de l'amylase, hypocalcémie, hypomagnésémie, hypokaliémie, hypercalcémie |
| Fréquent | augmentation du taux de bilirubine totale, hypernatrémie, hypermagnésémie |
Les fréquences des effets indésirables présentées dans le Tableau 12 peuvent ne pas être attribuables en totalité à nivolumab seul mais peuvent être en partie dues à la maladie sous-jacente.
a Des cas d'issue fatale ont été rapportés dans les études cliniques terminées ou en cours.
b Les fréquences représentent la proportion de patients ayant présenté une aggravation des valeurs biologiques par rapport aux valeurs à l’inclusion. Voir ci-dessous : « Description des effets indésirables sélectionnés ; anomalies des valeurs biologiques ».
c Éruption cutanée est un terme composite incluant éruption cutanée maculopapuleuse, éruption cutanée érythémateuse, éruption cutanée prurigineuse, éruption cutanée folliculaire, éruption cutanée maculaire, éruption cutanée morbilliforme, éruption cutanée papuleuse, éruption cutanée pustuleuse, éruption cutanée vésiculaire, éruption cutanée exfoliative, dermatite, dermatite acnéiforme, dermatite allergique, dermatite atopique, dermatite bulleuse, dermatite exfoliative, dermatite psoriasiforme, toxidermie et pemphigoïde.
d Rapporté également dans des études en dehors des données poolées. La fréquence est basée sur l’exposition dans l’ensemble du programme.
e Douleur musculo-squelettique est un terme composite qui inclut douleur dorsale, douleur osseuse, douleur de type musculo-squelettique dans la poitrine, inconfort musculo-squelettique, myalgie, myalgie intercostale, douleur du cou, douleur des extrémités et douleur spinale.
f Evènement rapporté post-commercialisation (voir également rubrique 4.4).
g Rapporté dans les études cliniques et dans le cadre de la post-commercialisation.
h Affections du péricarde est un terme composite incluant péricardite, épanchement péricardique, tamponnade cardiaque, et syndrome de Dressler.
i Anémie est un terme composite incluant, parmi d’autres causes, l’anémie hémolytique et l’anémie auto-immune, la diminution du taux d’hémoglobine, l’anémie ferriprive et la diminution du nombre de globules rouges.
j Inclut insuffisance surrénalienne, insuffisance corticosurrénalienne aiguë et insuffisance corticosurrénalienne secondaire.
k Inclut encéphalite et encéphalite limbique.
l Œdème est un terme composite incluant œdème généralisé, œdème périphérique, gonflement périphérique et gonflement.
m Rapportée dans une étude en dehors de l’ensemble des données poolées (liée aux injections sous-cutanées). La fréquence repose sur l’exposition à OPDIVO solution injectable dans l’étude CA20967T et inclut érythème au site d’injection, douleur au site d’application, œdème au site d’injection, douleur au site d’injection, érythème au site d’application, éruption cutanée au site d’application, décoloration au site d’injection, inflammation au site d’injection et prurit au site d’injection.
n Des cas de syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie grave (se présentant comme un chevauchement de deux ou des trois affections), dont certains d’issue fatale, ont été rapportés avec nivolumab et nivolumab en association à d’autres agents thérapeutiques (voir rubrique 4.4).
Nivolumab en association à d’autres agents thérapeutiques (voir rubrique 4.2)
Résumé du profil de sécurité
Lorsque nivolumab est administré en association, consulter le RCP des autres agents thérapeutiques pour plus d’informations sur leur profil de sécurité avant d’initier le traitement.
Nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie)
Dans l’ensemble des données poolées du nivolumab administré en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) dans différents types de tumeurs (n = 2 626), avec un suivi minimum allant de
6 à 47 mois, les effets indésirables les plus fréquents (≥ 10 %) ont été : fatigue (47 %), diarrhée
(35 %), éruption cutanée (37 %), nausée (27 %), prurit (29 %), douleur musculo-squelettique (26 %), fièvre (23 %), diminution de l’appétit (22 %), toux (21 %), douleurs abdominales (18 %), vomissements (18 %), constipation (18 %), arthralgie (18 %), dyspnée (17 %), hypothyroïdie (16 %), céphalée (15 %), infection des voies aériennes supérieures (13 %), œdème (13 %) et sensation vertigineuse (10 %). L’incidence des effets indésirables de Grades 3 à 5 était de 66 % pour le nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), dont 1,0 % de cas d’effets indésirables d’issue fatale attribués au traitement à l’étude. Chez les patients traités par nivolumab
1 mg/kg en association à l’ipilimumab 3 mg/kg pour un mélanome, les effets indésirables signalés avec un taux d’incidence supérieur de ≥ 10 % par rapport aux taux signalés dans l’ensemble des données poolées de nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) ont été fatigue (62 %), éruption cutanée (57 %), diarrhée (52 %), nausée (42 %), prurit (40 %), fièvre (36 %) et céphalée (26 %). Chez les patients traités par nivolumab 360 mg en association à l’ipilimumab
1 mg/kg et à une chimiothérapie pour un CBNPC, les effets indésirables signalés avec un taux d’incidence supérieur de ≥ 10 % par rapport aux taux signalés dans l’ensemble des données poolées de nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) ont été anémie (32 %) et neutropénie (15 %).
Nivolumab en association à une chimiothérapie
Dans l’ensemble des données poolées concernant nivolumab 240 mg toutes les 2 semaines ou 360 mg toutes les 3 semaines en association à une chimiothérapie dans différents types de tumeurs (n = 1 800), avec un suivi minimum allant de 7,4 à 23,6 mois, ou après 3 cycles de traitement pour un CBNPC résécable, les effets indésirables les plus fréquents (≥ 10 %) ont été : nausée (48 %), fatigue (40 %), neuropathie périphérique (33 %), diminution de l’appétit (31 %), constipation (31 %), diarrhée (28 %), vomissements (24 %), éruption cutanée (19 %), douleurs abdominales (18 %), stomatite (18 %), douleurs musculosquelettiques (18 %), fièvre (16 %), toux (13 %), œdème (incluant œdème périphérique) (12 %) et prurit (11 %). L’incidence des effets indésirables de Grades 3 à 5 était de 69 % pour le nivolumab en association à une chimiothérapie, dont 1,2 % de cas d’effets indésirables d’issue fatale attribués au nivolumab en association à une chimiothérapie. La durée médiane de traitement était de 6,14 mois (IC à 95 % : 5,78 ; 6,60) pour le nivolumab en association à une chimiothérapie.
Pour le CBNPC résécable, quatre-vingt-treize pour cent (93 %) des patients ont reçu 3 cycles de nivolumab en association à une chimiothérapie.
Nivolumab en association au cabozantinib
Dans l’ensemble des données concernant la formulation intraveineuse du nivolumab 240 mg toutes les 2 semaines en association au cabozantinib 40 mg une fois par jour dans le CCR (n = 320), avec un suivi minimum de 16,0 mois, les effets indésirables les plus fréquents (≥ 10 %) ont été : diarrhée
(64,7 %), fatigue (51,3 %), syndrome d’érythrodysesthésie palmo-plantaire (40,0 %), stomatite
(38,8 %), douleurs musculo-squelettiques (37,5 %), hypertension (37,2 %), éruption cutanée (36,3 %), hypothyroïdie (35,6 %), diminution de l’appétit (30,3 %), nausée (28,8 %), douleurs abdominales
(25,0 %), dysgueusie (23,8 %), infection des voies respiratoires supérieures (20,6 %), toux (20,6 %), prurit (20,6 %), arthralgie (19,4 %), vomissements (18,4 %), dysphonie (17,8 %), céphalées (16,3 %),
dyspepsie (15,9 %), vertiges (14,1 %), constipation (14,1 %), fièvre (14,1 %), œdème (13,4 %), spasmes musculaires (12,2 %), dyspnée (11,6 %), protéinurie (10,9 %) et hyperthyroïdie (10,0 %). L’incidence des effets indésirables de Grades 3 à 5 était de 78 %, dont 0,3 % de cas d’effets indésirables d’issue fatale attribués au traitement à l’étude.
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés dans l’ensemble des données poolées chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) (n = 2 626), par nivolumab en association à une chimiothérapie (n = 1 800) et par nivolumab en association au cabozantinib
(n = 320) sont présentés dans le Tableau 13. Ces effets indésirables sont présentés par classe de systèmes d’organes et par ordre de fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000,
< 1/1 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données
post-commercialisation disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre de gravité décroissant.
Tableau 13 : Effets indésirables du nivolumab en association à d’autres agents thérapeutiques
| En association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) | En association à une chimiothérapie | En association au cabozantinib | |
| Infections et infestations | |||
| Très fréquent | infection des voies aériennes supérieures | infection des voies aériennes supérieures | |
| Fréquent | pneumonie, bronchite, conjonctivite | infection des voies aériennes supérieures, pneumoniea | pneumonie |
| Rare | méningite aseptique | ||
| Affections hématologiques et du système lymphatique | |||
| Très fréquent | anémieb,j, thrombopénieb, leucopénieb, lymphopénieb, neutropénieb | neutropénieb, anémieb,j, leucopénieb, lymphopénieb, thrombopénieb | anémieb, thrombopénieb, leucopénieb, lymphopénieb, neutropénieb |
| Fréquent | éosinophilie | neutropénie fébrilea | éosinophilie |
| Peu fréquent | neutropénie fébrile | éosinophilie | |
| Fréquence indéterminée | lymphohistiocytose hémophagocytaire | ||
| Affections du système immunitaire | |||
| Fréquent | réaction liée à la perfusion (incluant syndrome de libération de cytokine), hypersensibilité | hypersensibilité, réaction liée à la perfusion (incluant syndrome de libération de cytokine) | hypersensibilité (incluant réaction anaphylactique) |
| Peu fréquent | réaction d’hypersensibilité liée à la perfusion | ||
| Rare | sarcoïdose | ||
| Fréquence indéterminée | rejet de greffe d’organe solideg | ||
| En association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) | En association à une chimiothérapie | En association au cabozantinib | |
| Affections endocriniennes | |||
| Très fréquent | hypothyroïdie | hypothyroïdie, hyperthyroïdie | |
| Fréquent | hyperthyroïdie, thyroïdite, insuffisance surrénalienne, hypophysite, hypopituitarisme, diabète sucré | hypothyroïdie, hyperthyroïdie, diabète sucré | insuffisance surrénalienne |
| Peu fréquent | acidocétose diabétique | insuffisance surrénalienne, thyroïdite, hypopituitarisme, hypophysite | hypophysite, thyroïdite |
| Rare | hypoparathyroïdie | ||
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | |||
| Très fréquent | diminution de l’appétit, hyperglycémieb, hypoglycémieb | diminution de l’appétit, hyperglycémieb, hypoglycémieb | diminution de l’appétit, hypoglycémieb, hyperglycémieb, perte de poids |
| Fréquent | déshydratation, hypoalbuminémie, hypophosphatémie, perte de poids | hypoalbuminémie, hypophosphatémie | déshydratation |
| Peu fréquent | acidose métabolique | ||
| Rare | syndrome de lyse tumorale | ||
| Fréquence indéterminée | syndrome de lyse tumoraleh | ||
| Affections du système nerveux | |||
| Très fréquent | céphalées | neuropathie périphérique | dysgueusie, sensation vertigineuse, céphalées |
| Fréquent | sensation vertigineuse, neuropathie périphérique | paresthésie, sensation vertigineuse, céphalées | neuropathie périphérique |
| Peu fréquent | polyneuropathie, paralysie du nerf péronier, neuropathie auto-immune (incluant parésie des nerfs facial et abducens), encéphalite, myasthénie grave, syndrome de chevauchementmyocardite-myosite-myasthénie gravel | syndrome de Guillain-Barré | encéphalite auto-immune, syndrome de Guillain-Barré, syndrome myasthénique |
| Rare | syndrome de Guillain-Barré, névrite, myélite (incluant myélite transverse), névrite optique | encéphalite, syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie gravel | |
| Fréquence indéterminée | myélite (incluant myélite transverse), névrite optique | syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie gravel | |
| Affections de l’oreille et du labyrinthe | |||
| Fréquent | acouphènes | ||
| En association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) | En association à une chimiothérapie | En association au cabozantinib | |
| Affections oculaires | |||
| Fréquent | vision trouble, sécheresse oculaire | sécheresse oculaire, vision trouble | sécheresse oculaire, vision trouble |
| Peu fréquent | uvéite, épisclérite | uvéite | uvéite |
| Rare | syndrome deVogt-Koyanagi-Harada | ||
| Affections cardiaques | |||
| Fréquent | tachycardie, fibrillation auriculaire | tachycardie, fibrillation auriculaire | fibrillation auriculaire, tachycardie |
| Peu fréquent | myocarditea, arythmie (incluant arythmie ventriculaire)a, bradycardie | myocardite | myocardite |
| Fréquence indéterminée | affections du péricardei | ||
| Affections vasculaires | |||
| Très fréquent | hypertension | ||
| Fréquent | hypertension | thrombosea,k, hypertension, vascularite | thrombosek |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | |||
| Très fréquent | toux, dyspnée | toux | dysphonie, dyspnée, toux |
| Fréquent | pneumopathie inflammatoirea, embolie pulmonairea, épanchement pleural | pneumopathie inflammatoirea, dyspnée | pneumopathie inflammatoire, embolie pulmonaire, épanchement pleural, épistaxis |
| Affections gastro-intestinales | |||
| Très fréquent | diarrhée, vomissements, nausée, douleurs abdominales, constipation | diarrhéea, stomatite, vomissements, nausée, douleurs abdominales, constipation | diarrhée, vomissements, nausée, constipation, stomatite, douleurs abdominales, dyspepsie |
| Fréquent | colitea, pancréatite, stomatite, gastrite, sécheresse buccale | colite, sécheresse buccale | colite, gastrite, douleur buccale, sécheresse buccale, hémorroïdes |
| Peu fréquent | duodénite | pancréatite | pancréatite, perforation de l’intestin grêlea, glossodynie |
| Rare | perforation intestinalea, insuffisance pancréatique exocrine, maladie cœliaque | ||
| Fréquence indéterminée | insuffisance pancréatique exocrine, maladie cœliaque | insuffisance pancréatique exocrine, maladie cœliaque | |
| Affections hépatobiliaires | |||
| Fréquent | hépatite | hépatite | |
| Peu fréquent | hépatite | ||
| En association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) | En association à une chimiothérapie | En association au cabozantinib | |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | |||
| Très fréquent | éruption cutanéec, prurit | éruption cutanéec, prurit | syndrome d’érythrodysesthésie palmo-plantaire, éruption cutanéec, prurit |
| Fréquent | alopécie, vitiligo, urticaire, peau sèche, érythème | syndrome d’érythrodysesthésie palmo-plantaire, hyperpigmentation de la peau, alopécie, peau sèche, érythème | alopécie, sécheresse cutanée, érythème, changement de la couleur des cheveux |
| Peu fréquent | syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, psoriasis, autres formes de lichend | psoriasis, urticaire | |
| Rare | nécrolyse épidermique toxiquea,e, lichen scléro-atrophique | ||
| Fréquence indéterminée | lichen scléro-atrophique, autres formes de lichen | ||
| Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif | |||
| Très fréquent | douleur musculo-squelettiquef, arthralgie | douleur musculosquelettiquef | douleur musculosquelettiquef, arthralgie, spasmes musculaires |
| Fréquent | spasmes musculaires, faiblesse musculaire, arthrite | arthralgie, faiblesse musculaire | arthrite |
| Peu fréquent | pseudopolyarthrite rhizomélique, myopathie, myosite (notamment polymyosite)a | myopathie, ostéonécrose de la mâchoire, fistule | |
| Rare | spondyloarthropathie, syndrome de Sjögren, rhabdomyolysea | ||
| Affections du rein et des voies urinaires | |||
| Très fréquent | protéinurie | ||
| Fréquent | insuffisance rénale (incluant insuffisance rénale aiguë)a | insuffisance rénalea | insuffisance rénale, insuffisance rénale aiguë |
| Peu fréquent | néphrite tubulo-interstitielle, néphrite | cystite non infectieuse, néphrite | néphrite |
| Rare | cystite non infectieuse | cystite non infectieuseh | |
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | |||
| Très fréquent | fatigue, fièvre, œdème (incluant œdème périphérique) | fatigue, fièvre, œdème (incluant œdème périphérique) | fatigue, fièvre, œdème |
| Fréquent | douleur thoracique, douleur, frissons | malaise | douleur, douleur thoracique |
| En association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie) | En association à une chimiothérapie | En association au cabozantinib | |
| Investigations | |||
| Très fréquent | augmentation du taux de phosphatases alcalinesb, augmentation du taux d’ASATb, augmentation du taux d’ALATb, augmentation du taux de bilirubine totaleb, augmentation du taux de créatinineb, augmentation de l’amylaseb, augmentation de la lipaseb, hyponatrémieb, hyperkaliémieb, hypokaliémieb, hypercalcémieb, hypocalcémieb, hypomagnésémieb | hypocalcémieb, augmentation du taux d’ASATb,augmentation du taux d’ALATb,hyponatrémieb, augmentation de l’amylaseb, hypomagnésémieb, augmentation du taux de phosphatases alcalinesb, hypokaliémieb, augmentation du taux de créatinineb, augmentation de la lipaseb, hyperkaliémieb, augmentation du taux de bilirubine totaleb | augmentation du taux de phosphatases alcalinesb, augmentation du taux d’ALATb, augmentation du taux d’ASATb, augmentation du taux de bilirubine totaleb, augmentation du taux de créatinineb, augmentation de l’amylaseb, augmentation de la lipaseb, hypokaliémieb, hypomagnésémieb, hyponatrémieb, hypocalcémieb, hypercalcémieb, hypophosphatémieb, hyperkaliémieb, hypermagnésémieb, hypernatrémieb |
| Fréquent | hypernatrémieb, hypermagnésémieb, augmentation du taux de la thyréostimuline, augmentation du taux degamma-glutamyltransférase | hypernatrémieb, hypercalcémieb, hypermagnésémieb | augmentation de la cholestérolémie, hypertriglycéridémie |
Les effets indésirables présentés dans le Tableau 13 peuvent ne pas être entièrement attribuables au nivolumab seul ou en association à d’autres agents thérapeutiques, mais peuvent être dus en partie à la maladie sous-jacente ou au médicament utilisé en association.
a Des cas d’issue fatale ont été rapportés dans les études cliniques terminées ou en cours.
b Les fréquences représentent la proportion de patients ayant présenté une aggravation des valeurs biologiques par rapport aux valeurs à l’inclusion. Voir ci-dessous : « Description des effets indésirables sélectionnés ; anomalies des valeurs biologiques ».
c Éruption cutanée est un terme composite incluant éruption cutanée maculopapuleuse, éruption cutanée érythémateuse, éruption cutanée prurigineuse, éruption cutanée folliculaire, éruption cutanée maculaire, éruption cutanée morbilliforme, éruption cutanée papuleuse, éruption cutanée pustuleuse, éruption cutanée papulosquameuse, éruption cutanée vésiculaire, éruption cutanée généralisée, éruption cutanée exfoliative, dermatite, dermatite acnéiforme, dermatite allergique, dermatite atopique, dermatite bulleuse, dermatite exfoliative, dermatite psoriasiforme, toxidermie, éruption cutanée nodulaire et pemphigoïde.
d Autres formes de lichen est un terme composite qui inclut la kératose lichénoïde et le lichen plan.
e Rapporté également dans des études en dehors des données poolées. La fréquence est basée sur l’exposition dans l’ensemble du programme.
f Douleur musculo-squelettique est un terme composite qui inclut douleur dorsale, douleur osseuse, douleur de type musculo-squelettique dans la poitrine, inconfort musculo-squelettique, myalgie, myalgie intercostale, douleur du cou, douleur des extrémités et douleur spinale.
g Événement rapporté post-commercialisation (voir également rubrique 4.4).
h Rapporté dans les études cliniques et dans le cadre de la post-commercialisation.
i Affections du péricarde est un terme composite incluant péricardite, épanchement péricardique, tamponnade cardiaque et syndrome de Dressler.
j Anémie est un terme composite incluant, parmi d’autres causes, l’anémie hémolytique et l’anémie auto-immune, la diminution du taux d’hémoglobine, l’anémie ferriprive et la diminution du nombre de globules rouges.
k Thrombose est un terme composite qui inclut thrombose de la veine porte, thrombose de la veine pulmonaire, thrombose pulmonaire, thrombose aortique, thrombose artérielle, thrombose des veines profondes, thrombose de la veine pelvienne, thrombose de la veine cave, thrombose veineuse, thrombose veineuse des membres.
l Des cas de syndrome de chevauchement myocardite-myosite-myasthénie grave (se présentant comme un chevauchement de deux ou des trois affections), dont certains d’issue fatale, ont été rapportés avec nivolumab et nivolumab en association à d’autres agents thérapeutiques (voir rubrique 4.4).
Description des effets indésirables sélectionnés
Nivolumab ou nivolumab en association à d’autres agents thérapeutiques est associé à des effets indésirables d’origine immunologique. Avec un traitement médical approprié, les effets indésirables d’origine immunologique ont été résolus dans la plupart des cas. L’arrêt définitif du traitement a été nécessaire généralement chez une plus grande proportion de patients recevant nivolumab en association à d’autres agents que chez ceux recevant nivolumab en monothérapie. Le Tableau 14 présente le pourcentage des patients ayant développé des effets indésirables d’origine immunologique qui ont définitivement arrêté le traitement, en fonction du schéma posologique. En outre, chez les patients qui ont présenté un événement, le Tableau 14 présente le pourcentage des patients qui ont nécessité des doses élevées de corticoïdes (au moins 40 mg de prednisone ou équivalent par jour), en fonction du schéma posologique. Les recommandations de prise en charge de ces effets indésirables sont décrites en rubrique 4.4.
Tableau 14 : Effets indésirables d’origine immunologique entraînant l’arrêt définitif ou nécessitant des doses élevées de corticoïdes, en fonction du schéma posologique (nivolumab en monothérapie, nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), nivolumab en association à une chimiothérapie ou nivolumab en association au cabozantinib)
| Nivolumab en monothérapie% | Nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie)% | Nivolumab en association à une chimiothérapie% | Nivolumab en association au cabozantinib% | |
| Effet indésirable d’origine immunologique entraînant l’arrêt définitif | ||||
| Pneumopathie inflammatoire | 1,4 | 2,1 | 2,0 | 2,5 |
| Colite | 1,2 | 6 | 1,8 | 2,5 |
| Hépatite | 1,1 | 5 | 0,7 | 4,1 |
| Néphrite et dysfonctionnement rénal | 0,3 | 1,1 | 3,1 | 0,6 |
| Endocrinopathies | 0,5 | 2,2 | 0,6 | 1,3 |
| Peau | 0,8 | 1,0 | 0,9 | 2,2 |
| Hypersensibilité/Réaction à la perfusion | 0,1 | 0,3 | 1,7 | 0 |
| Effet indésirable d’origine immunologique nécessitant des doses élevées de corticoïdesa,b | ||||
| Pneumopathie inflammatoire | 65 | 59 | 59 | 56 |
| Colite | 14 | 32 | 9 | 8 |
| Hépatite | 21 | 39 | 7 | 23 |
| Néphrite et dysfonctionnement rénal | 22 | 27 | 9 | 9 |
| Endocrinopathies | 5 | 18 | 4,3 | 4,2 |
| Peau | 3,3 | 8 | 6 | 8 |
| Hypersensibilité/Réaction à la perfusion | 18 | 18 | 22 | 0 |
a au moins 40 mg d’équivalent prednisone par jour
b la fréquence est basée sur le nombre de patients qui ont présenté l’effet indésirable d’origine immunologique
Pneumopathie inflammatoire d'origine immunologique
Chez les patients traités par nivolumab en monothérapie, l'incidence des pneumopathies inflammatoires, incluant pneumopathie interstitielle diffuse et infiltration pulmonaire, était
de 3,3 % (155/4 646). La majorité des cas étaient de Grade 1 ou 2 en sévérité et ont été rapportés chez 0,9 % (42/4 646) et 1,7 % (77/4 646) des patients, respectivement. Des cas de Grade 3 et 4 ont été rapportés chez 0,7 % (33/4 646) et < 0,1 % (1/4 646) des patients, respectivement. Six patients
(0,1 %) sont décédés. Le délai médian de survenue était de 15,1 semaines (de 0,7 à 85,1 semaines). La
résolution est survenue chez 107 patients (69,0 %) avec un délai médian de résolution de 6,7 semaines (de 0,1+ à 109,1+ semaines) ; + indique une donnée censurée.
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), l’incidence des pneumopathies inflammatoires, incluant pneumopathie interstitielle diffuse, était de 6,0 % (157/2 626). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 3,0 % (78/2 626), 1,0 % (27/2 626) et 0,3 % (8/2 626) des patients. Quatre patients (0,2 %) sont décédés. Le délai médian de survenue était de 2,7 mois (de 0,1 à 56,8 mois). Une résolution est survenue chez 129 patients (82,2 %) avec un délai médian de résolution de 6,1 semaines (de 0,1+ à 149,3+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association à une chimiothérapie, l’incidence des pneumopathies inflammatoires, incluant la pneumopathie interstitielle diffuse, était de 4,4 % (80/1 800). Des cas de Grade 2, Grade 3, et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 2,2 %
(40/1 800), 0,9 % (17/1 800), et 0,2 % (3/1 800) des patients. Trois patients (0,2 %) sont décédés. Le délai médian de survenue était de 24,6 semaines (de 0,6 à 96,9 semaines). Une résolution est survenue chez 58 patients (72,5 %) avec un délai médian de résolution de 10,4 semaines (de 0,3+ à
171,4+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, l’incidence des pneumopathies inflammatoires, incluant pneumopathie interstitielle diffuse, était de 5,6 % (18/320). Des cas de Grade 2 et Grade 3 ont été rapportés chez respectivement 1,9 % (6/320) et 1,6 % (5/320) des patients. Le délai médian de survenue était de 26,9 semaines (de 12,3 à 74,3 semaines). Une résolution est survenue chez 14 patients (77,8 %) avec un délai médian de résolution de 7,5 semaines (de 2,1 à 60,7+ semaines).
Colite d’origine immunologique
Chez les patients traités par nivolumab en monothérapie, l'incidence des diarrhées, colites ou selles fréquentes était de 15,4 % (716/4 646). La majorité des cas étaient de Grade 1 ou 2 en sévérité et ont été rapportés chez 9,9 % (462/4 646) et 4,0 % (186/4 646) des patients, respectivement. Des cas de Grade 3 et 4 ont été rapportés chez 1,4 % (67/4 646) et < 0,1 % (1/4 646) des patients respectivement. Le délai médian de survenue était de 8,3 semaines (de 0,1 à 115,6 semaines). Une résolution est survenue chez 639 patients (90,3 %) avec un délai médian de résolution de 2,9 semaines (de 0,1
à 124,4+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), l’incidence des diarrhées ou des colites était de 26,0 % (682/2 626). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 8,1 % (212/2 626), 6,4 % (167/2 626) et 0,2 %
(4/2 626) des patients. Deux patients (< 0,1 %) sont décédés. Le délai médian de survenue était de 1,4 mois (de 0,0 à 48,9 mois). Une résolution est survenue chez 618 patients (91 %) avec un délai médian de résolution de 2,9 semaines (de 0,1 à 170,0+ semaines). Chez les patients traités par nivolumab 1 mg/kg en association à l’ipilimumab 3 mg/kg pour un mélanome, l’incidence des diarrhées ou colites était de 46,7 %, avec des cas de Grade 2 (13,6 %), de Grade 3 (15,8 %) et de Grade 4 (0,4 %).
Chez les patients traités par nivolumab en association à une chimiothérapie, l’incidence des diarrhées ou des colites était de 22,5 % (405/1 800). Des cas de Grade 2, Grade 3, et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 7,2 % (130/1 800), 3,1 % (56/1 800), et 0,3 % (6/1 800) des patients. Un patient (< 0,1 %) est décédé. Le délai médian de survenue était de 4,4 semaines (de 0,1 à 93,6 semaines). Une résolution est survenue chez 357 patients (88,6 %) avec un délai médian de résolution de 1,6 semaine (de 0,1 à 212,3+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, l’incidence des diarrhées, colites, selles fréquentes ou entérites était de 59,1 % (189/320). Des cas de Grade 2 et Grade 3 ont été rapportés respectivement chez 25,6 % (82/320) et 6,3 % (20/320) des patients. Des cas de Grade 4 ont été rapportés chez 0,6 % (2/320) des patients. Le délai médian de survenue était de 12,9 semaines (de
0,3 à 110,9 semaines). Une résolution est survenue chez 143 patients (76,1 %) avec un délai médian de survenue de 12,9 semaines (de 0,1 à 139,7+ semaines).
Hépatite d'origine immunologique
Chez les patients traités par nivolumab en monothérapie, l'incidence des anomalies de la fonction hépatique était de 8,0 % (371/4 646). La majorité des cas étaient de Grade 1 ou 2 en sévérité et ont été rapportés chez 4,3 % (200/4 646) et 1,8 % (82/4 646) des patients respectivement. Des cas de
Grade 3 et 4 ont été rapportés chez 1,6 % (74/4 646) et 0,3 % (15/4 646) des patients, respectivement. Le délai médian de survenue était de 10,6 semaines (de 0,1 à 132,0 semaines). Une résolution est survenue chez 298 patients (81,4 %) avec un délai médian de résolution de 6,1 semaines
(de 0,1 à 126,4+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), l’incidence des anomalies de la fonction hépatique était de 21,2 % (556/2 626). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 5,0 % (132/2 626), 8,3 % (218/2 626) et
1,3 % (34/2 626) des patients. Sept patients (0,3 %) sont décédés. Le délai médian de survenue était de 1,5 mois (de 0,0 à 36,6 mois). Une résolution est survenue chez 482 patients (87,0 %) avec un délai médian de résolution de 5,9 semaines (de 0,1 à 175,9+ semaines). Chez les patients traités par nivolumab 1 mg/kg en association à l’ipilimumab 3 mg/kg pour un mélanome, l’incidence des anomalies de la fonction hépatique était de 30,1 % avec des cas de Grade 2 (6,9 %), de Grade 3
(15,8 %) et de Grade 4 (1,8 %). Chez les patients traités par nivolumab 1 mg/kg en association à l’ipilimumab 3 mg/kg pour un CHC, l’incidence des anomalies de la fonction hépatique était de 34,3 % avec des cas de Grade 2 (8,4 %), de Grade 3 (14,2 %) et de Grade 4 (2,7 %).
Chez les patients traités par nivolumab en association à une chimiothérapie, l’incidence des anomalies de la fonction hépatique était de 18 % (322/1 800). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez 5,1 % (92/1 800), 2,6 % (47/1 800) et < 0,1 % (1/1 800) des patients, respectivement. Le délai médian de survenue était de 7,0 semaines (de 0,1 à 99,0 semaines). Une résolution est survenue chez 258 patients (81,1 %) avec un délai médian de résolution de 7,4 semaines (de 0,4 à 240,0+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, l’incidence des anomalies de la fonction hépatique était de 41,6 % (133/320). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 14,7 % (47/320), 10,3 % (33/320), et 0,6 % (2/320) des patients. Le délai médian de survenue était de 8,3 semaines (de 0,1 à 107,9 semaines). Une résolution est survenue chez
101 patients (75,9 %) avec un délai médian de résolution de 9,6 semaines (de 0,1 à 89,3+ semaines).
Néphrite et dysfonction rénale d’origine immunologique
Chez les patients traités par nivolumab en monothérapie, l’incidence des néphrites ou des dysfonctions rénales était de 2,6 % (121/4 646). La majorité des cas étaient de Grade 1 ou 2 en sévérité et a été rapportée chez 1,5 % (69/4 646) et 0,7 % (32/4 646) des patients, respectivement. Des cas de Grade 3 et 4 ont été rapportés chez 0,4 % (18/4 646) et < 0,1 % (2/4 646) des patients, respectivement. Le délai médian de survenue était de 12,1 semaines (de 0,1 à 79,1 semaines). Une résolution est survenue chez 80 patients (69,0 %) avec un délai médian de résolution de 8,0 semaines (de 0,3 à 79,1+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), l’incidence des néphrites ou des dysfonctions rénales était de 5,4 % (141/2 626). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 2,0 % (52/2 626), 0,8 % (21/2 626) et 0,4 % (11/2 626) des patients. Deux patients (< 0,1 %) sont décédés. Le délai médian de survenue était de 2,6 mois (de 0,0 à 34,8 mois). Une résolution est survenue chez 110 patients (78,0 %) avec un délai médian de résolution de 5,9 semaines (de 0,1 à 172,1+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association à une chimiothérapie, l’incidence des néphrites ou des dysfonctions rénales était de 10,9 % (196/1 800). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez 3,7 % (66/1 800), 1,4 % (25/1 800) et 0,2 % (3/1 800) des patients respectivement. Deux patients (0,1 %) sont décédés. Le délai médian de survenue était de 6,7 semaines (de 0,1 à
60,7 semaines). Une résolution est survenue chez 133 patients (67,9 %) avec un délai médian de résolution de 9,1 semaines (de 0,1 à 226,0+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, l’incidence des néphrites, des néphrites immuno-médiées, d’insuffisance rénale, d’insuffisance rénale aiguë, de l’augmentation du taux de créatinine ou d’urée dans le sang était de 10,0 % (32/320). Des cas de Grade 2 et Grade 3 ont été rapportés chez respectivement 3,4 % (11/320), et 1,3 % (4/320) des patients. Le délai médian de survenue était de 14,2 semaines (de 2,1 à 87,1 semaines). Une résolution est survenue chez 18 patients (58,1 %) avec un délai médian de résolution de 10,1 semaines (de 0,6 à 90,9+ semaines).
Endocrinopathies d’origine immunologique
Chez les patients traités par nivolumab en monothérapie, l’incidence des troubles thyroïdiens, incluant hypothyroïdie et hyperthyroïdie, était de 13,0 % (603/4 646). La majorité des cas était de Grade 1 ou 2 en sévérité et a été rapportée chez 6,6 % (305/4 646) et 6,2 % (290/4 646) des patients, respectivement. Des troubles thyroïdiens de Grade 3 ont été rapportés chez 0,2 % (8/4 646) des patients. Des hypophysites (3 de Grade 1, 7 de Grade 2, 9 de Grade 3 et 1 de Grade 4), des hypopituitarismes (6 de Grade 2 et 1 de Grade 3), des insuffisances surrénaliennes (incluant une insuffisance corticosurrénalienne secondaire, une insuffisance corticosurrénalienne aiguë et une diminution de la corticotrophine sanguine) (2 de Grade 1, 23 de Grade 2 et 11 de Grade 3), des cas de diabète sucré (incluant diabète sucré de type 1 et acidocétose diabétique) (1 de Grade 1, 3 de Grade 2, 8 de Grade 3 et 2 de Grade 4) ont été rapportés. Le délai médian de survenue de ces endocrinopathies était de 11,1 semaines (de 0,1 à 126,7 semaines). Une résolution est survenue chez 323 patients
(48,7 %). Le délai médian de résolution était de 48,6 semaines (de 0,4 à 204,4+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), l’incidence des troubles thyroïdiens était de 23,2 % (608/2 626). Des troubles thyroïdiens de Grade 2 et de Grade 3 ont été rapportés chez respectivement 12,7 % (333/2 626) et 1,0 % (27/2 626) des patients. Des hypophysites de Grade 2 et de Grade 3 (incluant une hypophysite lymphocytaire) sont survenues chez respectivement 1,9 % (49/2 626) et 1,5 % (40/2 626) des patients. Des hypopituitarismes de Grade 2 et de Grade 3 sont survenus chez respectivement 0,6 % (16/2 626) et 0,5 % (13/2 626) des patients. Des insuffisances surrénaliennes de Grade 2, de Grade 3 et de Grade 4 (incluant une insuffisance corticosurrénalienne secondaire, une insuffisance corticosurrénalienne aiguë, une corticotrophine sanguine diminuée et une insuffisance surrénalienne à médiation immunitaire) sont survenues chez respectivement 2,7 % (72/2 626), 1,6 % (43/2 626) et 0,2 %
(4/2 626) des patients. Des cas de diabète sucré de Grade 1, de Grade 2, de Grade 3 et de Grade 4 (incluant diabète sucré de type 1 et acidocétose diabétique) ont été rapportés chez respectivement
< 0,1 % (1/2626), 0,3 % (8/2626), 0,3 % (7/2626) et 0,2 % (6/2626) des patients. Le délai médian de survenue de ces endocrinopathies était de 2,1 mois (de 0,0 à 28,1 mois). Une résolution est survenue chez 297 patients (40,0 %). Le délai de résolution allait de 0,3 à 257,1+ semaines.
Chez les patients traités par nivolumab en association à une chimiothérapie, l’incidence des troubles thyroïdiens était de 12,8 % (230/1 800). Des cas de troubles thyroïdiens de Grade 2 et de Grade 3 ont été rapportés chez respectivement 6,3 % (114/1 800) et 0,1 % (2/1 800) des patients. Des cas d’hypophysite de Grade 3 ont été rapportés chez 0,1 % (2/1 800) des patients. Des cas d’hypopituitarisme de Grade 2 et Grade 3 ont été rapportés chez 0,2 % (4/1 800) des patients, pour chaque grade. Des cas d’insuffisance surrénalienne de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 0,6 % (11/1 800), 0,2 % (3/1 800) et < 0,1 % (1/1 800) des patients. Un patient (< 0,1 %) est décédé des suites d’une insuffisance surrénalienne. Des cas de diabète sucré, notamment de diabète sucré de type 1 et de diabète sucré fulminant de type 1 (4 de Grade 2, 2 de Grade 3 et 1 de
Grade 4), et d’acidocétose diabétique (1 de Grade 2 et 1 de Grade 4) ont été rapportés. Le délai médian de survenue de ces endocrinopathies était de 15,3 semaines (de 1,1 à 124,3 semaines). Une résolution est survenue chez 101 patients (40,1 %). Le délai de résolution était de 0,3+ à 233,6+ semaines.
