ANSATIPINE 150 mg, gélule
Informations de prescription
Liste des assurances
Informations sur la délivrance
Restriction de prescription
Restriction de remboursement
Interactions avec
Restrictions
Autres informations
Nom du médicament
Formulaire pharmaceutique
Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché (AMM)

Utiliser l'application Mediately
Obtenez plus rapidement des informations sur les médicaments.
Plus de 36k notes
RCP - ANSATIPINE 150 mg
· Traitement préventif des infections à mycobactéries dues à M. avium complex (MAC) chez les sujets infectés par le virus VIH et présentant un taux de CD4 inférieur à 100/mm3.
· Traitement curatif des infections à mycobactéries dues à M. avium complex (MAC) chez les sujets infectés par le virus VIH dans le cadre d'une polychimiothérapie.
· Traitement de la tuberculose multirésistante en particulier à la rifampicine.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Posologie
Adultes :
Les doses recommandées chez l'adulte sont :
Traitement préventif
· Traitement préventif des infections à mycobactéries dues à M. avium complex chez les sujets infectés par le virus VIH :
300 mg (2 gélules) par jour en une prise.
Ce traitement doit être continu. Mais, en cas de survenue d'une mycobactériose, un traitement curatif est nécessaire.
Traitement curatif
Dans tous les cas, Ansatipine sera prescrite dans le cadre d'une polythérapie antimycobactérienne.
· Traitement curatif des infections à mycobactéries dues à M. avium complex chez les sujets infectés par le virus VIH :
600 mg (4 gélules) de rifabutine par jour pour les sujets pesant plus de 50 kg et 450 mg (3 gélules) par jour pour les sujets pesant moins de 50 kg au moins pendant 6 mois après négativation des dernières cultures.
· Traitement de la tuberculose multi-résistante :
La posologie optimale n'est pas définitivement établie. Elle semble être au moins de 450 mg (3 gélules) par jour et probablement de 600 mg (4 gélules) par jour.
Adaptation de dose
Chez les patients qui reçoivent de façon concomitante :
· Rifabutine et ritonavir (seul ou en association avec les inhibiteurs de protéase) : la posologie de la rifabutine doit être réduite d’au moins 75 % (à 150 mg (1 gélule) tous les deux jours ou trois fois par semaine). Voir rubrique 4.5.
· Rifabutine et clarithromycine, la posologie de la rifabutine doit être réduite à 300 mg par jour après le premier mois de traitement (voir rubriques 4.4 et 4.5).
· Rifabutine et cobicistat, la posologie de la rifabutine doit être réduite à 150 mg (1 gélule) tous les deux jours (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Sujets âgés :
Aucun ajustement de posologie n'est nécessaire chez le sujet âgé.
Insuffisance rénale
L'expérience clinique chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≤ 30 ml/min) suggère une réduction de la dose de 50 %. Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée.
Population pédiatrique
Les données actuellement disponibles sont décrites à la rubrique 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.
Mode d’administration
Administration par voie orale en prise unique.
Il n'est pas nécessaire de tenir compte de l'horaire de la prise d'aliments.
· Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou aux autres rifamycines ;
· Utilisation concomitante de dasabuvir, grazoprévir /elbasvir, isavuconazole, lédipasvir, lurasidone, midostaurine, ombitasvir /paritaprévir, rilpivirine, velpatasvir (voir rubrique 4.5).
Mises en gardes spéciales
Il est recommandé avant la mise sous traitement prophylactique des infections à M.A.C. par la rifabutine de s'assurer que le patient ne relève pas d'un traitement curatif d'une mycobactériose atypique ou d'une tuberculose et avant la mise sous traitement curatif des infections à M.A.C. par la rifabutine que le patient ne relève pas d'un traitement curatif d'une tuberculose. En effet, il n'a pas été démontré que l'utilisation de la rifabutine apporte un bénéfice par rapport à la rifampicine dans la tuberculose commune en première intention.
