SAPHNELO 300 mg, solution à diluer pour perfusion
- ANIFROLUMAB
- Non
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RCP - SAPHNELO 300 mg
Saphnelo est indiqué en traitement additionnel chez les patients adultes atteints d’un Lupus Erythémateux Systémique (LES) modéré à sévère, actif avec présence d’autoanticorps malgré un traitement standard.
Le traitement doit être initié et supervisé par un médecin expérimenté dans le traitement du LES. Posologie
La dose recommandée est de 300 mg, administrée par perfusion intraveineuse d’une durée de 30 minutes, toutes les 4 semaines.
Chez les patients ayant des antécédents de réactions liées à la perfusion, une prémédication (par exemple, un antihistaminique) peut être administrée avant une perfusion d’anifrolumab (voir rubrique 4.4).
Oubli de dose
Si une perfusion n’a pas été réalisée au moment où elle était programmée, le traitement doit être administré dès que possible. Les doses doivent être espacées de 14 jours au minimum.
Populations particulières
Patients âgés
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire. Il existe des informations limitées chez les patients âgés ≥ 65 ans (n=33) ; aucune donnée n’est disponible chez les patients de plus de 75 ans (voir rubrique 5.2).
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire. Aucune donnée n’est disponible chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ou terminale (voir rubrique 5.2).
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire (voir rubrique 5.2).
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Saphnelo chez les enfants et les adolescents (âgés de moins de 18 ans) n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Mode d’administration
Administration par voie intraveineuse.
Saphnelo ne doit pas être administré en injection intraveineuse rapide ou bolus.
Après dilution dans une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %), Saphnelo est administré en perfusion pendant 30 minutes à l’aide d’une ligne de perfusion intraveineuse contenant un filtre en ligne stérile de 0,2 à 15 microns à faible fixation protéinique ou un filtre supplémentaire.
Le débit de perfusion peut être ralenti ou l'administration peut être interrompue si le patient développe une réaction à la perfusion.
Une fois la perfusion terminée, le dispositif de perfusion doit être rincé avec 25 ml de solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) pour injection afin de s'assurer que toute la solution pour perfusion a été administrée.
Ne pas administrer simultanément avec d’autres médicaments dans la même ligne de perfusion.
Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Changement de voie d’administration
Lorsqu’un patient passe de l’administration par voie sous-cutanée à l’administration par voie intraveineuse, la première perfusion intraveineuse doit être administrée environ 3 à 4 semaines après la dernière dose administrée par voie sous-cutanée.
Lorsqu’un patient passe de l’administration par voie intraveineuse à l’administration par voie sous-cutanée, la première injection sous-cutanée doit être administrée environ 2 semaines après la dernière dose administrée par voie intraveineuse.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Traçabilité
Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
Groupe de patients exclus des études cliniques
L’anifrolumab n'a pas été étudié en association avec d'autres thérapies d’origine biologique, y compris les thérapies ciblant les lymphocytes B. Par conséquent, le traitement par anifrolumab n'est pas recommandé en association avec des thérapies d’origine biologique.
L’anifrolumab n'a pas été étudié chez les patients présentant un lupus actif sévère du système nerveux central ou une néphrite lupique active sévère (voir rubrique 5.1).
Hypersensibilité
De graves réactions d’hypersensibilité, y compris une anaphylaxie, ont été rapportées après l’administration de l’anifrolumab (voir rubrique 4.8).
Dans les essais cliniques avec administration intraveineuse et sous-cutanée de 52 semaines de traitement, des réactions graves d’hypersensibilité (y compris un œdème de Quincke) ont été rapportées chez 0,5 % des patients recevant de l’anifrolumab.
Chez les patients ayant des antécédents de réactions liées à la perfusion et/ou d'hypersensibilité, une prémédication (par ex. un antihistaminique) peut être administrée avant la perfusion d’anifrolumab (voir rubrique 4.2).