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, l’incidence des troubles thyroïdiens était de 43,1 % (138/320). Des troubles thyroïdiens de Grade 2 et de Grade 3 ont été rapportés chez respectivement 23,1 % (74/320) et 0,9 % (3/320) des patients. Des hypophysites, toutes de Grade 2, sont survenues chez 0,6 % (2/320) des patients. Des insuffisances surrénaliennes (incluant
des insuffisances cortico-surrénaliennes secondaires) sont survenues chez 4,7 % (15/320) des patients. Des insuffisances surrénaliennes de Grade 2 et de Grade 3 ont été rapportées chez respectivement
2,2 % (7/320) et 1,9 % (6/320) des patients. Le délai médian de survenue des endocrinopathies était de 12,3 semaines (de 2,0 à 89,7 semaines). Une résolution est survenue chez 50 patients (35,2 %). Le délai de résolution allait de 0,9 à 132,0+ semaines.
Effets indésirables cutanés d'origine immunologique
Chez les patients traités par nivolumab en monothérapie, l'incidence des éruptions cutanées était
de 30,0 % (1 396/4 646). La majorité des cas étaient de Grade 1 en sévérité et ont été rapportés chez 22,8 % (1 060/4 646) des patients. Des cas de Grade 2 et de Grade 3 ont été rapportés
chez 5,9 % (274/4 646) et 1,3 (62/4 646) des patients, respectivement. Le délai médian de survenue était de 6,7 semaines (de 0,1 à 121,1 semaines). Une résolution est survenue chez 896 patients (64,6 %), avec un délai médian de résolution de 20,1 semaines (de 0,1 à 192,7+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), l’incidence des éruptions cutanées était de 46,1 % (1 210/2 626). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 14,3 % (375/2 626), 4,6 % (120/2 626) et 0,1 %
(3/2 626) des patients. Le délai médian de survenue était de 0,7 mois (de 0,0 à 33,8 mois). Une résolution est survenue chez 843 patients (70 %) avec un délai médian de résolution de 12,1 semaines (de 0,1 à 268,7+ semaines). Chez les patients traités par nivolumab 1 mg/kg en association à l’ipilimumab 3 mg/kg pour un mélanome, l’incidence des éruptions cutanées était de 65,2 %, avec des cas de Grade 2 (20,3 %) et de Grade 3 (7,8 %).
Chez les patients traités par nivolumab en association à une chimiothérapie, l’incidence des éruptions cutanées était de 25,4 % (457/1 800). Des cas de Grade 2 et de Grade 3 ont été rapportés chez respectivement 6,2 % (111/1 800) et 2,3 % (42/1 800) des patients. Le délai médian de survenue était de 6,4 semaines (de 0,1 à 97,4 semaines). Une résolution est survenue chez 320 patients (70,2 %) avec un délai médian de résolution de 12,1 semaines (de 0,1 à 258,7+ semaines).
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, l’incidence d’éruption cutanée était de 62,8 % (201/320). Des cas d’éruption cutanée de Grade 2 et Grade 3 ont été rapportées chez respectivement 23,1 % (74/320) et 10,6 % (34/320) des patients. Le délai médian de survenue était de 6,14 semaines (de 0,1 à 104,4 semaines). Une résolution est survenue chez 137 patients (68,2 %) avec un délai médian de résolution de 18,1 semaines (de 0,1 à 130,6+ semaines).
De rares cas de SSJ et de NET dont certains d’issue fatale ont été observés (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Réactions à la perfusion (formulation intraveineuse)
Chez les patients traités par nivolumab en monothérapie, l’incidence des hypersensibilités/réactions à la perfusion était de 4,0 % (188/4 646), incluant 9 cas de Grade 3 et 3 cas de Grade 4.
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), l’incidence des hypersensibilités/réactions à la perfusion était de 4,5 % (118/2 626). Des cas de Grade 1, Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 1,9 % (49/2 626), 2,4 % (62/2 626), 0,2 % (6/2 626) et < 0,1 % (1/2 626) des patients. Chez les patients présentant un MPM traités par nivolumab 3 mg/kg en association à l’ipilimumab 1 mg/kg, l’incidence des hypersensibilités/réactions à la perfusion était de 12 %.
Chez les patients traités par nivolumab en association à une chimiothérapie, l’incidence des hypersensibilités/réactions liées à la perfusion était de 8,2 % (148/1 800). Des cas de Grade 2, Grade 3 et Grade 4 ont été rapportés chez respectivement 4,6 % (83/1 800), 1,1 % (20/1 800) et 0,2 %
(3/1 800) des patients.
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, l’incidence des réactions d’hypersensibilité/réactions à la perfusion était de 2,5 % (8/320). L’ensemble des 8 patients présentaient des effets indésirables de sévérité de Grade 1 ou 2. Les cas d’effets indésirables de Grade 2 étaient rapportés chez 0,3 % (1/320) des patients.
Élévation des enzymes hépatiques lorsque le nivolumab est associé au cabozantinib dans le CCR Les données d’étude clinique chez des patients atteints de CCR n’ayant pas reçu de traitement au préalable et recevant du nivolumab en association au cabozantinib, ont montré une incidence plus
élevée d’augmentation des taux d’ALAT (10,1 %) et des taux d’ASAT (8,2 %) de Grade 3 et Grade 4, comparé au nivolumab administré en monothérapie chez les patients atteints de CCR avancé. Chez les patients dont l’augmentation des taux d’ALAT ou d’ASAT était de Grade ≥ 2 (n = 85) : le délai médian de survenue était de 10,1 semaines (de 2,0 à 106,6 semaines), 26 % recevaient des corticoïdes pendant une durée médiane de 1,4 semaine (de 0,9 à 75,3 semaines), et une résolution de la sévérité jusqu’à un Grade 0 ou 1 est survenue chez 91 % des patients avec un délai médian de résolution de 2,3 semaines (de 0,4 à 108,1+ semaines). Parmi les 45 patients présentant une augmentation des taux d’ALAT ou d’ASAT de Grade ≥ 2, qui ont reçu à nouveau soit nivolumab (n = 10) soit cabozantinib (n = 10) administrés en monothérapie ou en association (n = 25), une réapparition de l’augmentation des taux d’ALAT ou d’ASAT de Grade ≥ 2 a été observée chez 3 patients recevant OPDIVO,
4 patients recevant du cabozantinib et 8 patients recevant l’association OPDIVO et cabozantinib.
Anomalies des valeurs biologiques
Chez les patients traités par nivolumab en monothérapie, la proportion de patients ayant présenté une modification des paramètres biologiques par rapport à l'inclusion vers une anomalie de Grade 3 ou 4 a été la suivante : 3,4 % pour les anémies (toutes de Grade 3), 0,7 % pour les thrombopénies, 0,7 % pour les leucopénies, 8,7 % pour les lymphopénies, 0,9 % pour les neutropénies, 1,7 % pour les augmentations du taux de phosphatases alcalines, 2,6 % pour les augmentations du taux d’ASAT,
2,3 % pour les augmentations du taux d’ALAT, 0,8 % pour les augmentations du taux de bilirubine totale, 0,7 % pour les augmentations du taux de créatinine, 2,0 % pour les hyperglycémies, 0,7 % pour les hypoglycémies, 3,8 % pour les augmentations de l’amylase, 6,9 % pour les augmentations de la lipase, 4,7 % pour les hyponatrémies, 1,6 % pour les hyperkaliémies, 1,3 % pour les hypokaliémies, 1,1 % pour les hypercalcémies, 0,6 % pour les hypermagnésémies, 0,4 % pour les hypomagnésémies, 0,6 % pour les hypocalcémies, 0,6 % pour les hypoalbuminémies et < 0,1 % pour les hypernatrémies.
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab (avec ou sans chimiothérapie), la proportion des patients ayant présenté une aggravation des paramètres biologiques par rapport à l’inclusion vers une anomalie de Grade 3 ou 4 a été la suivante : 4,8 % pour les anémies, 1,8 % pour les thrombopénies, 2,2 % pour les leucopénies, 6,9 % pour les lymphopénies, 3,3 % pour les neutropénies, 2,7 % pour les augmentations du taux de phosphatases alcalines, 9,8 % pour les augmentations du taux d’ASAT, 9,3 % pour les augmentations du taux d’ALAT, 2,3 % pour les augmentations du taux de bilirubine totale, 1,8 % pour les augmentations du taux de créatinine, 1,4 % pour les hypoalbuminémies, 7,1 % pour les hyperglycémies, 0,7 % pour les hypoglycémies, 7,8 % pour les augmentations de l’amylase, 16,3 % pour l’augmentation de la lipase, 0,8 % pour les hypocalcémies, 0,2 % pour les hypernatrémies, 0,8 % pour les hypercalcémies, 2,0 % pour les hyperkaliémies, 0,8 % pour les hypermagnésémies, 0,4 % pour les hypomagnésémies, 3,0 % pour les hypokaliémies et 8,7 % pour les hyponatrémies.
Chez les patients traités par nivolumab 1 mg/kg en association à l’ipilimumab 3 mg/kg pour un mélanome, une plus grande proportion de patients a présenté une aggravation de l’augmentation du taux d’ALAT par rapport à l’inclusion, passant à un Grade 3 ou 4 (15,3 %).
Chez les patients traités par nivolumab en association à une chimiothérapie, la proportion des patients ayant présenté une aggravation des paramètres biologiques par rapport à l’inclusion vers une anomalie de Grade 3 ou 4 a été la suivante : 14,7 % pour les anémies, 6,2 % pour les thrombopénies, 11,7 % pour les leucopénies, 13,6 % pour les lymphopénies, 26,3 % pour les neutropénies, 2,0 % pour les augmentations du taux de phosphatases alcalines, 3,3 % pour les augmentations du taux d’ASAT,
2,6 % pour les augmentations du taux d’ALAT, 1,9 % pour les augmentations du taux de bilirubine totale, 1,3 % pour les augmentations du taux de créatinine, 4,5 % pour les augmentations de l’amylase, 5,2 % pour l’augmentation de la lipase, 0,4 % pour les hypernatrémies, 8,1 % pour les hyponatrémies, 1,8 % pour les hyperkaliémies, 5,1 % pour les hypokaliémies, 0,7 % pour les hypercalcémies, 1,8 % pour les hypocalcémies, 1,5 % pour les hypermagnésémies, 2,9 % pour les hypomagnésémies, 3,7 % pour les hyperglycémies, et 0,6 % pour les hypoglycémies.
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, la proportion de patients ayant présenté une aggravation des paramètres biologiques par rapport à l’inclusion jusqu’à une anomalie de Grade 3 ou 4 a été la suivante : 3,5 % pour les anémies (toutes de Grade 3), 0,3 % pour les thrombopénies, 0,3 % pour les leucopénies, 7,5 % pour les lymphopénies, 3,5 % pour les neutropénies, 3,2 % pour les augmentations du taux de phosphatases alcalines, 8,2 % pour les augmentations du taux d’ASAT, 10,1 % pour les augmentations du taux d’ALAT, 1,3 % pour les augmentations du taux de bilirubine totale, 1,3 % pour les augmentations du taux de créatinine, 11,9 % pour les augmentations de l’amylase, 15,6 % pour les augmentations de la lipase, 3,5 % pour les hyperglycémies, 0,8 % pour les hypoglycémies, 2,2 % pour les hypocalcémies, 0,3 % pour les hypercalcémies, 5,4 % pour les hyperkaliémies, 4,2 % pour les hypermagnésémies, 1,9 % pour les hypomagnésémies, 3,2 % pour les hypokaliémies, 12,3 % pour les hyponatrémies et 21,2 % pour les hypophosphatémies.
Immunogénicité
Formulation sous-cutanée
Parmi les 202 patients traités par nivolumab en solution injectable et évaluables pour la présence d’anticorps anti-nivolumab, environ 23 % (46/202) étaient positifs au test de détection des anticorps anti-nivolumab effectué à l’aide d’un test d’électrochimiluminescence (ECL) et 1 % (2/202) présentaient des anticorps neutralisants contre le nivolumab. L’incidence des anticorps anti-hyarulonidase PH20 humaine recombinante (anti-rHuPH20) apparaissant sous traitement chez les patients traités par nivolumab en solution injectable était de 8,8 % (19/215).
Formulation intraveineuse
Parmi les 3 529 patients traités par nivolumab en monothérapie à la dose de 3 mg/kg ou 240 mg toutes les 2 semaines, et évaluables pour la présence d’anticorps anti-médicament, 328 patients (9,3 %) étaient positifs au test de détection d’anticorps anti-médicaments avec 21 patients (0,6 %) testés positifs pour des anticorps neutralisants.
La co-administration avec une chimiothérapie n’a pas eu d’influence sur l’immunogénicité de nivolumab. Parmi les 1 407 patients traités par nivolumab 240 mg toutes les 2 semaines ou 360 mg toutes les 3 semaines en association à une chimiothérapie, et évaluables pour la présence d’anticorps anti-médicament, 7,2 % étaient positifs au test de détection d'anticorps anti-médicament avec 0,5 % testés positifs pour des anticorps neutralisants.
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab et évaluables pour la présence d’anticorps anti-nivolumab, l’incidence des anticorps anti-nivolumab était de 26,0 % avec nivolumab 3 mg/kg et ipilimumab 1 mg/kg toutes les 3 semaines, 24,9 % avec nivolumab 3 mg/kg toutes les
2 semaines et ipilimumab 1 mg/kg toutes les 6 semaines, et de 37,8 % avec nivolumab 1 mg/kg et ipilimumab 3 mg/kg toutes les 3 semaines. L’incidence des anticorps neutralisants dirigés contre nivolumab était de 0,8 % avec nivolumab 3 mg/kg et ipilimumab 1 mg/kg toutes les 3 semaines, 1,5 % avec nivolumab 3 mg/kg toutes les 2 semaines et ipilimumab 1 mg/kg toutes les 6 semaines, et de
4,6 % avec nivolumab 1 mg/kg et ipilimumab 3 mg/kg toutes les 3 semaines. Chez les patients pour lesquels il était possible d’évaluer la présence des anticorps anti-ipilimumab, l’incidence des anticorps anti-ipilimumab allait de 6,3 à 13,7 %, et celle des anticorps neutralisants dirigés contre ipilimumab allait de 0 à 0,4 %.
Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab et à une chimiothérapie et évaluables pour la présence d’anticorps anti-nivolumab ou d’anticorps neutralisants dirigés contre le nivolumab, l’incidence des anticorps anti-nivolumab était de 33,8 % et l’incidence des anticorps neutralisants était de 2,6 %. Chez les patients traités par nivolumab en association à l’ipilimumab et à une chimiothérapie et évaluables pour la présence des anticorps anti-ipilimumab ou d’anticorps neutralisants dirigés contre l’ipilimumab, l’incidence des anticorps anti-ipilimumab était de 7,5 % et celle des anticorps neutralisants dirigés contre l’ipilimumab était de 1,6 %.
Bien que la clairance de nivolumab ait été augmentée de 20 % lorsque les anticorps anti-nivolumab étaient présents, il n’a pas été mis en évidence de perte d’efficacité ou d’altération du profil de toxicité avec la présence d’anticorps nivolumab, basé sur les analyses de pharmacocinétique et de
dose-réponse pour les deux traitements en monothérapie et en association. Patients âgés
Aucune différence globale de tolérance n'a été rapportée entre les patients âgés (≥ 65 ans) et les patients plus jeunes (< 65 ans). Les données des patients âgés de 75 ans ou plus dans le SCCHN, le mélanome adjuvant et le CO ou le CJOG adjuvant sont trop limitées pour tirer des conclusions dans cette population (voir rubrique 5.1). Les données des patients âgés de 75 ans ou plus dans le CRC dMMR ou MSI-H sont limitées (voir rubrique 5.1). Dans le CHC, il y a eu des taux plus importants d’effets indésirables graves et d’arrêts de traitement dus à des effets indésirables chez les patients âgés de 75 ans ou plus (67 % et 35 % respectivement) comparé à tous les patients ayant reçu du nivolumab en association à l’ipilimumab (53 % et 27 % respectivement).
Chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib, les données chez les patients âgés de 75 ans ou plus dans le CCR sont trop limitées pour tirer des conclusions dans cette population (voir rubrique 5.1).
Insuffisance hépatique ou rénale
Dans l’étude clinique dans le CBNPC de type non-épidermoïde (CA209057), le profil de tolérance chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique à l’inclusion était comparable à celui de la population globale. Ces résultats doivent être interprétés avec précaution en raison de la petite taille de l'échantillon dans les sous-groupes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Aucun cas de surdosage n'a été rapporté dans les essais cliniques. En cas de surdosage, les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche de signes ou symptômes évocateurs d’effets indésirables, et un traitement symptomatique approprié doit être instauré immédiatement.
PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacologiques - OPDIVO 600 mg
Classe pharmacothérapeutique : Agents antinéoplasiques, anticorps monoclonaux et conjugués anticorps-médicaments, inhibiteurs PD-1/PDL-1 (Programmed cell death protein 1/death ligand 1). Code ATC : L01FF01.
OPDIVO solution injectable contient la substance active nivolumab, qui apporte l’effet thérapeutique de ce médicament, et la hyaluronidase humaine recombinante (rHuPH20), une enzyme utilisée pour augmenter la dispersion et l’absorption des substances co-formulées lorsqu’elles sont administrées par voie sous-cutanée.
Mécanisme d’action
Nivolumab est un anticorps monoclonal humain (HuMAb) de type immunoglobuline G4 (IgG4), qui se lie au récepteur PD-1 (programmed death-1) et bloque son interaction avec PD-L1 et PD-L2. Le
récepteur PD-1 est un régulateur négatif de l'activité des cellules T, et il a été démontré qu'il est impliqué dans le contrôle de la réponse immunitaire des cellules T. La liaison du PD-1 avec les ligands PD-L1 et PD-L2, qui sont exprimés sur les cellules présentatrices d'antigène et peuvent être exprimés par les cellules tumorales ou par d'autres cellules du micro-environnement tumoral, entraîne une inhibition de la prolifération des cellules T et de la sécrétion de cytokines. Nivolumab potentialise les réponses des cellules T, incluant les réponses antitumorales, par un blocage de la liaison de PD-1 aux ligands PD-L1 et PD-L2. Dans des modèles syngéniques chez la souris, le blocage de l'activité du
PD-1 a entraîné une diminution de la croissance tumorale.
L’inhibition médiée par nivolumab (anti-PD-1) associé à l’ipilimumab (anti-CTLA-4) entraîne l’amélioration des réponses anti-tumorales dans le mélanome métastatique. Dans des modèles de tumeurs murines syngéniques, le double blocage de PD-1 et CTLA-4 a entraîné une activité
anti-tumorale synergique. Efficacité et sécurité clinique
Formulation sous-cutanée
Les résultats d’analyses pharmacocinétiques basées sur une simulation ont montré que parmi tous les types de tumeurs solides évalués, les schémas posologiques de nivolumab par voie sous-cutanée (600 mg toutes les 2 semaines et 1 200 mg toutes les 4 semaines) ont produit des expositions non
inférieures (rapport de la moyenne géométrique > 1) à celles obtenues avec les schémas posologiques de nivolumab par voie intraveineuse approuvés (240 mg toutes les 2 semaines et 480 mg toutes les
4 semaines). Les expositions moyennes géométriques étaient également inférieures à celles obtenues avec le nivolumab par voie intraveineuse à une dose de 10 mg/kg toutes les 2 semaines, un schéma qui a démontré sa sécurité dans les études cliniques.
Le profil de sécurité clinique du nivolumab par voie sous-cutanée était comparable à celui du nivolumab par voie intraveineuse.
Mélanome
Traitement adjuvant du mélanome
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée comparant le nivolumab versus placebo (CA20976K)
La sécurité et l’efficacité du nivolumab 480 mg en monothérapie pour le traitement de patients présentant une résection complète du mélanome ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en double aveugle (CA20976K).L’étude a inclus des patients présentant un statut de performance ECOG de 0 ou 1 et atteints d’un mélanome histologiquement confirmé de stade IIB ou IIC selon l’American Joint Committee on Cancer (AJCC), 8e édition, ayant été complètement
réséqué chirurgicalement. Pour être inclus, les patients devaient avoir subi une résection complète de leur mélanome primaire, avec des marges négatives et une biopsie du ganglion lymphatique sentinelle négative, dans les 12 semaines précédant la randomisation. Les patients ont été inclus quel que soit le statut PD-L1 de leur tumeur. Les patients présentant un mélanome oculaire/uvéal ou muqueux, une maladie auto-immune active, une affection nécessitant un traitement systémique par corticoïdes
(≥ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour) ou d’autres médicaments immunosuppresseurs, ainsi que les patients ayant déjà reçu un traitement pour le mélanome (à l’exception de la chirurgie), ont été exclus de l’étude.
Un total de 790 patients a été randomisé (selon un rapport 2:1) pour recevoir soit du nivolumab (n = 526) administré pendant 30 minutes par voie intraveineuse, à la dose de 480 mg toutes les
4 semaines, soit un placebo (n = 264), pendant 1 an maximum ou jusqu’à récidive de la maladie ou apparition d’une toxicité inacceptable. La randomisation a été stratifiée selon la catégorie T (T3b versus T4a versus T4b) de l’AJCC, 8e édition. Les évaluations tumorales ont été réalisées toutes les 26 semaines pendant les années 1 à 3, puis toutes les 52 semaines pendant les années 3 à 5. Le critère principal d’évaluation de l’efficacité était la survie sans récidive (SSR). La SSR, évaluée par
l’investigateur, était définie comme le temps entre la date de randomisation et la date de la première récurrence (métastase locale, régionale ou distante), d’un nouveau mélanome primaire ou du décès toutes causes confondues, selon ce qui survient en premier. Les critères secondaires d’évaluation incluaient la SG et la survie sans métastases à distance (SSMD).
Les caractéristiques à l’inclusion étaient de manière générale équilibrées entre les deux groupes. L’âge médian était de 62 ans (de 19 à 92), 61 % étaient de sexe masculin et 98 % étaient de type caucasien. Le score du statut de performance ECOG à l'inclusion était de 0 (94 %) ou de 1 (6 %). Soixante pour cent des patients présentaient une maladie de stade IIB et 40 % présentaient une maladie de stade IIC.
Lors d’une analyse intermédiaire primaire pré-spécifiée (suivi minimum de 7,8 mois), une amélioration statistiquement significative de la SSR a été démontrée avec le nivolumab par rapport au placebo avec un HR de 0,42 (IC à 95 % : 0,30 ; 0,59 ; p < 0,0001). Lors d’une analyse descriptive actualisée de la SSR (suivi minimum de 15,6 mois), le nivolumab a continué de démontrer une amélioration de la SSR avec un HR de 0,53 (IC à 95 % : 0,40 ; 0,71). La SG n’était pas mature. Lors d’une analyse descriptive complémentaire de la SSR (suivi minimum de 26,9 mois), le nivolumab a continué de démontrer une amélioration de la SSR avec un HR de 0,62 (IC à 95 % : 0,47 ; 0,80). La durée médiane du suivi était de 34,25 mois pour le bras nivolumab et de 33,92 mois pour le bras placebo. Les résultats étaient cohérents avec l’analyse intermédiaire formelle. Les résultats des analyses avec un suivi minimum de 15,6 mois sont résumés dans le Tableau 15 et la Figure 1.
Tableau 15 : Résultats d’efficacité (CA20976K)
| nivolumab (n = 526) | placebo (n = 264) | |
| Survie sans récidive avec un suivi minimum de 15,6 mois | ||
| Survie sans récidive | ||
| Événements | 102 (19,4 %) | 84 (31,8 %) |
| Hazard ratioa | 0,53 | |
| IC à 95 % | (0,40 ; 0,71) | |
| Médiane (IC à 95 %) en mois | NA | 36,14 (24,77 ; NA) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 moisb | 88,8 (85,6 ; 91,2) | 81,1 (75,7 ; 85,4) |
| Taux (IC à 95 %) à 18 moisb | 83,9 (80,3 ; 86,9) | 70,7 (64,5 ; 76,1) |
a Sur la base d’un modèle de Cox à risque proportionnel stratifié.
b Sur la base des estimations de Kaplan-Meier.
Le bénéfice de la SSR était cohérent dans les sous-groupes principaux, notamment ceux en fonction du stade de la maladie, de la catégorie T et de l’âge.
Probabilité de survie sans récidive
Figure 1 : Survie sans récidive (CA20976K)
Survie sans récidive évaluée par l’investigateur (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab | |||||||||||||
| 526 | 492 | 474 | 456 | 422 | 386 | 291 | 210 | 122 | 74 | 40 | 22 | 13 | 0 |
| Placebo | |||||||||||||
| 264 | 244 | 224 | 208 | 193 | 165 | 120 | 77 | 44 | 25 | 12 | 7 | 4 | 0 |
| | Nivolumab (événements : 102/526), médiane et IC à 95 % : NA |
| - - -- - - | Placebo (événements : 84/264), médiane et IC à 95 % : 36,14 (24,77 ; NA) |
| Nivolumab vs placebo – HR (IC à 95 %) : 0,53 (0,40 ; 0,71) |
Basé sur un gel des données au 21 février 2023, suivi minimum de 15,6 mois
Les données concernant l’expression tumorale de PD-L1 étaient disponibles pour 302 (38,2 %) des 790 patients randomisés (36,3 % pour le bras recevant du nivolumab et 42,0 % pour le bras recevant le placebo), l’expression de PD-L1 n’étant pas un facteur de stratification pour la randomisation. Les analyses exploratoires de la SSR selon l’expression de PD-L1 ont montré que le HR pour le nivolumab par rapport au placebo était de 0,43 (IC à 95 % : 0,22 ; 0,84) chez les patients (N = 167) présentant une expression de PD-L1 ≥ 1 %, de 0,82 (IC à 95 % : 0,44 ; 1,54) chez les patients (N = 135) présentant une expression de PD-L1 < 1 % et de 0,50 (IC à 95 % : 0,34 ; 0,73) chez les patients (N = 488) présentant une expression de PD-L1 indéterminée/non rapportée/non évaluable.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée comparant le nivolumab versus ipilimumab 10 mg/kg (CA209238) La tolérance et l’efficacité du nivolumab 3 mg/kg en monothérapie pour le traitement de patients présentant une résection complète du mélanome ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en double aveugle (CA209238). L’étude incluait des patients adultes, avec un statut de performance ECOG de 0 ou 1, atteints d’un mélanome à un stade IIIB/C ou à un stade IV selon l’American Joint Committee on Cancer (AJCC), 7e édition, confirmé par histologie et totalement
réséqué par intervention chirurgicale. Selon l’AJCC 8e édition, cela correspond à des patients dont les ganglions lymphatiques sont atteints ou présentant des métastases. Les patients ont été inclus quel que soit le statut PD-L1 de leur tumeur. Les patients ayant des antécédents de maladie auto-immune, et toute maladie nécessitant un traitement systémique par corticoïdes (≥ 10 mg de prednisone ou équivalent par jour) ou autre médicament immunosuppresseur, ainsi que les patients ayant déjà été traités pour un mélanome (à l’exception de patients ayant subi une intervention chirurgicale, ayant reçu une radiothérapie adjuvante après une résection neurochirurgicale de lésions du système nerveux
central et ayant terminé un traitement adjuvant par interféron ≥ 6 mois avant la randomisation), ayant reçu un traitement antérieur par anticorps anti-PD-1, anti-PD-L1, anti-PD-L2, anti-CD137 ou anti CTLA-4 (notamment l’ipilimumab ou tout autre anticorps ou médicament ciblant spécifiquement la co-stimulation ou les points de contrôle immunitaires des lymphocytes T) étaient exclus de l’étude.
Un total de 906 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab à la posologie de 3 mg/kg (n = 453) toutes les 2 semaines soit ipilimumab à la posologie de 10 mg/kg (n = 453) toutes les
3 semaines pendant 4 doses, puis toutes les 12 semaines à partir de la semaine 24 jusqu’à 1 an. La randomisation était stratifiée selon l’expression tumorale de PD-L1 (≥ 5 % versus < 5 %/indéterminé) et selon le stade de la maladie d’après le système de classification de l’AJCC. Des évaluations de la tumeur ont été réalisées toutes les 12 semaines pendant les deux premières années, puis tous les 6 mois par la suite. Le critère d’évaluation principal était la survie sans récidive (SSR). La SSR, évaluée par l’investigateur, était définie comme le temps entre la date de randomisation et la date de la première récurrence (métastase locale, régionale ou distante), d’un nouveau mélanome primaire ou du décès toutes causes confondues, selon ce qui survient en premier.
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux groupes. L’âge médian était de 55 ans (de 18 à 86), 58 % étaient de sexe masculin et 95 % étaient de type caucasien. Le score du statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (90 %) ou de 1 (10 %). La majorité des patients avaient une maladie de stade III selon l’AJCC (81 %) et 19 % avaient une maladie de stade IV. Quarante-huit pourcent des patients présentaient des ganglions lymphatiques macroscopiques et 32 % présentaient une ulcération de la tumeur. Quarante-deux pourcent des patients étaient positifs à la mutation BRAF V600, 45 % présentaient un gène BRAF de type sauvage et 13 % avaient un statut inconnu du gène BRAF. En ce qui concerne l’expression tumorale de PD-L1, 34 % des patients avaient une expression de PD-L1≥ 5 % et 62 % avaient une expression de PD-L1< 5 % comme défini dans le protocole de l’essai clinique. Parmi les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 quantifiable, la répartition des patients entre les groupes de traitement était équilibrée. L’expression tumorale de PD-L1 était déterminée en utilisant le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx.
Lors d’une analyse intermédiaire primaire pré-spécifiée (suivi minimum de 18 mois), une amélioration statistiquement significative de la SSR a été démontrée avec nivolumab par rapport à ipilimumab avec un HR de 0,65 (IC à 97,56 % : 0,51 ; 0,83 ; p-value log-rank stratifié < 0,0001). Lors d’une analyse descriptive actualisée de la SSR, avec un suivi minimum de 24 mois, l’amélioration de la SSR était confirmée avec un HR de 0,66 (IC à 95 % : 0,54 ; 0,81 ; p < 0,0001) et la SG n’était pas mature. Les résultats d’efficacité avec un suivi minimum de 36 mois (analyse finale pré-spécifiée de la SSR) et de 48 mois (analyse finale pré-spécifiée de la SG) sont présentés dans le Tableau 16 et aux Figures 2 et 3 (toute la population randomisée).
Tableau 16 : Résultats d’efficacité (CA209238)
| nivolumab (n = 453) | ipilimumab 10 mg/kg(n = 453) | |
| Analyse finale pré-spécifiéeSurvie sans récidive avec un suivi minimum de 36 mois | ||
| Evènements | 188 (41,5 %) | 239 (52,8 %) |
| Hazard ratioa | 0,68 | |
| IC à 95 % | (0,56 ; 0,82) | |
| p-value | p < 0,0001 | |
| Médiane (IC à 95 %) en mois | NA (38,67 ; NA) | 24,87 (16,62 ; 35,12) |
| Survie sans récidive avec un suivi minimum de 48 mois | ||
| Evènements | 212 (46,8 %) | 253 (55,8 %) |
| Hazard ratioa | 0,71 | |
| IC à 95 % | (0,60 ; 0,86) | |
| nivolumab (n = 453) | ipilimumab 10 mg/kg(n = 453) | |
| Médiane (IC à 95 %) en mois | 52,37 (42,51 ; NA) | 24,08 (16,56 ; 35,09) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 70,4 (65,9 ; 74,4) | 60,0 (55,2 ; 64,5) |
| Taux (IC à 95 %) à 18 mois | 65,8 (61,2 ; 70,0) | 53,0 (48,1 ; 57,6) |
| Taux (IC à 95 %) à 24 mois | 62,6 (57,9 ; 67,0) | 50,2 (45,3 ; 54,8) |
| Taux (IC à 95 %) à 36 mois | 57,6 (52,8 ; 62,1) | 44,4 (39,6 ; 49,1) |
| Taux (IC à 95 %) à 48 mois | 51,7 (46,8 ; 56,3) | 41,2 (36,4 ; 45,9) |
| Analyse finale pré-spécifiéeSurvie globale avec un suivi minimum de 48 mois | ||
| Evènements | 100 (22,1 %) | 111 (24,5 %) |
| Hazard ratioa | 0,87 | |
| IC à 95,03 % | (0,66 ; 1,14) | |
| p-value | 0,3148 | |
| Médiane (IC à 95 %) en mois | Non atteinte | Non atteinte |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 96,2 (93,9 ; 97,6) | 95,3 (92,8 ; 96,9) |
| Taux (IC à 95 %) à 18 mois | 91,9 (88,9 ; 94,1) | 91,8 (88,8 ; 94,0) |
| Taux (IC à 95 %) à 24 mois | 88,0 (84,6 ; 90,7) | 87,8 (84,4 ; 90,6) |
| Taux (IC à 95 %) à 36 mois | 81,7 (77,8 ; 85,1) | 81,6 (77,6 ; 85,0) |
| Taux (IC à 95 %) à 48 mois | 77,9 (73,7 ; 81,5) | 76,6 (72,2 ; 80,3) |
a Provenant d’un modèle de risques proportionnels stratifié.
Avec un suivi minimal de 36 mois, l’étude a démontré une amélioration statistiquement significative de la SSR chez les patients randomisés dans le bras nivolumab par rapport au bras ipilimumab
10 mg/kg. Le bénéfice de la SSR était démontré de manière constante dans les sous-groupes, notamment en fonction de l’expression tumorale de PD-L1, du statut du gène BRAF et du stade de la maladie. Avec un suivi minimum de 48 mois, présenté en Figure 2, l’étude a continué à démontrer une amélioration de la SSR dans le bras nivolumab par rapport au bras ipilimumab. Le bénéfice de la SSR a été maintenu entre tous les sous-groupes.
Probabilité de survie sans récidive
Figure 2 : Survie sans récidive (CA209238)
Survie sans récidive (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab | |||||||||||||||||||
| 453 | 395 | 354 | 332 | 311 | 293 | 283 | 271 | 262 | 250 | 245 | 240 | 233 | 224 | 218 | 206 | 147 | 37 | 11 | 0 |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||||
| 453 | 366 | 316 | 273 | 253 | 234 | 220 | 208 | 201 | 191 | 185 | 177 | 171 | 168 | 163 | 154 | 113 | 32 | 10 | 0 |
| - - -△- - - | Nivolumab | ------- | Ipilimumab |
Probabilité de survie globale
Figure 3 : Survie globale (CA209238)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab | ||||||||||||||||||||
| 453 | 450 | 447 | 438 | 427 | 416 | 405 | 388 | 383 | 373 | 366 | 359 | 350 | 341 | 337 | 332 | 324 | 237 | 45 | 1 | 0 |
| Ipilimumab | ||||||||||||||||||||
| 453 | 447 | 442 | 430 | 416 | 407 | 395 | 382 | 373 | 363 | 350 | 345 | 340 | 333 | 322 | 316 | 315 | 218 | 40 | 0 | 0 |
| - - -△- - - | Nivolumab | ------- | Ipilimumab |
Avec un suivi minimum de 48 mois, présenté en Figure 3, la médiane de SG n’était atteinte dans aucun des groupes (HR = 0,87, IC à 95,03 % : 0,66 ; 1,14 ; valeur p : 0,3148). Les données de survie globale sont biaisées par les effets des traitements anti-cancéreux efficaces ultérieurs. Un traitement ultérieur par voie systémique a été reçu par 33 % et 42 % des patients dans les bras nivolumab et ipilimumab, respectivement. L’immunothérapie ultérieure (incluant un traitement par anti-PD1, par anticorps anti-CTLA-4 ou par une autre immunothérapie) a été administrée à 23 % et 34 % des patients dans les bras nivolumab et ipilimumab, respectivement.
La qualité de vie (QdV) avec le nivolumab est restée stable et proche de la valeur de référence lors du traitement, évaluée par des échelles valides et fiables comme l’European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC) QLQ-C30, l’indice d’utilité EQ-5D et l’échelle visuelle analogique (EVA).
Traitement du mélanome avancé
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée versus dacarbazine (CA209066)
La tolérance et l'efficacité de nivolumab 3 mg/kg dans le traitement du mélanome avancé (non résécable ou métastatique) ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en double aveugle (CA209066). L'étude incluait des patients adultes (âgés de 18 ans ou plus) avec un mélanome de
Stade III ou IV BRAF non muté confirmé, naïfs de traitement, et avec un statut de performance ECOG de 0 ou 1. Les patients avec une maladie auto-immune active, un mélanome oculaire, ou des métastases cérébrales ou leptoméningées actives ont été exclus de l’étude.
Un total de 418 patients a été randomisé pour recevoir soit du nivolumab (n = 210) administré pendant 60 minutes par voie intraveineuse, à la dose de 3 mg/kg toutes les 2 semaines, soit de la dacarbazine (n = 208) à la dose de 1 000 mg/m2 toutes les 3 semaines. La randomisation était stratifiée selon le statut PD-L1 de la tumeur et le statut métastatique (M0/M1a/M1b versus M1c). Le traitement était poursuivi tant qu'un bénéfice clinique était observé ou jusqu'à intolérance au traitement. Après progression de la maladie, le traitement était autorisé pour les patients avec un bénéfice clinique et sans événements indésirables substantiels avec le traitement à l'étude, selon le jugement de l'investigateur. Des évaluations de la tumeur ont été effectuées selon les critères RECIST (Response Evaluation Criteria in Solid Tumours), version 1.1, 9 semaines après la randomisation puis toutes les 6 semaines au cours de la première année, et toutes les 12 semaines par la suite. Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était la SG. Les principaux critères secondaires d'évaluation de l'efficacité étaient la SSP et le taux de réponse objective (Objective Response Rate : ORR) évalués par l'investigateur.
Les caractéristiques à l'inclusion étaient équilibrées entre les deux groupes. L'âge médian était de
65 ans (de 18 à 87 ans), 59 % étaient de sexe masculin et 99,5 % étaient de type caucasien. La plupart des patients avaient un statut de performance ECOG de 0 (64 %) ou 1 (34 %). Soixante-et-un pourcent des patients avaient une maladie de stade M1c à l'entrée dans l'étude. Soixante-quatorze pourcent des patients avaient un mélanome cutané, et 11 % avaient un mélanome muqueux ; 35 % des patients avaient un mélanome PD-L1 positif (≥ 5 % d'expression sur la membrane de la cellule tumorale).