Précautions d'emploi
Une surveillance régulière de la numération des plaquettes, de l'hémogramme, et des fonctions hépatiques est nécessaire au cours du traitement.
Des cas de réactions d’hypersensibilité systémique sévères, tels que des syndromes d’hypersensibilité médicamenteuse avec hyperéosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS « Drug Rash with Eosinophilia and SystemicSymptoms »), ont été observés sous Ansatipine (voir rubrique 4.8). Une surveillance particulière des patients est nécessaire pour détecter l’apparition de signes et/ou de symptômes de telles réactions cutanées sévères. Si ces symptômes surviennent, des mesures adaptées doivent être mises en place et le traitement par rifabutine doit être interrompu et ne pas être réintroduit.
Inhibiteurs / inducteurs du CYP450 3A4
Les médicaments à VIH, inhibiteurs de protéase agissent comme des substrats ou comme des inhibiteurs du métabolisme médié par le CYP450 3A4. Par conséquent, en raison des interactions médicamenteuses significatives entre les inhibiteurs de protéase et la rifabutine, leur administration concomitante doit être basée sur l’évaluation globale du patient et sur le profil médicamenteux spécifique au patient (voir rubrique 4.5).
Rifabutine est un inducteur du CYP450 3A. Par conséquent, sa co-administration avec les antirétroviraux tels que, mais non limité au bictégravir, la rilpivirine ou la doravirine et les produits anti-VCH tel que mais non limité au sofosbuvir n’est pas recommandée en raison de la diminution attendue des concentrations plasmatiques des antirétroviraux, qui peuvent entrainer une perte de la réponse virologique et le développement éventuel d’une résistance (voir rubrique 4.5).
Insuffisance hépatique
Une insuffisance hépatique modérée ne justifie pas une réduction de la dose administrée. Cependant, une diminution de la dose de rifabutine devra être réalisée en cas d'insuffisance hépatique sévère.
Insuffisance rénale
Une insuffisance rénale sévère nécessite une réduction de la dose de 50%. Une insuffisance rénale légère à modérée ne nécessite pas d’adaptation posologique.
Associations médicamenteuses
Etant donné la possibilité d'apparition d'uvéite, les patients doivent être suivis régulièrement lorsque la rifabutine est administrée en association avec la clarithromycine (ou avec d'autres macrolides), le cobicistat, le fluconazole, le voriconazole (ou médicaments apparentés) ou le ritonavir (seul ou en association avec les inhibiteurs de protéases) (voir rubrique 4.5).
En cas d'apparition d'uvéite, le patient doit être adressé à un ophtalmologiste et, si nécessaire, le traitement par la rifabutine interrompu (voir rubriques 4.5 et 4.8).
Lorsque la rifabutine est donnée en association avec la clarithromycine, le cobicistat et le ritonavir, sa posologie doit être réduite (voir rubrique 4.2).
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, c’est à dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
De par un effet inducteur enzymatique, la rifabutine peut accélérer le métabolisme des médicaments, principalement ceux dont le métabolisme implique la sous-famille du cytochrome P450 3A (CYP3A4). L'induction métabolique due à la rifabutine est susceptible d'entraîner une diminution des taux circulants des médicaments administrés simultanément (en particulier ceux qui sont métabolisés par la voie CYP450 3A). Les données cinétiques suggèrent que l'induction enzymatique par la rifabutine est complète en 5 jours.
La rifabutine est un substrat du CYP3A4. Par conséquent, les médicaments concomitants qui inhibent de manière compétitive l'activité du CYP450 3A peuvent augmenter les taux circulants de rifabutine.
Associations contre-indiquées
+ Dasabuvir
Risque de diminution des concentrations plasmatiques du dasabuvir par la rifabutine.
+ Grazoprévir / Elbasvir
Risque de diminution des concentrations de grazoprévir et d’elbasvir par la rifabutine, avec possible retentissement sur l’efficacité.