En cas de réaction sévère liée à la perfusion ou d’hypersensibilité (par exemple, anaphylaxie), l’administration de l’anifrolumab doit être interrompue immédiatement et un traitement approprié doit être initié.
Infections
L’anifrolumab augmente le risque d’infections respiratoires et de zona ; des événements de zona disséminé ont été observés (voir rubrique 4.8). Les patients atteints de LES prenant également des immunosuppresseurs peuvent présenter un risque majoré aux infections à zona.
Dans les essais cliniques contrôlés, des infections graves et parfois fatales (incluant des pneumonies) sont apparues, y compris chez des patients recevant l’anifrolumab.
En raison de son mécanisme d'action, l’anifrolumab doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une infection chronique, des antécédents d’infections récidivantes ou des facteurs de risque connus d’infection. Le traitement par l’anifrolumab ne doit pas être initié chez les patients ayant une infection active cliniquement significative, avant que l’infection ne soit résolue ou correctement traitée. Les patients doivent être informés de consulter un médecin en cas d'apparition de signes ou de symptômes d’infection cliniquement significative. Si un patient développe une infection, ou s'il ne répond pas au traitement standard, il doit être surveillé attentivement et l’interruption du traitement par l’anifrolumab jusqu'à la résolution de l’infection doit être envisagée.
Aucune étude n'a été menée chez les patients ayant des antécédents d'immunodéficience primaire.
Les essais cliniques contrôlés par placebo ont exclu les patients ayant des antécédents de tuberculose active ou de tuberculose latente chez qui un traitement adéquat n'a pu être confirmé. Un traitement antituberculeux doit être envisagé avant d'initier le traitement par l’anifrolumab chez les patients présentant une tuberculose latente non traitée. L’anifrolumab ne doit pas être administré chez les patients présentant une tuberculose active.
Vaccination
Avant l’initiation du traitement, il convient de considérer l'administration de tous les vaccins appropriés conformément aux recommandations vaccinales applicables. L’utilisation concomitante de vaccins vivants ou vivants atténués doit être évitée chez les patients traités par l’anifrolumab.
Les réponses immunitaires aux vaccins non vivants ont été évaluées chez un nombre restreint de patients (voir rubrique 4.5).
Cancer
L’impact du traitement par l’anifrolumab sur le développement potentiel de cancers n’est pas connu. Il n’a pas été conduit d’études chez des patients ayant des antécédents de cancer ; toutefois, les patients ayant un carcinome épidermoïde ou basocellulaire ou un cancer du col utérin totalement excisé ou correctement traité étaient éligibles au recrutement dans les essais cliniques sur le LES.
Dans les essais cliniques avec administration intraveineuse et sous-cutanée de 52 semaines de traitement, un néoplasme malin (y compris les cancers cutanés non mélaniques) a été rapporté chez 0,9 % des patients recevant l’anifrolumab, contre 0,6 % des patients recevant du placebo (taux d'incidence ajusté à l'exposition - exposure-adjusted incidence rate [EAIR] : 0,95 et 0,64 événement pour 100 patients-années [PA], respectivement). Des tumeurs malignes, à l'exclusion des cancers cutanés non mélaniques, ont été observées chez 0,5 % et 0,6 % des patients recevant l'anifrolumab et le placebo, respectivement. Chez les patients recevant l’anifrolumab, les cancers ayant été observés chez plus d'un patient sont le cancer du sein et le carcinome épidermoïde.
Chez les patients présentant des facteurs de risque connus de développement ou de réapparition d'un cancer, il convient de tenir compte du rapport bénéfice-risque individuel. La prudence s'impose lorsque la poursuite du traitement est envisagée chez des patients développant un cancer.
Excipient à effet notoire
Ce médicament contient 1 mg de polysorbate 80 (E 433) dans chaque flacon, équivalant à 0,5 mg/ml. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques.
Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.