Seize pourcent des patients ont reçu un traitement adjuvant antérieur ; le traitement adjuvant le plus fréquent était l'interféron (9 %). Quatre pourcent des patients avaient un antécédent de métastase cérébrale, et 37 % avaient un taux de LDH à l'inclusion plus élevé que la LSN à l'entrée dans l'étude.
Les courbes de Kaplan-Meier pour la SG sont montrées à la Figure 4.
Probabilité de survie
Figure 4 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG (CA209066)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab | ||||||
| 210 | 185 | 150 | 105 | 45 | 8 | 0 |
| Dacarbazine | ||||||
| 208 | 177 | 123 | 82 | 22 | 3 | 0 |
| ----△---- | Nivolumab (événements : 50/210), médiane et IC à 95 % : N.A. |
| - - -- - - | Dacarbazine (événements : 96/208), médiane et IC à 95 % : 10,84 (9,33 ; 12,09) |
Le bénéfice observé en SG a été démontré de façon constante entre les sous-groupes de patients incluant le statut de performance ECOG à l'inclusion, le stade métastatique, l'historique en termes de métastases cérébrales et le niveau de LDH à l'inclusion. Un bénéfice en survie a été observé indépendamment du statut PD-L1 sur les cellules tumorales (seuils d'expression membranaire tumorale de 5 % ou 10 %).
Les données disponibles indiquent que la survenue de l'effet de nivolumab est retardée de telle manière que le bénéfice de nivolumab sur la chimiothérapie peut prendre 2-3 mois.
Les résultats d’efficacité sont montrés dans le Tableau 17.
Tableau 17 : Résultats d'efficacité (CA209066)
| nivolumab (n = 210) | dacarbazine (n = 208) | |
| Survie globale | ||
| Événements | 50 (23,8 %) | 96 (46,2 %) |
| Hazard ratio | 0,42 | |
| IC à 99,79 % | (0,25 ; 0,73) | |
| IC à 95 % | (0,30 ; 0,60) | |
| p-value | < 0,0001 | |
| Médiane (IC à 95 %) | Non atteint | 10,8 (9,33 ; 12,09) |
| Taux (IC à 95 %) | ||
| À 6 mois | 84,1 (78,3 ; 88,5) | 71,8 (64,9 ; 77,6) |
| À 12 mois | 72,9 (65,5 ; 78,9) | 42,1 (33,0 ; 50,9) |
| nivolumab (n = 210) | dacarbazine (n = 208) | ||
| Survie sans progression | |||
| Événements | 108 (51,4 %) | 163 (78,4 %) | |
| Hazard ratio | 0,43 | ||
| IC à 95 % | (0,34 ; 0,56) | ||
| p-value | < 0,0001 | ||
| Médiane (IC à 95 %) | 5,1 (3,48 ; 10,81) | 2,2 (2,10 ; 2,40) | |
| Taux (IC à 95 %) | |||
| À 6 mois | 48,0 (40,8 ; 54,9) | 18,5 (13,1 ; 24,6) | |
| À 12 mois | 41,8 (34,0 ; 49,3) | NA | |
| Réponse objective | 84 (40,0 %) | 29 (13,9 %) | |
| (IC à 95 %) | (33,3 ; 47,0) | (9,5 ; 19,4) | |
| Odds ratio (IC à 95 %) | 4,06 (2,52 ; 6,54) | ||
| p-value | < 0,0001 | ||
| Réponse complète (RC) | 16 (7,6 %) | 2 (1,0 %) | |
| Réponse partielle (RP) | 68 (32,4 %) | 27 (13,0 %) | |
| Maladie stable (MS) | 35 (16,7 %) | 46 (22,1 %) | |
| Durée médiane de réponse | |||
| Mois (intervalle) | Non atteint | (0+ ; 12,5+) | 6,0 (1,1 ; 10,0+) |
| Délai médian de réponse | |||
| Mois (intervalle) | 2,1 (1,2 ; 7,6) | 2,1 (1,8 ; 3,6) | |
« + » indique une donnée censurée.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée versus chimiothérapie (CA209037)
La tolérance et l'efficacité de nivolumab 3 mg/kg dans le traitement du mélanome avancé (non résécable ou métastatique) ont été évaluées dans le cadre d’une étude de phase 3, randomisée, en ouvert (CA209037). L'étude a inclus des patients adultes ayant progressé sous ou après traitement par ipilimumab et, dans le cas de mutation BRAF V600 positive, ayant également progressé sous ou après traitement par inhibiteur de BRAF. Les patients avec une maladie auto-immune active, un mélanome oculaire, des métastases cérébrales ou leptoméningées actives ou avec un antécédent connu d’effets indésirables de grade élevé (Grade 4 selon les critères CTCAE v4.0) liés au traitement par ipilimumab, excepté pour les cas résolus de nausée, fatigue, réactions liées à la perfusion ou endocrinopathies, ont été exclus de l’étude.
Un total de 405 patients a été randomisé, et a reçu soit du nivolumab (n = 272) administré pendant 60 minutes par voie intraveineuse à la dose de 3 mg/kg toutes les 2 semaines, soit une chimiothérapie (n = 133) au choix de l'investigateur, qui consistait soit en l'administration de dacarbazine
(1 000 mg/m2 toutes les 3 semaines), soit en l'administration de carboplatine (ASC 6 toutes les
3 semaines) et paclitaxel (175 mg/m2 toutes les 3 semaines). La randomisation a été stratifiée selon le statut BRAF et PD-L1 de la tumeur, et la meilleure réponse au traitement antérieur par ipilimumab.
Les co-critères principaux d'évaluation de l'efficacité étaient le taux de réponse objective confirmée chez les 120 premiers patients traités par nivolumab, mesuré par un comité de revue radiologique indépendant (IRRC) à l'aide des Critères d'Evaluation de la Réponse dans les Tumeurs Solides RECIST, version 1.1, et la comparaison de la SG du nivolumab à celle de la chimiothérapie. Des critères d'évaluation supplémentaires incluaient la durée et le délai de réponse.
L’âge médian était de 60 ans (de 23 à 88 ans). Soixante-quatre pourcent des patients étaient de sexe masculin et 98 % étaient de type caucasien. Les scores de performance ECOG étaient de 0 pour 61 % des patients, et de 1 pour 39 %. La majorité (75 %) des patients avaient une maladie de stade M1c au début de l'étude. Soixante-treize pourcent des patients avaient un mélanome cutané et 10 % avaient un mélanome muqueux. Le nombre de traitement systémique préalable reçu était de 1 pour 27 % des patients, 2 pour 51 % des patients, et > 2 pour 21 % des patients. Vingt-deux pourcent des patients présentaient des tumeurs BRAF positives et 50 % des patients présentaient des tumeurs considérées comme PD-L1 positives. Soixante-quatre pourcent des patients n’avaient pas présenté de bénéfice clinique antérieur (RC/RP ou MS) sous ipilimumab. Les caractéristiques à l’inclusion étaient équilibrées entre les groupes, à l'exception des proportions de patients avec des antécédents de métastases cérébrales (19 % et 13 % dans les groupes nivolumab et chimiothérapie, respectivement), et de patients avec LDH supérieure à la LSN à l’inclusion (51 % et 35 %, respectivement).
Au moment de cette analyse finale portant sur le taux de réponse objective, les résultats de
120 patients traités par nivolumab et de 47 patients traités par chimiothérapie, ayant eu un minimum de 6 mois de suivi, ont été analysés. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 18.
Tableau 18 : Meilleure réponse globale, délai et durée de réponse (CA209037)
| nivolumab (n = 120) | chimiothérapie (n = 47) | |
| Réponse objective confirmée (IRRC) | 38 (31,7 %) | 5 (10,6 %) |
| (IC à 95 %) | (23,5 ; 40,8) | (3,5 ; 23,1) |
| Réponse complète (RC) | 4 (3,3 %) | 0 |
| Réponse partielle (RP) | 34 (28,3 %) | 5 (10,6 %) |
| Maladie stable (MS) | 28 (23,3 %) | 16 (34,0 %) |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | Non atteint | 3,6 (Non disponible) |
| Délai médian de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 2,1 (1,6 ; 7,4) | 3,5 (2,1 ; 6,1) |
Les données disponibles indiquent que le début de l’effet du nivolumab est retardé de telle sorte que le bénéfice du nivolumab sur la chimiothérapie peut prendre 2-3 mois.
Analyse actualisée (24 mois de suivi)
Parmi tous les patients randomisés, l’ORR était de 27,2 % (IC à 95 % : 22,0 ; 32,9) dans le groupe nivolumab et de 9,8 % (IC à 95 % : 5,3 ; 16,1) dans le groupe chimiothérapie. Les durées médianes de réponse étaient de 31,9 mois (de 1,4+ à 31,9) et de 12,8 mois (de 1,3+ à 13,6+), respectivement. Le HR de la SSP pour le nivolumab par rapport à chimiothérapie était de 1,03 (IC à 95 % : 0,78 ; 1,36).
L’ORR et la SSP ont été évalués par l’IRRC à l'aide des critères RECIST, version 1.1.
Il n'y a pas eu de différence statistiquement significative entre nivolumab et la chimiothérapie lors de l'analyse finale de SG. L'analyse primaire de SG n'a pas été ajustée pour tenir compte des traitements ultérieurs, dont 54 patients (40,6 %) du bras chimiothérapie ayant reçu un traitement par anti-PD1 par la suite. La SG peut être biaisée par le taux de sortie d'étude, le déséquilibre des traitements ultérieurs et les différences dans les facteurs à l'inclusion. Davantage de patients dans le bras nivolumab présentaient des facteurs pronostiques défavorables (taux élevé de LDH et métastases cérébrales) que dans le bras chimiothérapie.
Efficacité selon le statut BRAF : Les réponses objectives au nivolumab (selon la définition du
co-critère primaire) ont été observées chez les patients présentant un mélanome avec ou sans mutation BRAF. Les ORR dans le sous-groupe de patients mutés BRAF étaient de 17 % (IC à 95 % : 8,4 ; 29,0)
pour le nivolumab et de 11 % (IC à 95 % : 2,4 ; 29,2) pour la chimiothérapie, et dans le sous-groupe de patients BRAF sauvages, ils étaient de 30 % (IC à 95 % : 24,0 ; 36,7) et de 9 % (IC à 95 % : 4,6 ; 16,7), respectivement.
Les HR de la SSP pour le nivolumab par rapport à la chimiothérapie étaient de 1,58 (IC à 95 % : 0,87 ; 2,87) chez les patients mutés BRAF et de 0,82 (IC à 95 % : 0,60 ; 1,12) chez les patients BRAF sauvages. Les HR de SG pour le nivolumab par rapport à la chimiothérapie étaient de 1,32 (IC à
95 % : 0,75 ; 2,32) chez les patients BRAF mutés et de 0,83 (IC à 95 % : 0,62 ; 1,11) chez les patients BRAF sauvages.
Efficacité selon l’expression tumorale de PD-L1 : Les réponses objectives au nivolumab ont été observées indépendamment de l’expression tumorale de PD-L1. Le rôle de ce biomarqueur (expression tumorale de PD-L1) n’a toutefois pas été complètement élucidé.
Chez les patients dont l’expression tumorale de PD-L1 était ≥ 1 %, l’ORR était de 33,5 % pour le nivolumab (n = 179 ; IC à 95 % : 26,7 ; 40,9) et de 13,5 % pour la chimiothérapie (n = 74 ; IC à 95 % : 6,7 ; 23,5). Chez les patients dont l’expression tumorale de PD-L1 était < 1 %, l’ORR selon
l’IRRC était de 13,0 % (n = 69 ; IC à 95 % : 6,1 ; 23,3) et de 12,0 % (n = 25 ; IC à 95 % : 2,5 ; 31,2),
respectivement.
Les HR de SSP pour le nivolumab par rapport à la chimiothérapie étaient de 0,76 (IC à 95 % : 0,54 ; 1,07) chez les patients dont l’expression tumorale de PD-L1 était ≥ 1 % et de 1,92 (IC à 95 % : 1,05 ; 3,5) chez les patients dont l’expression tumorale de PD-L1 était < 1 %.
Les HR de SG pour le nivolumab par rapport à la chimiothérapie étaient de 0,69 (IC à 95 % : 0,49 ; 0,96) chez les patients dont l’expression tumorale de PD-L1 était ≥ 1 % et de 1,52 (IC à 95 % : 0,89 ; 2,57) chez les patients dont l’expression tumorale de PD-L1 était < 1 %.
Ces analyses de sous-groupes doivent être interprétées avec prudence compte tenu du faible effectif des sous-groupes et de l'absence de différence statistiquement significative en termes de SG dans l’ensemble de la population randomisée.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 1 d’escalade de dose en ouvert (MDX1106-03)
La tolérance et l'efficacité du nivolumab ont été évaluées dans le cadre d’une étude d'escalade de dose de phase 1, en ouvert, dans plusieurs types de tumeurs, incluant le mélanome malin. Parmi les
306 patients précédemment traités inclus dans l’étude, 107 avaient un mélanome et ont reçu du nivolumab à la dose de 0,1 mg/kg, 0,3 mg/kg, 1 mg/kg, 3 mg/kg, ou 10 mg/kg durant 2 ans maximum. Dans cette population de patients, une réponse objective a été rapportée chez 33 patients (31 %) avec une durée médiane de réponse de 22,9 mois (IC à 95 % : 17,0 ; NR). La SSP médiane était de 3,7 mois (IC à 95 % : 1,9 ; 9,3). La SG médiane était de 17,3 mois (IC à 95 % : 12,5 ; 37,8), et les taux estimés de SG étaient de 42 % (IC à 95 % : 32 ; 51) à 3 ans, de 35 % (IC à 95 % : 26 ; 44) à 4 ans, et de 34 %
(IC à 95 % : 25 ; 43) à 5 ans (suivi minimum de 45 mois).
Formulation intraveineuse
Étude de phase 2 à un bras de traitement (CA209172)
L'étude CA209172 était une étude en ouvert à un seul bras de traitement par nivolumab en monothérapie chez des patients atteints d'un mélanome métastatique de stade III (non résécable) ou de stade IV après un traitement préalable par un anticorps monoclonal anti-CTLA-4. La tolérance était le critère d'évaluation principal et l'efficacité était un critère d'évaluation secondaire. Sur les
1 008 patients traités, 103 (10 %) avaient un mélanome oculaire/uvéal, 66 (7 %) avaient un score de performance ECOG de 2, 165 (16 %) avaient des métastases cérébrales asymptomatiques traitées et non traitées, 13 (1,3 %) avaient des métastases leptoméningées traitées, 25 (2 %) avaient une maladie auto-immune et 84 (8 %) avaient un effet indésirable d’origine immunologique de Grade 3 ou 4 avec un traitement antérieur anti-CTLA-4. Aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié chez tous les
patients traités et le profil de sécurité général du nivolumab était similaire dans les sous-groupes. Les résultats d’efficacité basés sur les taux de réponse évalués par l’investigateur à 12 semaines sont présentés dans le Tableau 19 ci-dessous.
Tableau 19 : Taux de réponse à 12 semaines – tous les patients évaluables par sous-groupe
(CA209172)
| Total | Mélanome oculaire / uvéal | Score de performance ECOG de 2 | Métastases cérébrales | Maladie auto-immune | EI d’origine immunologique de Grade 3 ou 4 avecanti-CTLA-4 | |
| N (%)a | 161/588 (27,4) | 4/61 (6,6) | 4/20 (20,0) | 20/73 (27,4) | 3/16 (18,8) | 13/46 (28,3) |
a Les réponses ont été évaluées selon RECIST, version 1.1 pour 588/1 008 (58,3 %) des patients ayant poursuivi le traitement jusqu’à la semaine 12 et ayant eu un scanner de suivi à la semaine 12.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée avec nivolumab en association à l’ipilimumab ou avec nivolumab en monothérapie vs ipilimumab en monothérapie (CA209067)
La tolérance et l’efficacité du nivolumab 1 mg/kg en association à l’ipilimumab 3 mg/kg ou du nivolumab 3 mg/kg versus l’ipilimumab 3 mg/kg en monothérapie dans le traitement du mélanome avancé (non résécable ou métastatique) ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en double aveugle (CA209067). Les différences entre les deux groupes contenant du nivolumab ont été évaluées de manière descriptive. L’étude a inclus des patients adultes avec un mélanome
non-résécable confirmé de Stade III ou de Stade IV. Les patients devaient avoir un statut de performance ECOG de 0 ou 1. Les patients n’ayant pas reçu de traitement anticancéreux systémique antérieur pour un mélanome non résécable ou métastatique ont été inclus. Un traitement adjuvant ou néoadjuvant antérieur était autorisé s’il était terminé au moins 6 semaines avant la randomisation. Les patients avec une maladie auto-immune active, un mélanome oculaire/uvéal, ou des métastases cérébrales ou leptoméningées actives ont été exclus de l’étude.
Un total de 945 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab en association à l’ipilimumab (n = 314), nivolumab en monothérapie (n = 316), ou ipilimumab en monothérapie (n = 315). Les patients dans le bras en association ont reçu nivolumab à la dose de 1 mg/kg pendant 60 minutes et ipilimumab à la dose de 3 mg/kg pendant 90 minutes, administrés par voie intraveineuse toutes les 3 semaines pour les 4 premières doses, suivi de nivolumab à la dose de 3 mg/kg en monothérapie
toutes les 2 semaines. Les patients dans le bras de nivolumab en monothérapie ont reçu nivolumab à la dose de 3 mg/kg toutes les 2 semaines. Les patients dans le bras comparateur ont reçu ipilimumab à la dose de 3 mg/kg et le placebo correspondant au nivolumab par voie intraveineuse toutes les
3 semaines pour 4 doses, suivi du placebo toutes les 2 semaines. La randomisation était stratifiée selon l’expression de PD-L1 (≥ 5 % vs. < 5 % d’expression sur la membrane de la cellule tumorale), le statut BRAF et le stade métastatique d’après le système des stades de l’AJCC (American Joint Committee on Cancer). Le traitement était poursuivi tant qu'un bénéfice clinique était observé ou jusqu'à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement. Les évaluations tumorales ont été réalisées 12 semaines après la randomisation puis toutes les 6 semaines au cours de la première année, et toutes les
12 semaines par la suite. Les critères principaux d’évaluation étaient la survie sans progression et la SG. L’ORR et la durée de réponse étaient également évalués.
Les caractéristiques à l'inclusion étaient équilibrées entre les trois bras de traitement. L'âge médian était de 61 ans (de 18 à 90 ans), 65 % des patients étaient de sexe masculin et 97 % étaient de type caucasien. Le statut de performance ECOG était de 0 (73 %) ou 1 (27 %). La majorité des patients (93 %) avait une maladie de Stade IV selon l’AJCC ; 58 % avaient un stade métastatique M1c à l’entrée dans l’étude. Vingt-deux pourcent des patients avaient reçu un traitement adjuvant antérieur. Trente-deux pourcent des patients présentaient un mélanome avec une mutation BRAF positive ; 26,5 % des patients avaient ≥ 5 % d'expression de PD-L1 sur la membrane de la cellule tumorale.
Quatre pourcent de patients présentaient des antécédents de métastases cérébrales, et 36 % des patients présentaient un niveau de LDH à l’inclusion plus important que la LSN à l’entrée de l’étude. Parmi les
patients avec une expression tumorale quantifiable de PD-L1, la répartition des patients était équilibrée entre les trois groupes de traitement. L’expression tumorale de PD-L1 était déterminée en utilisant le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx.
Lors de l’analyse primaire (suivi minimum de 9 mois), la SSP médiane était de 6,9 mois dans le bras nivolumab versus 2,9 mois dans le bras ipilimumab (HR = 0,57 ; IC à 99,5 % : 0,43 ; 0,76 ;
p < 0,0001). La SSP médiane était de 11,5 mois dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab,
versus 2,9 mois dans le bras ipilimumab (HR = 0,42 ; IC à 99,5 % : 0,31 ; 0,57 ; p < 0,0001).
Les résultats de SSP de l’analyse descriptive (avec un suivi minimum de 90 mois) sont présentés dans la Figure 5 (toute la population randomisée), la Figure 6 (au seuil de 5 % d’expression de PD-L1) et la Figure 7 (au seuil de 1 % d’expression de PD-L1).
Probabilité de survie sans progression
Figure 5 : Survie sans progression (CA209067)
Survie sans progression évaluée par l'investigateur (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 314 | 175 | 138 | 126 | 112 | 103 | 99 | 93 | 87 | 84 | 78 | 76 | 70 | 66 | 57 | 33 | 1 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 316 | 151 | 120 | 106 | 97 | 84 | 78 | 73 | 69 | 66 | 62 | 57 | 54 | 50 | 44 | 21 | 0 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 315 | 78 | 46 | 34 | 31 | 28 | 21 | 18 | 16 | 15 | 12 | 11 | 10 | 9 | 9 | 7 | 1 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 189/314), médiane et IC à 95 % : 11,50 (8,90 ; 20,04).Taux de SSP à 12 mois et IC à 95 % : 49 % (44 ; 55), taux de SSP à 60 mois et IC à 95 % : 36 % (32 ; 42), taux de SSP à 90 mois et IC à 95 % : 33 % (27 ; 39) |
| ----△---- | Nivolumab (événements : 208/316), médiane et IC à 95 % : 6,93 (5,13 ; 10,18).Taux de SSP à 12 mois et IC à 95 % : 42 % (36 ; 47), taux de SSP à 60 mois et IC à 95 % : 29 % (24 ; 35), taux de SSP à 90 mois et IC à 95 % : 27 % (22 ; 33) |
| - - -- - - | Ipilimumab (événements : 261/315), médiane et IC à 95 % : 2,86 (2,79 ; 3,09).Taux de SSP à 12 mois et IC à 95 % : 18 % (14 ; 23), taux de SSP à 60 mois et IC à 95 % : 8 % (5 ; 12), taux de SSP à 90 mois et IC à 95 % : 7 % (4 ; 11) |
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,42 (0,35 ; 0,51) | |
| Nivolumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,53 (0,44 ; 0,64) | |
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,79 (0,65 ; 0,97) |
Figure 6 : Survie sans progression selon l’expression de PD-L1 : seuil de 5 % (CA209067)
Probabilité de survie sans progression
Expression de PD-L1 < 5 %Survie sans progression (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 210 | 113 | 87 | 78 | 71 | 64 | 60 | 56 | 54 | 52 | 50 | 49 | 45 | 43 | 39 | 22 | 0 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 208 | 91 | 73 | 66 | 60 | 51 | 49 | 46 | 42 | 40 | 38 | 33 | 31 | 29 | 27 | 12 | 0 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 202 | 45 | 26 | 19 | 18 | 16 | 14 | 13 | 11 | 10 | 7 | 6 | 5 | 4 | 4 | 3 | 0 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 127/210), médiane et IC à 95 % : 11,17 (7,98 ; 17,51) |
| ----△---- | Nivolumab (événements : 139/208), médiane et IC à 95 % : 5,39 (2,96 ; 7,13) |
| - - -- - - | Ipilimumab (événements : 171/202), médiane et IC à 95 % : 2,79 (2,76 ; 3,02) |
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,42 (0,33 ; 0,53) | |
| Nivolumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,54 (0,43 ; 0,68) | |
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,77 (0,61 ; 0,98) |
Probabilité de survie sans progression
Expression de PD-L1 ≥ 5 %Survie sans progression (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 68 | 45 | 37 | 35 | 30 | 29 | 29 | 27 | 24 | 23 | 20 | 19 | 17 | 15 | 13 | 8 | 1 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 80 | 52 | 41 | 36 | 33 | 29 | 26 | 24 | 24 | 23 | 21 | 21 | 20 | 18 | 14 | 7 | 0 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 75 | 21 | 14 | 10 | 10 | 9 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 4 | 1 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 36/68), médiane et IC à 95 % : 22,11 (9,72 ; 82,07) | ||||||||||||||||
| ----△---- | Nivolumab (événements : 48/80), médiane et IC à 95 % : 22,34 (9,46 ; 39,13) | ||||||||||||||||
| - - -- - - | I | pilimumab (événements : 60/75), médiane et IC à 95 % : 3,94 (2,79 ; 4,21) | |||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,38 (0,25 ; 0,58) | |||||||||||||||||
| Nivolumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,43 (0,29 ; 0,64) | |||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,89 (0,58 ; 1,35) | |||||||||||||||||
Figure 7 : Survie sans progression selon l’expression de PD-L1 : seuil de 1 % (CA209067)
Probabilité de survie sans progression
Expression de PD-L1 < 1 %Survie sans progression (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 123 | 65 | 51 | 46 | 41 | 38 | 36 | 33 | 31 | 29 | 29 | 28 | 25 | 24 | 21 | 13 | 0 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 117 | 44 | 35 | 33 | 30 | 26 | 24 | 21 | 19 | 17 | 15 | 11 | 11 | 9 | 9 | 5 | 0 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 113 | 20 | 12 | 9 | 9 | 7 | 5 | 5 | 3 | 3 | 3 | 2 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 76/123), médiane et IC à 95 % : 11,17 (6,93 ; 22,18) | ||||||||||||||||
| ----△---- | Nivolumab (événements : 85/117), médiane et IC à 95 % : 2,83 (2,76 ; 5,62) | ||||||||||||||||
| - - -- - - | I | pilimumab (événements : 94/113), médiane et IC à 95 % : 2,73 (2,66 ; 2,83) | |||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,39 (0,28 ; 0,53) | |||||||||||||||||
| Nivolumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,59 (0,44 ; 0,79) | |||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,66 (0,48 ; 0,90) | |||||||||||||||||
Probabilité de survie sans progression
Expression de PD-L1 ≥ 1 %Survie sans progression (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 155 | 93 | 73 | 67 | 60 | 55 | 53 | 50 | 47 | 46 | 41 | 40 | 37 | 34 | 31 | 17 | 1 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 171 | 99 | 79 | 69 | 63 | 54 | 51 | 49 | 47 | 46 | 44 | 43 | 40 | 38 | 32 | 14 | 0 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 164 | 46 | 28 | 20 | 19 | 18 | 14 | 13 | 13 | 12 | 9 | 9 | 9 | 9 | 9 | 7 | 1 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 90/155), médiane et IC à 95 % : 16,13 (8,90 ; 45,08) | ||||||||||||||||
| ----△---- | Nivolumab (événements : 102/171), médiane et IC à 95 % : 16,20 (8,11 ; 27,60) | ||||||||||||||||
| - - -- - - | I | pilimumab (événements : 137/164), médiane et IC à 95 % : 3,48 (2,83 ; 4,17) | |||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,42 (0,32 ; 0,55) | |||||||||||||||||
| Nivolumab vs ipilimumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,45 (0,35 ; 0,59) | |||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - hazard ratio et IC à 95 % : 0,92 (0,69 ; 1,22) | |||||||||||||||||
L’analyse finale (primaire) de la SG a été effectuée lorsque tous les patients avaient un suivi minimum de 28 mois. À 28 mois, la médiane de SG n'a pas été atteinte dans le bras nivolumab comparée aux 19,98 mois observés dans le bras ipilimumab (HR = 0,63 ; IC à 98 % : 0,48 ; 0,81 ;
p-value : < 0,0001). La médiane de SG n'a pas été atteinte dans le bras nivolumab en association à ipilimumab comparée au bras ipilimumab (HR = 0,55 ; IC à 98 % : 0,42 ; 0,72 ; p-value : < 0,0001).
Les résultats de SG lors d’une analyse descriptive complémentaire avec un suivi minimum de 90 mois montrent des résultats cohérents avec l’analyse primaire initiale. Les résultats de SG de cette analyse de suivi sont présentés dans la Figure 8 (ensemble de la population randomisée), dans les Figures 9
et 10 (aux seuils de 5 % et 1 % d’expression de PD-L1).
L’analyse de la SG n’a pas été ajustée pour tenir compte des traitements reçus ultérieurement. Dans les bras ayant reçu l’association, nivolumab en monothérapie et ipilimumab, respectivement, 36,0 %,
49,1 % et 66,3 % des patients ont reçu un traitement systémique ultérieur. Dans les bras ayant reçu l’association, nivolumab en monothérapie et ipilimumab, respectivement, 19,1 %, 34,2 % et 48,3 % des patients ont reçu une immunothérapie ultérieure (incluant un traitement anti-PD1, un anticorps anti-CTLA-4 ou une autre immunothérapie).
Probabilité de survie globale
Figure 8 : Survie globale (CA209067) - Suivi minimum de 90 mois
Survie globale (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 314 | 265 | 227 | 210 | 199 | 187 | 179 | 169 | 163 | 158 | 156 | 153 | 147 | 144 | 141 | 129 | 7 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 316 | 266 | 231 | 201 | 181 | 171 | 158 | 145 | 141 | 137 | 134 | 130 | 126 | 123 | 120 | 107 | 4 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 315 | 253 | 203 | 163 | 135 | 113 | 100 | 94 | 87 | 81 | 75 | 68 | 64 | 63 | 63 | 57 | 5 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 162/314), médiane et IC à 95 % : 72,08 (38,18 ; N.A.)Taux de SG et IC à 95 % à 12 mois : 73 % (68 ; 78), à 24 mois : 64 % (59 ; 69), à 36 mois : 58 % (52 ; 63), à60 mois : 52 % (46 ; 57) et à 90 mois : 48 % (42 ; 53) |
| ----△---- | Nivolumab (événements : 182/316), médiane et IC à 95 % : 36,93 mois (28,25 ; 58,71)Taux de SG et IC à 95 % à 12 mois : 74 % (69 ; 79), à 24 mois : 59 % (53 ; 64), à 36 mois : 52 % (46 ; 57), à60 mois : 44 % (39 ; 50) et à 90 mois : 42 % (36 ; 47) |
| - - -- - - | Ipilimumab (événements : 235/315), médiane et IC à 95 % : 19,94 mois (16,85 ; 24,61)Taux de SG et IC à 95 % à 12 mois : 67 % (61 ; 72), à 24 mois : 45 % (39 ; 50), à 36 mois : 34 % (29 ; 39), à60 mois : 26 % (22 ; 31) et à 90 mois : 22 % (18 ; 27) |
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,53 (0,44 ; 0,65) | |
| Nivolumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,63 (0,52 ; 0,77) | |
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - HR (IC à 95 %) : 0,84 (0,68 ; 1,04) |
Figure 9 : Survie globale selon l’expression de PD-L1 : seuil de 5 % (CA209067) - suivi minimum de 90 mois
Probabilité de survie globale
Expression de PD-L1 < 5 %Survie globale (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 210 | 178 | 146 | 139 | 130 | 123 | 116 | 109 | 106 | 104 | 102 | 100 | 98 | 96 | 96 | 88 | 6 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 208 | 169 | 144 | 123 | 112 | 108 | 102 | 92 | 90 | 88 | 86 | 84 | 83 | 80 | 79 | 70 | 3 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 202 | 158 | 124 | 99 | 80 | 69 | 59 | 57 | 55 | 50 | 46 | 41 | 39 | 38 | 38 | 33 | 0 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 109/210), médiane et IC à 95 % : 65,94 (32,72 ; N.A.) | ||||||||||||||||
| ----△---- | Nivolumab (événements : 121/208), médiane et IC à 95 % : 35,94 mois (23,06 ; 60,91) | ||||||||||||||||
| - - -- - - | Ipilimumab (événements : 157/202), médiane et IC à 95 % : 18,40 mois (13,70 ; 22,51) | ||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,51 (0,40 ; 0,66) | |||||||||||||||||
| Nivolumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,62 (0,49 ; 0,79) | |||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - HR (IC à 95 %) : 0,83 (0,64 ; 1,07) | |||||||||||||||||
Probabilité de survie globale
Expression de PD-L1 ≥ 5 %Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 68 | 56 | 52 | 45 | 45 | 43 | 43 | 41 | 40 | 37 | 37 | 36 | 33 | 32 | 30 | 27 | 1 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 80 | 76 | 69 | 61 | 57 | 53 | 47 | 44 | 43 | 41 | 41 | 40 | 38 | 38 | 36 | 33 | 1 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 75 | 66 | 60 | 46 | 40 | 34 | 32 | 29 | 25 | 24 | 22 | 20 | 19 | 19 | 19 | 18 | 4 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 33/68), médiane et IC à 95 % : N.A. (39,06 ; NA) | ||||||||||||||||
| ----△---- | Nivolumab (événements : 41/80), médiane et IC à 95 % : 64,28 mois (33,64 ; N.A.) | ||||||||||||||||
| - - -- - - | Ipilimumab (événements : 51/75), médiane et IC à 95 % : 28,88 mois (18,10 ; 44,16) | ||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,61 (0,39 ; 0,94) | |||||||||||||||||
| Nivolumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,61 (0,41 ; 0,93) | |||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - HR (IC à 95 %) : 0,99 (0,63, 1,57) | |||||||||||||||||
Figure 10 : Survie globale selon l’expression de PD-L1 : seuil de 1 % (CA209067) - suivi minimum de 90 mois
Probabilité de survie globale
Expression de PD-L1 < 1 %Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 123 | 102 | 82 | 79 | 74 | 70 | 65 | 63 | 62 | 62 | 62 | 60 | 59 | 57 | 56 | 50 | 5 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 117 | 86 | 73 | 62 | 57 | 53 | 49 | 43 | 43 | 42 | 41 | 41 | 40 | 38 | 37 | 33 | 2 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 113 | 87 | 71 | 57 | 44 | 36 | 33 | 32 | 31 | 28 | 27 | 22 | 22 | 22 | 22 | 18 | 0 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 66/123), médiane et IC à 95 % : 61,44 (26,45 ; NA) | ||||||||||||||||
| ----△---- | Nivolumab (événements : 76/117), médiane et IC à 95 % : 23,46 mois (13,01 ; 36,53) | ||||||||||||||||
| - - -- - - | Ipilimumab (événements : 87/113), médiane et IC à 95 % : 18,56 mois (13,67 ; 23,20) | ||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,55 (0,40 ; 0,76) | |||||||||||||||||
| Nivolumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,77 (0,57 ; 1,05) | |||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - HR (IC à 95 %) : 0,71 (0,51 ; 0,99) | |||||||||||||||||
Probabilité de survie globale
Expression de PD-L1 ≥ 1 %Survie globale (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 155 | 132 | 116 | 105 | 101 | 96 | 94 | 87 | 84 | 79 | 79 | 77 | 74 | 72 | 70 | 65 | 2 | - |
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 171 | 159 | 140 | 122 | 112 | 108 | 100 | 93 | 90 | 87 | 86 | 83 | 81 | 80 | 78 | 70 | 2 | - |
| Ipilimumab | |||||||||||||||||
| 164 | 137 | 113 | 88 | 76 | 67 | 58 | 54 | 49 | 46 | 41 | 39 | 36 | 35 | 35 | 33 | 4 | - |
| - - -🞵- - - | Nivolumab+ipilimumab (événements : 76/155), médiane et IC à 95 % : 82,30 (39,06 ; NA) | ||||||||||||||||
| ----△---- | Nivolumab (événements : 86/171), médiane et IC à 95 % : 85,09 mois (39,00 ; N.A.) | ||||||||||||||||
| - - -- - - | Ipilimumab (événements : 121/164), médiane et IC à 95 % : 21,49 mois (16,85 ; 29,08) | ||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,52 (0,39 ; 0,70) | |||||||||||||||||
| Nivolumab vs ipilimumab - HR (IC à 95 %) : 0,52 (0,39 ; 0,69) | |||||||||||||||||
| Nivolumab+ipilimumab vs nivolumab - HR (IC à 95 %) : 1,01 (0,74 ; 1,37) | |||||||||||||||||
Le suivi minimum pour l’analyse de l’ORR était de 90 mois. Les réponses sont résumées dans le Tableau 20.
Tableau 20 : Réponse objective (CA209067)
| nivolumab + ipilimumab (n = 314) | nivolumab (n = 316) | ipilimumab (n = 315) | |
| Réponse objective | 183 (58 %) | 142 (45 %) | 60 (19 %) |
| (IC à 95 %) | (52,6 ; 63,8) | (39,4 ; 50,6) | (14,9 ; 23,8) |
| Odds ratio (vs ipilimumab) | 6,35 | 3,5 | |
| (IC à 95 %) | (4,38 ; 9,22) | (2,49 ; 5,16) | |
| Réponse complète (RC) | 71 (23 %) | 59 (19 %) | 19 (6 %) |
| Réponse partielle (RP) | 112 (36 %) | 83 (26 %) | 41 (13 %) |
| Maladie stable (MS) | 38 (12 %) | 29 (9 %) | 69 (22 %) |
| Durée de réponse | |||
| Médiane (intervalle), en mois | N.A. (69,1-NA) | 90,8 (45,7-NA) | 19,3(8,8-47,4) |
| Proportion ≥ à une durée de 12 mois | 68 % | 73 % | 44 % |
| Proportion ≥ à une durée de 24 mois | 58 % | 63 % | 30 % |
| ORR (IC à 95 %) selon l’expression tumorale de PD-L1 | |||
| < 5 % | 56 % (48,7 ; 62,5)n = 210 | 43 % (36 ; 49,8)n = 208 | 18 % (12,8 ; 23,8)n = 202 |
| ≥ 5 % | 72 % (59,9 ; 82,3)n = 68 | 59 % (47,2 ; 69,6)n = 80 | 21 % (12,7 ; 32,3)n = 75 |
| < 1 % | 54 % (44,4 ; 62,7)n = 123 | 36 % (27,2 ; 45,3)n = 117 | 18 % (11,2 ; 26,0)n = 113 |
| ≥ 1 % | 65 % (56,4 ; 72)n = 155 | 55 % (47,2 ; 62,6)n = 171 | 20 % (13,7 ; 26,4)n = 164 |
Les deux bras contenant du nivolumab ont démontré un bénéfice en SSP et en SG significatif et un ORR plus important comparé à l’ipilimumab seul. Les résultats de SSP observés à 18 mois de suivi et les résultats d’ORR et de SG à 28 mois de suivi ont été systématiquement démontrés entre les
sous-groupes de patients, incluant le statut de performance ECOG à l'inclusion, le statut BRAF, le stade métastatique, l’âge, l'historique en termes de métastases cérébrales et le niveau de LDH à l'inclusion. Cette observation a été maintenue pour les résultats de SG avec un suivi minimum de 90 mois.