+ Isavuconazole
Diminution des concentrations plasmatiques d’isavuconazole par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine.
+ Lédipasvir
Diminution des concentrations plasmatiques de lédipasvir par la rifabutine, avec possible retentissement sur l’efficacité.
+ Lurasidone
Diminution des concentrations plasmatiques de la lurasidone par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine.
+ Midostaurine
Diminution des concentrations de midostaurine par la rifabutine.
Diminution des concentrations plasmatiques de la bithérapie par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine.
+ Rilpivirine
Diminution significative des concentrations plasmatiques de rilpivirine par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine.
+ Velpatasvir
Diminution des concentrations plasmatiques de velpatasvir par la rifabutine, avec possible retentissement sur l’efficacité.
Associations déconseillées
+ Aprémilast
Diminution des concentrations plasmatiques d’aprémilast par augmentation de son métabolisme par la rifabutine.
+ Bédaquiline
Diminution des concentrations plasmatiques de bédaquiline par augmentation de son métabolisme par la rifabutine.
+ Bictégravir
Diminution très importante des concentrations du bictégravir avec risque de perte d'efficacité.
+ Cyclophosphamide
Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques du métabolite actif du cyclophosphamide par la rifabutine, et donc de sa toxicité.
+ Cyprotérone, dans son utilisation comme contraceptif hormonal
Risque de diminution de l'efficacité de la cyprotérone. Utiliser de préférence une autre méthode de contraception en particulier de type mécanique pendant la durée de l’association et un cycle suivant.
+ Docétaxel
Diminution des concentrations du cytotoxique par augmentation de son métabolisme par la rifabutine, avec risque de moindre efficacité.
+ Doravirine
Risque de diminution de l'efficacité des médicaments antirétroviraux. Si l'utilisation concomitante est nécessaire, la dose de doravirine peut être ajustée.
+ Dolutégravir, en cas de résistance à la classe des inhibiteurs d’intégrase
Diminution des concentrations plasmatiques de dolutégravir par augmentation de son métabolisme par la rifabutine.
+ Estroprogestatifs et progestatifs contraceptifs
Diminution de l’efficacité contraceptive, par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par la rifabutine. Utiliser une méthode additionnelle de type mécanique (préservatif) pendant la durée de l’association, et un cycle suivant l’arrêt de la rifabutine.
+ Etoposide
Diminution des concentrations plasmatiques d’étoposide par la rifabutine. Si l'association s'avère nécessaire, surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie d’étoposide pendant l’association, et 1 à 2 semaines après l’arrêt de la rifabutine.
+ Glasdegib
Diminution, éventuellement importante selon l'inducteur, des concentrations de glasdégib par augmentation de son métabolisme, avec risque d'inefficacité.
+ Irinotécan
Diminution probable des concentrations plasmatiques du métabolite actif de l'irinotécan, avec risque d'échec du traitement cytotoxique.
+ Itraconazole
Diminution des concentrations plasmatiques d’itraconazole, avec risque de perte d’efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine.
+ Ivacaftor (seul ou associé)
Diminution importante des concentrations de l’ivacaftor, avec risque de perte de l’efficacité.
+ Macitentan
Diminution des concentrations plasmatiques de macitentan par augmentation de son métabolisme par la rifabutine.
+ Maribavir
Diminution possiblement importante des concentrations de maribavir avec la rifabutine, avec risque de réduction de la réponse virologique.
Si l’association ne peut être évitée, augmentation éventuelle de la posologie de maribavir.
+ Miansérine
Risque d’inefficacité de la miansérine.
+ Naloxégol
Diminution des concentrations de naloxegol par la rifabutine.
+ Nétupitant
Diminution très importante des concentrations de nétupitant avec risque de perte d'efficacité.
+ Olaparib
Diminution, éventuellement très importante par la rifabutine, des concentrations plasmatiques de l’olaparib par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine.
+ Oxycodone
Diminution des concentrations plasmatiques de l’oxycodone par augmentation de son métabolisme par la rifabutine. Adaptation éventuelle de la posologie d’oxycodone.
+ Paclitaxel
Diminution des concentrations du cytotoxique par augmentation de son métabolisme par la rifabutine, avec risque de moindre efficacité.
+ Posaconazole
Risque de diminution de l'efficacité antifongique, ainsi que risque d'augmentation des effets indésirables de la rifabutine. En cas d'administration concomitante de ces médicaments, les patients doivent être surveillés afin de détecter les effets indésirables liés à l'administration de la rifabutine.
+ Régorafénib
Diminution des concentrations plasmatiques de régorafénib par augmentation de son métabolisme par la rifabutine.
+ Rolapitant
Diminution très importante des concentrations du rolapitant avec risque de perte d'efficacité.
+ Sertraline
Risque d’inefficacité du traitement antidépresseur.
+ Sofosbuvir
Risque de diminution des concentrations plasmatiques de sofosbuvir par diminution de son absorption intestinale par la rifabutine.
+ Ténofovir alafénamide
Diminution des concentrations plasmatiques du ténofovir alafénamide par diminution de son absorption par la rifabutine. Surveillance clinique pendant l’association et 1 à 2 semaines après l’arrêt de la rifabutine.
+ Vémurafénib
Risque de diminution des concentrations du vémurafénib, avec moindre efficacité.
+ Vénétoclax
Diminution importante des concentrations de vénétoclax, avec risque de perte d’efficacité.
+ Vinca-alcaloïdes cytotoxiques
Diminution des concentrations plasmatiques du vinca-alcaloïde par la rifabutine, avec possible retentissement sur l’efficacité.
+ Vismodégib
Risque de diminution des concentrations plasmatiques de vismodégib par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine.
+ Voriconazole
Diminution des concentrations plasmatiques du voriconazole avec risque de perte d'efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine d'une part, et risque d'augmentation des effets indésirables (uvéites) de la rifabutine d'autre part. Si l'association est jugée nécessaire, surveillance clinique et adaptation de la posologie du voriconazole (en général doublée) pendant le traitement par la rifabutine.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi.
+ Androgènes
Risque de diminution des concentrations plasmatiques de l'androgène et par conséquent de son efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine. Surveillance clinique et biologique pendant l’association et 1 à 2 semaines après l’arrêt de la rifabutine.
+ Aripiprazole
Diminution des concentrations plasmatiques de l’aripiprazole. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l’aripiprazole pendant l’association et 1 à 2 semaines après l’arrêt de la rifabutine.
+ Bazédoxifène
Diminution des concentrations plasmatiques de bazédoxifène par la rifabutine. Surveillance d'éventuels signes évocateurs d’une perte d’efficacité (saignements).
+ Caspofungine
Diminution des concentrations plasmatiques de la caspofungine. En cas de traitement par la rifabutine, maintenir la posologie à 70 mg par jour dès le 2e jour.
+ Clarithromycine
Risque d’augmentation des effets indésirables de la rifabutine (uvéites) par augmentation de ses concentrations et de celles de son métabolite actif par la clarithromycine La dose de rifabutine doit être ajustée en présence de clarithromycine (voir rubriques 4.2 et 4.4).
+ Cobicistat
Augmentation très importante du métabolite de la rifabutine, avec risque de majoration de sa toxicité (uvéites, neutropénies). Par ailleurs, possible diminution des concentrations de cobicistat. La dose de rifabutine doit être ajustée en présence du cobicistat (voir rubriques 4.2 et 4.4).
+ Cyprotérone, dans ses indications comme anti-androgène
Risque de diminution de l'efficacité de la cyprotérone. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la cyprotérone pendant l'association et après son arrêt.
+ Disopyramide
Risque de diminution des concentrations du disopyramide par la rifabutine. Surveillance clinique et éventuellement adaptation de la posologie du disopyramide pendant l’association et 1 à 2 semaines après l’arrêt de la rifabutine.