Parmi les 131 patients ayant arrêté l’association pour cause d’effet indésirable après 28 mois de suivi, l’ORR était de 71 % (93/131) avec 20 % (26/131) atteignant une réponse complète, et la SG médiane n’était pas atteinte.
Les deux bras contenant du nivolumab ont démontré des taux de réponse objective plus importants qu’avec l’ipilimumab, indépendamment des niveaux d’expression de PD-L1. Les ORR étaient plus élevés pour l’association du nivolumab et de l’ipilimumab par rapport au nivolumab en monothérapie pour tous les niveaux d’expression tumorale de PD-L1 (Tableau 19) après 90 mois de suivi, avec une meilleure réponse globale de la réponse complète coïncidant avec un meilleur taux de survie.
Après 90 mois de suivi, les durées médianes de réponse pour les patients avec un niveau d’expression tumorale de PD-L1 ≥ 5 % étaient de 78,19 mois (de 18,07 à N.A.) dans le bras en association, de 77,21 mois (de 26,25 à N.A.) dans le bras nivolumab en monothérapie et de 31,28 mois (de 6,08 à N.A.) dans le bras ipilimumab. Pour une expression tumorale de PD-L1 < 5 %, les durées médianes de réponse n’étaient pas atteintes (de 61,93 à N.A.) dans le bras en association, étaient de 90,84 mois (de 50,43 à N.A.) dans le bras nivolumab en monothérapie et de 19,25 mois (de 5,32 à 47,44) dans le bras ipilimumab en monothérapie.
Aucun seuil pour l’expression de PD-L1 ne peut être établi de manière fiable en considérant les critères pertinents de réponse tumorale, de SSP et de SG. Les résultats des analyses exploratoires multivariées ont identifié des caractéristiques du patient et de la tumeur (statut de performance ECOG, stade métastatique, LDH à l’inclusion, statut BRAF, statut PD-L1 et sexe) susceptibles de contribuer au résultat en termes de survie.
Efficacité selon le statut BRAF :
Après 90 mois de suivi, les patients avec une mutation BRAF[V600] positive et les patients avec un statut BRAF sauvage randomisés dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab présentaient une SSP médiane de 16,76 mois (IC à 95 % : 8,28 ; 32,0) et 11,7 mois (IC à 95 % : 7,0 ; 19,32), tandis que les patients du bras nivolumab en monothérapie présentaient une SSP médiane de 5,62 mois (IC à 95 % : 2,79 ; 9,46) et de 8,18 mois (IC à 95 % : 5,13 ; 19,55), respectivement. Les patients avec une mutation BRAF [V600] positive et les patients avec un statut BRAF sauvage randomisés dans le bras ipilimumab en monothérapie avaient une médiane de SSP de 3,09 mois (IC à 95 % : 2,79 ; 5,19) et de 2,83 mois (IC à 95 % : 2,76 ; 3,06), respectivement.
Après 90 mois de suivi, les patients avec une mutation BRAF[V600] positive et les patients avec un statut BRAF sauvage randomisés dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab présentaient un ORR de 67,0 % (IC à 95 % : 57,0 ; 75,9 ; n = 103) et 54,0 % (IC à 95 % : 47,1 ; 60,9 ; n = 211), alors
que ceux du bras nivolumab en monothérapie présentaient un ORR de 37,87 % (IC à 95 % : 28,2 ; 48,1 ; n = 98) et 48,2 % (IC à 95 % : 41,4 ; 55,0 ; n = 218), respectivement. Les patients avec une mutation BRAF [V600] positive et les patients avec un statut BRAF sauvage randomisés dans le bras ipilimumab en monothérapie avaient un ORR de 23,0 % (IC à 95 % : 15,2 ; 32,5 ; n = 100) et de
17,2 % (IC à 95 % : 12,4 ; 22,9 ; n = 215).
Après 90 mois de suivi, chez les patients avec une mutation BRAF [V600] positive, la médiane de SG n’était pas atteinte dans le bras en association et était de 45,5 mois dans le bras nivolumab en monothérapie. La médiane de SG pour les patients avec une mutation BRAF [V600] positive dans le bras ipilimumab en monothérapie était de 24,6 mois. Chez les patients avec un statut BRAF sauvage, la médiane de SG était de 39,06 mois dans le bras en association, de 34,37 mois dans le bras nivolumab en monothérapie et de 18,5 mois dans le bras ipilimumab en monothérapie. Les HR de SG pour le nivolumab en association à l’ipilimumab vs nivolumab en monothérapie étaient de 0,66 (IC à 95 % : 0,44 ; 0,98) pour les patients avec une mutation BRAF[V600] positive, et de 0,95 (IC à 95 % : 0,74 ; 1,22) pour les patients avec un statut BRAF sauvage.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 2 randomisée avec nivolumab en association à l’ipilimumab et ipilimumab seul (CA209069)
L’étude CA209069 était une étude randomisée, de phase 2, en double aveugle comparant l’association de nivolumab et d’ipilimumab avec l’ipilimumab seul chez 142 patients atteints d’un mélanome avancé (non résécable ou métastatique) avec des critères d’inclusion similaires à ceux de l’étude CA209067 et l’analyse principale chez les patients atteints d’un mélanome de type BRAF sauvage (77 % des patients). L’ORR évalué par l’investigateur était de 61 % (IC à 95 % : 48,9 ; 72,4) dans le bras en association (n = 72) versus 11 % (IC à 95 % : 3,0 ; 25,4) pour le bras ipilimumab (n = 37). Les taux estimés de SG à 2 et 3 ans étaient de 68 % (IC à 95 % : 56 ; 78) et 61 % (IC à 95 % : 49 ; 71), respectivement pour l’association (n = 73) et de 53 % (IC à 95 % : 36 ; 68) et 44 % (IC
à 95 % : 28 ; 60), respectivement pour ipilimumab (n = 37).
Cancer bronchique non à petites cellules
Traitement néoadjuvant du CBNPC
Formulation intraveineuse
Étude randomisée de phase 3, en ouvert avec nivolumab en association à une chimiothérapie à base de sels de platine vs une chimiothérapie à base de sels de platine (CA209816)
La sécurité et l’efficacité de nivolumab en association à une chimiothérapie à base de sels de platine pendant 3 cycles ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en ouvert (CA209816).
L’étude a inclus des patients présentant un statut de performance ECOG de 0 ou 1, une maladie mesurable (selon les critères RECIST, version 1.1) et dont les tumeurs correspondaient à un CBNPC résécable, histologiquement confirmé, de stade IB (≥ 4 cm), II ou IIIA (selon les critères de stadification de la 7e édition de l’AJCC/Union internationale contre le cancer (UICC)).
Les critères de sélection suivants définissent les patients à haut risque de récidive qui sont inclus dans l’indication thérapeutique et qui représentent une population de patients atteints d’une maladie de stade II à IIIA, selon les critères de stadification de la 7e édition de l’AJCC/UICC : tout patient présentant une taille de tumeur ≥ 5 cm ; tout patient atteint d’une maladie de stade N1 ou N2 (indépendamment de la taille de la tumeur primitive) ; les patients présentant de multiples nodules tumoraux dans le même lobe ou dans d’autres lobes ipsilatéraux ; les patients atteints de tumeurs envahissant les structures thoraciques (envahissant directement la plèvre viscérale, la plèvre pariétale, la paroi thoracique, le diaphragme, le nerf phrénique, la plèvre médiastinale, le péricarde pariétal, le médiastin, le cœur, les gros vaisseaux, la trachée, le nerf laryngé récurrent, l’œsophage, le corps vertébral, la carène) ; ou de tumeurs affectant la bronche souche ; ou de tumeurs associées à une atélectasie ou une pneumopathie inflammatoire obstructive qui se propage à la région hilaire ou affecte l’intégralité du poumon.
L’étude n’a pas inclus de patients présentant une tumeur de stade N2 envahissant également le médiastin, le cœur, les gros vaisseaux, la trachée, le nerf laryngé récurrent, l’œsophage, le corps vertébral, la carène, ou avec un ou plusieurs nodules tumoraux distincts dans un lobe ipsilatéral différent.
Les patients atteints de CBNPC non résécable ou métastatique, présentant des mutations connues de l’EGFR ou des translocations connues ALK (les tests pour les mutations de l’EGFR ou les translocations ALK n’étaient pas obligatoires à l’entrée dans l’étude), d’une neuropathie périphérique de Grade 2 ou supérieur, d’une maladie auto-immune active ou des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique ont été exclus de l’étude. La randomisation était stratifiée selon le niveau d’expression tumorale de PD-L1 (≥ 1 % vs < 1 % ou non quantifiable), le stade de la maladie (IB/II vs IIIA), et le sexe (masculin vs féminin). Les patients ont été inclus quel que soit le statut
PD-L1 de leur tumeur. L’expression tumorale de PD-L1 était déterminée en utilisant le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx.
Un total de 358 patients a été randomisé pour recevoir nivolumab en association à une chimiothérapie à base de sels de platine (n = 179) ou une chimiothérapie à base de sels de platine (n = 179). Les patients du bras nivolumab en association à une chimiothérapie à base de sels de platine ont reçu
360 mg de nivolumab administrés par voie intraveineuse en 30 minutes en association à une chimiothérapie à base de sels de platine toutes les 3 semaines pendant un maximum de 3 cycles. Les patients du bras chimiothérapie ont reçu une chimiothérapie à base de sels de platine administrée toutes les 3 semaines pendant un maximum de 3 cycles. La chimiothérapie à base de sels de platine comprenait, selon le choix de l’investigateur : paclitaxel 175 mg/m2 ou 200 mg/m2 et carboplatine (ASC de 5 ou 6, toutes histologies) ; pémétrexed 500 mg/m2 et cisplatine 75 mg/m2 (histologie non épidermoïde) ; ou gemcitabine 1 000 mg/m2 ou 1 250 mg/m2 et cisplatine 75 mg/m2 (histologie épidermoïde). Dans le bras chimiothérapie, deux options supplémentaires de schéma thérapeutique comprenaient : vinorelbine 25 mg/m2 ou 30 mg/m2 et cisplatine 75 mg/m2 ; ou docétaxel 60 mg/m2 ou 75 mg/m2 et cisplatine 75 mg/m2 (toutes histologies).
Les évaluations tumorales ont été réalisées à l’inclusion, dans les 14 jours suivant la chirurgie, toutes les 12 semaines après la chirurgie pendant 2 ans, puis tous les 6 mois pendant 3 ans, et une fois par an pendant 5 ans jusqu’à la récidive ou la progression de la maladie. Les critères principaux d’efficacité étaient la survie sans événement (SSE) selon l’évaluation de la revue indépendante centralisée en aveugle (Blinded Independent Central Review, BICR) et le taux de réponse complète pathologique (RCp) selon une revue anatomopathologique indépendante en aveugle (Blinded Independent Pathology Review, BIPR). La SG était le principal critère secondaire d’efficacité et les critères d’évaluation exploratoires comprenaient la faisabilité de la chirurgie.
Les caractéristiques à l’inclusion chez la population en ITT étaient généralement équilibrées entre les groupes de traitement. L’âge médian était de 65 ans (de 34 à 84 ans) avec 51 % des patients âgés
de ≥ 65 ans et 7 % des patients âgés de ≥ 75 ans ; 50 % des patients étaient d’origine asiatique, 47 % étaient de type caucasien et 71 % étaient de sexe masculin. Le statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (67 %) ou de 1 (33 %) ; 50 % des patients présentaient un statut PD-L1 ≥ 1 % et 43 % des patients présentaient un statut PD-L1 < 1 % ; 5 % présentaient une maladie de stade IB,
17 % de stade IIA, 13 % de stade IIB et 64 % de stade IIIA ; 51 % présentaient une histologie épidermoïde et 49 % une histologie non épidermoïde ; et 89 % étaient d’anciens ou d’actuels fumeurs. La chirurgie définitive a été réalisée chez 83 % des patients du bras nivolumab en association à une chimiothérapie et chez 75 % des patients dans le bras chimiothérapie. Le traitement adjuvant systémique a été reçu par 14,8 % des patients du bras nivolumab en association à une chimiothérapie et par 25 % des patients dans le bras chimiothérapie.
Lors de l’analyse finale de la RCp et de l’analyse intermédiaire pré-spécifiée de la SSE (suivi minimum de 21 mois) réalisées chez tous les patients randomisés, une amélioration statistiquement significative de la RCp et de la SSE a été démontrée pour les patients randomisés du bras nivolumab en association à une chimiothérapie comparé à la chimiothérapie seule. Le taux de réponse RCp était de 24 % dans le bras nivolumab en association à une chimiothérapie et de 2,2 % dans le bras chimiothérapie (différence de la RCp : 21,6 ; IC à 99 % : 13,0 ; 30,3 ; odds ratio de la RCp : 13,9 ; IC à 99 % : 3,49 ; 55,75 ; p-value stratifiée < 0,0001). La SSE médiane était de 31,6 mois dans le bras nivolumab en association à une chimiothérapie et de 20,8 mois dans le bras chimiothérapie
(HR = 0,63 ; IC à 97,38 % : 0,43 ; 0,91 ; p-value log-rank stratifié de 0,0052). Lors d’une analyse intermédiaire pré-spécifiée, le HR pour la SG (suivi minimum de 21 mois) était de 0,57 (IC
à 99,67 % : 0,30 ; 1,07) pour le nivolumab en association à une chimiothérapie par rapport à une chimiothérapie seule.
Lors de l’analyse finale de la SG avec un suivi minimum de 59,9 mois, le HR pour la SG était de 0,72 (IC à 95,18 % : 0,52 ; 1,00) avec une p-value statistiquement significative de 0,0479 (test du log-rank stratifié) pour le nivolumab en association à une chimiothérapie par rapport à une chimiothérapie seule.
Analyse exploratoire des sous-groupes selon l’expression tumorale de PD-L1 et le stade de la maladie Les principaux résultats d’efficacité pour le sous-groupe de patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % et une maladie de stade II-IIIA à partir d’une analyse exploratoire ayant un suivi minimum de 32,9 mois sont présentés dans le Tableau 21.
Tableau 21 : Résultats d’efficacité chez les patients présentant une expression tumorale PD-L1 ≥ 1 % et une maladie de stade II-IIIA* (CA209816)
| nivolumab + chimiothérapie (n = 81) | chimiothérapie (n = 86) | |
| Survie sans événement selon le BICR | ||
| Événements | 22 (27,2 %) | 39 (45,3 %) |
| Hazard ratioa (IC à 95 %) | 0,49(0,29 ; 0,83) | |
| Médiane (mois)b (IC à 95 %) | NA (44,42 ; NA) | 26,71(13,40 ; NA) |
| nivolumab + chimiothérapie (n = 81) | chimiothérapie (n = 86) | |
| Réponse pathologique complète selon le BIPR | ||
| Réponses | 26 (32,1 %) | 2 (2,3 %) |
| IC à 95 %c | (22,2 ; 43,4) | (0,3 ; 8,1) |
| Différence de RCp (IC à 95 %)d | 29,8 % (19,0 ; 40,7) | |
a Sur la base d’un modèle à risques proportionnels de Cox non stratifié.
b Estimation de Kaplan-Meier.
c Sur la base de la méthode de Clopper et Pearson.
d L’intervalle de confiance bilatéral à 95 % pour la différence non pondérée a été calculé à l’aide de la méthode de Newcombe.
* Critères de stadification de la 7e édition de l’AJCC/UICC.
Le suivi minimum pour la SSE était de 32,9 mois, gel des données du 6 septembre 2022 RCp, gel des données : 28 juillet 2020
Les courbes de Kaplan-Meier pour la SSE pour le sous-groupe de patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % et une maladie de stade II-IIIA, avec un suivi minimum de 32,9 mois, sont présentées dans la Figure 11.
Probabilité de survie sans événement selon le BICR
Figure 11 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SSE chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % et une maladie de stade II-IIIA (CA209816)
Survie sans événement selon le BICR (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + chimiothérapie | ||||||||||||||||||
| 81 | 69 | 62 | 59 | 58 | 55 | 53 | 51 | 51 | 50 | 47 | 37 | 32 | 21 | 10 | 5 | 1 | 1 | 0 |
| Chimiothérapie | ||||||||||||||||||
| 86 | 71 | 60 | 52 | 44 | 40 | 38 | 36 | 34 | 31 | 30 | 23 | 18 | 14 | 7 | 6 | 1 | 1 | 0 |
| | Nivolumab + chimiothérapie (événements : 22/81), médiane et IC à 95 % : NA (44,42 ; NA) |
| - - -△- - - | Chimiothérapie (événements : 39/86), médiane et IC à 95 % : 26,71 (13,40 ; NA) |
Basée sur le gel des données du 6 septembre 2022, suivi minimum de 32,9 mois
Au moment de l’analyse actualisée de la SSE, une analyse intermédiaire de la SG a été réalisée (suivi minimum de 32,9 mois). Le HR descriptif et exploratoire pour la SG chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % et une maladie de stade II-IIIA était de 0,43 (IC à 95 % : 0,22 ; 0,83) pour le nivolumab en association à une chimiothérapie par rapport à une chimiothérapie seule.
Lors de l’analyse finale (suivi minimum de 59,9 mois), le HR pour la SG chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % et une maladie de stade II-IIIA était de 0,59 (IC à 95 % : 0,35 ; 0,98) pour le nivolumab en association à une chimiothérapie par rapport à une chimiothérapie seule. Les courbes de Kaplan-Meier correspondantes pour la SG sont présentées à la Figure 12.
Figure 12 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % et une maladie de stade II-IIIA (CA209816)
Probabilité de survie globale
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + chimiothérapie | ||||||||||||||||||||||||||||
| 81 | 80 | 76 | 76 | 74 | 73 | 71 | 69 | 69 | 69 | 68 | 68 | 67 | 66 | 64 | 63 | 61 | 61 | 61 | 59 | 59 | 48 | 35 | 23 | 12 | 7 | 3 | 1 | 0 |
| Chimiothérapie | ||||||||||||||||||||||||||||
| 86 | 85 | 81 | 80 | 78 | 75 | 69 | 63 | 61 | 58 | 57 | 57 | 57 | 54 | 53 | 52 | 49 | 49 | 49 | 47 | 45 | 38 | 30 | 22 | 15 | 6 | 2 | 0 | 0 |
| | Nivolumab + chimiothérapie (événements : 24/81), médiane et IC à 95 % : NA (71,59 ; NA) |
| - - -△- - - | Chimiothérapie (événements : 38/86), médiane et IC à 95 % : 73,72 (47,34 ; NA) |
Basée sur le gel des données du 23 janvier 2025, suivi minimum de 59,9 mois
Traitement néoadjuvant et adjuvant du CBNPC
Formulation intraveineuse
Étude randomisée de phase 3, en double aveugle de nivolumab en tant que traitement néoadjuvant en association à une chimiothérapie à base de sels de platine vs une chimiothérapie à base de sels de platine et de nivolumab en tant que traitement adjuvant en monothérapie vs placebo (CA20977T)
La sécurité et l’efficacité du nivolumab en association à une chimiothérapie à base de sels de platine pendant 4 cycles, suivi de nivolumab en monothérapie, ont été évaluées dans une étude randomisée, en double aveugle (CA20977T). L’étude a inclus des patients présentant un statut de performance ECOG de 0 ou 1 et dont les tumeurs correspondaient à un CBNPC résécable, suspecté ou histologiquement confirmé, de stade IIA (> 4 cm) à IIIB (T3-T4 N2) (d’après la 8e édition du manuel de stadification de l’AJCC [American Joint Committee on Cancer]). Les patients ont été inclus quel que soit le statut
PD-L1 de leur tumeur.
Les critères de sélection suivants définissent les patients à haut risque de récidive qui sont inclus dans l’indication thérapeutique et représentatifs d'une population de patients atteints d’une maladie de stade IIA à IIIB, selon les critères de stadification de la 8e édition de l’AJCC/UICC : tout patient présentant une taille de tumeur > 4 cm ; tout patient atteint d’une maladie de stade N1 ou N2 (indépendamment de la taille de la tumeur primitive) ; les patients présentant de multiples nodules tumoraux dans le même lobe ou dans d’autres lobes ipsilatéraux ; les patients atteints de tumeurs envahissant les structures thoraciques (envahissant directement la plèvre viscérale, la plèvre pariétale, la paroi thoracique, le diaphragme, le nerf phrénique, la plèvre médiastinale, le péricarde pariétal, le médiastin, le cœur, les gros vaisseaux, la trachée, le nerf laryngé récurrent, l’œsophage, le corps vertébral, la carène) ; ou de tumeurs affectant la bronche souche ; ou de tumeurs associées à une atélectasie ou une pneumopathie obstructive qui se propage à la région hilaire ou affecte l’intégralité du poumon.
Les patients atteints de CBNPC non résécable ou métastatique, présentant des mutations de l’EGFR ou des translocations connues ALK (les tests pour les translocations ALK n’étaient pas obligatoires à l’entrée dans l’étude), des métastases cérébrales, une neuropathie périphérique de Grade 2 ou supérieur, une pneumopathie interstitielle diffuse ou une pneumopathie non infectieuse active (symptomatique et/ou nécessitant un traitement), une maladie auto-immune active ou des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique ont été exclus de l’étude.
Un total de 461 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab en association à une chimiothérapie à base de sels de platine suivi de nivolumab en monothérapie (n = 229), soit une chimiothérapie à base de sels de platine suivie d’un placebo (n = 232). Lors de la phase néoadjuvante, les patients ont reçu soit 360 mg de nivolumab administrés par voie intraveineuse en 30 minutes et un doublet de chimiothérapie à base de sels de platine administré toutes les 3 semaines, soit un placebo et un doublet de chimiothérapie à base de sels de platine administrés toutes les 3 semaines jusqu’à progression de la maladie ou apparition d’une toxicité inacceptable, pendant un maximum de 4 cycles. Les patients des deux bras de traitement pouvaient recevoir une radiothérapie postopératoire en tant que traitement standard. Lors de la phase adjuvante, dans les 90 jours suivant la chirurgie, les patients ont reçu soit 480 mg de nivolumab administrés par voie intraveineuse en 30 minutes toutes les
4 semaines, soit un placebo administré toutes les 4 semaines jusqu’à progression de la maladie, récidive ou apparition d’une toxicité inacceptable, pendant un maximum de 13 cycles. La chimiothérapie à base de sels de platine comprenait : paclitaxel 175 mg/m2 ou 200 mg/m2 et carboplatine ASC de 5 ou 6 (toutes histologies) ; pémétrexed 500 mg/m2 et cisplatine 75 mg/m2 ou carboplatine ASC de 5 ou 6 (histologie non épidermoïde) ; ou cisplatine 75 mg/m2 et docétaxel
75 mg/m2 (histologie épidermoïde).
Les facteurs de stratification pour la randomisation étaient le taux d’expression tumorale de PD-L1 (≥ 1 % versus < 1 % versus indéterminée/non évaluable), le stade de la maladie (stade II versus stade III) et l’histologie de la tumeur (épidermoïde versus non épidermoïde). Les taux d’expression tumorale de PD-L1 ont été évalués à l’aide du test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx. Les évaluations tumorales ont été réalisées à l’inclusion, dans les 14 jours suivant la dernière dose de traitement néoadjuvant et avant la chirurgie, dans les 7 jours précédant le début du traitement adjuvant après la chirurgie, toutes les 12 semaines après la première dose de traitement adjuvant pendant 2 ans, puis toutes les 24 semaines pendant 5 ans maximum jusqu’à la récidive ou la progression de la maladie confirmée par le BICR.
Parmi les 442 patients de l’étude CA20977T, 256 (58 %) présentaient une expression tumorale de
PD-L1 ≥ 1 % d’après le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx. L’âge médian était de 66 ans (de 35 à 86 ans) avec 55 % des patients âgés de ≥ 65 ans et 7 % des patients âgés de ≥ 75 ans ; 69 % des patients étaient de type caucasien, 28 % étaient d’origine asiatique, 2 % étaient noirs et 75 % étaient de sexe masculin. Le statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (59 %) ou 1 (41 %) ; 36 % présentaient une maladie de stade II et 63 % de stade III ; 24 % étaient de stade N1 et 39 % de stade N2 ; 25 % présentaient une seule station ganglionnaire envahie et 14 % plusieurs stations ganglionnaires envahies ; 61 % avaient des tumeurs présentant une histologie épidermoïde et 39 % une histologie non épidermoïde ; et 91 % étaient d’anciens ou d’actuels fumeurs.
Soixante-dix-huit pourcent des patients inclus dans le bras nivolumab en tant que traitement néoadjuvant en association à un doublet de chimiothérapie à base de sels de platine suivi de nivolumab en tant que traitement adjuvant ont eu une chirurgie définitive, contre 77 % des patients inclus dans le bras placebo en tant que traitement néoadjuvant et doublet de chimiothérapie à base de sels de platine suivi d’un placebo. Environ 5 % des patients de chaque bras de traitement ont reçu une radiothérapie postopératoire.
Le critère principal d’efficacité était la survie sans événement (SSE) selon l’évaluation du BICR. Les autres critères d’efficacité incluaient la survie globale (SG), la réponse complète pathologique (RCp) et la réponse majeure pathologique selon une revue anatomopathologique indépendante en aveugle (BIPR).
Lors d’une analyse intermédiaire pré-spécifiée de l’ensemble des patients randomisés, avec une médiane de suivi de 25,4 mois (15,7 à 44,2 mois), l’étude a montré une amélioration statistiquement significative de la SSE. La SSE médiane n’a pas été atteinte (IC à 95 % : 28,94, NE) dans le bras nivolumab en association à une chimiothérapie/nivolumab, et était de 18,43 mois (IC à 95 % : 13,63 à 28,06) dans le bras placebo avec chimiothérapie/placebo (HR = 0,58 ; IC à 97,36 % : 0,42 à 0,81 ;
p-value log-rank stratifié de 0,00025). Lors d’une analyse intermédiaire pré-spécifiée de l’ensemble des patients randomisés, avec une médiane de suivi de 41 mois (31,3 à 59,8 mois), la SG médiane n’a été atteinte dans aucun des deux bras (bras nivolumab associé à une chimiothérapie/nivolumab et bras placebo avec chimiothérapie/placebo [HR = 0,85 ; IC à 97,63 % : 0,58 à 1,25]).
Analyse exploratoire des sous-groupes selon l’expression tumorale de PD-L1
Les SSE pour le sous-groupe de patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 %, avec un suivi médian de 41 mois (de 31,3 à 59,8 mois), sont présentées dans le Tableau 22 et la Figure 13.
Tableau 22 : Résultats d’efficacité chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % (CA20977T)
| nivolumab avec chimiothérapie/nivolumab (n = 128) | placebo avec chimiothérapie/placebo (n = 128) | |
| Survie sans événement (SSE) selon le BICR | ||
| Événements (%) | 47 (37 %) | 70 (55 %) |
| Médiane (mois)a | 46,55 | 15,08 |
| (IC à 95 %) | (35,81 ; NE) | (9,33 ; 31,41) |
| Hazard ratiob | 0,53 | |
| (IC à 95 %) | (0,36 ; 0,76) | |
NE = non estimable
Le suivi minimum pour la SSE était de 31,3 mois, gel des données du 11 novembre 2024.
a Estimation de Kaplan-Meier.
b Sur la base d’un modèle à risques proportionnels de Cox non stratifié.
Probabilité de survie sans événement selon le BICR
Figure 13 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SSE chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % (CA20977T)
Survie sans événement selon le BICR (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + chimiothérapie/Nivolumab | ||||||||||||||||||||
| 128 | 119 | 95 | 89 | 83 | 80 | 78 | 75 | 73 | 70 | 61 | 55 | 44 | 35 | 17 | 11 | 2 | 1 | 1 | 1 | 0 |
| Placebo + chimiothérapie/Placebo | ||||||||||||||||||||
| 128 | 110 | 87 | 68 | 57 | 54 | 46 | 44 | 42 | 42 | 40 | 36 | 23 | 20 | 9 | 8 | 2 | 1 | 0 | 0 | 0 |
| △ | Nivolumab + chimiothérapie/Nivolumab (événements : 47/128), médiane et IC à 95 % : 46,55 (35,81 ; NE) |
| - - -- - - | Placebo + chimiothérapie/Placebo (événements : 70/128), médiane et IC à 95 % : 15,08 (9,33 ;31,41) |
Basée sur le gel des données du 11 novembre 2024, suivi minimum de 31,3 mois
Au moment de l’analyse actualisée de la SSE, une analyse intermédiaire de la SG a été réalisée (suivi minimum de 31,3 mois). Le HR descriptif et exploratoire pour la SG chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % était de 0,61 (IC à 95 % : 0,39 ; 0,97) pour le bras nivolumab en association à une chimiothérapie/nivolumab par rapport au bras placebo avec chimiothérapie/placebo. Les courbes de Kaplan-Meier pour la SG pour le sous-groupe de patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % sont présentées à la Figure 14.
Probabilité de survie globale
Figure 14 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % (CA20977T)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + chimiothérapie/Nivolumab | ||||||||||||||||||||
| 128 | 123 | 114 | 108 | 103 | 99 | 96 | 94 | 92 | 90 | 90 | 80 | 67 | 55 | 42 | 26 | 15 | 4 | 2 | 1 | 0 |
| Placebo + chimiothérapie/Placebo | ||||||||||||||||||||
| 128 | 126 | 116 | 106 | 101 | 96 | 88 | 86 | 77 | 77 | 73 | 65 | 54 | 36 | 25 | 17 | 10 | 5 | 4 | 0 | 0 |
| △ | Nivolumab + chimiothérapie/Nivolumab (événements : 31/128), médiane et IC à 95 % : NA |
| - - -- - - | Placebo + chimiothérapie/Placebo (événements : 46/128), médiane et IC à 95 % : NA (38,08 ; NE) |
Basée sur le gel des données du 11 novembre 2024, suivi minimum de 31,3 mois
Traitement du CBNPC après une chimiothérapie antérieure
CBNPC de type épidermoïde
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée versus docétaxel (CA209017)
La tolérance et l'efficacité de nivolumab 3 mg/kg en monothérapie dans le traitement du CBNPC de type épidermoïde localement avancé ou métastatique ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en ouvert (CA209017). L'étude a inclus des patients (âgés de 18 ans ou plus) dont la maladie avait progressé pendant ou après une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine et avec un statut de performance ECOG de 0 ou 1. Les patients ont été inclus indépendamment du statut PD-L1 de leur tumeur. Les patients présentant une maladie auto-immune active, une pneumopathie interstitielle diffuse symptomatique ou des métastases cérébrales actives ont été exclus de l’étude. Les patients présentant des métastases cérébrales traitées étaient éligibles si 2 semaines au moins avant l’inclusion leur état neurologique était revenu à l’état initial, et que soit ils ne recevaient plus de corticoïdes, soit ils étaient en phase de stabilisation ou de décroissance de la corticothérapie à une dose de < 10 mg par jour de prednisone ou équivalents.
Un total de 272 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab à la posologie de 3 mg/kg
(n = 135) administré pendant 60 minutes par voie intraveineuse toutes les 2 semaines, soit docétaxel (n = 137) à la posologie de 75 mg/m2 toutes les 3 semaines. Le traitement était poursuivi tant qu'un bénéfice clinique était observé ou jusqu'à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement. Les évaluations tumorales ont été réalisées selon les critères RECIST, version 1.1, 9 semaines après la
randomisation puis toutes les 6 semaines. Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était la SG. Les principaux critères secondaires de l'efficacité étaient l’ORR et la SSP évalués par les investigateurs. L'amélioration des symptômes et de l'état de santé général ont été évalués en utilisant le score LCSS (Lung cancer symptom score), l'indice moyen de pénibilité des symptômes et l'échelle visuelle analogique EQ-5D (EQ-VAS), respectivement.
Les caractéristiques à l'inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux bras. L'âge moyen était de 63 ans (de 39 à 85 ans), dont 44 % ≥ 65 ans et 11 % ≥ 75 ans. La majorité des patients était de type caucasien (93 %) et de sexe masculin (76 %). Trente-et-un pourcent avaient une progression de la maladie pour meilleure réponse au traitement antérieur le plus récent, et 45 % ont reçu nivolumab dans les 3 mois suivant la fin de leur traitement antérieur le plus récent. Le statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (24 %) ou 1 (76 %).
Les courbes de Kaplan-Meier pour la SG sont présentées dans la Figure 15.
Probabilité de survie
Figure 15 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG (CA209017)
Survie globale (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab 3 mg/kg | ||||||||
| 135 | 113 | 86 | 69 | 52 | 31 | 15 | 7 | 0 |
| Docétaxel | ||||||||
| 137 | 103 | 68 | 45 | 30 | 14 | 7 | 2 | 0 |
| ----△---- | Nivolumab 3 mg/kg (événements : 86/135), médiane et IC à 95 % : 9,23 (7,33 ; 13,27) |
| - - -- - - | Docétaxel (événements : 113/137), médiane et IC à 95 % : 6,01 (5,13 ; 7,33) |
Le bénéfice observé en SG a été démontré de façon constante entre les sous-groupes de patients. Un bénéfice en survie a été observé indépendamment du statut PD-L1 positif ou négatif de la tumeur (seuils d'expression membranaire tumorale de 1 %, 5 % ou 10 %). Cependant, le rôle de ce biomarqueur (expression tumorale de PD-L1) n'a pas été complètement élucidé. Avec un suivi minimum de 62,6 mois, le bénéfice en SG demeure toujours démontré entre les sous-groupes.
L'étude CA209017 incluait un nombre limité de patients âgés de ≥ 75 ans (11 dans le groupe nivolumab et 18 dans le groupe docétaxel). Nivolumab a montré moins d’effet en valeur numérique sur la SG (HR 1,85 ; IC à 95 % : 0,76 ; 4,51), la SSP (HR = 1,76 ; IC à 95 % : 0,77 ; 4,05) et l’ORR
(9,1 % contre 16,7 %). En raison de la petite taille de l'échantillon, aucune conclusion définitive ne peut être tirée de ces données.
Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 23.
Tableau 23 : Résultats d’efficacité (CA209017)
| nivolumab (n = 135) | docétaxel (n = 137) | |
| Analyse principaleSuivi minimum : 10,6 mois | ||
| Survie globale | ||
| Événements | 86 (63,7 %) | 113 (82,5 %) |
| Hazard ratio | 0,59 | |
| IC à 96,85 % | (0,43 ; 0,81) | |
| p-value | 0,0002 | |
| Médiane (IC à 95 %) en mois | 9,23 (7,33 ; 13,27) | 6,01 (5,13 ; 7,33) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 42,1 (33,7 ; 50,3) | 23,7 (16,9 ; 31,1) |
| Réponse objective confirmée | 27 (20,0 %) | 12 (8,8 %) |
| (IC à 95 %) | (13,6 ; 27,7) | (4,6 ; 14,8) |
| Odds ratio (IC à 95 %) | 2,64 (1,27 ; 5,49) | |
| p-value | 0,0083 | |
| Réponse complète (RC) | 1 (0,7 %) | 0 |
| Réponse partielle (RP) | 26 (19,3 %) | 12 (8,8 %) |
| Maladie stable (MS) | 39 (28,9 %) | 47 (34,3 %) |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | Non atteint (2,9–20,5+) | 8,4 (1,4+-15,2+) |
| Délai médian de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 2,2 (1,6 ; 11,8) | 2,1 (1,8 ; 9,5) |
| Survie sans progression | ||
| Événements | 105 (77,8 %) | 122 (89,1 %) |
| Hazard ratio | 0,62 | |
| IC à 95 % | (0,47 ; 0,81) | |
| p-value | < 0,0004 | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois) | 3,48 (2,14 ; 4,86) | 2,83 (2,10 ; 3,52) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 20,8 (14,0 ; 28,4) | 6,4 (2,9 ; 11,8) |
| Analyse actualiséeSuivi minimum : 24,2 mois | ||
| Survie globalea | ||
| Evénements | 110 (81,4 %) | 128 (93,4 %) |
| Hazard ratio | 0,62 | |
| IC à 95 % | (0,47 ; 0,80) | |
| Taux (IC à 95 %) à 24 mois | 22,9 (16,2 ; 30,3) | 8 (4,3 ; 13,3) |
| Réponse objective confirmée | 20,0 % | 8,8 % |
| (IC à 95 %) | (13,6 ; 27,7) | (4,6 ; 14,8) |
| nivolumab (n = 135) | docétaxel (n = 137) | |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 25,2 (2,9 ; 30,4) | 8,4 (1,4+ ; 18,0+) |
| Survie sans progression | ||
| Taux (IC à 95 %) à 24 mois | 15,6 (9,7 ; 22,7) | Tous les patients avaient soit progressé, soit étaient censurés ou perdus de vue |
| Analyse actualiséeSuivi minimum : 62,6 mois | ||
| Survie globalea | ||
| Evénements | 118 (87,4 %) | 133 (97,1 %) |
| Hazard ratio | 0,62(0,48, 0,79) | |
| IC à 95 % | ||
| Taux (IC à 95 %) à 60 mois | 12,3 (7,4 ; 18,5) | 3,6 (1,4 ; 7,8) |
| Réponse objective confirmée | 20,0 % | 8,8 % |
| (IC à 95 %) | (13,6 ; 27,7) | (4,6 ; 14,8) |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 25,2 (2,9 ; 70,6+) | 7,5 (0,0+ ; 18,0+) |
| Survie sans progression | ||
| Taux (IC à 95 %) à 60 mois | 9,4 (4,8 ; 15,8) | Tous les patients avaient soit progressé, soit étaient censurés ou perdus de vue |
a Six patients (4 %) randomisés dans le bras docétaxel ont été autorisés à recevoir à tout moment un traitement par nivolumab.