+ Dolutégravir, en l'absence de résistance à la classe des inhibiteurs d'intégrase
Diminution des concentrations plasmatiques de dolutégravir par augmentation de son métabolisme par la rifabutine. Adaptation de la posologie de dolutégravir à 50 mg 2 fois par jour pendant l’association et une semaine après son arrêt.
+ Efavirenz
Diminution importante des concentrations de rifabutine, par augmentation de son métabolisme hépatique par l’éfavirenz. Également, possibilité de diminution importante des concentrations d'éfavirenz par la rifabutine. Adaptation éventuelle de la posologie de rifabutine ou de l’éfavirenz pendant la durée de l’association.
+ Fluconazole
Risque d'accroissement des effets indésirables de la rifabutine (uvéites), par augmentation de ses concentrations et de celles de son métabolite actif. Une surveillance clinique et biologique régulière est nécessaire, notamment en début d'association.
+ Glasdégib
Diminution, éventuellement importante, des concentrations de glasdégib par augmentation de son métabolisme par la rifabutine, avec risque d'inefficacité.
+ Glucocorticoïdes
Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique par la rifabutine ; les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens traités par l'hydrocortisone et en cas de transplantation. Surveillance clinique et biologique ; adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par la rifabutine et après son arrêt.
+ Hormones thyroïdiennes
Risque d'hypothyroïdie clinique chez les patients hypothyroïdiens, par augmentation du métabolisme de la T3 et de la T4. Une surveillance clinique et biologique est nécessaire avec adaptation, si besoin, de la posologie des hormones thyroïdiennes pendant le traitement par la rifabutine et après son arrêt.
+ Inhibiteurs de protéase
Risque de baisse de l'efficacité de l'antiprotéase d'une part, et risque d'augmentation des effets indésirables (uvéites) de la rifabutine d'autre part. Il est recommandé de réduire la posologie de la rifabutine d’au moins 75 % (à 150 mg tous les deux jours ou trois fois par semaine). Les patients doivent être surveillés pour les effets indésirables associés à l’administration de la rifabutine.
+ Immunosuppresseurs
Diminution des concentrations sanguines et de l'efficacité de l'immunosuppresseur, par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifabutine. Augmentation de la posologie de l'immunosuppresseur sous contrôle des concentrations sanguines. Réduction de la posologie après l'arrêt de la rifabutine.
+ Lévonorgestrel
Avec le lévonorgestrel utilisé dans l’indication contraception d’urgence, diminution importante des concentrations plasmatiques de lévonorgestrel, avec risque d’inefficacité. En cas de prise d’un médicament inducteur dans les 4 dernières semaines, l’utilisation d’une contraception d’urgence non hormonale (DIU au cuivre) devrait s’envisager. Si ce n’est pas possible, le doublement de la dose de lévonorgestrel est une autre option.
+ Maraviroc
En l’absence de co-administration avec un inhibiteur puissant du CYP3A4, diminution des concentrations de maraviroc par la rifabutine. La dose de maraviroc doit être augmentée à 600 mg deux fois par jour dans cette situation.
+ Méthadone
Diminution des concentrations plasmatiques de méthadone avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage, par augmentation de son métabolisme hépatique. Augmenter la fréquence des prises de méthadone (2 à 3 fois par jour au lieu d'une fois par jour).
+ Progestatifs non contraceptifs (associés ou non à un estrogène)
Diminution de l'efficacité du progestatif. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du traitement hormonal pendant l'administration de la rifabutine et après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ Atovaquone
Diminution modérée des concentrations plasmatiques d'atovaquone par la rifabutine.
+ Bortézomib
Diminution des concentrations du cytotoxique par augmentation de son métabolisme par la rifabutine, avec risque de moindre efficacité.
+ Cabazitaxel
Diminution des concentrations du cytotoxique par augmentation de son métabolisme par la rifabutine, avec risque de moindre efficacité.
+ Cabotégravir
Diminution importante des concentrations de cabotégravir avec la rifabutine, avec risque de réduction de la réponse virologique.
+ Elvitégravir
Diminution des concentrations minimales d’elvitégravir.
+ Fostemsavir
Diminution importante des concentrations de fostemsavir avec la rifabutine, avec risque de réduction de la réponse virologique.
+ Tamoxifène
Risque d’inefficacité du tamoxifène par augmentation de son métabolisme par la rifabutine.
Aucune information n'est actuellement disponible concernant le passage de la rifabutine à travers la barrière placentaire ou dans le lait maternel. Des travaux expérimentaux chez le rat ont montré qu'il n'y avait aucun taux décelable de la rifabutine dans le liquide amniotique et seulement des traces chez le fœtus.
Par mesure de prudence, il est recommandé de ne pas prescrire Ansatipine chez la femme enceinte et chez la femme allaitante à moins que le bénéfice thérapeutique apparaisse supérieur au risque encouru.
L’effet indésirable rapporté le plus grave est le syndrome DRESS.
Le tableau ci-dessous établit la liste des événements indésirables rapportés avec l’Ansatipine.
Les fréquences sont définies comme : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à < 1/100), rare (≥1/10 000 to < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Elles ont été calculées avec les données post-marketing du produit.
| Classe de systèmes d’organes | Effets indésirables | Fréquence des effets indésirables |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | Neutropénie | Fréquent |
| Thrombocytopénie* | Peu fréquent | |
| Anémie* | Indéterminée | |
| Affections oculaires | Uvéite | Peu fréquent |
| Altération de la couleur des larmes | Indéterminée | |
| Affections gastro-intestinales | Vomissement* | Peu fréquent |
| Nausée* | Rare | |
| Désordre du goût | Indéterminée | |
| Altération de la couleur de la salive | Indéterminée | |
| Altération de la couleur des fèces | Indéterminée | |
| Affections hépatobiliaires | Ictère* | Rare |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (Syndrome DRESS) (voir rubrique 4.4) | Peu fréquent |
| Rash | Peu fréquent | |
| Rash maculopapuleux | Peu fréquent | |
| Rash prurigineux | Rare | |
| Prurit | Peu fréquent | |
| Altération de la couleur cutanée | Indéterminée | |
| Altération de la couleur de la sueur | Indéterminée | |
| Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif | Arthralgie | Peu fréquent |
| Myalgie | Peu fréquent | |
| Affection du rein et des voies urinaires | Chromaturie | Rare |
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Fièvre * | Peu fréquent |
| Investigations | Enzyme hépatique augmentée* | Rare |
*Les effets indésirables mentionnés dans le tableau suivis d’un astérisque ont été observés lors de l’association à d’autres antituberculeux.
Description des effets indésirables sélectionnés
Les neutropénies rapportées ont nécessité l'arrêt du traitement chez 2 % des patients traités.
Les uvéites rapportées sous Ansatipine sont réversibles et d'intensité modérée à sévère. Leur risque d'apparition est très faible lorsque la rifabutine est utilisée à la dose de 300 mg/j, en monothérapie, pour la prévention des infections à MAC, mais il augmente lorsque la rifabutine est administrée à dose plus élevée en association avec la clarithromycine (ou d'autres macrolides). Le rôle éventuel du fluconazole (ou des médicaments apparentés) dans l'augmentation de ce risque n'a pas encore été établi. Aucun cas n'a été rapporté chez les patients traités par Ansatipine (150 à 600 mg/j) en association avec d'autres médicaments utilisés dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.
Ansatipine peut colorer en rouge-orange les urines, selles, peau et sécrétions (salive, sueur, larmes). Il y a un risque de coloration définitive des lentilles de contact souples.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement.social-sante.gouv.fr.
Propriétés pharmacologiques - ANSATIPINE 150 mg
Classe pharmacothérapeutique : ANTIMYCOBACTERIENS - ANTIBIOTIQUES, code ATC : J04AB04.