“+” Indique une donnée censurée.
Le taux d'amélioration des symptômes liés à la maladie, mesuré par le score LCSS (Lung Cancer Symptom Score), était similaire entre le bras nivolumab (18,5 %) et le bras docétaxel (21,2 %). La moyenne EQ-VAS a augmenté au fil du temps pour les deux groupes de traitement, suggérant un meilleur état de santé global pour les patients restants sous traitement.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 2 monobras (CA209063)
L'étude CA209063 était une étude monobras, en ouvert, menée chez 117 patients avec un CBNPC de type épidermoïde localement avancé ou métastatique après au moins deux lignes de traitement ; par ailleurs les critères d'inclusion étaient similaires à ceux appliqués dans l'étude CA209017. Nivolumab 3 mg/kg a montré un ORR de 14,5 % (IC à 95 % : 8,7 à 22,2 %), une survie globale médiane de
8,21 mois (IC à 95 % : 6,05 à 10,9 mois), et une SSP médiane de 1,87 mois (IC à 95 % : 1,77 à 3,15 mois). La SSP a été mesurée selon les critères RECIST, version 1.1. Le taux de survie estimé à 1 an était de 41 %.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 2 monobras (CA209171)
L’étude CA209171 était une étude en ouvert à un seul bras de traitement par nivolumab en monothérapie chez des patients atteints d’un CBNPC épidermoïde avancé ou métastatique préalablement traités. La tolérance était le critère d'évaluation principal et l'efficacité était un critère d'évaluation secondaire. Sur les 811 patients traités, 103 (13 %) avaient un score de performance ECOG de 2, 686 (85 %) étaient âgés de moins de 75 ans et 125 (15 %) étaient âgés de ≥ 75 ans. Aucun
nouveau signal de sécurité n'a été identifié chez tous les patients traités et le profil de tolérance général du nivolumab était similaire dans les sous-groupes. Les résultats d’efficacité basés sur l’ORR évalué par l’investigateur sont présentés dans le Tableau 24 ci-dessous.
Tableau 24 : ORR basé sur les réponses des patients évaluables – en totalité et par sous-groupe
(CA209171)
| Résultats | Total | ECOG 2 | < 75 ans | ≥ 75 ans |
| N répondeurs/ N évaluablesa (%)IC à 95 %b | 66/671 (9,8)(7,7 ; 12,3) | 1/64 (6,1)(0,0 ; 8,4) | 55/568 (9,7)(7,4 ; 12,4) | 11/103 (10,7)(5,5 ; 18,3) |
a inclut les réponses confirmées et non confirmées, les scanners étaient obligatoires uniquement aux semaines 8/9 et 52.
b RC + RP, intervalle de confiance basé sur la méthode Clopper et Pearson
CBNPC de type non-épidermoïde
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée versus docétaxel (CA209057)
La tolérance et l'efficacité de nivolumab 3 mg/kg en monothérapie dans le traitement du CBNPC de type non-épidermoïde localement avancé ou métastatique ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en ouvert (CA209057). L'étude a inclus des patients (âgés de 18 ans ou plus) avec un statut de performance ECOG de 0 ou 1, dont la maladie avait progressé pendant ou après un traitement antérieur par un doublet de chimiothérapie à base de sels de platine pouvant inclure un traitement de maintenance. Une ligne de traitement supplémentaire par ITK était autorisée chez les patients présentant une mutation connue de l’EGFR ou une translocation de ALK. Les patients ont été inclus indépendamment du statut PD-L1 de leur tumeur. Les patients présentant une maladie auto-immune active, une pneumopathie interstitielle diffuse symptomatique ou des métastases cérébrales actives ont été exclus de l’étude. Les patients présentant des métastases cérébrales traitées étaient éligibles si
2 semaines au moins avant l’inclusion leur état neurologique était revenu à l’état initial, et que soit ils ne recevaient plus de corticoïdes, soit ils étaient en phase de stabilisation ou de décroissance de la corticothérapie à une dose de < 10 mg par jour de prednisone ou équivalents.
Un total de 582 patients a été randomisé pour recevoir soit du nivolumab à la posologie de 3 mg/kg administrés pendant 60 minutes par voie intraveineuse toutes les 2 semaines (n = 292), soit du docétaxel à la posologie de 75 mg/m2 toutes les 3 semaines (n = 290). Le traitement était poursuivi tant qu'un bénéfice clinique était observé ou jusqu'à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement. Les évaluations tumorales ont été réalisées selon les critères RECIST, version 1.1. Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était la SG. Les principaux critères secondaires de l’efficacité étaient le taux de réponse objective (ORR) et la SSP évalués par l’investigateur. Des analyses supplémentaires en sous-groupes pré-spécifiées ont été menées pour évaluer l’efficacité de l’expression tumorale de PD-L1 aux niveaux prédéfinis de 1 %, 5 % et 10 %. Une évaluation en fonction des intervalles discrets d'expression de PD-L1 n’a pas été incluse dans les analyses
pré-spécifiées en raison de la petite taille des échantillons dans les intervalles.
Des échantillons de tissu tumoral prélevés avant le début de traitement ont été systématiquement recueillis avant la randomisation afin d’effectuer des analyses pré-planifiées de l’efficacité selon l’expression tumorale de PD-L1. L’expression tumorale de PD-L1 était déterminée en utilisant le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx.
L'âge médian était de 62 ans (de 21 à 85 ans), dont 34 % ≥ 65 ans et 7 % ≥ 75 ans. La majorité des patients était de type caucasien (92 %) et de sexe masculin (55 %). Le statut de performance ECOG à l'inclusion était de 0 (31 %) ou 1 (69 %). Soixante-dix-neuf pourcent des patients étaient d’anciens ou d’actuels fumeurs.
Les courbes de Kaplan-Meier pour la SG sont présentées dans la Figure 16.
Probabilité de survie
Figure 16 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG (CA209057)
Survie globale (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab 3 mg/kg | |||||||||
| 292 | 232 | 194 | 169 | 146 | 123 | 62 | 32 | 9 | 0 |
| Docétaxel | |||||||||
| 290 | 244 | 194 | 150 | 111 | 88 | 34 | 10 | 5 | 0 |
| ----△---- | Nivolumab 3 mg/kg (événements : 190/292), médiane et IC à 95 % : 12,19 (9,66 ; 14,98) |
| - - -- - - | Docétaxel (événements : 223/290), médiane et IC à 95 % : 9,36 (8,05 ; 10,68) |
L’étude a démontré une amélioration statistiquement significative de la SG chez les patients ayant reçu du nivolumab comparé à ceux ayant reçu du docétaxel lors de l’analyse intermédiaire pré-spécifiée après l’observation de 413 événements (93 % du nombre d’événements prévus pour l’analyse finale). Les résultats d’efficacité sont montrés dans le Tableau 25.
Tableau 25 : Résultats d’efficacité (CA209057)
| nivolumab (n = 292) | docétaxel (n = 290) | |
| Analyse intermédiaire pré-spécifiéeSuivi minimum : 13,2 mois | ||
| Survie globale | ||
| Événements | 190 (65,1 %) | 223 (76,9 %) |
| Hazard ratioa | 0,73 | |
| (IC à 95,92 %) | (0,59 ; 0,89) | |
| p-valueb | 0,0015 | |
| Médiane (IC à 95 %) en mois | 12,19 (9,66 ; 14,98) | 9,36 (8,05 ; 10,68) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 50,5 (44,6 ; 56,1) | 39,0 (33,3 ; 44,6) |
| Réponse objective confirmée | 56 (19,2 %) | 36 (12,4 %) |
| (IC à 95 %) | (14,8 ; 24,2) | (8,8 ; 16,8) |
| Odds ratio (IC à 95 %) | 1,68 (1,07 ; 2,64) | |
| p-value | 0,0246 | |
| nivolumab (n = 292) | docétaxel (n = 290) | |
| Réponse complète (RC) | 4 (1,4 %) | 1 (0,3 %) |
| Réponse partielle (RP) | 52 (17,8 %) | 35 (12,1 %) |
| Maladie stable (MS) | 74 (25,3 %) | 122 (42,1 %) |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 17,15 (1,8 -22,6+) | 5,55 (1,2+-15,2+) |
| Délai médian de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 2,10 (1,2-8,6) | 2,61 (1,4-6,3) |
| Survie sans progression | ||
| Événements | 234 (80,1 %) | 245 (84,5 %) |
| Hazard ratio | 0,92 | |
| IC à 95 % | (0,77 ; 1,11) | |
| p-value | 0,3932 | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois) | 2,33 (2,17 ; 3,32) | 4,21 (3,45 ; 4,86) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 18,5 (14,1 ; 23,4) | 8,1 (5,1 ; 12,0) |
| Analyse actualiséeSuivi minimum : 24,2 mois | ||
| Survie globalec | ||
| Evénements | 228 (78,1 %) | 247 (85,1 %) |
| Hazard ratioa | 0,75 | |
| (IC à 95 %) | (0,63 ; 0,91) | |
| Taux (IC à 95 %) à 24 mois | 28,7 (23,6 ; 34,0) | 15,8 (11,9 ; 20,3) |
| Réponse objective confirmée | 19,2 % | 12,4 % |
| (IC à 95 %) | (14,8 ; 24,2) | (8,8 ; 16,8) |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 17,2 (1,8 ; 33,7+) | 5,6 (1,2+ ; 16,8) |
| Survie sans progression | ||
| Taux (IC à 95 %) à 24 mois | 11,9 (8,3 ; 16,2) | 1,0 (0,2 ; 3,3) |
| Analyse actualiséeSuivi minimum : 62,7 mois | ||
| Survie globaled | ||
| Evénements | 250 (85,6 %) | 279 (96,2 %) |
| Hazard ratioa | 0,70 | |
| (IC à 95 %) | (0,58 ; 0,83) | |
| Taux (IC à 95 %) à 60 mois | 14,0 (10,2 ; 18,3) | 2,1 (0,9 ; 4,4) |
| Réponse objective confirmée | 19,5 % | 12,4 % |
| (IC à 95 %) | (15,1 ; 24,5) | (8,8 ; 16,8) |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 17,2 (1,8-70,4+) | 5,6 (0,0+-33,4) |
| nivolumab (n = 292) | docétaxel (n = 290) | |
| Survie sans progression | ||
| Taux (IC à 95 %) à 60 mois | 7,5 (4,5 ; 11,4) | Tous les patients avaient soit progressé, soit étaient censurés ou perdus de vue |
a Dérivé d’un modèle de risque proportionnel stratifié.
b La p-value est dérivée d’un test stratifié du log-rank par traitement antérieur d’entretien et par ligne de traitement ; le niveau seuil d’efficacité significatif selon O’Brien-Fleming est de 0,0408.
c Seize patients (6 %) randomisés dans le bras docétaxel ont été autorisés à recevoir à tout moment un traitement par nivolumab.
d Dix-sept patients (6 %) randomisés dans le bras docétaxel ont été autorisés à recevoir à tout moment un traitement par nivolumab.
« + » Indique une donnée censurée
Une expression tumorale quantifiable de PD-L1 a été mesurée chez 79 % des patients dans le groupe nivolumab et 77 % des patients dans le groupe docétaxel. Les niveaux d’expression tumorale de
PD-L1 étaient équilibrés entre les deux groupes de traitement (nivolumab vs docétaxel) à chaque niveau prédéfini d’expression tumorale de PD-L1, ≥ 1 % (53 % vs 55 %), ≥ 5 % (41 % versus 38 %) ou ≥ 10 % (37 % vs 35 %).
Les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 parmi les niveaux d’expression prédéfinis ont montré une plus grande probabilité d’amélioration de la survie globale dans le groupe nivolumab comparé au docétaxel, alors que la survie était similaire au docétaxel chez les patients présentant une absence ou une expression tumorale faible de PD-L1. En termes d’ORR, l’augmentation de l’expression de PD-L1 était associée à un ORR plus important. De façon comparable à la population globale, la durée médiane de réponse était augmentée avec nivolumab versus docétaxel pour les patients sans expression de PD-L1 (18,3 mois vs 5,6 mois) et pour les patients avec une expression de PD-L1 (16,0 mois vs 5,6 mois).
Le Tableau 26 résume les résultats d’ORR et de SG selon l’expression tumorale de PD-L1.
Tableau 26 : ORR et SG selon l’expression tumorale de PD-L1 (CA209057)
| Expression de PD-L1 | nivolumab | docétaxel | |
| ORR selon l’expression tumorale de PD-L1Suivi minimum : 13,2 mois | |||
| Odds ratio (IC à 95 %) | |||
| < 1 % | 10/108 (9,3 %)IC à 95 % : 4.5 ; 16.4 | 15/101 (14,9 %)IC à 95 % : 8.6 ; 23.3 | 0,59 (0,22 ; 1,48) |
| ≥ 1 % | 38/123 (30,9 %)IC à 95 % : 22.9 ; 39.9 | 15/123 (12,2 %)IC à 95 % : 7.0 ; 19.3 | 3,22 (1,60 ; 6,71) |
| ≥ 1 % à < 10 %a | 6/37 (16,2 %)IC à 95 % : 6.2 ; 32.0 | 5/44 (11,4 %)IC à 95 % : 3.8 ; 24.6 | 1,51 (0,35 ; 6,85) |
| ≥ 10 % à < 50 %a | 5/20 (25,0 %)IC à 95 % : 8.7 ; 49.1 | 7/33 (21,2 %)IC à 95 % : 9.0 ; 38.9 | 1,24 (0,26 ; 5,48) |
| ≥ 50 %a | 27/66 (40,9 %)IC à 95 % : 29.0 ; 53.7 | 3/46 (6,5 %)IC à 95 % : 1.4 ; 17.9 | 9,92 (2,68 ; 54,09) |
| Expression de PD-L1 | nivolumab | docétaxel | |
| SG selon l’expression tumorale de PD-L1 | |||
| Suivi minimum : 13,2 mois | |||
| Nombre d’événements (nombre de patients) | Hazard ratio non stratifié (IC à 95 %) | ||
| < 1 % | 77 (108) | 75 (101) | 0,90 (0,66 ; 1,24) |
| ≥ 1 % | 68 (123) | 93 (123) | 0,59 (0,43 ; 0,82) |
| ≥ 1 % à < 10 %a | 27 (37) | 30 (44) | 1,33 (0,79 ; 2,24) |
| ≥ 10 % à < 50 %a | 11 (20) | 26 (33) | 0,61 (0,30 ; 1,23) |
| ≥ 50 %a | 30 (66) | 37 (46) | 0,32 (0,20 ; 0,53) |
| Analyse actualiséeSuivi minimum : 24,2 mois | |||
| < 1 % | 91 (108) | 86 (101) | 0,91 (0,67 ; 1,22) |
| ≥ 1 % | 87 (123) | 103 (123) | 0,62 (0,47 ; 0,83) |
| Analyse actualiséeSuivi minimum : 62,7 mois | |||
| < 1 % | 100 (109) | 96 (101) | 0,87 (0,66 ; 1,16) |
| ≥ 1 % | 96 (122) | 119 (123) | 0,55 (0,42 ; 0,73) |
a Analyse post-hoc ; les résultats doivent être interprétés avec précaution, car les tailles des sous-groupes d’échantillons sont petites, et au moment de l’analyse, le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx n’était pas analytiquement validé aux niveaux d’expression de 10 % et 50 %.
Une plus grande proportion de patients est décédée au cours des 3 premiers mois dans le bras nivolumab (59/292, 20,2 %) comparé au bras docétaxel (44/290, 15,2 %). Les résultats d’une analyse post-hoc, exploratoire multivariée, ont indiqué que les patients traités par nivolumab présentant des caractéristiques de moins bon pronostic et/ou une maladie agressive, associé à une absence ou une plus faible expression tumorale de PD-L1 (par exemple < 50 %), pourraient présenter un risque plus élevé de décès dans les 3 premiers mois.
Dans les analyses en sous-groupes, le bénéfice en survie comparé au docétaxel n’a pas été démontré chez les patients n’ayant jamais fumé ou pour lesquels les tumeurs présentaient des mutations activatrices de l’EGFR ; cependant, en raison du petit nombre de patients, aucune conclusion définitive ne peut être tirée de ces données.
Carcinome à cellules rénales (CCR)
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée du nivolumab en association à l’ipilimumab versus sunitinib (CA209214)
La tolérance et l’efficacité du nivolumab 3 mg/kg en association à l’ipilimumab 1 mg/kg dans le traitement du CCR avancé/métastatique ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en ouvert (CA209214). L’étude a inclus des patients (âgés de 18 ans et plus) atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé ou métastatique, avec une composante à cellules claires, non précédemment traité. La population évaluée dans le cadre du critère principal d’efficacité était composée de patients de pronostic intermédiaire/défavorable présentant au moins 1 des 6 facteurs de risque pronostique selon les critères de l’International Metastatic RCC Database Consortium (IMDC) (intervalle de moins d’un an entre le diagnostic initial de carcinome à cellules rénales et la randomisation, indice de performance de Karnofsky < 80 %, taux d’hémoglobine sous la limite inférieure de la normale, taux de calcium corrigé supérieur à 10 mg/dL, numération plaquettaire supérieure à la limite supérieure de la normale et numération absolue des neutrophiles plus élevée que la limite supérieure de la normale).
Cette étude a inclus des patients indépendamment du statut PD-L1 de leur tumeur. Les patients dont l’indice de performance de Karnofsky était < 70 % et les patients ayant des antécédents de métastases
cérébrales ou des métastases cérébrales concomitantes, une maladie auto-immune active ou des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique ont été exclus de l’étude. Les patients ont été stratifiés en fonction du score pronostique IMDC et de la région.
Un total de 1 096 patients a été randomisé dans l’étude, dont 847 présentaient un CCR de pronostic intermédiaire/défavorable et ont reçu soit nivolumab 3 mg/kg (n = 425) administré par voie intraveineuse pendant 60 minutes en association à l’ipilimumab 1 mg/kg administré par voie intraveineuse pendant 30 minutes toutes les 3 semaines pendant 4 cycles suivis par nivolumab 3 mg/kg en monothérapie toutes les 2 semaines, soit du sunitinib (n = 422) à raison de 50 mg par jour, administré par voie orale pendant 4 semaines suivi d’une fenêtre thérapeutique de 2 semaines, par cycle. Le traitement était poursuivi tant qu’un bénéfice clinique était observé ou jusqu’à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement. Les premières évaluations tumorales ont été menées
12 semaines après la randomisation et ont été poursuivies toutes les 6 semaines au cours de la première année, puis toutes les 12 semaines jusqu’à progression de la maladie ou arrêt du traitement, selon ce qui est survenu le plus tard. Le traitement au-delà de la progression initiale évaluée par l’investigateur selon la définition RECIST, version 1.1 était autorisé tant que, selon le jugement de l’investigateur, le patient en tirait un bénéfice clinique et tolérait le traitement à l’étude. Les critères principaux d’évaluation de l’efficacité étaient la SG, l’ORR et la SSP chez les patients de pronostic intermédiaire/défavorable, déterminés par un BICR.
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux bras. L’âge médian était de 61 ans (de 21 à 85 ans) dont 38 % ≥ 65 ans et 8 % ≥ 75 ans. La majorité des patients était de sexe masculin (73 %) et de type caucasien (87 %), et 31 % et 69 % des patients avaient un score KPS initial de 70 à 80 % et de 90 à 100 %, respectivement. La durée médiane du délai entre le diagnostic initial et la randomisation était de 0,4 an dans le groupe nivolumab 3 mg/kg en association à l’ipilimumab 1 mg/kg et dans le groupe sunitinib. La durée médiane du traitement était de 7,9 mois (de 1 jour à 21,4+ mois) chez les patients traités par nivolumab et ipilimumab et de 7,8 mois (de 1 jour
à 20,2+ mois) chez les patients traités par sunitinib. 29 % des patients traités dans le bras nivolumab en association à ipilimumab ont poursuivi leur traitement au-delà de la progression.
Les résultats d’efficacité chez les patients de pronostic intermédiaire/défavorable sont illustrés dans le Tableau 27 (analyse principale avec un suivi minimum de 17,5 mois et avec un suivi minimum de
60 mois) et dans la Figure 17 (suivi minimum de 60 mois).
Les résultats de SG de l’analyse descriptive additionnelle réalisée avec un suivi minimum de 60 mois montrent des résultats cohérents avec l’analyse principale initiale.
Tableau 27 : Résultats d’efficacité chez les patients de pronostic intermédiaire/défavorable
(CA209214)
| nivolumab + ipilimumab (n = 425) | sunitinib (n = 422) | |
| Analyse principalesuivi minimum : 17,5 mois | ||
| Survie globale | ||
| Événements | 140 (33 %) | 188 (45 %) |
| Hazard ratioa | 0,63 | |
| IC à 99,8 % | (0,44 ; 0,89) | |
| p-valueb,c | < 0,0001 | |
| Médiane (IC à 95 %) | NE (28,2 ; NE) | 25,9 (22,1 ; NE) |
| Taux (IC à 95 %) | ||
| A 6 mois | 89,5 (86,1 ; 92,1) | 86,2 (82,4 ; 89,1) |
| À 12 mois | 80,1 (75,9 ; 83,6) | 72,1 (67,4 ; 76,2) |
| nivolumab + ipilimumab (n = 425) | sunitinib (n = 422) | |
| Survie sans progression | ||
| Événements | 228 (53,6 %) | 228 (54,0 %) |
| Hazard ratioa | 0,82 | |
| IC à 99,1 % | (0,64 ; 1,05) | |
| p-valueb,h | 0,0331 | |
| Médiane (IC à 95 %) | 11,6 (8,71 ; 15,51) | 8,4 (7,03 ; 10,81) |
| Réponse objective confirmée (BICR) | 177 (41,6 %) | 112 (26,5 %) |
| (IC à 95 %) | (36,9 ; 46,5) | (22,4 ; 31,0) |
| Différence d’ORR (IC à 95 %)d | 16,0 (9,8 ; 22,2) | |
| p-valuee,f | < 0,0001 | |
| Réponse complète (RC) | 40 (9,4 %) | 5 (1,2 %) |
| Réponse partielle (RP) | 137 (32,2 %) | 107 (25,4 %) |
| Maladie stable (MS) | 133 (31,3 %) | 188 (44,5 %) |
| Durée médiane de réponseg | ||
| Mois (intervalle) | NE (1,4+ ; 25,5+) | 18,17 (1,3+ ; 23,6+) |
| Délai médian de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 2,8 (0,9 ; 11,3) | 3,0 (0,6 ; 15,0) |
| Analyse actualisée*suivi minimum : 60 mois | ||
| Survie globale | ||
| Événements | 242 (57 %) | 282 (67 %) |
| Hazard ratioa | 0,68 | |
| IC à 95 % | (0,58 ; 0,81) | |
| Médiane (IC à 95 %) | 46,95 (35,35 ; 57,43) | 26,64 (22,08 ; 33,54) |
| Taux (IC à 95 %) | ||
| À 24 mois | 66,3 (61,5 ; 70,6) | 52,4 (47,4 ; 57,1) |
| À 36 mois | 54,6 (49,7 ; 59,3) | 43,7 (38,7 ; 48,5) |
| À 48 mois | 49,9 (44,9 ; 54,6) | 35,8 (31,1 ; 40,5) |
| À 60 mois | 43,0 (38,1 ; 47,7) | 31,3 (26,8 ; 35,9) |
| Survie sans progression | ||
| Événements | 245 (57,6 %) | 253 (60,0 %) |
| Hazard ratioa | 0,73 | |
| IC à 95 % | (0,61 ; 0,87) | |
| Médiane (IC à 95 %) | 11,6 (8,44 ; 16,63) | 8,3 (7,03 ; 10,41) |
| Réponse objective confirmée (BICR) | 179 (42,1 %) | 113 (26,8 %) |
| (IC à 95 %) | (37,4 ; 47,0) | (22,6 ; 31,3) |
| Différence d’ORR (IC à 95 %)d,e | 16,2 (10,0 ; 22,5) | |
| Réponse complète (RC) | 48 (11,3 %) | 9 (2,1 %) |
| Réponse partielle (RP) | 131 (30,8 %) | 104 (24,6 %) |
| Maladie stable (MS) | 131 (30,8 %) | 187 (44,3 %) |
| nivolumab + ipilimumab (n = 425) | sunitinib (n = 422) | |
| Durée médiane de réponseg | ||
| Mois (intervalle) | NE (50,89 ; NE) | 19,38 (15,38 ; 25,10) |
| Délai médian de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 2,8 (0,9 ; 35,0) | 3,1 (0,6 ; 23,6) |
a Sur la base d’un modèle stratifié à risques proportionnels.
b Sur la base d’un test du log-rank stratifié.
c La p-value est comparée à l’alpha 0,002 pour atteindre la significativité statistique.
d Différence ajustée par strates.
e Sur la base du test stratifié selon DerSimonian-Laird.
f La p-value est comparée à l’alpha 0,001 pour atteindre la significativité statistique.
g Calculé selon de la méthode de Kaplan-Meier.
h La p-value est comparée à l’alpha 0,009 pour atteindre la significativité statistique.
« + » indique une donnée censurée. NE = non estimable
* Analyse descriptive (cut-off des données 26 février 2021).
Probabilité de survie
Figure 17 : Courbes de Kaplan-Meier de la SG chez les patients de pronostic intermédiaire/défavorable (CA209214) – Suivi minimum de 60 mois
Survie globale (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||
| 425 | 372 | 332 | 306 | 270 | 241 | 220 | 207 | 196 | 181 | 163 | 79 | 2 | 0 |
| Sunitinib | |||||||||||||
| 422 | 353 | 291 | 237 | 206 | 184 | 169 | 151 | 137 | 125 | 112 | 58 | 3 | 0 |
| ----△---- | Nivolumab + ipilimumab (événements : 242/425), médiane et IC à 95,0 % : 46,95 (35,35 ; 57,43) |
| - - -- - - | Sunitinib (événements : 282/422), médiane et IC à 95,0 % : 26,64 (22,08 ; 33,54) |
Une analyse descriptive actualisée de la SG a été réalisée quand tous les patients avaient atteint un suivi minimum de 24 mois. Au moment de l’analyse, le hazard ratio était de 0,66 (IC à 99,8 % : 0,48 ;
0,91) avec 166/425 événements dans le bras en association et 209/422 événements dans le bras sunitinib. Chez les patients de pronostic intermédiaire/défavorable, un bénéfice en termes de SG a été observé dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab versus sunitinib, indépendamment de l’expression tumorale de PD-L1. La médiane de SG chez les patients dont l’expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % n’était pas atteinte dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab et était de 19,61 mois dans le bras sunitinib (HR = 0,52 ; IC à 95 % : 0,34 ; 0,78). Chez les patients dont
l’expression tumorale de PD-L1 < 1 %, la médiane de SG était de 34,7 mois dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab et de 32,2 mois dans le bras sunitinib (HR = 0,70 ; IC à 95 % : 0,54 ; 0,92).
249 patients de pronostic favorable selon les critères IMDC ont également été randomisés dans l’étude CA209214 pour recevoir nivolumab plus ipilimumab (n = 125) ou sunitinib (n = 124). Ces patients n’ont pas été pris en compte dans le cadre de la population évaluée dans le critère principal d’efficacité. Avec un suivi minimum de 24 mois, le hazard ratio de la SG chez les patients de pronostic favorable recevant nivolumab plus ipilimumab, par comparaison au bras sunitinib, était de 1,13 (IC à 95 % : 0,64 ; 1,99 ; p = 0,6710). Avec un suivi minimum de 60 mois, le hazard ratio de la SG était de 0,94 (IC à 95 % : 0,65 ; 1,37).
Il n’y a pas de données sur l’utilisation en première ligne du nivolumab en association à l’ipilimumab chez les patients présentant seulement une histologie non à cellules claires dans le CCR.
Les patients ayant ≥ 75 ans représentaient 8 % des patients de pronostic intermédiaire/défavorable dans l’étude CA209214, et l’association de nivolumab et ipilimumab a montré numériquement un effet moindre sur la SG (HR 0,97 ; IC à 95 % : 0,48 ; 1,95) dans ce sous-groupe que dans la population générale avec un suivi minimum de 17,5 mois. En raison du faible effectif de ce sous-groupe, aucune conclusion définitive ne peut être tirée de ces données.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée du nivolumab en association au cabozantinib versus sunitinib (CA2099ER)
La tolérance et l’efficacité du nivolumab 240 mg en association au cabozantinib 40 mg en première ligne du traitement du CCR avancé/métastatique ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en ouvert (CA2099ER). L’étude a inclus des patients (âgés de 18 ans et plus) atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé ou métastatique, avec une composante à cellules claires, un indice de performance de Karnofsky (KPS) ≥ 70 % et une progression de la maladie mesurable selon la définition RECIST, version 1.1, indépendamment du statut d’expression de PD-L1 ou du groupe de risque IMDC. Les patients présentant une maladie auto-immune ou une pathologie médicale nécessitant une immunosuppression systémique, les patients précédemment traités par un anticorps anti-PD1, anti-PD-L1, anti-PD-L2, anti-CD137, ou anti-CTLA-4, les patients présentant une hypertension insuffisamment contrôlée malgré un traitement anti-hypertenseur, les patients présentant des métastases cérébrales actives et une insuffisance surrénalienne non contrôlée ont été exclus de l’étude. Les patients ont été stratifiés selon le score pronostique IMDC, le statut d’expression PD-L1 de la tumeur et la région géographique.
Un total de 651 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab 240 mg (n = 323) administré par voie intraveineuse toutes les 2 semaines en association au cabozantinib 40 mg une fois par jour par voie orale soit sunitinib (n = 328) 50 mg par jour, administré par voie orale pendant 4 semaines suivi d’une fenêtre thérapeutique de 2 semaines. Le traitement était poursuivi jusqu’à progression de la maladie ou jusqu’à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement, avec une administration du nivolumab jusqu’à 24 mois. Le traitement au-delà de la progression initiale évaluée par l’investigateur selon les critères RECIST, version 1.1 était autorisé tant que, selon le jugement de l’investigateur, le patient en tirait un bénéfice clinique et tolérait le traitement à l’étude. Les premières évaluations tumorales ont été menées 12 semaines (± 7 jours) après la randomisation. Les évaluations tumorales suivantes ont eu lieu toutes les 6 semaines (± 7 jours) jusqu’à la Semaine 60, puis toutes les
12 semaines (± 14 jours) jusqu’à progression radiographique, confirmée par un BICR. Le critère principal d’évaluation de l’efficacité était la SSP, déterminée par un BICR. Les évaluations additionnelles de l’efficacité incluaient la SG et l’ORR en tant que critères secondaires principaux.
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux bras. L’âge médian était de 61 ans (de 28 à 90 ans) dont 38,4 % ≥ 65 ans et 9,5 % ≥ 75 ans. La majorité des patients était de sexe masculin (73,9 %) et de type caucasien (81,9 %). Huit pour cent des patients étaient d’origine asiatique, 23,2 % et 76,5 % des patients présentaient respectivement un score KPS initial de 70 à 80 % et de 90 à 100 %. La répartition des patients selon les catégories de risque IMDC était 22,6 % pour la catégorie favorable, 57,6 % pour la catégorie intermédiaire et 19,7 % pour la catégorie défavorable.
Pour la répartition selon le statut d’expression de PD-L1, 72,5 % des patients avaient une expression de PD-L1 < 1 % ou indéterminée, et 24,9 % des patients avaient une expression de PD-L1 ≥ 1 %.
11,5 % des patients présentaient une tumeur avec des caractéristiques sarcomatoïdes. La durée médiane de traitement était de 14,26 mois (de 0,2 à 27,3 mois) chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib et de 9,23 mois (de 0,8 à 27,6 mois) chez les patients traités par sunitinib.
L’étude a démontré un bénéfice statistiquement significatif en SSP, SG et ORR chez les patients traités par nivolumab en association au cabozantinib comparé au sunitinib. Les résultats d’efficacité issus de l’analyse principale (durée minimum de suivi de 10,6 mois ; durée médiane de suivi de 18,1 mois) sont présentés dans le Tableau 28.
Tableau 28 : Résultats d’efficacité (CA2099ER)
| nivolumab + cabozantinib (n = 323) | sunitinib (n = 328) | |
| Survie sans progression | ||
| Événements | 144 (44,6 %) | 191 (58,2 %) |
| Hazard ratioa | 0,51 | |
| IC à 95 % | (0,41 ; 0,64) | |
| p-valueb,c | < 0,0001 | |
| Médiane (IC à 95 %)d | 16,59 (12,45 ; 24,94) | 8,31 (6,97 ; 9,69) |
| Survie globale | ||
| Événements | 67 (20,7 %) | 99 (30,2 %) |
| Hazard ratioa | 0,60 | |
| IC à 98,89 % | (0,40 ; 0,89) | |
| p-valueb,c,e | 0,0010 | |
| Médiane (IC à 95 %) | N.E. | N.E. (22,6 ; N.E.) |
| Taux (IC à 95 %) | ||
| A 6 mois | 93,1 (89,7 ; 95,4) | 86,2 (81,9 ; 89,5) |
| Réponse objective confirmée (BICR) | 180 (55,7 %) | 89 (27,1 %) |
| (IC à 95 %)f | (50,1 ; 61,2) | (22,4 ; 32,3) |
| Différence d’ORR (IC à 95 %)g | 28,6 (21,7 ; 35,6) | |
| p-valueh | < 0,0001 | |
| Réponse complète (RC) | 26 (8,0 %) | 15 (4,6 %) |
| Réponse partielle (RP) | 154 (47,7 %) | 74 (22,6 %) |
| Maladie stable (MS) | 104 (32,2 %) | 138 (42,1 %) |
| Durée médiane de réponsed | ||
| Mois (intervalle) | 20,17 (17,31 ; N.E.) | 11,47 (8,31 ; 18,43) |
| Délai médian de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 2,83 (1,0-19,4) | 4,17 (1,7-12,3) |
aHazard ratio calculé à partir d’un modèle de Cox à risque proportionnel stratifié. Le hazard ratio est présenté pour la comparaison nivolumab en association au cabozantinib versus sunitinib.
b Sur la base d’un test du log-rank stratifié selon le score pronostique IMDC (0, 1-2, 3-6), le statut d’expression tumorale de PD-L1 (≥ 1 % versus < 1 % ou indéterminé) et la région géographique (États-Unis/Canada/Europe de l’Ouest/Europe du Nord, Reste du Monde) comme défini dans l’IRT.
c p-values bilatérales sur la base d’un test du log-rank stratifié.
d Calculé selon la méthode de Kaplan-Meier.
e Limite de significativité statistique p-value < 0,0111.
f IC basé sur la méthode de Clopper et Pearson.
g Différence ajustée par strates pour le taux de réponse objective (nivolumab + cabozantinib - sunitinib) sur la base du test de DerSimonian and Laird.
h p-value bilatérale sur la base d’un test Cochran-Mantel-Haenszel. NE = non estimable
L’analyse principale de la SSP a inclus une censure des nouveaux traitements anticancéreux (Tableau 28). Les résultats pour la SSP avec et sans censure pour les nouveaux traitements anticancéreux étaient cohérents.
Le bénéfice en SSP a été observé dans le bras nivolumab en association au cabozantinib vs sunitinib indépendamment de la catégorie de pronostic IMDC. La médiane de SSP dans le groupe de pronostic favorable n’a pas été atteinte dans le bras nivolumab en association au cabozantinib et était de
12,81 mois dans le bras sunitinib (HR = 0,60 ; IC à 95 % : 0,37 ; 0,98). La médiane de SSP dans le groupe de pronostic intermédiaire était de 17,71 mois dans le bras nivolumab en association au cabozantinib et était de 8,38 mois dans le bras sunitinib (HR = 0,54 ; IC à 95 % : 0,41 ; 0,73). La médiane de SSP dans le groupe de pronostic défavorable était de 12,29 mois dans le bras nivolumab en association au cabozantinib et était de 4,21 mois dans le bras sunitinib (HR = 0,36 ; IC à 95 % : 0,23 ; 0,58).
Un bénéfice de la SSP a été observé dans le bras nivolumab en association au cabozantinib vs sunitinib indépendamment de l’expression tumorale de PD-L1. La médiane de SSP chez les patients avec une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % était de 13,08 mois dans le bras nivolumab en association au cabozantinib, et était de 4,67 mois dans le bras sunitinib (HR = 0,45 ; IC à 95 % : 0,29 ; 0,68). Chez les patients avec une expression tumorale de PD-L1 < 1 %, la médiane de SSP était de 19,84 mois dans le bras nivolumab en association au cabozantinib et était de 9,26 mois dans le bras sunitinib
(HR = 0,50 ; IC à 95 % : 0,38 ; 0,65).
Des analyses actualisées de la SSP et de la SG ont été réalisées quand tous les patients avaient atteint un suivi minimum de 16,0 mois et une médiane de suivi de 23,5 mois (voir Figures 18 et 19). Le hazard ratio pour la SSP était de 0,52 (IC à 95 % : 0,43 ; 0,64). Le hazard ratio de la SG était de 0,66 (IC à 95 % : 0,50 ; 0,87). Les données d’efficacité mises à jour (SSP et SG) dans les sous-groupes selon les catégories de pronostic IMDC et selon les niveaux d’expression de PD-L1 ont confirmé les résultats originaux. Dans l’analyse mise à jour, la médiane de SSP est atteinte dans le groupe de pronostic favorable.
Probabilité de survie sans progression
Figure 18 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SSP (CA2099ER)
Survie sans progression évaluée par BICR (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + cabozantinib | |||||||||||
| 323 | 280 | 236 | 201 | 166 | 145 | 102 | 56 | 26 | 5 | 2 | 0 |
| Sunitinib | |||||||||||
| 328 | 230 | 160 | 122 | 87 | 61 | 37 | 17 | 7 | 2 | 1 | 0 |
| ----△---- | Nivolumab + cabozantinib (événements : 175/323), médiane et IC à 95,0 % : 16,95 (12,58 ; 19,38) |
| - - -- - - | Sunitinib (événements : 206/328), médiane et IC à 95,0 % : 8,31 (6,93 ; 9,69) |
Probabilité de survie
Figure 19 : Courbes de Kaplan-Meier de la SG (CA2099ER)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + cabozantinib | |||||||||||
| 323 | 308 | 295 | 283 | 269 | 255 | 220 | 147 | 84 | 40 | 10 | 0 |
| Sunitinib | |||||||||||
| 328 | 295 | 272 | 254 | 236 | 217 | 189 | 118 | 62 | 22 | 4 | 0 |
| ----△---- | Nivolumab + cabozantinib (événements : 86/323), médiane et IC à 95 % : NE |
| - - -- - - | Sunitinib (événements : 116/328), médiane et IC à 95 % : 29,47 (28,35 ; NE) |
Formulation sous-cutanée
Étude de phase 3, randomisée, en ouvert versus nivolumab par voie intraveineuse (CA20967T)
La sécurité et l’efficacité de la formulation sous-cutanée de nivolumab a été évaluée dans le cadre d’une étude multicentrique, randomisée, en ouvert, menée chez des patients atteints d’un CCR avancé ou métastatique avec une composante à cellules claires (CA20967T). Des patients de 18 ans ou plus présentant un CCR avancé ou métastatique confirmé par histologie avec une composante à cellules claires, y compris ceux présentant des caractéristiques sarcomatoïdes, et ayant reçu un maximum de
2 schémas thérapeutiques systémiques antérieurs ont été randomisés pour recevoir du nivolumab à une dose de 1 200 mg toutes les 4 semaines par voie sous-cutanée ou du nivolumab à une dose de 3 mg/kg toutes les 2 semaines par voie intraveineuse. Les patients présentant des métastases cérébrales symptomatiques non traitées, des métastases leptoméningées, des tumeurs concomitantes nécessitant un traitement ou des antécédents de tumeur antérieure au cours des 2 années précédentes, une maladie auto-immune active, connue ou suspectée, ou ayant reçu un traitement antérieur par inhibiteur de points de contrôle ont été exclus de l’étude. Les patients présentant des métastases cérébrales stables et asymptomatiques ne nécessitant pas de traitement immédiat étaient éligibles s’ils ne présentaient aucun signe de progression au cours des 28 jours précédant l’administration de la première dose du traitement à l’étude.
Les facteurs de stratification pour la randomisation étaient le poids (< 80 kg versus ≥ 80 kg) et la classification des risques (pronostic favorable versus intermédiaire versus défavorable) selon l’IMDC (International Metastatic Renal Cell Carcinoma Database Consortium).
L’objectif principal de l’étude était de démontrer la non-infériorité des Cmoy28 et Cminee sériques du nivolumab pour l’administration sous-cutanée de nivolumab par rapport à l’administration intraveineuse de nivolumab (voir rubrique 5.2). L’objectif secondaire clé de l’étude était de démontrer la non-infériorité de l’ORR pour l’administration sous-cutanée de nivolumab par rapport à l’administration intraveineuse de nivolumab, telle qu’évaluée par un comité de revue centralisé indépendant en aveugle (BICR). Les objectifs secondaires supplémentaires comprenaient l’évaluation de la durée de réponse (DR), de la survie sans progression (SSP) et de la survie globale (SG).
Un total de 495 patients a été randomisé pour recevoir soit du nivolumab par voie sous-cutanée
(n = 248) soit du nivolumab par voie intraveineuse (n = 247). L’âge médian était de 65 ans (de 20 à
93 ans), avec 51 % des patients âgés de ≥ 65 ans et 14 % âgés de ≥ 75 ans, 85 % des patients étaient de type caucasien, 0,8 % étaient d’origine asiatique, 0,4 % étaient noirs et 68 % étaient de sexe masculin. Cinquante-sept pour cent des patients pesaient < 80 kg et 43 % pesaient ≥ 80 kg. Le statut de performance de Karnofsky à l’inclusion était de 70 (7 %), 80 (20 %), 90 (34 %) ou 100 (39 %). La répartition des patients selon les catégories de risques IMDC était 21 % pour la catégorie favorable,
62 % pour la catégorie intermédiaire et 17 % pour la catégorie défavorable.
L’étude a démontré la non-infériorité du nivolumab à une dose de 1 200 mg administrée par voie
sous-cutanée par rapport au nivolumab à une dose de 3 mg/kg administrée par voie intraveineuse (voir rubrique 5.2). Lors de l’analyse principale (suivi minimum de 8 mois), l’ORR était de 24,2 % (IC à
95 % : 19,0 ; 30,0) pour nivolumab par voie sous-cutanée et de 18,2 % (IC à 95 % : 13,6 ; 23,6) pour nivolumab par voie intraveineuse. L’estimation du Risk Ratio pour la réponse objective était de 1,33 (IC à 95 % : 0,94 ; 1,88). Pour déclarer la non-infériorité, la limite inférieure de l’IC bilatéral à 95 % du Risk Ratio pour la réponse objective devait être ≥ 0,60. Les résultats d’efficacité mis à jour avec un suivi minimum de 14,9 mois (gel des données au 21 février 2024) sont présentés dans le Tableau 29.
Tableau 29 : Résultats d’efficacité - CA20967T
| Nivolumab par voie sous-cutanée | Nivolumab par voie intraveineuse | |
| ORRa selon le BICR en % (n/N) | 26,6 % (66/248) | 20,6 % (51/247) |
| IC à 95 %b | (21,2 ; 32,6) | (15,8 ; 26,2) |
| Estimation du Risk Ratio pour la réponse objective (IC à95 %)c,d | 1,28 (0,93 ; 1,77) | |
| DRa selon le BICRMédiane, en mois (IC à 95 %)e | 13,57 (8,57 ; NE) | NA (15,7 ; NE) |
NA = non atteint, NE = non estimable
a Analyse descriptive.
b Intervalle de confiance basé sur la méthode de Clopper et Pearson.
cStratifiée selon le poids (< 80 kg versus ≥ 80 kg) et le groupe de risque selon l’IMDC (favorable versus intermédiaire
versus défavorable).
d Risk Ratio ajusté selon les strates (nivolumab par voie sous-cutanée par rapport au nivolumab par voie intraveineuse) à l’aide de la méthode de Mantel-Haenszel.
e Médiane calculée selon la méthode de Kaplan-Meier.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée avec nivolumab en monothérapie versus évérolimus (CA209025)
La sécurité et l’efficacité du nivolumab 3 mg/kg en monothérapie dans le traitement du CCR avancé avec une composante à cellules claires ont été évaluées dans une étude de Phase 3, randomisée, en ouvert (CA209025). L’étude a inclus des patients (âgés de 18 ans ou plus) dont la maladie avait progressé pendant ou après 1 ou 2 traitements anti-angiogéniques antérieurs et pas plus de
3 traitements systémiques antérieurs au total. Les patients devaient avoir un Score de Performance de Karnofsky (KPS) ≥ 70 %. Cette étude a inclus des patients indépendamment du statut PD-L1 de leur tumeur. Les patients présentant des antécédents ou ayant des métastases cérébrales, ayant reçu un traitement antérieur avec un inhibiteur de mTOR (cible de la rapamycine chez les mammifères), ayant
une maladie auto-immune active ou des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique ont été exclus de l’étude clinique.
Un total de 821 patients a été randomisé pour recevoir soit du nivolumab à la posologie de 3 mg/kg (n = 410) administrés pendant 60 minutes par voie intraveineuse toutes les 2 semaines, soit de
l’évérolimus (n = 411) à la posologie de 10 mg par jour, administrés par voie orale. Le traitement était poursuivi tant qu'un bénéfice clinique était observé ou jusqu'à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement. Les premières évaluations tumorales ont été réalisées 8 semaines après la randomisation et ont été poursuivies toutes les 8 semaines au cours de la première année, puis toutes les 12 semaines jusqu’à progression de la maladie ou arrêt du traitement, selon ce qui est survenu le plus tard. Les évaluations tumorales ont été poursuivies après l’arrêt du traitement chez les patients qui avaient arrêté le traitement pour des raisons autres que la progression. Le traitement au-delà de la progression initiale évaluée par l’investigateur selon les critères RECIST, version 1.1, était autorisé tant que, selon le jugement de l’investigateur, le patient en tirait un bénéfice clinique et tolérait le traitement à l’étude.
Le critère principal était la SG. Les critères secondaires d'évaluation de l'efficacité étaient l’ORR et la SSP évalués par l'investigateur.
Les caractéristiques à l'inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux bras. L'âge médian était de 62 ans (de 18 à 88 ans), dont 40 % ≥ 65 ans et 9 % ≥ 75 ans. La majorité des patients était de sexe masculin (75 %) et de type caucasien (88 %), l’ensemble des groupes à risque du Memorial Sloan Kettering Cancer Center étaient représentés, et 34 % et 66 % des patients avaient un score KPS à l’inclusion compris respectivement entre 70 et 80 % et entre 90 et 100 %. La majorité des patients
(72 %) avaient reçu une ligne de traitement anti-angiogénique antérieure. La durée médiane entre le diagnostic initial et la randomisation était de 2,6 ans dans les 2 groupes nivolumab et évérolimus. La durée médiane de traitement était de 5,5 mois (de 0 à 29,6+ mois) chez les patients traités par nivolumab et de 3,7 mois (de 6 jours à 25,7+ mois) chez les patients traités par évérolimus.
Le nivolumab a été poursuivi au-delà de la progression chez 44 % des patients. Les courbes de Kaplan-Meier pour la SG sont présentées dans la Figure 20.
Probabilité de survie
Figure 20 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG (CA209025)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab | |||||||||||
| 410 | 389 | 359 | 337 | 305 | 275 | 213 | 139 | 73 | 29 | 3 | 0 |
| Evérolimus | |||||||||||
| 411 | 366 | 324 | 287 | 265 | 241 | 187 | 115 | 61 | 20 | 2 | 0 |
| ----△---- | Nivolumab 3 mg/kg (événements : 183/410), médiane et IC à 95 % : 25,00 (21,75 ; NA) |
| - - -- - - | Évérolimus 10 mg (événements : 215/411), médiane et IC à 95 % : 19,55 (17,64 ; 23,06) |
L’étude a démontré une amélioration statistiquement significative de la SG chez les patients ayant reçu du nivolumab comparé à ceux ayant reçu de l’évérolimus lors de l’analyse intermédiaire pré-spécifiée, après l’observation de 398 événements (70 % du nombre d’événements prévus pour l’analyse finale) (Tableau 30 et Figure 20). Un bénéfice en termes de SG a été observé indépendamment du niveau d’expression de PD-L1 de la tumeur.
Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 30.
Tableau 30 : Résultats d’efficacité (CA209025)
| nivolumab (n = 410) | évérolimus (n = 411) | |
| Survie globale | ||
| Événements | 183 (45 %) | 215 (52 %) |
| Hazard ratio | 0,73 | |
| IC à 98,52 % | (0,57 ; 0,93) | |
| p-value | 0,0018 | |
| Médiane (IC à 95 %) | 25,0 (21,7 ; NE) | 19,6 (17,6 ; 23,1) |
| Taux (IC à 95 %) | ||
| À 6 mois | 89,2 (85,7 ; 91,8) | 81,2 (77,0 ; 84,7) |
| À 12 mois | 76,0 (71,5 ; 79,9) | 66,7 (61,8 ; 71,0) |
| nivolumab (n = 410) | évérolimus (n = 411) | |
| Réponse objective | 103 (25,1 %) | 22 (5,4 %) |
| (IC à 95 %) | (21,0 ; 29,6) | (3,4 ; 8,0) |
| Odds ratio (IC à 95 %) | 5,98 (3,68 ; 9,72) | |
| p-value | < 0,0001 | |
| Réponse complète (RC) | 4 (1,0 %) | 2 (0,5 %) |
| Réponse partielle (RP) | 99 (24,1 %) | 20 (4,9 %) |
| Maladie stable (MS) | 141 (34,4 %) | 227 (55,2 %) |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 11,99 (0,0 ; 27,6+) | 11,99 (0,0+ ; 22,2+) |
| Délai médian de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 3,5 (1,4 ; 24,8) | 3,7 (1,5 ; 11,2) |
| Survie sans progression | ||
| Événements | 318 (77,6 %) | 322 (78,3 %) |
| Hazard ratio | 0,88 | |
| IC à 95 % | (0,75 ; 1,03) | |
| p-value | 0,1135 | |
| Médiane (IC à 95 %) | 4,6 (3,71 ; 5,39) | 4,4 (3,71 ; 5,52) |
« + » indique une donnée censurée. NE = non estimable
Le délai médian de survenue de la réponse objective était de 3,5 mois (de 1,4 à 24,8 mois) après le début du traitement par nivolumab. Quarante-neuf (47,6 %) répondeurs avaient des réponses en cours avec une durée allant de 0,0 à 27,6+ mois.
La survie globale pouvait être accompagnée d’une amélioration avec le temps des symptômes liés à la maladie et de la QdV non spécifique à la maladie évaluée par les échelles valides et fiables de
FKSI-DRS (Functional Assessment of Cancer Therapy-Kidney Symptom Index-Disease Related Symptoms) et EuroQoL EQ-5D. L’amélioration apparemment significative des symptômes (MID = 2 points de changement dans le score de FKSI-DRS ; p < 0,001) et le délai jusqu’à
amélioration (HR = 1,66 (1,33 ; 2,08), p < 0,001) étaient significativement meilleurs pour les patients du bras nivolumab. Bien que les patients des deux bras de l'étude aient reçu un traitement actif, les données de QdV doivent être interprétées dans le contexte d’une étude en ouvert et par conséquent être prises avec précaution.
Formulation intraveineuse
Étude de sécurité de phase 3b/4 (CA209374)
L’étude CA209374, étude de phase 3b/4 en ouvert évaluant la tolérance de nivolumab en monothérapie (à la posologie de 240 mg toutes les 2 semaines), apporte des données supplémentaires de tolérance et des données descriptives d’efficacité chez des patients atteints d’un CCR avancé ou métastatique (n = 142), incluant 44 patients avec une histologie non à cellules claires.
Chez les sujets avec une histologie non à cellules claires, avec un suivi minimum d’environ 16,7 mois, l’ORR et la durée médiane de réponse étaient respectivement de 13,6 % et de 10,2 mois. Une activité clinique a été observée indépendamment du statut d’expression tumorale de PD-L1.
Cancer épidermoïde de la tête et du cou Formulation intraveineuse
La sécurité et l’efficacité du nivolumab 3 mg/kg en monothérapie dans le traitement du SCCHN métastatique ou en rechute ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en ouvert (CA209141). L'étude a inclus des patients (âgés de 18 ans ou plus), présentant un SCCHN en rechute ou métastatique histologiquement confirmé (cavité buccale, pharynx, larynx), de stade III / IV et non éligible à un traitement local à visée curative (chirurgie ou radiothérapie avec ou sans chimiothérapie) et dont la maladie avait progressé pendant le traitement à base de sels de platine ou durant les 6 mois suivant ce traitement et avec un statut de performance ECOG de 0 ou 1. Le traitement antérieur à base de sels de platine a été administré soit en adjuvant, soit en néo-adjuvant, au stade primaire, en rechute ou métastatique. Les patients ont été inclus quel que soit le statut PD-L1 de leur tumeur ou le statut viral du papillomavirus humain (HPV). Les patients présentant une maladie auto-immune active, un contexte médical nécessitant une immunosuppression, un carcinome en rechute ou métastatique du nasopharynx, un carcinome épidermoïde de localisation primitive inconnue, des glandes salivaires ou d'histologies non épidermoïdes (par exemple un mélanome muqueux), ou des métastases cérébrales ou leptoméningées actives ont été exclus de l’étude. Les patients présentant des métastases cérébrales traitées étaient éligibles si leur état neurologique était revenu à l’état initial au moins 2 semaines avant l’inclusion, et que, soit ils ne recevaient plus de corticoïdes, soit ils étaient en phase de stabilisation ou de décroissance de la corticothérapie à une dose de < 10 mg par jour de prednisolone ou équivalents.
Un total de 361 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab 3 mg/kg (n = 240) administré par voie intraveineuse pendant 60 minutes toutes les 2 semaines, soit un traitement selon le choix de l'investigateur : cétuximab (n = 15) à la dose initiale de 400 mg/m2 suivi d’une dose hebdomadaire de 250 mg/m2 ou méthotrexate (n = 52) à une dose hebdomadaire comprise entre 40 et 60 mg/m2 ou docétaxel (n = 54) à une dose hebdomadaire comprise entre 30 et 40 mg/m2. La randomisation a été stratifiée selon un traitement antérieur par cétuximab. Le traitement était poursuivi tant qu’un bénéfice clinique était observé ou jusqu'à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement. Les évaluations tumorales, selon les critères RECIST, version 1.1, ont été réalisées 9 semaines après la randomisation et ont été poursuivies par la suite toutes les 6 semaines. La poursuite du traitement après une progression initiale, évaluée par l’investigateur sur la base des critères RECIST, version 1.1, a été autorisée chez les patients recevant nivolumab, si le patient présentait un bénéfice clinique et tolérait le traitement à l'étude, tel que déterminé par l'investigateur. Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était la SG. Les principaux critères secondaires d'efficacité étaient la SSP et l’ORR évalués par l'investigateur. Des analyses supplémentaires en sous-groupes pré-spécifiées ont été menées pour évaluer l'efficacité selon l'expression tumorale de PD-L1 aux seuils prédéfinis de 1 %, 5 % et 10 %.
Des échantillons de tissu tumoral prélevés avant l’étude ont été systématiquement recueillis avant la randomisation afin d’effectuer des analyses pré-planifiées de l’efficacité selon l’expression tumorale de PD-L1. L’expression tumorale de PD-L1 était déterminée en utilisant le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx.
Les caractéristiques des patients à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux groupes. L'âge médian était de 60 ans (de 28 à 83 ans), dont 31 % ≥ 65 ans et 5 % ≥ 75 ans, 83 % étaient de sexe masculin et 83 % étaient de type caucasien. Le statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (20 %) ou 1 (78 %), 77 % étaient d'anciens ou d'actuels fumeurs, 90 % présentaient une maladie de stade IV, 66 % présentaient deux lésions ou plus, 45 %, 34 % et 20 % avaient reçu respectivement 1, 2 ou 3 ou plus lignes de traitements systémiques antérieures, et 25 % étaient positifs au HPV-16.
Avec un suivi minimum de 11,4 mois, l'essai a démontré une amélioration statistiquement significative de la SG chez les patients randomisés dans le bras nivolumab par rapport à ceux traités selon le choix de l'investigateur. Les courbes de Kaplan-Meier pour la SG sont présentées sur la Figure 21. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 31.
Probabilité de survie
Figure 21 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG (CA209141)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab | ||||||||
| 240 | 169 | 132 | 98 | 76 | 45 | 27 | 12 | 3 |
| Choix de l’investigateur | ||||||||
| 121 | 88 | 51 | 32 | 22 | 9 | 4 | 3 | 0 |
| ■ | Nivolumab 3 mg/kg (événements : 184/240), médiane et IC à 95 % : 7,72 (5,68 ; 8,77) |
| - - -▲- - - | Choix de l’investigateur (événements : 105/121), médiane et IC à 95 % : 5,06 (4,04 ; 6,24) |
Tableau 31 : Résultats d’efficacité (CA209141)
| nivolumab (n = 240) | choix de l’investigateur (n = 121) | |
| Survie globale | ||
| Événements | 184 (76,7 %) | 105 (86,8 %) |
| Hazard ratioa | 0,71 | |
| (IC à 95 %) | (0,55 ; 0,90) | |
| p-valueb | 0,0048 | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois) | 7,72 (5,68 ; 8,77) | 5,06 (4,04 ; 6,24) |
| Taux (IC à 95 %) à 6 mois | 56,5 (49,9 ; 62,5) | 43,0 (34,0 ; 51,7) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 34,0 (28,0 ; 40,1) | 19,7 (13,0 ; 27,3) |
| Taux (IC à 95 %) à 18 mois | 21,5 (16,2 ; 27,4) | 8,3 (3,6 ; 15,7) |
| Survie sans progression | ||
| Événements | 204 (85,0 %) | 104 (86,0 %) |
| Hazard ratio | 0,87 | |
| IC à 95 % | (0,69 ; 1,11) | |
| p-value | 0,2597 | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois) | 2,04 (1,91 ; 2,14) | 2,33 (1,97 ; 3,12) |
| Taux (IC à 95 %) à 6 mois | 21,0 (15,9 ; 26,6) | 11,1 (5,9 ; 18,3) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 9,5 (6,0 ; 13,9) | 2,5 (0,5 ; 7,8) |
| nivolumab (n = 240) | choix de l’investigateur (n = 121) | |
| Réponse objective confirméec | 32 (13,3 %) | 7 (5,8 %) |
| (IC à 95 %) | (9,3 ; 18,3) | (2,4 ; 11,6) |
| Odds ratio (IC à 95 %) | 2,49 (1,07 ; 5,82) | |
| Réponse complète (RC) | 6 (2,5 %) | 1 (0,8 %) |
| Réponse partielle (RP) | 26 (10,8 %) | 6 (5,0 %) |
| Maladie stable (MS) | 55 (22,9 %) | 43 (35,5 %) |
| Délai médian de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 2,1 (1,8-7,4) | 2,0 (1,9-4,6) |
| Durée médiane de réponse | ||
| Mois (intervalle) | 9,7 (2,8-20,3+) | 4,0 (1,5+-8,5+) |
a Dérivé d’un modèle de risque proportionnel stratifié.
b La p-value est dérivée d’un test stratifié du log-rank par traitement antérieur au cétuximab ; le niveau seuil d’efficacité significatif selon O’Brien-Fleming est de 0,0227.
c Dans le groupe nivolumab, il y avait deux patients avec une réponse complète et sept patients avec une réponse partielle qui présentaient un niveau d’expression tumorale de PD-L1 < 1 %.
Une expression tumorale quantifiable de PD-L1 a été mesurée chez 67 % des patients dans le groupe nivolumab et 82 % des patients dans le groupe traité selon le choix de l’investigateur. Les niveaux d’expression tumorale de PD-L1 étaient équilibrés entre les deux groupes de traitement (nivolumab vs traitement selon le choix de l’investigateur) à chaque niveau prédéfini d’expression tumorale de
PD-L1, ≥ 1 % (55 % vs 62 %), ≥ 5 % (34 % vs 43 %), ou ≥ 10 % (27 % vs 34 %).
Les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 parmi tous les niveaux d'expression prédéfinis ont démontré une plus grande probabilité d'amélioration de la survie globale dans le groupe nivolumab par rapport au groupe de traitement selon le choix de l'investigateur. L’amplitude du bénéfice de la SG était cohérente pour des niveaux d’expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 %, ≥ 5 % ou
≥ 10 % (voir Tableau 32).
Tableau 32 : SG selon l’expression tumorale de PD-L1 (CA209141)
| Expression de PD-L1 | nivolumab | choix de l’investigateur | |
| SG selon l’expression tumorale de PD-L1 | |||
| Nombre d’événements (nombre de patients) | Hazard ratio non stratifié (IC à 95 %) | ||
| < 1 % | 56 (73) | 32 (38) | 0,83 (0,54 ; 1,29) |
| ≥ 1 % | 66 (88) | 55 (61) | 0,53 (0,37 ; 0,77) |
| ≥ 5 % | 39 (54) | 40 (43) | 0,51 (0,32 ; 0,80) |
| ≥ 10 % | 30 (43) | 31 (34) | 0,57 (0,34 ; 0,95) |
Dans une analyse post-hoc exploratoire utilisant un test non validé, le niveau d’expression de PD-L1 des cellules tumorales et le niveau d’expression de PD-L1 des cellules immunitaires liées à la tumeur (CILT) ont été analysés au regard de l’amplitude de l’effet du traitement par nivolumab par rapport au traitement selon le choix de l’investigateur. Cette analyse a montré que non seulement le niveau d’expression de PD-L1 des cellules tumorales, mais également le niveau d’expression de PD-L1 des cellules immunitaires liées à la tumeur (CILT), semblaient être associés au bénéfice de nivolumab par rapport au traitement selon le choix de l’investigateur (voir Tableau 33). En raison du faible nombre de patients dans les sous-groupes et du caractère exploratoire de l'analyse, aucune conclusion définitive ne peut être tirée de ces données.
Tableau 33 : Résultats d’efficacité selon le niveau d’expression de PD-L1 des cellules tumorales et des CILT (CA209141)
| Médiane de SGa (mois) | Médiane de SSPa (mois) | ORR (%) | ||||
| HRb (IC à 95 %) | HRb (IC à 95 %) | (IC à 95 %)c | ||||
| nivolumab | choix de l’investigateur | nivolumab | choix de l’investigateur | nivolumab | choix de l’investigateur | |
| PD-L1 ≥ 1 %, PD-L1+ CILTabondantesd(61 nivolumab,47 choix de l’investigateur) | 9,10 | 4,60 | 3,19 | 1,97 | 19,7 | 0 |
| 0,43 (0,28 ; 0,67) | 0,48 (0,31 ; 0,75) | (10,6 ; 31,8) | (0 ; 7,5) | |||
| PD-L1 ≥ 1 %, PD-L1+ CILTraresd(27 nivolumab,14 choix de l’investigateur) | 6,67 | 4,93 | 1,99 | 2,04 | 11,1 | 7,1 |
| 0,89 (0,44 ; 1,80) | 0,93 (0,46 ; 1,88) | (2,4 ; 29,2) | (0,2 ; 33,9) | |||
| PD-L1 < 1 %, PD-L1+ CILTabondantesd(43 nivolumab,25 choix de l’investigateur) | 11,73 | 6,51 | 2,10 | 2,73 | 18,6 | 12,0 |
| 0,67 (0,38 ; 1,18) | 0,96 (0,55 ; 1,67) | (8,4 ; 33,4) | (2,5 ; 31,2) | |||
| PD-L1 < 1 %, PD-L1+ CILTraresd(27 nivolumab,10 choix de l’investigateur) | 3,71 | 4,85 | 1,84 | 2,12 | 3,7 | 10,0 |
| 1,09 (0,50 ; 2,36) | 1,91 (0,84 ; 4,36) | (< 0,1 ;19,0) | (0,3 ; 44,5) | |||
a La SG et la SSP ont été estimées en utilisant la méthode de Kaplan-Meier.
b Le Hazard Ratio de chaque sous-groupe est dérivé d’un modèle des risques proportionnels de Cox avec le traitement comme seule covariable.
c L’intervalle de confiance sur l’ORR a été calculé en utilisant la méthode de Clopper-Pearson.
d Les statuts PD-L1+ CILT du microenvironnement tumoral étaient évalués qualitativement, et caractérisés comme
« nombreux », « intermédiaires », et « rares » sur la base des évaluations d’anatomopathologistes. Les groupes
« nombreux » et « intermédiaires » étaient associés pour définir le groupe « abondant ».
Les patients dont le site primitif du cancer évalué par l'investigateur était l'oropharynx ont été testés pour le HPV (déterminé par immunohistochimie p16 [IHC]). Le bénéfice en survie globale était observé indépendamment du statut HPV (HPV positif : HR = 0,63 ; IC à 95 % : 0,38 ; 1,04 ; HPV négatif : HR = 0,64 ; IC à 95 % : 0,40 ; 1,03 ; et HPV indéterminé : HR = 0,78 ; IC à 95 % : 0,55 ; 1,10).
Les résultats rapportés par les patients (RRP) ont été évalués à l'aide de l'échelle EORTC QLQ-C30, EORTC QLQ-H & N35 et EQ-5D à 3 niveaux. Après plus de 15 semaines de suivi, les patients traités par nivolumab ont montré des RRP stables, tandis que ceux issus du bras de traitement selon le choix de l'investigateur ont présenté un déclin significatif de leurs capacités fonctionnelles (par exemple physique, rôle, social) et de leur état de santé, ainsi qu’une augmentation de la symptomatologie (par exemple fatigue, dyspnée, perte d'appétit, douleur, problèmes sensoriels, problèmes sociaux). Les données issues des RRP doivent être interprétées dans le contexte de l'étude réalisée en ouvert et doivent donc être considérées avec prudence.
Carcinome urothélial
Traitement adjuvant du carcinome urothélial
Formulation intraveineuse
Étude randomisée de phase 3 du nivolumab en adjuvant versus placebo (CA209274)
La tolérance et l’efficacité du nivolumab en monothérapie dans le traitement adjuvant du carcinome urothélial ont été évaluées dans une étude de phase 3 multicentrique, randomisée, contrôlée versus placebo, en double aveugle (CA209274). L’étude a inclus des patients (âgés de 18 ans et plus) ayant subi une exérèse complète d’un carcinome urothélial infiltrant le muscle (CUIM) originaire de la vessie ou des voies excrétrices supérieures (bassinet ou uretère) et à haut risque de récidive. Les critères de stadification pathologique du CUIM définissant un patient à haut risque étaient
ypT2-ypT4a ou ypN+ pour les patients adultes ayant reçu une chimiothérapie néoadjuvante à base de cisplatine, et pT3-pT4a ou pN+ pour les patients adultes n’ayant pas reçu de chimiothérapie néoadjuvante à base de cisplatine et inéligibles à, ou ayant refusé une chimiothérapie adjuvante à base de cisplatine. L’étude a inclus des patients indépendamment de leur statut tumoral PD-L1, qui présentaient un statut de performance ECOG de 0 ou 1 (un ECOG de 2 était autorisé pour les patients inéligibles à une chimiothérapie néoadjuvante à base de cisplatine). L’expression PD-L1 par les cellules tumorales était déterminée en utilisant le test PD-L1 IHC 28-8 PharmDx. L’étude a exclu les patients présentant une maladie auto-immune active, connue ou suspectée, les patients ayant reçu un traitement par chimiothérapie, par radiothérapie ou un traitement biologique contre le cancer, un traitement intravésical, ou un traitement expérimental dans les 28 jours précédant la première administration du traitement à l’étude.
Un total de 709 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab 240 mg (n = 353) toutes les
2 semaines, soit le placebo (n = 356) toutes les 2 semaines jusqu’à récidive ou toxicité inacceptable, pour une durée maximale de traitement de 1 an. Parmi ces patients, 282 présentaient des cellules tumorales exprimant PD-L1 ≥ 1 %, 140 dans le bras nivolumab et 142 dans le bras placebo. La randomisation était stratifiée selon le statut anatomopathologique d’atteinte ganglionnaire (N+ versus N0/x avec < 10 ganglions retirés versus N0 avec ≥ 10 ganglions retirés), selon l’expression de PD-L1 par les cellules tumorales (≥ 1 % versus < 1 %/indéterminée), et selon l’utilisation d’une chimiothérapie néoadjuvante à base de cisplatine. Les évaluations tumorales par imagerie devaient être effectuées toutes les 12 semaines à partir de la date de la première dose jusqu’à la semaine 96, puis toutes les 16 semaines de la semaine 96 à la semaine 160, puis toutes les 24 semaines jusqu’à récidive en dehors du tractus urothélial ou jusqu’à arrêt du traitement (selon l’occurrence la plus tardive) durant un maximum de 5 ans. Le critère principal d’efficacité était la survie sans maladie (SSM) chez tous les patients randomisés et la SSM chez les patients randomisés avec une expression tumorale de PD-L1
≥ 1 %. La SSM était définie comme le temps entre la date de randomisation et la date de première récidive documentée évaluée par l’investigateur (locale au sein du tractus urothélial, locale en dehors du tractus urothélial ou distante) ou le décès (toutes causes), selon la première occurrence. Les critères secondaires d’efficacité incluaient la survie globale (SG).
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux groupes. Chez les patients avec des cellules tumorales exprimant PD-L1 ≥ 1 %, l’âge médian était de 66 ans (de 34 à
92 ans) ; 76 % étaient de sexe masculin et 76 % étaient de type caucasien. Quatre-vingt-deux pour cent avaient une tumeur de la vessie infiltrant le muscle (TVIM), 18 % avaient une tumeur des voies excrétrices supérieures (TVES) (bassinet et uretère), 42 % des patients ont reçu un traitement antérieur par cisplatine en situation néoadjuvante, 45 % des patients étaient N+ au moment de l’exérèse complète, les patients avaient un statut de performance ECOG de 0 (61 %), 1 (37 %) ou 2 (2 %), et
7 % des patients avaient un taux d’hémoglobine < 10 g/dL.
Lors de la première analyse intermédiaire pré-spécifiée chez les patients avec des cellules tumorales exprimant PD-L1 ≥ 1 % (suivi minimum de 6,3 mois et suivi médian de 22,1 mois pour le bras nivolumab), l’étude a démontré une amélioration statistiquement significative de la SSM pour les patients du bras nivolumab comparé au placebo. La SSM médiane déterminée par l’investigateur n’a pas été atteinte (IC à 95 % : 21,19 ; NA), pour nivolumab versus 8,41 mois (IC à 95 % : 5,59 ; 21,19)
pour le placebo, HR : 0,55 (IC à 98,72 % : 0,35 ; 0,85), p-value = 0,0005. L’analyse principale de la SSM a inclus des censures pour le nouveau traitement anticancéreux. Les résultats de la SSM avec et sans censure pour le nouveau traitement anticancéreux étaient cohérents.
L’amélioration de la SSM a été confirmée lors d’une analyse descriptive actualisée chez les patients avec des cellules tumorales exprimant PD-L1 ≥ 1 % (suivi minimum de 11,4 mois et suivi médian de 25,5 mois pour le bras nivolumab).
Les résultats d’efficacité de cette analyse descriptive actualisée sont décrits dans le Tableau 34 et la Figure 22.
Tableau 34 : Résultats d’efficacité chez les patients avec des cellules tumorales exprimant PD-L1 ≥ 1 % (CA209274)
| nivolumab(n = 140) | placebo(n = 142) | |
| Survie Sans Maladie | Suivi minimum de 11,4 mois | |
| Evénements (%) | 56 (40,0) | 85 (59,9) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)a | 0,53 (0,38 ; 0,75) | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois)b | NA (22,11 ; NE) | 8,41 (5,59 ; 20,04) |
| Taux (IC à 95 %) à 6 mois | 74,5 (66,2 ; 81,1) | 55,7 (46,8 ; 63,6) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 67,6 (59,0 ; 74,9) | 46,3 (37,6 ; 54,5) |
| Taux (IC à 95 %) à 24 mois | 58,6 (49,3 ; 66,9) | 37,4 (29,0 ; 45,8) |
NA : non atteint, NE : non estimable.
a Modèle de Cox à risque proportionnel stratifié. Le Hazard Ratio est le rapport entre le nivolumab et le placebo.
b Sur la base des estimations de Kaplan-Meier.
Probabilité de Survie Sans Maladie
Figure 22 : Courbe de Kaplan-Meier de la SSM chez les patients avec des cellules tumorales exprimant PD-L1 ≥ 1 % (CA209274)
Survie Sans Maladie (Mois)
Nombre de patients à risque
| Placebo | |||||||||||||||||||
| 142 | 90 | 74 | 62 | 57 | 53 | 49 | 44 | 36 | 29 | 23 | 21 | 18 | 14 | 9 | 5 | 3 | 2 | 1 | 0 |
| Nivolumab | |||||||||||||||||||
| 140 | 113 | 99 | 96 | 85 | 75 | 67 | 58 | 50 | 38 | 33 | 30 | 29 | 22 | 19 | 8 | 3 | 1 | 0 | 0 |
| - - -△- - - | Placebo (événements : 85/142), médiane et IC à 95 % : 8,41 (5,59 ; 20,04) |
| | Nivolumab (événements : 56/140), médiane et IC à 95 % : N.A. (22,11 ; N.A.) |
Suivi minimum de 11,4 mois
Lors d'une analyse intermédiaire de la SG, les données de SG étaient immatures avec un HR = 0,63 ; (IC à 99,26 % : 0,38 ; 1,02 ; valeur p = 0,0099). La médiane de SG n’a pas été atteinte dans le bras nivolumab, tandis que la médiane de SG dans le bras témoin était de 59,43 mois
(IC à 95 % : 29,14 ; N.A.) (voir Figure 23).
Des analyses exploratoires descriptives pré-spécifiées en sous-groupe ont été effectuées chez les patients, sur la base du traitement antérieur par cisplatine en situation néoadjuvante.
Dans le sous-groupe de patients dont les cellules tumorales expriment le PD-L1 au seuil de ≥ 1 % ayant reçu un traitement antérieur par cisplatine en situation néoadjuvante (n = 118), le HR de la SSM était de 0,37 (IC à 95 % : 0,22 ; 0,64) avec une médiane de SSM non atteinte et de 8,41 mois pour le nivolumab et le placebo, respectivement. Dans le sous-groupe de patients avec des cellules tumorales exprimant PD-L1 ≥ 1 % n’ayant pas reçu de traitement antérieur par cisplatine en situation néoadjuvante (n = 164), le HR de la SSM était de 0,69 (IC à 95 % : 0,44 ; 1,08) avec une médiane de SSM de 29,67 mois et de 11,37 mois pour le nivolumab et le placebo, respectivement.
Probabilité de Survie Globale
Figure 23 : Courbes de Kaplan-Meier pour la Survie Globale chez les patients présentant une expression PD-L1 ≥ 1 % (CA209274)
Survie Globale (mois)
Nombre de patients à risque Placebo
Nivolumab
| - - -△- - - | Placebo |
| | Nivolumab |
Suivi minimum de 52,9 mois
Traitement du carcinome urothélial avancé
Formulation intraveineuse
Étude randomisée de phase 3 en ouvert du nivolumab en association à une chimiothérapie versus chimiothérapie (CA209901)
La sécurité et l’efficacité de nivolumab en association au cisplatine et à la gemcitabine, suivi de nivolumab en monothérapie ont été évaluées dans l’étude CA209901 randomisée, en ouvert, menée chez des patients éligibles au traitement par cisplatine atteints de carcinome urothélial non résécable ou métastatique. L’étude a inclus des patients (âgés de 18 ans ou plus) présentant un carcinome à cellules transitionnelles (CCT) histologiquement ou cytologiquement confirmé, métastatique ou non résécable chirurgicalement, affectant le bassinet, l’uretère, la vessie ou l’urètre, et qui étaient éligibles à un traitement par cisplatine et gemcitabine. Des variants histologiques mineurs (< 50 % de la totalité) étaient acceptables (le CCT devant être l’histologie dominante). Tous les patients devaient avoir une maladie mesurable par tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique (IRM) selon les critères RECIST, version 1.1. Aucun antécédent de traitement anticancéreux systémique pour le carcinome urothélial métastatique ou non résécable chirurgicalement n’était autorisé. Des
antécédents de chimiothérapie néoadjuvante ou de chimiothérapie adjuvante à base de platine après une cystectomie radicale étaient autorisés sous réserve que la récidive de la maladie ait eu lieu
≥ 12 mois après la fin du traitement. Des antécédents de traitement intravésical étaient autorisés sous réserve que ce dernier ait été achevé au moins 4 semaines avant le début du traitement de l’étude. Une radiothérapie (avec ou sans chimiothérapie) à visée curative était autorisée sous réserve que le traitement ait été achevé ≥ 12 mois avant l’inclusion. Une radiothérapie palliative était autorisée sous réserve qu’elle ait été terminée au moins 2 semaines avant le traitement.