Antibiotique de la famille des rifamycines. La rifabutine est active sur les bacilles acido-alcoolo résistants y compris les mycobactéries multirésistantes ainsi que les mycobactéries atypiques. Aux doses thérapeutiques recommandées, la rifabutine a un effet bactériostatique.
La rifabutine agit en inhibant l'ARN-polymérase ADN-dépendante, elle aurait également une action inhibitrice sur la synthèse de l'ADN bactérien.
In vitro : les valeurs de la concentration minimale inhibitrice (CMI) de la rifabutine sur M. tuberculosis sont :
· pour les souches sensibles à la rifampicine comprises entre 0,03 et 0,06 µg/ml en milieu 7H11.
· pour les souches résistantes à la rifampicine comprises entre 0,25 et 16 µg/ml.
La concentration minimale bactéricide (CMB) est 4 fois plus élevée que la CMI. La résistance croisée avec la rifampicine est incomplète, au moins 1/3 des souches de M. tuberculosis résistantes à la rifampicine étant sensibles à la rifabutine.
La rifabutine est active sur les mycobactéries atypiques telles que M. fortuitum, M. xenopi, M. kansasii, M. avium-intracellulare (MAI), avec notamment pour MAI des valeurs de CMI comprises entre 1 et 2 µg/ml.
Absorption
Chez l'homme, après administration orale, la rifabutine est rapidement absorbée et la concentration plasmatique maximale est atteinte en 2 à 4 heures. La pharmacocinétique de la rifabutine est linéaire après prise unique de 300 mg, 450 mg ou 600 mg chez des volontaires sains. La concentration maximale est de 0,375 µg/ml, 0,568 µg/ml et 0,724 µg/ml respectivement pour les doses 300 mg, 450 mg et 600 mg.
Les taux plasmatiques de rifabutine se maintiennent au-dessus des CMI pour M. tuberculosis pendant environ 30 heures.
La prise simultanée de nourriture diminue plus la vitesse que la valeur totale de l'absorption de la rifabutine.
Distribution
Après administration orale, la Rifabutine diffuse largement aux tissus périphériques. Le volume apparent de distribution (V/F) est d’environ 8-9 L/kg.
Aux concentrations variant de 0.1 à 10 μg/mL, le taux de fixation aux protéines plasmatique (mesuré in vitro) varie de 91 à 94 %.
Chez l'homme, la pénétration intracellulaire de la rifabutine est très importante : le rapport concentration intracellulaire/extra-cellulaire varie d'un facteur 9 dans les neutrophiles. Il est de 15 dans les monocytes.
Élimination
Chez l'homme, la rifabutine et ses métabolites sont éliminés majoritairement par voie urinaire. La demi-vie d'élimination (t½ β) de la rifabutine est de 35 à 40 heures.
Les paramètres pharmacocinétiques de la rifabutine ne sont pas modifiés de façon significative chez les sujets âgés et chez les sujets atteints de troubles hépatiques modérés.
Population pédiatrique :
Les données de la littérature portant sur 28 enfants (0.67-15 ans) co-infectés par le VIH/Tuberculose et recevant un traitement antirétroviral à base de lopinavir/ritonavir indiquent que les enfants traités par une dose de 2.5 mg/kg/jour de rifabutine présentaient des expositions à la rifabutine et à son métabolite primaire le 25-hydroxy-desacetyl rifabutine (des-rifabutine) similaires à celles observées chez les adultes recevant 150 mg une fois par jour.
Les enfants présentant une insuffisance pondérale grave présentaient une exposition à la rifabutine plus faible que les enfants avec un poids normal.
Données pharmaceutiques - ANSATIPINE 150 mg
Cellulose microcristalline, laurilsulfate de sodium, stéarate de magnésium, gel de silice.
Composition de l'enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer rouge (E172).
Gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium). Boite de 30 ou 90 gélules.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.