Un total de 608 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab en association au cisplatine et à la gemcitabine (n = 304), soit cisplatine et gemcitabine (n = 304). La randomisation a été stratifiée selon le statut tumoral de PD-L1 (≥ 1 % versus < 1 % ou indéterminé) et selon la présence de métastases hépatiques (oui versus non). L’âge médian était de 65 ans (de 32 à 86 ans) avec 51 % des patients âgés de ≥ 65 ans et 12 % des patients âgés de ≥ 75 ans ; 23 % des patients étaient d’origine asiatique, 72 % étaient de type caucasien, 0,3 % étaient noirs ; 77 % étaient de sexe masculin et 23 % de sexe féminin. Le statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (53 %) ou 1 (46 %). Les patients du bras nivolumab en association au cisplatine et à la gemcitabine ont été traités par nivolumab à la dose de 360 mg toutes les trois semaines, en association au cisplatine et à la gemcitabine pendant 6 cycles au maximum, puis ont reçu nivolumab en monothérapie à la dose de 480 mg toutes les 4 semaines pendant 24 mois au maximum. Les patients ont reçu la gemcitabine à la dose de 1 000 mg/m2 par voie IV pendant 30 minutes aux jours 1 et 8 (d’un cycle de traitement de
3 semaines) et le cisplatine à la dose de 70 mg/m2 par voie IV pendant 30 à 120 minutes au jour 1 (d’un cycle de traitement de 3 semaines). Au total, 92 patients (49 dans le bras nivolumab en association au cisplatine et à la gemcitabine et 43 dans le bras cisplatine et gemcitabine) ont abandonné le cisplatine en faveur du carboplatine après au moins un cycle de cisplatine.
L’étude a démontré un bénéfice statistiquement significatif en SG et SSP chez les patients randomisés dans le bras nivolumab en association au cisplatine et à la gemcitabine comparé au bras chimiothérapie par cisplatine et gemcitabine seule. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 35 et les Figures 24 et 25.
Tableau 35 : Résultats d’efficacité (CA209901)
| nivolumab et chimiothérapie cisplatine-gemcitabine(n = 304) | chimiothérapie cisplatine-gemcitabine (n = 304) | |
| Survie globalea | ||
| Événements | 172 (56,6 %) | 193 (63,5 %) |
| Médiane (mois) (IC à 95 %) | 21,7(18,6 ; 26,4) | 18,9(14,7 ; 22,4) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)b | 0,78(0,63 ; 0,96) | |
| p-valuec | 0,0171 | |
| Survie sans progressiona | ||
| Événements | 211 (69,4 %) | 191 (62,8 %) |
| Médiane (mois) (IC à 95 %) | 7,92(7,62 ; 9,49) | 7,56(6,05 ; 7,75) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)b | 0,72(0,59 ; 0,88) | |
| p-valuec | 0,0012 | |
| Taux de réponse objective | ||
| Répondeurs | 175 (57,6 %) | 131 (43,1 %) |
| (IC à 95 %) | (51,8 ; 63,2) | (37,5 ; 48,9) |
a Sur la base des estimations de Kaplan-Meier
b Modèle de Cox à risque proportionnel stratifié
c p-value bilatérale sur la base d’un test du log-rank stratifié.
Probabilité de survie
Figure 24 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG (CA209901)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + chimiothérapie gemcitabine-cisplatine | |||||||||||||||||||||
| 304 | 286 | 264 | 228 | 196 | 167 | 142 | 119 | 97 | 84 | 69 | 58 | 48 | 36 | 25 | 20 | 15 | 12 | 7 | 4 | 2 | 0 |
| Chimiothérapie gemcitabine-cisplatine | |||||||||||||||||||||
| 304 | 277 | 242 | 208 | 166 | 140 | 122 | 102 | 82 | 65 | 49 | 39 | 33 | 24 | 17 | 16 | 13 | 9 | 4 | 4 | 1 | 0 |
| ▲ | Nivolumab + chimiothérapie gemcitabine-cisplatine (événements : 172/304), médiane et IC à 95 % : 21,72 (18,63 ; 26,38) |
| - - -- - - | Chimiothérapie gemcitabine-cisplatine (événements : 193/304), médiane et IC à 95 % : 18,85 (14,72 ; 22,44) |
Basée sur le gel des données cliniques du : 9 mai 2023, suivi minimum de 7,4 mois
Probabilité de survie sans progression
Figure 25 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SSP (CA209901)
Survie sans progression (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + chimiothérapie gemcitabine-cisplatine | ||||||||||||||||||||
| 304 | 253 | 179 | 116 | 82 | 65 | 57 | 49 | 41 | 36 | 31 | 26 | 19 | 14 | 11 | 10 | 10 | 6 | 5 | 1 | 0 |
| Chimiothérapie gemcitabine-cisplatine | ||||||||||||||||||||
| 304 | 223 | 119 | 63 | 35 | 25 | 17 | 12 | 12 | 10 | 9 | 8 | 6 | 5 | 2 | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| ▲ | Nivolumab + chimiothérapie gemcitabine-cisplatine (événements : 211/304), médiane et IC à 95 % : 7,92 (7,62 ; 9,49) |
| - - -- - - | Chimiothérapie gemcitabine-cisplatine (événements : 191/304), médiane et IC à 95 % : 7,56 (6,05 ; 7,75) |
Basée sur le gel des données cliniques du : 9 mai 2023, suivi minimum de 7,4 mois
L’analyse principale de la SSP a inclus une censure pour les nouveaux traitements anticancéreux avant la progression de la maladie (Tableau 33). Les résultats pour la SSP avec et sans censure pour les nouveaux traitements anticancéreux avant progression de la maladie étaient cohérents.
Formulation intraveineuse
Étude de phase 2 en ouvert (CA209275)
La sécurité et l’efficacité du nivolumab 3 mg/kg en monothérapie dans le traitement des patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastatique ont été évaluées dans une étude de phase 2, multicentrique, en ouvert et monobras (CA209275).
L’étude a inclus des patients (âgés de 18 ans et plus) qui présentaient une progression de la maladie pendant ou après une chimiothérapie à base de sels de platine dans le cas d'une maladie à un stade avancé ou métastatique, ou qui présentaient une progression de la maladie dans les 12 mois suivant le traitement néoadjuvant ou adjuvant par chimiothérapie à base de sels de platine. Ces patients présentaient un statut de performance ECOG de 0 ou 1 et ont été inclus indépendamment du statut PD-L1 de leur tumeur. Les patients présentant des métastases cérébrales ou des métastases
leptoméningées actives, une maladie auto-immune active ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique, ont été exclus de l’étude. Les patients qui avaient reçu plus de 2 lignes de chimiothérapie antérieures avec des métastases hépatiques ont également été exclus.
Un total de 270 patients ayant reçu du nivolumab 3 mg/kg par voie intraveineuse pendant 60 minutes toutes les 2 semaines, avec un suivi minimum de 8,3 mois, a pu être évalué en termes d’efficacité. Le traitement était poursuivi tant qu'un bénéfice clinique était observé ou jusqu'à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement. Les premières évaluations tumorales ont été réalisées 8 semaines après le début du traitement, et se sont ensuite poursuivies toutes les 8 semaines jusqu’à 48 semaines, puis toutes les 12 semaines jusqu’à progression de la maladie ou arrêt du traitement, selon ce qui est survenu le plus tardivement. Les évaluations tumorales ont été poursuivies après l’arrêt du traitement chez les patients qui avaient arrêté le traitement pour des raisons autres que la progression. Le traitement au-delà de la progression initiale évaluée par l’investigateur selon les critères RECIST, version 1.1, était autorisé tant que, selon le jugement de l’investigateur, le patient en tirait un bénéfice clinique, ne présentait pas de progression rapide de la maladie et tolérait le traitement à l’étude. Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était l’ORR, déterminé par un BICR. Les autres critères d’évaluation de l’efficacité étaient la durée de réponse, la SSP et la SG (voir Tableau 36).
L’âge médian était de 66 ans (de 38 à 90) avec 55 % des patients âgés de ≥ 65 ans et 14 % âgés
de ≥ 75 ans. La majorité des patients était de type caucasien (86 %) et de sexe masculin (78 %). Le statut de performance ECOG à l'inclusion était de 0 (54 %) ou 1 (46 %).
Tableau 36 : Résultats d’efficacité (CA209275)a
| nivolumab (n = 270) | |
| Réponse objective confirmée | 54 (20,0 %) |
| (IC à 95 %) | (15,4 ; 25,3) |
| Réponse complète (RC) | 8 (3,0 %) |
| Réponse partielle (RP) | 46 (17,0 %) |
| Maladie stable (MS) | 60 (22,2 %) |
| Durée médiane de réponseb | |
| Mois (intervalle) | 10,4 (1,9+-12,0+) |
| Délai médian de réponse | |
| Mois (intervalle) | 1,9 (1,6 ; 7,2) |
| Survie sans progression | |
| Evènements (%) | 216 (80) |
| Médiane (IC à 95 %) en mois | 2,0 (1,9 ; 2,6) |
| Taux (IC à 95 %) à 6 mois | 26,1 (20,9 ; 31,5) |
| Survie globalec | |
| Événements (%) | 154 (57) |
| Médiane (IC à 95 %) en mois | 8,6 (6,05 ; 11,27) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 41,0 (34,8 ; 47,1) |
| nivolumab (n = 270) | ||
| Taux d’expression tumorale de PD-L1 | ||
| < 1 % | ≥ 1 % | |
| Réponse objective confirmée (IC à 95 %) | ||
| 16 % (10,3 ; 22,7)n = 146 | 25 % (17,7 ; 33,6)n = 124 | |
| Durée médiane de réponse Mois (intervalle) | ||
| 10,4 (3,7 ; 12,0+) | Non atteinte (1,9+ ; 12,0+) | |
| Survie sans progression | ||
| Médiane (IC à 95 %) en mois | 1,9 (1,8 ; 2,0) | 3,6 (1,9 ; 3,7) |
| Taux (IC à 95 %) à 6 mois | 22,0 (15,6 ; 29,2) | 30,8 (22,7 ; 39,3) |
| Survie globale | ||
| Médiane (IC à 95 %) en mois | 5,9 (4,37 ; 8,08) | 11,6 (9,10 ; NE) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 34,0 (26,1 ; 42,1) | 49,2 (39,6 ; 58,1) |
« + » indique une donnée censurée.
a Suivi médian de 11,5 mois.
b Données incertaines en raison de la durée de réponse limitée.
c dont 4 décès liés au traitement : 1 pneumopathie inflammatoire, 1 insuffisance respiratoire aiguë, 1 insuffisance respiratoire et 1 insuffisance cardiovasculaire.
NE : non estimable
Les résultats d’analyses post-hoc exploratoires indiquent que chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 faible (par exemple < 1 %) à nulle, d’autres caractéristiques propres aux patients (par exemple métastases hépatiques, métastases viscérales, taux d’hémoglobine initial
< 10 g/dL et statut de performance ECOG = 1) pourraient contribuer au résultat clinique.
Formulation intraveineuse
Étude en ouvert de phase 1/2 (CA209032)
L'étude CA209032 était une étude de phase 1/2 en ouvert, multicohorte, comprenant une cohorte de 78 patients (dont 18 patients avaient reçu un traitement autorisé en cross over par nivolumab 3 mg/kg et ipilimumab 1 mg/kg en association) dont les critères d’inclusion étaient similaires à ceux de l’étude CA209275, traités par nivolumab 3 mg/kg en monothérapie dans le carcinome urothélial. Avec un suivi minimum de 9 mois, l’ORR confirmé, évalué par l’investigateur, était de 24,4 % (IC à 95 % : 15,3 ; 35,4). La durée médiane de réponse n’a pas été atteinte (4,4 à 16,6+ mois). La SG médiane était de 9,7 mois (IC à 95 % : 7,26 ; 16,16) et les taux estimés de SG étaient de 69,2 % (IC : 57,7 ; 78,2) à 6 mois, et de 45,6 % (IC : 34,2 ; 56,3) à 12 mois.
Cancer colorectal dMMR ou MSI-H Formulation intraveineuse
Étude en ouvert comparant le nivolumab en association à l’ipilimumab versus une chimiothérapie chez des patients atteints de CRC dMMR ou MSI-H naïfs de traitement en situation métastatique La sécurité et l’efficacité du nivolumab 240 mg en association à l’ipilimumab 1 mg/kg toutes les
3 semaines, pour un maximum de 4 doses, suivi du nivolumab en monothérapie à la dose de 480 mg toutes les 4 semaines dans le traitement de première ligne du CRC non résécable ou métastatique avec un statut tumoral MSI-H ou dMMR connu ont été évaluées dans une étude en ouvert de phase 3, randomisée et multibras (CA2098HW). Les bras de traitement de l’étude comprenaient le nivolumab en monothérapie, le nivolumab en association à l’ipilimumab, ou une chimiothérapie au choix de l’investigateur. Le statut tumoral MSI-H ou dMMR a été déterminé conformément aux normes de pratique locales à l’aide de tests PCR, NGS ou IHC. L’évaluation centralisée du statut MSI-H par PCR (test Idylla MSI) et du statut dMMR par IHC (test Omnis MMR) a été réalisée rétrospectivement sur les échantillons tumoraux des patients utilisés pour la détermination au niveau local du statut
MSI-H/dMMR. Les patients dont le statut MSI-H/dMMR a été confirmé par l’un ou l’autre des tests centralisés ont constitué la population évaluée dans le cadre du critère principal d’efficacité. Les patients qui présentaient des métastases cérébrales symptomatiques, une maladie auto-immune active, qui utilisaient des corticostéroïdes systémiques ou des immunosuppresseurs, ou qui avaient été traités par des inhibiteurs de points de contrôle ont été exclus de l’étude. La randomisation a été stratifiée en fonction de la localisation de la tumeur (droite ou gauche). Les patients randomisés dans le bras chimiothérapie pouvaient recevoir l’association nivolumab plus ipilimumab en cas de progression évaluée par le BICR.
Au total, 303 patients non traités antérieurement, en situation métastatique, ont été randomisés dans l’étude, dont 202 patients pour le nivolumab en association à l’ipilimumab et 101 patients pour la chimiothérapie. Parmi eux, 255 avaient un statut MSI-H/dMMR confirmé de manière centralisée, 171 dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab et 84 dans le bras chimiothérapie. Les patients dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab ont reçu nivolumab 240 mg toutes les
3 semaines en association à l’ipilimumab 1 mg/kg toutes les 3 semaines, pour un maximum de
4 doses, suivi de nivolumab 480 mg en monothérapie toutes les 4 semaines. Les patients dans le bras chimiothérapie ont reçu : mFOLFOX6 (oxaliplatine, leucovorine et fluorouracile) avec ou sans bévacizumab ou cétuximab : Oxaliplatine 85 mg/m2, leucovorine 400 mg/m2, et fluorouracile
400 mg/m2 en bolus suivi de fluorouracile 2 400 mg/m2 pendant 46 heures toutes les 2 semaines. Bévacizumab 5 mg/kg ou cétuximab 500 mg/m2 administré avant mFOLFOX6 toutes les 2 semaines ; ou FOLFIRI (irinotécan, leucovorine et fluorouracile) avec ou sans bévacizumab ou cétuximab : Irinotécan 180 mg/m2, leucovorine 400 mg/m2, et fluorouracile 400 mg/m2 en bolus et fluorouracile
2 400 mg/m2 pendant 46 heures toutes les 2 semaines. Bévacizumab 5 mg/kg ou cétuximab 500 mg/m2 administrés avant FOLFIRI toutes les 2 semaines. Le traitement a été poursuivi jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable ou jusqu’à 24 mois pour le nivolumab en association à l’ipilimumab. Les patients qui ont arrêté le traitement en association en raison d’un effet indésirable attribué à l’ipilimumab ont été autorisés à poursuivre le nivolumab en monothérapie. Les évaluations tumorales selon les critères RECIST, version 1.1 ont été réalisées toutes les 6 semaines pendant les 24 premières semaines, puis toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 96, puis toutes les 16 semaines jusqu’à la semaine 146, puis toutes les 24 semaines.
Les caractéristiques à l’inclusion de tous les patients randomisés n’ayant jamais été traités pour une maladie métastatique étaient les suivantes : l’âge médian était de 63 ans (intervalle : 21 à 87), avec 46 % ≥ 65 ans et 18 % ≥ 75 ans ; 46 % étaient de sexe masculin et 86 % étaient de type caucasien. Le
statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (54 %) et ≥ 1 (46 %) ; la localisation de la tumeur était à droite ou à gauche pour respectivement 68 % et 32 % des patients ; 39 patients présentaient un syndrome de Lynch confirmé parmi les 223 patients dont le statut était connu. Les caractéristiques à l’inclusion des patients non traités auparavant pour une maladie métastatique et présentant un statut MSI-H/dMMR confirmé au niveau central étaient cohérentes avec celles de tous les patients randomisés non traités antérieurement. Parmi les 101 patients randomisés pour recevoir une chimiothérapie, 88 ont reçu une chimiothérapie conforme au protocole, incluant un traitement avec l’oxaliplatine (58 %) et un traitement avec l’irinotécan (42 %). En outre, 66 patients ont reçu une thérapie ciblée, soit du bévacizumab (64 %), soit du cétuximab (11 %).
Le critère principal d’évaluation de l'efficacité de l’étude était la SSP évaluée par le BICR à l’aide des critères RECIST, version 1.1. Les autres mesures d’efficacité comprenaient l’ORR évalué par le BICR, la SG et la durée de la réponse.
L’étude a atteint le critère d’évaluation principal lors de l’analyse intermédiaire prévue, démontrant une amélioration statistiquement significative de la SSP évaluée par le BICR pour les patients avec un statut MSI-H/dMMR confirmé au niveau central dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab par rapport au bras chimiothérapie. Les résultats de la SSP évaluée par le BICR sont présentés dans le Tableau 37 et la Figure 26. Au moment de cette analyse intermédiaire, les autres critères d’évaluation, y compris les données du bras nivolumab en monothérapie, n’ont pas été testés en raison de la hiérarchie des tests.
Tableau 37 : Résultats d’efficacité dans le traitement de première ligne du CRC de statut MSI-H/dMMR confirmé au niveau central (CA2098HW)a
| nivolumab + ipilimumab (n = 171) | chimiothérapie (n = 84) | |
| Survie sans progression | ||
| Événements | 48 (28 %) | 52 (62 %) |
| Hazard ratio | 0,21 | |
| IC à 95 % | (0,14 ; 0,32) | |
| p-valueb | < 0,0001 | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois) | NA (38,4 ; NA) | 5,9 (4,4 ; 7,8) |
a Suivi médian de 31,5 mois (intervalle : 6,1 à 48,4 mois).
b Sur la base d’un test de rang bilatéral stratifié du log-rank.
Probabilité de survie sans progression
Figure 26 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SSP dans le traitement en première ligne de patients atteints de CRC de statut MSI-H/dMMR confirmé au niveau central (CA2098HW)
Survie sans progression (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + ipilimumab | ||||||||||||||||
| 171 | 144 | 132 | 122 | 108 | 95 | 92 | 77 | 64 | 53 | 42 | 37 | 22 | 10 | 9 | 1 | 0 |
| Chimiothérapie | ||||||||||||||||
| 84 | 53 | 29 | 20 | 10 | 6 | 5 | 5 | 3 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 🞡 | Nivolumab + ipilimumab (événements : 48/171), médiane et IC à 95 % : N.A. (38,44 ; NA) | |||||||||||||||
| - - -- - - | Chimiothérapie (événements : 52/84), médiane et IC à 95 % : 5,85 (4,37 ; 7,79) | |||||||||||||||
Étude en ouvert du nivolumab en association à l’ipilimumab chez des patients atteints de CRC dMMR ou MSI-H ayant reçu une chimiothérapie combinée antérieure à base de fluoropyrimidine
La tolérance et l’efficacité du nivolumab 3 mg/kg en association à l’ipilimumab 1 mg/kg dans le traitement du CRC métastatique dMMR ou MSI-H ont été évaluées dans une étude de phase 2, multicentrique, en ouvert avec un seul bras de traitement (CA209142).
L’étude a inclus des patients (âgés de 18 ans ou plus) avec un statut dMMR ou MSI-H localement déterminé, présentant une progression de la maladie pendant ou après un traitement antérieur associant la fluoropyrimidine et l’oxaliplatine ou l’irinotécan, ou qui étaient intolérants à ce traitement. Les patients ayant reçu leur traitement antérieur le plus récent en situation adjuvante devaient avoir progressé pendant ou dans les 6 mois suivant la fin de la chimiothérapie adjuvante. Les patients
présentaient un statut de performance ECOG de 0 ou 1, et ont été inclus indépendamment du statut PD-L1 de leur tumeur. Les patients présentant des métastases cérébrales actives, une maladie
auto-immune active, ou toute maladie nécessitant le recours à une immunosuppression systémique ont été exclus de l’étude.
Un total de 119 patients a été traité par nivolumab 3 mg/kg administré par voie intraveineuse pendant 60 minutes en association à l’ipilimumab 1 mg/kg administré par voie intraveineuse pendant
90 minutes toutes les 3 semaines pendant 4 doses, suivi par nivolumab 3 mg/kg en monothérapie toutes les 2 semaines. Le traitement était poursuivi tant qu’un bénéfice clinique était observé, ou jusqu’à ce que le patient ne puisse plus tolérer le traitement. Les évaluations tumorales ont été réalisées selon les critères RECIST, version 1.1, toutes les 6 semaines pendant les 24 premières semaines, et toutes les 12 semaines par la suite. Le critère principal d'évaluation était l’ORR évalué par l’investigateur. Les critères secondaires étaient l’ORR évalué par un comité de revue indépendant centralisé en aveugle (Blinded Independent Central Review BICR) et le taux de contrôle de la maladie. L’analyse de l’ORR incluait la durée et le délai de réponse. Les critères exploratoires incluaient la SSP et la SG.
L’âge médian était de 58 ans (de 21 à 88 ans) avec 32 % ≥ 65 ans et 9 % ≥ 75 ans, 59 % étaient de sexe masculin et 92 % étaient de type caucasien. Le statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (45 %) ou 1 (55 %), 25 % des patients présentaient des mutations BRAF, 37 % des mutations KRAS, et 12 % avaient un statut inconnu. Parmi les 119 patients traités, 109 ont reçu une chimiothérapie antérieure à base de fluoropyrimidine en situation métastatique et 9 en situation adjuvante. Avant leur inclusion dans l’étude, parmi les 119 patients traités, 118 (99 %) avaient reçu du fluorouracile, 111 (93 %) avaient reçu de l’oxaliplatine, 87 (73 %) avaient reçu de l’irinotécan lors des traitements antérieurs ; 82 (69 %) avaient reçu un traitement antérieur par fluoropyrimidine, oxaliplatine et irinotécan. Vingt-trois pourcent, 36 %, 24 % et 16 % avaient reçu respectivement 1, 2, 3 ou 4 ou plus traitements antérieurs, et 29 % des patients avaient reçu un traitement par inhibiteur de l’EGFR.
Les résultats d’efficacité (suivi minimum de 46,9 mois, suivi médian de 51,1 mois) sont présentés dans le Tableau 38.
Tableau 38 : Résultats d’efficacité (CA209142)*
| nivolumab + ipilimumab | |
| (n = 119) | |
| Réponse objective confirmée, n (%) | 77 (64,7) |
| (IC à 95 %) | (55,4 ; 73,2) |
| Réponse complète (RC), n (%) | 15 (12,6) |
| Réponse partielle (RP), n (%) | 62 (52,1) |
| Maladie stable (MS), n (%) | 25 (21,0) |
| Durée de réponse | |
| Médiane (intervalle), en mois | NA (1,4 ; 58,0+) |
| Délai médian de réponse | |
| Mois (intervalle) | 2,8 (1,1 ; 37,1) |
*selon l’évaluation de l’investigateur “+”indique une donnée censurée
NA = non atteint
L’ORR évalué par le BICR était de 61,3 % (IC à 95 % : 52,0 ; 70,1), incluant un taux de réponse complète de 20,2 % (IC à 95 % : 13,4 ; 28,5), un taux de réponse partielle de 41,2 % (IC à 95 % : 32,2 ; 50,6) et une maladie stable rapportée dans 22,7 % des cas. Les évaluations du BICR étaient généralement cohérentes avec celles de l’investigateur. Des réponses confirmées ont été observées indépendamment du statut de mutation BRAF ou KRAS, et des niveaux d’expression tumorale de PD-L1.
Parmi les 119 patients, 11 (9,2 %) étaient âgés de ≥ 75 ans. L’ORR évalué par l’investigateur chez les
patients âgés de ≥ 75 ans était de 45,5 % (IC à 95 % : 16,7 ; 76,6).
Carcinome épidermoïde de l’œsophage Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée avec nivolumab en association à l’ipilimumab versus chimiothérapie et avec nivolumab en association à une chimiothérapie versus chimiothérapie en première ligne (CA209648)
La tolérance et l’efficacité du nivolumab en association à l’ipilimumab et du nivolumab en association à une chimiothérapie ont été évaluées dans une étude randomisée, contrôlée versus traitement actif, en ouvert (CA209648). L’étude a inclus des patients adultes (âgés de 18 ans ou plus) atteints d’un CEO avancé non résécable, récurrent ou métastatique, non précédemment traité. Les patients ont été inclus indépendamment du statut PD-L1 de leur tumeur, et l’expression de PD-L1 des cellules tumorales était déterminée en utilisant le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx. Les patients devaient présenter un carcinome épidermoïde ou un carcinome adénosquameux de l’œsophage, non éligible à une radiochimiothérapie et/ou une chirurgie. Un traitement antérieur adjuvant, néoadjuvant, ou une chimiothérapie définitive, une radiothérapie ou une radiochimiothérapie étaient permis s’ils avaient été administrés dans le cadre d’un schéma à visée curative avant l’inclusion dans l’essai. Les patients qui avaient un score de performance initial ≥ 2, des métastases cérébrales symptomatiques, une maladie auto-immune active, qui utilisaient des corticoïdes ou des immunosuppresseurs systémiques, ou les patients à haut risque de saignements ou de fistule due à une invasion tumorale apparente dans les organes adjacents à la tumeur œsophagienne ont été exclus de l’étude. La randomisation a été stratifiée selon le statut tumoral de PD-L1 (≥ 1 % versus < 1 % ou indéterminé), selon la région (Asie de l’Est versus le reste de l’Asie versus le reste du monde), le statut de performance ECOG (0 versus 1) et le nombre d’organes présentant des métastases (≤ 1 versus ≥ 2).
Un total de 970 patients a été randomisé pour recevoir soit du nivolumab en association à l’ipilimumab (n = 325), soit du nivolumab en association à une chimiothérapie (n = 321), soit une chimiothérapie
(n = 324). Parmi ces patients, 473 présentaient une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 %, 158 dans le bras nivolumab plus ipilimumab, 158 dans le bras nivolumab plus chimiothérapie et 157 dans le bras chimiothérapie. Les patients du bras nivolumab plus ipilimumab ont reçu le nivolumab à la dose de
3 mg/kg toutes les 2 semaines en association à l’ipilimumab à la dose de 1 mg/kg toutes les
6 semaines, et les patients du bras nivolumab plus chimiothérapie ont reçu le nivolumab à la dose de 240 mg toutes les 2 semaines aux jours 1 et 15, le fluorouracile à la dose de 800 mg/m2/jour par voie intraveineuse du jour 1 à 5 (pendant 5 jours), et le cisplatine à 80 mg/m2 par voie intraveineuse au jour 1 (d’un cycle de 4 semaines). Les patients du bras chimiothérapie ont reçu le fluorouracile à la dose de 800 mg/m2/jour par voie intraveineuse des jours 1 à 5 (pendant 5 jours), et le cisplatine à
80 mg/m2 par voie intraveineuse au jour 1 (d’un cycle de 4 semaines). Le traitement a été poursuivi jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable ou jusqu’à 24 mois. Les patients du bras nivolumab plus ipilimumab, qui ont arrêté le traitement en association en raison d’un effet indésirable attribué à l’ipilimumab ont été autorisés à poursuivre le nivolumab en monothérapie. Pour les patients du bras nivolumab plus chimiothérapie, chez lesquels le fluorouracile et/ou le cisplatine ont été arrêtés, les autres composants du schéma thérapeutique ont pu être poursuivis.
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les groupes de traitement. Parmi les patients avec une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 %, l’âge médian était de 63 ans (de 26 à 85 ans), 8,2 % étaient âgés de ≥ 75 ans, 81,8 % étaient de sexe masculin, 73,1 % étaient asiatiques, et 23,3 % étaient de type caucasien. Les patients avaient une confirmation histologique de carcinome épidermoïde (98,9 %) ou de carcinome adénosquameux (1,1 %) de l’œsophage. Le statut de performance ECOG initial était de 0 (45,2 %) ou 1 (54,8 %).
Nivolumab en association à une chimiothérapie versus chimiothérapie
Les critères primaires d'efficacité étaient la SSP (évaluée par le BICR) et la SG chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 %. Les critères d’évaluation secondaires selon les tests hiérarchiques pré-spécifiés comprenaient la SG, la SSP (évaluée par le BICR), et l’ORR (évalué
par le BICR) chez tous les patients randomisés. Les évaluations tumorales selon les critères
RECIST, version 1.1 ont été réalisées toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 48 incluse, puis toutes les 12 semaines par la suite.
Lors de l’analyse primaire pré-spécifiée, avec un minimum de suivi de 12,9 mois, l’étude a démontré une amélioration statistiquement significative de la SG et de la SSP chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 %. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 39.
Tableau 39 : Résultats d’efficacité chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % (CA209648)
| nivolumab + chimiothérapie (n = 158) | chimiothérapiea (n = 157) | |
| Survie globale | ||
| Événements | 98 (62,0 %) | 121 (77,1 %) |
| Hazard ratio (IC à 99,5 %)b | 0,54 (0,37 ; 0,80) | |
| p-valuec | < 0,0001 | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois)d | 15,44 (11,93 ; 19,52) | 9,07 (7,69 ; 9,95) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 moisd | 58,0 (49,8 ; 65,3) | 37,1 (29,2 ; 44,9) |
| Survie sans progressione | ||
| Événements | 117 (74,1 %) | 100 (63,7 %) |
| Hazard ratio (IC à 98,5 %)b | 0,65 (0,46 ; 0,92) | |
| p-valuec | 0,0023 | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois)d | 6,93 (5,68 ; 8,34) | 4,44 (2,89 ; 5,82) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 moisd | 25,4 (18,2 ; 33,2) | 10,5 (4,7 ; 18,8) |
| Taux de réponse global, n (%)e | 84 (53,2) | 31 (19,7) |
| (IC à 95 %) | (45,1 ; 61,1) | (13,8 ; 26,8) |
| Réponse complète | 26 (16,5) | 8 (5,1) |
| Réponse partielle | 58 (36,7) | 23 (14,6) |
| Durée de réponsee | ||
| Médiane (IC à 95 %) (mois)d | 8,38 (6,90 ; 12,35) | 5,68 (4,40 ; 8,67) |
| Intervalle | 1,4+ ; 34,6 | 1,4+ ; 31,8+ |
a Fluorouracile et cisplatine.
b Basé sur le modèle de Cox à risque proportionnel stratifié.
c Sur la base d’un test de rang bilatéral stratifié du log-rank.
d Sur la base des estimations de Kaplan-Meier.
e Évalué par le BICR.
Lors d’une analyse descriptive actualisée avec un suivi minimum de 20 mois, les améliorations de la SG étaient cohérentes avec l’analyse primaire. La médiane de SG était de 15,05 mois (IC à 95 % : 11,93 ; 18,63) pour le nivolumab plus chimiothérapie versus 9,07 mois (IC à 95 % : 7,69 ; 10,02) pour la chimiothérapie (HR = 0,59 ; IC à 95 % : 0,46 ; 0,76). La médiane de SSP était de 6,93 mois (IC à 95 % : 5,68 ; 8,35) pour le nivolumab plus chimiothérapie versus 4,44 mois (IC à 95 % : 2,89 ; 5,82) pour la chimiothérapie (HR = 0,66 ; IC à 95 % : 0,50 ; 0,87). L’ORR était de 53,2 % (IC à 95 % :
45,1 ; 61,1) pour le nivolumab plus chimiothérapie versus 19,7 % (IC à 95 % : 13,8 ; 26,8) pour la chimiothérapie.
Les courbes de Kaplan-Meier pour la SG et la SSP avec un suivi minimum de 20 mois sont présentées dans les Figures 27 et 28.
Probabilité de survie
Figure 27 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % (CA209648)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + chimiothérapie | |||||||||||||||
| 158 | 143 | 129 | 105 | 88 | 76 | 66 | 52 | 38 | 32 | 19 | 15 | 5 | 1 | 0 | 0 |
| Chimiothérapie | |||||||||||||||
| 157 | 137 | 107 | 73 | 53 | 40 | 30 | 21 | 15 | 12 | 8 | 6 | 3 | 2 | 1 | 0 |
| - - -△- - - | Nivolumab + chimiothérapie (événements : 118/158), médiane et IC à 95 % : 15,05 (11,93 ; 18,63) |
| - - -🞡- - - | Chimiothérapie (événements : 130/157), médiane et IC à 95 % : 9,07 (7,69 ; 10,02) |
Basée sur le gel des données du 23 août 2021, suivi minimum de 20 mois
Probabilité de survie sans progression
Figure 28 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SSP chez les patients présentant une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 % (CA209648)
Survie sans progression (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + chimiothérapie | ||||||||||||||
| 158 | 107 | 75 | 47 | 30 | 22 | 16 | 10 | 10 | 7 | 6 | 4 | 0 | 0 | 0 |
| Chimiothérapie | ||||||||||||||
| 157 | 68 | 36 | 17 | 5 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 1 | 0 |
| - - -△- - - | Nivolumab + chimiothérapie (événements : 123/158), médiane et IC à 95 % : 6,93 (5,65 ; 8,35) |
| - - -🞡- - - | Chimiothérapie (événements : 101/157), médiane et IC à 95 % : 4,44 (2,89 ; 5,82) |
Basée sur le gel des données du 23 août 2021, suivi minimum de 20 mois
Formulation intraveineuse
Étude de phase 3 randomisée du nivolumab en monothérapie chez des patients préalablement traités (ONO-4538-24/CA209473)
La tolérance et l’efficacité du nivolumab 240 mg en monothérapie dans le traitement du carcinome épidermoïde de l’œsophage (CEO) avancé non résécable, récurrent ou métastatique, ont été évaluées dans une étude de phase 3 randomisée, contrôlée versus traitement actif, en ouvert
(ONO-4538-24/CA209473). L’étude a inclus des patients adultes (âgés de 20 ans ou plus) réfractaires ou intolérants à au moins un schéma thérapeutique associant un traitement à base de fluoropyrimidine et de sels de platine, et les patients ont été inclus indépendamment du niveau d’expression PD-L1 de leur tumeur. Les patients réfractaires ou intolérants à un traitement à base de taxanes, ayant des métastases cérébrales symptomatiques ou nécessitant un traitement, une maladie auto-immune active, un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique, et les patients avec une invasion tumorale apparente dans les organes situés à proximité de l’œsophage (par exemple l’aorte ou les voies respiratoires), ont été exclus de l’étude.
Un total de 419 patients a été randomisé (1:1) pour recevoir soit nivolumab 240 mg administré par voie intraveineuse pendant 30 minutes toutes les 2 semaines (n = 210), soit une chimiothérapie à base de taxanes au choix de l’investigateur : soit docétaxel 75 mg/m2 (n = 65) par voie intraveineuse toutes les 3 semaines, soit paclitaxel 100 mg/m2 (n = 144) par voie intraveineuse une fois par semaine pendant 6 semaines suivi d’1 semaine sans traitement. La randomisation était stratifiée selon la localisation géographique (le Japon vs le reste du monde), le nombre d’organes avec des métastases (≤ 1 vs ≥ 2) et l’expression tumorale de PD-L1 (≥ 1 % vs < 1 % ou indéterminée). Le traitement était poursuivi jusqu’à progression de la maladie évaluée par l’investigateur selon les critères RECIST,
version 1.1, ou toxicité inacceptable. Les évaluations tumorales ont été réalisées toutes les 6 semaines pendant 1 an, puis toutes les 12 semaines par la suite. Le traitement au-delà de la première progression évaluée par l’investigateur était autorisé chez les patients recevant nivolumab sans progression rapide, avec un bénéfice clinique évalué selon l’investigateur, une tolérance au traitement, un statut de performance stable, et pour lesquels un traitement au-delà de la progression ne retarderait pas une intervention imminente pour prévenir des complications graves associées à la progression de la maladie (par exemple des métastases cérébrales). Le critère principal d'évaluation de l'efficacité était la SG. Les principaux critères secondaires de mesures des résultats d’efficacité étaient le taux de réponse objective (ORR) et la SSP évalués par l’investigateur. Des analyses complémentaires en sous –groupe pré-spécifiées ont été conduites afin d’évaluer l’efficacité selon l’expression tumorale de PD-L1 à un seuil prédéfini de 1 %. L’expression tumorale de PD-L1 était déterminée en utilisant le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx.
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux groupes. L’âge médian était de 65 ans (de 33 à 87 ans) ; 53 % des patients étaient âgés de ≥ 65 ans, 10 % étaient âgés de ≥ 75 ans, 87 % étaient de sexe masculin, 96 % étaient asiatiques et 4 % étaient de type caucasien. Le statut de performance ECOG à l'inclusion était de 0 (50 %) ou 1 (50 %).
Avec un suivi minimum de 17,6 mois, l’étude a démontré une amélioration statistiquement significative de la SG chez les patients randomisés dans le bras nivolumab, comparé à la chimiothérapie à base de taxanes au choix de l’investigateur. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 40 et la Figure 29.
Une proportion plus élevée de patients est décédée au cours des 2,5 premiers mois dans le bras nivolumab (32/210 ; 15,2 %), comparé au bras chimiothérapie (15/209 ; 7,2 %). Aucun facteur spécifique associé à ces décès précoces n’a pu être identifié.
Tableau 40 : Résultats d’efficacité (ONO-4538-24/CA209473)
| nivolumab (n = 210) | choix de l’investigateur (n = 209) | |
| Survie globalea | ||
| Événements | 160 (76 %) | 173 (83 %) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)b | 0,77 (0,62 ; 0,96) | |
| p-valuec | 0,0189 | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois) | 10,9 (9,2 ; 13,3) | 8,4 (7,2 ; 9,9) |
| Taux de réponse objectived,e | 33 (19,3 %) | 34 (21,5 %) |
| (IC à 95 %) | (13,7 ; 26,0) | (15,4 ; 28,8) |
| Réponse complète | 1 (0,6 %) | 2 (1,3 %) |
| Réponse partielle | 32 (18,7 %) | 32 (20,3 %) |
| Maladie stable | 31 (18,1 %) | 65 (41,1 %) |
| Durée médiane de réponse (IC à 95 %) (mois) | 6,9 (5,4 ; 11,1) | 3,9 (2,8 ; 4,2) |
| Survie sans progressiona | ||
| Evénements | 187 (89 %) | 176 (84 %) |
| Médiane (IC à 95 %) (mois) | 1,7 (1,5 ; 2,7) | 3,4 (3,0 ; 4,2) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)b | 1,1 (0,9 ; 1,3) | |
a Basé sur une analyse en ITT.
b Basé sur un modèle de risques proportionnels stratifiés.
c Basé sur un test de log-rank stratifié.
d Basé sur l’analyse de l’Ensemble des Réponses Évaluables, n = 171 dans le groupe nivolumab et n = 158 dans le groupe choisi par l’investigateur.
e Non significatif, p-value de 0,6323.
Probabilité de Survie Globale (%)
Figure 29 : Courbes de Kaplan-Meier de la SG (ONO-4538-24/CA209473)
Survie Globale (Mois)
Nombre de Patients à Risque
| Nivolumab | ||||||||||||||||||
| 210 | 182 | 167 | 147 | 126 | 111 | 95 | 82 | 70 | 60 | 43 | 25 | 17 | 13 | 7 | 4 | 3 | 0 | 0 |
| Choix de l’investigateur | ||||||||||||||||||
| 209 | 196 | 169 | 126 | 105 | 84 | 68 | 57 | 49 | 40 | 27 | 17 | 12 | 6 | 2 | 1 | 1 | 1 | 0 |
| | Nivolumab | - - - - - - | Choix de l’investigateur |
Sur les 419 patients, 48 % présentaient une expression tumorale de PD-L1 ≥ 1 %. Les 52 % de patients restants présentaient une expression tumorale de PD-L1 < 1 %. Dans le sous-groupe de patients avec une tumeur PD-L1 positive, le Hazard Ratio (HR) pour la SG était de 0,69 (IC à 95 % : 0,51 ; 0,94) avec des médianes de survie de respectivement 10,9 et 8,1 mois pour les bras nivolumab et chimiothérapie à base de taxanes au choix de l’investigateur. Dans le sous-groupe de patients atteints d’un CEO avec une tumeur PD-L1 négative, le HR pour la SG était de 0,84 (IC à 95 % : 0,62 ; 1,14) avec des médianes de survie de respectivement 10,9 et 9,3 mois pour les bras nivolumab et chimiothérapie.
Traitement adjuvant du cancer de l’œsophage ou de la jonction œso-gastrique Formulation intraveineuse
La tolérance et l’efficacité du nivolumab en monothérapie dans le traitement adjuvant du cancer de
l’œsophage ou de la jonction œso-gastrique ont été évaluées dans une étude de phase 3 multicentrique, randomisée, contrôlée versus placebo, en double aveugle (CA209577). L’étude a inclus des patients adultes qui ont reçu une RCT, suivie par une résection chirurgicale complète du carcinome dans les
16 semaines précédant la randomisation, et qui présentaient une maladie résiduelle, confirmée par l’investigateur, avec au moins un stade ypN1 ou ypT1. Les patients ayant un score de performance initial ≥ 2, n’ayant pas reçu de RCT concomitante avant la chirurgie, avec une tumeur résécable de stade IV, une maladie auto-immune active ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique ont été exclus de l’étude. Les patients ont été inclus indépendamment du niveau d’expression tumorale de PD-L1.
Un total de 794 patients a été randomisé 2:1 pour recevoir soit nivolumab 240 mg (n = 532) soit le placebo (n = 262). Les patients ont reçu nivolumab par voie intraveineuse pendant 30 minutes toutes les 2 semaines durant 16 semaines, suivi de 480 mg perfusés pendant 30 minutes toutes les 4 semaines à partir de la semaine 17. Les patients ont reçu le placebo par voie intraveineuse pendant 30 minutes avec le même schéma d’administration que nivolumab. La randomisation a été stratifiée selon le statut tumoral de PD-L1 (≥ 1 % vs < 1 % ou indéterminé ou non évaluable), le statut pathologique des ganglions lymphatiques (positif ≥ ypN1 vs négatif ypN0) et l’histologie de la tumeur (épidermoïde vs adénocarcinome). Le traitement était poursuivi jusqu’à récidive de la maladie, toxicité inacceptable ou pour une durée totale maximale d’1 an. Le critère d’évaluation principal était la survie sans maladie (SSM) évaluée par l’investigateur, définie comme le temps entre la date de randomisation et la date de première récidive (locale, régionale, ou à distance du site primaire réséqué) ou le décès quelle que soit la cause, selon le premier événement. Les patients sous traitement étaient évalués par imagerie pour la récidive de la tumeur toutes les 12 semaines pendant 2 ans, et au minimum un scanner tous les 6 à
12 mois entre la 3e et la 5e année.
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les deux groupes. L’âge médian était de 62 ans (de 26 à 86 ans) avec 36 % ≥ 65 ans et 5 % ≥ 75 ans. La majorité des patients étaient de type caucasien (82 %) et de sexe masculin (85 %). Le statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (58 %) ou 1 (42 %).
Lors de l’analyse intermédiaire primaire pré-spécifiée du critère principal (suivi minimum de 6,2 mois et une médiane de suivi de 24,4 mois) l’étude a montré une amélioration statistiquement significative de la SSM chez les patients du bras nivolumab comparé au placebo. La SSM médiane déterminée par l’investigateur était de 22,41 mois (IC à 95 % : 16,62 ; 34,00) pour le nivolumab versus 11,04 mois (IC à 95 % : 8,34 ; 14,32) pour le placebo, avec un HR de 0,69 (IC à 96,4 % : 0,56 ; 0,86), et une
p-value < 0,0003. L’analyse principale de la SSM a inclus des censures pour le nouveau traitement anticancéreux. Les résultats de la SSM avec et sans censure pour le nouveau traitement anticancéreux étaient cohérents. Dans une analyse descriptive actualisée de la SSM avec un suivi minimum de
14 mois et un suivi médian de 32,2 mois, l’amélioration de la SSM a été confirmée. Les résultats d’efficacité de cette analyse secondaire descriptive sont présentés dans le Tableau 41 et sur la Figure 30.
Tableau 41 : Résultats d’efficacité (CA209577)
| nivolumab (n = 532) | placebo (n = 262) | |
| Survie sans maladiea avec un suivi minimum de 14 moisc | ||
| Évènements (%) | 268 (50) | 171 (65) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)b | 0,67 (0,55 ; 0,81) | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois) | 22,4 (17,0 ; 33,6) | 10,4 (8,3 ; 13,9) |
| Taux (IC à 95 %) à 6 mois | 72,6 (68,5 ; 76,3) | 61,5 (55,3 ; 67,1) |
| Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 61,8 (57,4 ; 65,8) | 45,5 (39,3 ; 51,4) |
| Taux (IC à 95 %) à 24 mois | 48,3 (43,7 ; 52,8) | 36,0 (29,9 ; 42,0) |
a Basée sur tous les patients randomisés.
b Basé sur le modèle de Cox à risque proportionnel stratifié.
c Analyse descriptive basée sur un gel des données au 18 février 2021.
Probabilité de Survie Sans Maladie
Figure 30 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SSM (CA209577)
Survie Sans Maladie (mois)
Nombre de Sujets à Risque
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 532 | 433 | 371 | 342 | 307 | 272 | 228 | 194 | 160 | 137 | 106 | 84 | 57 | 34 | 19 | 4 | 4 | 0 |
| Placebo | |||||||||||||||||
| 262 | 211 | 158 | 134 | 114 | 107 | 88 | 73 | 62 | 50 | 33 | 30 | 18 | 11 | 5 | 3 | 1 | 0 |
| | Nivolumab (événements : 268/532), médiane et IC à 95 % : 22,41 (16,95 ; 33,64) |
| - - -- - - | Placebo (événements : 171/262), médiane et IC à 95 % : 10,35 (8,31 ; 13,93) |
Basé sur un gel des données au 18 février 2021, suivi minimum de 14 mois
Lors de l’analyse finale de la SG avec un suivi minimum de 60 mois, le HR pour la SG était de 0,85 (IC à 95,87 % : 0,70 ; 1,04), p-value = 0,1064. La SG médiane était de 51,71 mois (IC à 95 % : 41,03 ; 61,63) dans le bras nivolumab contre 35,25 mois (IC à 95 % : 30,72 ; 48,76) dans le bras placebo. Les courbes de Kaplan-Meier pour la SG avec un suivi minimum de 60 mois sont présentées dans la Figure 31.
Probabilité de survie globale
Figure 31 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG (CA209577)
Survie globale (mois)
| Nivolumab | |||||||||||||||||
| 532 | 501 | 460 | 402 | 354 | 325 | 292 | 278 | 261 | 244 | 230 | 185 | 150 | 111 | 59 | 22 | 1 | 0 |
| Placebo | |||||||||||||||||
| 262 | 239 | 217 | 195 | 168 | 146 | 127 | 117 | 112 | 105 | 101 | 80 | 64 | 46 | 26 | 8 | 1 | 0 |
| | Nivolumab (événements : 299/532), médiane et IC à 95 % : 51,71 (41,03 ; 61,63) | ||||||||||||||||
| - - -- - - | Placebo (événements : 162/262), médiane et IC à 95 % : 35,25 (30,72 ; 48,76) | ||||||||||||||||
Basé sur un gel des données au 17 décembre 2024, suivi minimum de 60 mois
Adénocarcinome gastrique, de la jonction œso-gastrique ou de l’œsophage Formulation intraveineuse
La tolérance et l’efficacité du nivolumab 240 mg toutes les 2 semaines ou 360 mg toutes les
3 semaines en association à une chimiothérapie (dose et schéma d’administration du nivolumab sélectionnés en fonction du schéma de traitement de la chimiothérapie utilisée, voir ci-dessous) ont été évaluées dans une étude de phase 3, randomisée, en ouvert (CA209649). L’étude a inclus des patients adultes (âgés de 18 ans ou plus), atteints d’adénocarcinome gastrique, de la jonction œso-gastrique (JOG) ou de l’œsophage de stade avancé ou métastatique, non précédemment traités, n’ayant reçu aucun traitement systémique (incluant les inhibiteurs d’HER2), et ayant un statut de performance ECOG de 0 ou 1. Les patients ont été inclus indépendamment de leur statut tumoral PD-L1, et l’expression de PD-L1 des cellules tumorales était déterminée par le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDx. Une réévaluation rétrospective du statut PD-L1 de la tumeur des patients utilisant le CPS a été réalisée à partir des échantillons tumoraux PD-L1 marqués utilisés lors de la randomisation. Les patients ayant des antécédents de tumeurs HER2-positives, qui avaient un score de performance ECOG initial ≥ 2, des métastases du système nerveux central non traitées, ou qui présentaient une maladie auto-immune active, connue ou suspectée, ou un contexte médical nécessitant une immunosuppression par voie systémique ont été exclus de l’étude. Un total de 643 patients avec un statut HER2 indéterminé
(40,3 % de la population de l’étude) a été inclus dans l’étude. La randomisation a été stratifiée selon le statut tumoral de PD-L1 (≥ 1 % vs < 1 % ou indéterminé), selon la région (Asie versus États-Unis versus le reste du monde), le statut de performance ECOG (0 versus 1) et le schéma de traitement par
chimiothérapie. La chimiothérapie était composée de FOLFOX (fluorouracile, leucovorine et oxaliplatine) ou de CapeOX (capécitabine et oxaliplatine).
Un total de 1 581 patients a été randomisé pour recevoir soit nivolumab en association à une chimiothérapie soit une chimiothérapie. Parmi ces patients, 955 présentaient un CPS-PD-L1 ≥ 5 ; 473 dans le bras nivolumab plus chimiothérapie et 482 dans le bras chimiothérapie. Les patients du bras nivolumab plus chimiothérapie ont reçu soit nivolumab 240 mg par perfusion intraveineuse pendant 30 minutes en association à FOLFOX (oxaliplatine 85 mg/m2, leucovorine 400 mg/m2 et fluorouracile 400 mg/m2 par voie intraveineuse au jour 1, et fluorouracile 1 200 mg/m2 par perfusion intraveineuse continue pendant 24 heures ou selon le standard local au jour 1 et 2) toutes les 2 semaines, soit nivolumab 360 mg par perfusion intraveineuse pendant 30 minutes en association à CapeOX (oxaliplatine 130 mg/m2 par voie intraveineuse au jour 1 et capécitabine 1 000 mg/m2 par voie orale deux fois par jour, du jour 1 au 14ème jour) toutes les 3 semaines. Le traitement a été poursuivi jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable, ou jusqu’à 24 mois pour nivolumab seulement. Chez les patients ayant reçu nivolumab plus une chimiothérapie et chez lesquels la chimiothérapie a été interrompue, nivolumab pouvait être poursuivi en monothérapie à la posologie de 240 mg toutes les
2 semaines, 360 mg toutes les 3 semaines ou 480 mg toutes les 4 semaines jusqu’à 24 mois après l’initiation du traitement. Des évaluations tumorales ont été effectuées toutes les 6 semaines jusqu’à la semaine 48 incluse, puis toutes les 12 semaines par la suite.
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les groupes de traitement. Parmi les patients présentant un CPS-PD-L1 ≥ 5, l’âge médian était de 62 ans (18-90), 11 % étaient âgés de ≥ 75 ans, 71 % étaient de sexe masculin, 25 % étaient d’origine asiatique et 69 % étaient de type caucasien. Le statut de performance ECOG initial était de 0 (42 %) ou 1 (58 %). Les localisations tumorales se répartissaient au niveau gastrique (70 %), de la jonction œso-gastrique (18 %), et de l’œsophage (12 %).
Les critères primaires d’efficacité étaient la SSP (évaluée par le BICR) et la SG évaluée chez les patients avec un CPS-PD-L1 ≥ 5 basé sur le test PD-L1 IHC 28-8 pharmDX. Les critères d’évaluation secondaires selon les tests hiérarchiques pré-spécifiés étaient la SG, chez les patients avec un
CPS-PD-L1 ≥ 1 et chez tous les patients randomisés ; les autres critères d'évaluation incluaient l'ORR (BICR) chez les patients CPS PD-L1 ≥ 5 et chez tous les patients randomisés. Lors de l’analyse primaire pré-spécifiée, avec un suivi minimum de 12,1 mois, l’étude a démontré une amélioration statistiquement significative de la SG et de la SSP chez les patients avec un CPS-PD-L1 ≥ 5. La SG médiane était de 14,4 mois (IC à 95 % : 13,1 ; 16,2) pour nivolumab en association à une chimiothérapie versus 11,1 mois (IC à 95 % : 10,0 ; 12,1) pour la chimiothérapie (HR = 0,71 ; IC à 98,4 % : 0,59 ; 0,86 ; p-value < 0,0001). La médiane de SSP était de 7,69 mois (IC à 95 % : 7,03 ; 9,17) pour nivolumab en association à une chimiothérapie versus 6,05 mois (IC à 95 % : 5,55 ; 6,90) pour la chimiothérapie (HR = 0,68 ; IC à 98 % : 0,56 ; 0,81 ; p-value < 0,0001). L’ORR était de 60 % (IC à 95 % : 55 ; 65) pour nivolumab en association à une chimiothérapie versus 45 % (IC à 95 % : 40 ; 50) pour la chimiothérapie.
Lors d’une analyse descriptive actualisée avec un suivi minimum de 19,4 mois, l’amélioration de la SG était cohérente avec l’analyse primaire. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 42, et les Figures 32 et 33.
Tableau 42 : Résultats d'efficacité pour la SG chez les patients PD-L1 avec un CPS ≥ 5
(CA209649)
| nivolumab + chimiothérapie (n = 473) | chimiothérapie (n = 482) | |
| Suivi minimum de 19,4 moisa | ||
| Survie globale | ||
| Événements | 344 (73 %) | 397 (82 %) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)b | 0,69 (0,60 ; 0,81) | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois)c Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 14,4 (13,1 ; 16,3)57,3 (52,6 ; 61,6) | 11,1 (10,0 ; 12,1)46,4 (41,8 ; 50,8) |
| nivolumab + chimiothérapie (n = 473) | chimiothérapie (n = 482) | |
| Survie sans progressiond | ||
| Evénements | 342 (72,3 %) | 366 (75,9 %) |
| Hazard ratio (IC à 95 %)b | 0,68 (0,59 ; 0,79) | |
| Médiane (IC à 95 %) (mois)c Taux (IC à 95 %) à 12 mois | 8,31 (7,03 ; 9,26)36,3 (31,7 ; 41,0) | 6,05 (5,55 ; 6,90)21,9 (17,8 ; 26,1) |
| Taux de réponse objective, nd,e | 227/378 (60 %) | 176/390 (45 %) |
| (IC à 95 %) | (54,9 ; 65,0) | (40,1 ; 50,2) |
| Réponse complète | 12,2 % | 6,7 % |
| Réponse partielle | 47,9 % | 38,5 % |
| Durée de réponsed,e | ||
| Médiane (IC à 95 %) (mois)c | 9,69 (8,25 ; 12,22) | 6,97 (5,62 ; 7,85) |
a Analyse descriptive basée sur un gel des données au 4 janvier 2021.
b Basé sur le modèle de Cox à risque proportionnel stratifié.
c Estimation de Kaplan-Meier.
d Confirmé par le BICR.
e Basé sur les patients ayant une maladie mesurable à l’inclusion.
Probabilité de survie
Figure 32 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG chez les patients PD-L1 avec un CPS ≥ 5 (CA209649)
Survie globale (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + chimiothérapie | |||||||||||||||
| 473 | 439 | 378 | 314 | 263 | 223 | 187 | 155 | 118 | 78 | 56 | 37 | 23 | 13 | 4 | 0 |
| Chimiothérapie | |||||||||||||||
| 482 | 421 | 350 | 272 | 213 | 152 | 122 | 92 | 68 | 44 | 28 | 16 | 8 | 2 | 0 | 0 |
| △ | Nivolumab + chimiothérapie (événements : 344/473), médiane et IC à 95 % : 14,42 (13,14 ; 16,26) |
| - - -- - - | Chimiothérapie (événements : 397/482), médiane et IC à 95 % : 11,10 (10,02 ; 12,09) |
Suivi minimum de 19,4 mois
Probabilité de survie sans progression
Figure 33 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SSP chez les patients PD-L1 avec un CPS ≥ 5 (CA209649)
Survie sans progression (mois)
Nombre de sujets à risque
| Nivolumab + chimiothérapie | ||||||||||||||
| 473 | 386 | 259 | 186 | 143 | 115 | 88 | 67 | 47 | 31 | 20 | 11 | 4 | 1 | 0 |
| Chimiothérapie | ||||||||||||||
| 482 | 328 | 202 | 114 | 81 | 58 | 46 | 30 | 20 | 16 | 12 | 7 | 3 | 0 | 0 |
| △ | Nivolumab + chimiothérapie (événements : 342/473), médiane et IC à 95 % : 8,31 (7,03 ; 9,26) |
| - - -- - - | Chimiothérapie (événements : 397/482), médiane et IC à 95 % : 6,05 (5,55 ; 6,90) |
Suivi minimum de 19,4 mois
Carcinome hépatocellulaire
Formulation intraveineuse
La sécurité et l’efficacité du nivolumab 1 mg/kg en association à l’ipilimumab 3 mg/kg toutes les
3 semaines, pour un maximum de 4 doses, suivi du nivolumab en monothérapie à la dose de 480 mg toutes les 4 semaines dans le traitement de première ligne du carcinome hépatocellulaire (CHC) non résécable ou avancé ont été évaluées dans une étude en ouvert de phase 3, randomisée et contrôlée versus traitement actif (CA2099DW). L’étude incluait des patients adultes (âgés de 18 ans ou plus) présentant un CHC histologiquement confirmé avec un score Child-Pugh A, un statut de
performance ECOG de 0 ou 1 et n’ayant reçu aucun traitement systémique préalable pour une maladie avancée. Aucune fibroscopie œsophago-gastro-duodénale n’était requise avant l’inclusion. L’étude incluait des adultes dont la maladie n’était pas éligible aux traitements chirurgicaux et/ou locorégionaux ou avait progressé après ces derniers. Un traitement systémique néo-adjuvant ou adjuvant préalable était autorisé. Les patients ayant une maladie auto-immune active, des métastases cérébrales ou leptoméningées, des antécédents de transplantation hépatique, des antécédents d’encéphalopathie hépatique (dans les 12 mois précédant la randomisation), des ascites cliniquement significatives, des conditions médicales nécessitant une immunosuppression systémique, une infection
par le VIH, ou encore une co-infection active par le virus de l’hépatite B (VHB) et le virus de l’hépatite C (VHC) ou par le VHB et le virus de l’hépatite D (VHD) ont été exclus de l’étude. La randomisation était stratifiée par étiologie (VHB versus VHC versus non viro-induite), invasion macrovasculaire et/ou propagation extrahépatique (présence ou absence), ainsi que par taux d’alpha-fœtoprotéine (≥ 400 ou < 400 ng/mL).
Un total de 668 patients a été randomisé pour recevoir le nivolumab en association à l’ipilimumab
(n = 335), ou le lenvatinib ou le sorafenib , selon le choix de l’investigateur (n = 333). Dans le bras au choix de l’investigateur, 85 % et 15 % des patients traités ont reçu le lenvatinib ou le sorafenib, respectivement. Les patients dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab ont reçu 1 mg/kg de nivolumab toutes les 3 semaines en association à 3 mg/kg d’ipilimumab toutes les 3 semaines, pour un maximum de 4 doses, suivi du nivolumab en monothérapie à la dose de 480 mg toutes les 4 semaines. Dans le bras au choix de l’investigateur, les patients ont reçu soit 8 mg (si poids du patient < 60 kg) ou 12 mg (si poids du patient ≥ 60 kg) de lenvatinib par voie orale une fois par jour, soit 400 mg de sorafenib par voie orale deux fois par jour. Le traitement a été poursuivi jusqu’à progression de la maladie, toxicité inacceptable ou jusqu’à 24 mois. Les patients qui ont arrêté le traitement en association en raison d’un effet indésirable attribué à l’ipilimumab ont été autorisés à poursuivre le nivolumab en monothérapie. Des évaluations tumorales ont été réalisées à l’inclusion, après la randomisation aux semaines 9 et 16, puis toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 48 et toutes les
12 semaines par la suite jusqu’à progression de la maladie, arrêt du traitement ou instauration d’un traitement ultérieur.
Les caractéristiques à l’inclusion étaient généralement équilibrées entre les groupes de traitement. L’âge médian était de 66 ans (de 20 à 89 ans) avec 53 % des patients âgés de ≥ 65 ans et 16 % des patients âgés de ≥ 75 ans ; 53 % des patients étaient de type caucasien, 44 % étaient d’origine asiatique, 2,2 % étaient noirs et 82 % étaient de sexe masculin. Le statut de performance ECOG à l’inclusion était de 0 (71 %) ou 1 (29 %). Trente-quatre pour cent (34 %) des patients présentaient une infection par le VHB, 28 % présentaient une infection par le VHC et 36 % ne présentaient aucun signe d’infection par le VHB ou le VHC. Dix-neuf pour cent (19 %) des patients présentaient une maladie du foie liée à l’alcool et 11 % présentaient une stéatose hépatique non alcoolique. La majorité des patients (73 %) présentaient une maladie de stade C selon les critères de la BCLC (Barcelona Clinic Liver Cancer) à l’inclusion, 19 % présentaient une maladie de stade B et 6 % présentaient une maladie de stade A. Les patients avec un score Child-Pugh de 5, 6 et ≥ 7 représentaient respectivement 77 %, 20 % et 3 %. Un total de 54 % de patients présentait une propagation extra-hépatique, 25 % présentaient une invasion macrovasculaire et 33 % présentaient des taux d’AFP ≥ 400 μg/L.
L’étude a démontré un bénéfice statistiquement significatif en SG et SSP chez les patients randomisés dans le bras nivolumab en association à l’ipilimumab par rapport au bras lenvatinib ou sorafenib selon le choix de l’investigateur. Les résultats d’efficacité sont présentés dans le Tableau 43 et la Figure 34.
Tableau 43 : Résultats d’efficacité dans le traitement de première ligne du CHC (CA2099DW)a
| nivolumab + ipilimumab (n = 335) | lenvatinib ou sorafenib (n = 333) | ||
| Survie globale | |||
| Événements | 194 (58 %) | 228 (68 %) | |
| Médiane (mois) (IC à 95 %) | 23,7(18,8 ; 29,4) | 20,6(17,5 ; 22,5) | |
| Hazard ratio (IC à 95 %)b | 0,79 (0,65 ; 0,96) | ||
| p-valuec | 0,0180 | ||
| Taux de réponse global, n (%)d | 121 (36,1) | 44 (13,2) | |
| (IC à 95 %) | (31,0 ; 41,5) | (9,8 ; 17,3) | |
| p-valuee | < 0,0001 | ||
| Réponse complète (%) | 23 (6,9) | 6 (1,8) | |
| Réponse partielle (%) | 98 (29,3) | 38 (11,4) | |
| nivolumab + ipilimumab (n = 335) | lenvatinib ou sorafenib (n = 333) | |
| Durée de réponse (mois)b | ||
| Médiane (IC à 95 %) | 30,4(21,2 ; N.A.) | 12,9(10,2 ; 31,2) |
a Suivi minimum de 26,8 mois. Suivi médian de 35,2 mois.
b Basé sur le modèle de Cox à risque proportionnel stratifié.
c Basé sur un test de log-rank bilatéral stratifié. Limite de significativité statistique p-value ≤ 0,0257.
d Évalué par le BICR sur la base des critères RECIST, version 1.1.
e Sur la base d’un test Cochran-Mantel-Haenszel bilatéral stratifié. Limite de significativité statistique p-value ≤ 0,025.
Probabilité de survie globale
Figure 34 : Courbes de Kaplan-Meier pour la SG dans le traitement de première ligne des patients atteints d’un CHC (CA2099DW)
Survie globale (mois)
Nombre de patients à risque
| Nivolumab + ipilimumab | |||||||||||||||||
| 335 | 300 | 264 | 239 | 220 | 206 | 179 | 162 | 150 | 137 | 104 | 71 | 42 | 24 | 11 | 8 | 0 | 0 |
| Choix de l’investigateur | |||||||||||||||||
| 333 | 310 | 280 | 245 | 216 | 194 | 164 | 144 | 116 | 106 | 76 | 44 | 34 | 20 | 4 | 3 | 1 | 0 |
| ––+–––– | Nivolumab + ipilimumab (événements : 194/335), médiane et IC à 95 % : 23,66 (18,33 ; 29,44) |
| - - -+- - - | Lenvatinib ou sorafenib (événements : 228/333), médiane et IC à 95 % : 20,63 (17,48 ; 22,54) |
Population pédiatrique
Formulation sous-cutanée
Aucune étude dédiée sur OPDIVO solution injectable n’a été menée chez les patients pédiatriques.
L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec OPDIVO solution injectable par voie sous-cutanée dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement des néoplasmes malins (sauf pour les néoplasmes du système nerveux central, les néoplasmes des tissus hématopoïétiques et lymphoïdes autres que le lymphome d’Hodgkin) (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).
Sécurité et efficacité chez les patients âgés
Aucune différence globale de tolérance ou d'efficacité n'a été rapportée entre les patients âgés
(≥ 65 ans) et les patients plus jeunes (< 65 ans). Les données chez les patients âgés de 75 ans ou plus dans le SCCHN, le mélanome adjuvant et le CO ou le CJOG adjuvant sont trop limitées pour tirer des conclusions sur cette population.
Les paramètres pharmacocinétiques (PK) du nivolumab en solution injectable ont été évalués à l’aide d’une approche PK de population. Les paramètres PK ont été étudiés à une dose de 1 200 mg, administrée en doses multiples toutes les 4 semaines.
La concentration sérique moyenne du nivolumab sur 28 jours (Cmoy28) a montré une non-infériorité du nivolumab par voie sous-cutanée (77,4 microgrammes/mL) par rapport au nivolumab par voie intraveineuse (36,9 microgrammes/mL), avec un rapport de la moyenne géométrique de 2,098 (IC à 90 % : 2,001 ; 2,200). La concentration sérique minimale du nivolumab à l’état d’équilibre (Cminee) a montré une non-infériorité du nivolumab par voie sous-cutanée (122,2 microgrammes/mL) par rapport au nivolumab par voie intraveineuse (68,9 microgrammes/mL), avec un rapport de la moyenne géométrique de 1,774 (IC à 90 % : 1,633 ; 1,927).
Absorption
La constante du taux d’absorption moyen (Ka) et la biodisponibilité moyenne (F) de nivolumab en solution injectable sont respectivement de 0,0123 heure-1 (ou 0,295 jour-1) et de 78,8 %. Les concentrations maximales surviennent aux alentours du 6e jour.
Distribution
La moyenne géométrique (CV%) du volume de distribution à l’état d’équilibre (Vss) est de 6,32 L (21,3 %).
Élimination
La clairance (CL) humaine du nivolumab en solution injectable diminue dans le temps, avec une réduction maximale moyenne par rapport aux valeurs initiales (CV%) de 24,6 % (15,8 %), ce qui entraîne une moyenne géométrique (CV%) de la clairance à l’état d’équilibre (CLss) de 7,18 mL/h (52,3 %) chez les patients atteints d’un CCR ; la diminution de la CLss n’est pas considérée comme cliniquement pertinente.
La moyenne géométrique (CV%) de la demi-vie d’élimination (t1/2) est de 26,5 jours (32,1 %). Populations particulières
Les facteurs suivants n’avaient pas d’effet cliniquement important sur la biodisponibilité du nivolumab en solution injectable : sexe et statut de performance. Les facteurs suivants n’avaient pas d’effet cliniquement important sur la clairance du nivolumab en solution injectable : poids corporel (35 à
153 kg), sexe, TFGe (24 à 124 mL/min/1,73 m2) ou statut de performance.
Insuffisance rénale
Pour le nivolumab par voie intraveineuse, l’effet d’une insuffisance rénale sur la CL de nivolumab a été évalué chez des patients présentant une insuffisance rénale légère (TFG < 90 et
≥ 60 mL/min/1,73 m2 ; n = 379), modérée (TFG < 60 et ≥ 30 mL/min/1,73 m2 ; n = 179), ou sévère (TFG < 30 et ≥ 15 mL/min/1,73 m2 ; n = 2) comparativement à des patients présentant une fonction rénale normale (TFG ≥ 90 mL/min/1,73 m2 ; n = 342) dans des analyses de pharmacocinétiques de population. Il n’y a pas eu de différence de CL de nivolumab cliniquement importante entre les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée et les patients présentant une fonction
rénale normale. Les données chez les patients avec une insuffisance rénale sévère sont trop limitées pour tirer des conclusions dans cette population (voir rubrique 4.2).
Insuffisance hépatique
Pour le nivolumab par voie intraveineuse, l’effet d’une insuffisance hépatique sur la CL de nivolumab a été évalué chez des patients atteints de différents types de tumeurs (CBNPC, CBPC, mélanome, CCR, SCCHN, carcinome urothélial, cancer gastrique et LHc) et présentant une insuffisance hépatique légère (bilirubine totale [BT] 1,0 × à 1,5 × LSN ou ASAT > LSN selon la définition des critères de l’insuffisance hépatique du NCI [National Cancer Institute] ; n = 351), ainsi que chez des patients présentant une insuffisance hépatique modérée (bilirubine totale > 1,5 × à 3 × la LSN, et quel que soit le taux d’ASAT ; n = 10), comparativement aux patients présentant une fonction hépatique normale (BT et ASAT ≤ LSN ; n = 3 096) dans une analyse de pharmacocinétique de la population. Il n’y a pas eu de différence cliniquement importante de la CL de nivolumab entre les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée et les patients présentant une fonction hépatique normale.
Des résultats similaires ont été observés chez les patients atteints d’un CHC (insuffisance hépatique légère : n = 152 ; insuffisance hépatique modérée : n = 13). Nivolumab n’a pas été étudié chez des patients présentant une insuffisance hépatique sévère (BT > 3 × LSN et quel que soit le taux d’ASAT) (voir rubrique 4.2).
Données pharmaceutiques - OPDIVO 600 mg
Hyaluronidase humaine recombinante (rHuPH20) Histidine
Chlorhydrate d’histidine monohydraté Saccharose
Acide pentétique Polysorbate 80 (E433) Méthionine
Eau pour préparations injectables
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.
Flacon non ouvert
3 ans.
Conservation dans la seringue
D’un point de vue microbiologique, une fois transféré du flacon à la seringue, le médicament doit être immédiatement utilisé, car il ne contient pas de conservateur antimicrobien ni d’agent bactériostatique. S’il n’est pas utilisé immédiatement, OPDIVO solution injectable transféré dans la seringue peut être conservé au réfrigérateur à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, à l’abri de la lumière, pendant 7 jours maximum et/ou à une température ambiante comprise entre 20 °C et 25 °C et à la lumière ambiante, pendant 8 heures maximum. Éliminer le médicament si la durée de conservation dépasse ces limites. Une manipulation aseptique doit être assurée durant la préparation de la seringue pour l’injection.
A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C). Ne pas congeler.
À conserver dans l’emballage extérieur d’origine à l’abri de la lumière.
Pour les conditions de conservation après préparation de la seringue, voir rubrique 6.3.
OPDIVO 300 mg solution injectable : flacon en verre de type I avec un bouchon en caoutchouc butyle et un opercule en aluminium portant une capsule amovible en plastique violet, contenant 2,5 mL de solution injectable.
OPDIVO 600 mg solution injectable : flacon en verre de type I avec un bouchon en caoutchouc butyle et un opercule en aluminium portant une capsule amovible en plastique orange, contenant 5 mL de solution injectable.
Boîte de 1 flacon.
et manipulation
La préparation doit être réalisée par du personnel formé conformément aux règles de bonnes pratiques, particulièrement en ce qui concerne le respect de l'asepsie.
Préparation de la seringue
OPDIVO solution injectable est destiné à un usage unique et est prêt à l’emploi.
OPDIVO solution injectable NE doit PAS être dilué ou mélangé avec d’autres médicaments.
OPDIVO solution injectable est compatible avec le polypropylène, le polycarbonate, le polyéthylène, le polyuréthane, le chlorure de polyvinyle, l’éthylène propylène fluoré et l’acier inoxydable.
OPDIVO solution injectable est une solution qui doit être claire à opalescente, incolore à jaune. Avant utilisation, vérifier visuellement que la solution ne présente pas une coloration anormale ou qu’elle ne contient pas de particules étrangères, mis à part quelques particules translucides à blanches ; le cas échéant, jeter la solution.
Ne pas secouer le flacon.
Calculer la quantité appropriée de flacons d’OPDIVO solution injectable nécessaire, en fonction de la dose prescrite.
Laisser le ou les flacons atteindre la température ambiante avant de prélever la dose.
Une seringue et une aiguille de transfert sont nécessaires pour prélever le médicament dans le flacon. OPDIVO solution injectable peut être administré par voie sous-cutanée à l'aide d'une aiguille hypodermique de 23 G à 25 G ou d'un kit d'administration sous-cutanée (p. ex. à ailettes / papillon à ailettes).
Prélever le volume requis, soit 5 mL (600 mg), soit 7,5 mL (900 mg) soit 10 mL (1 200 mg), en fonction de la dose recommandée.
Si une dose de 600 mg doit être administrée, laisser 1 flacon atteindre la température ambiante, puis prélever 5 mL d’OPDIVO solution injectable dans la seringue.
Si une dose de 1 200 mg doit être administrée, laisser 2 flacons atteindre la température ambiante, puis prélever 10 mL d’OPDIVO solution injectable dans la seringue.
L’aiguille hypodermique doit être fixée à la seringue juste avant l’administration pour éviter toute obstruction.
Il est recommandé d’utiliser immédiatement la dose préparée.
Si une conservation est nécessaire (voir rubrique 6.3), mettre un capuchon sur l’extrémité de la seringue avant de la conserver.
En cas de conservation au réfrigérateur, laisser la solution revenir à température ambiante avant de l’administrer.
Élimination
Jeter toute solution non utilisée restante dans le flacon.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.