L'anifrolumab ne devrait pas subir de métabolisme par les enzymes hépatiques ni d'élimination rénale.
La formation de certaines enzymes CYP450 est supprimée par l'augmentation des niveaux de certaines cytokines au cours de l'inflammation chronique. L'anifrolumab supprime modestement les niveaux de certaines cytokines ; l'impact sur l'activité du CYP450 est inconnu. Chez les patients traités par d'autres médicaments qui sont des substrats du CYP avec un index thérapeutique étroit, où la dose est ajustée individuellement (par exemple, warfarine), une surveillance thérapeutique est recommandée.
Réponse immunitaire
Vaccins non vivants
La réponse immunitaire au vaccin non vivant contre la grippe saisonnière a été évaluée chez un petit nombre de patients adultes atteints de LES modéré à sévère dans le cadre d’une étude exploratoire. Les réponses humorales par anticorps induites par la vaccination contre le virus de la grippe saisonnière ont été numériquement comparables entre les patients recevant l’anifrolumab en plus des traitements standards et les patients recevant uniquement les traitements standards.
Vaccins vivants
L’utilisation concomitante d’anifrolumab et de vaccins vivants et vivants atténués n'a pas été étudiée (voir rubrique 4.4).
Grossesse
Il existe des données limitées (moins de 300 issues de grossesse) sur l'utilisation de Saphnelo chez la femme enceinte.
Les études de toxicité effectuées chez l’animal sont non concluantes concernant la reproduction (voir rubrique 5.3).
Saphnelo n’est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de moyen de contraception, sauf si les bénéfices possibles justifient le risque potentiel.
Allaitement
On ne sait pas si l’anifrolumab est excrété dans le lait maternel. L’anifrolumab a été détecté dans le lait de singes cynomolgus femelles (voir rubrique 5.3).
Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons allaités ne peut être exclu.
Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre le traitement avec Saphnelo en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Il n’existe pas de données sur la fertilité chez l’Homme.
Les études animales n’indiquent pas d’effets indésirables de l’anifrolumab sur les tests indirects de la fertilité (voir rubrique 5.3).
Saphnelo n’a aucune influence ou une influence négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment signalés au cours du traitement par l'anifrolumab étaient les suivants : infection des voies respiratoires supérieures (32 %), bronchite (9,8 %), réaction liée à la perfusion (9,4 %) et zona (5,4 %). Les effets indésirables graves les plus fréquents étaient le zona (0,3 %) et la bronchite (0,3%).
Tableau récapitulatif des effets indésirables
Les effets indésirables issus des essais cliniques contrôlés et des données de post-commercialisation sont présentés selon la classification par système de classe d’organe (SOC) MedDRA, voir le
Tableau 1. Au sein de chaque classe de systèmes d’organes, les termes préférentiels sont organisés par fréquence décroissante, puis par gravité décroissante. Les fréquences de survenue des effets indésirables sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 1 Effets indésirables
| SOC MedDRA | Terme préférentiel MedDRA | Fréquence |
| Infections et infestations | Infection des voies respiratoires supérieures* | Très fréquent |
| SOC MedDRA | Terme préférentiel MedDRA | Fréquence |
| Bronchite* | Fréquent | |
| Zona | Fréquent | |
| Infection des voies respiratoires* | Fréquent | |
| Affections du système immunitaire | Hypersensibilité | Fréquent |
| Réaction anaphylactique | Peu fréquent§ | |
| Affections musculosquelettiques etdu tissu conjonctif | Arthralgie | Indéterminée |
| Lésions, intoxications etcomplications d'interventions | Réaction liée à la perfusion‡ | Fréquent |
* Termes groupés : Infections des voies respiratoires supérieures (incluant Infection des voies respiratoires supérieures, Rhinopharyngite, Pharyngite) ; Bronchite (incluant Bronchite, Bronchite virale, Trachéobronchite) ; Infection des voies respiratoires (incluant Infection des voies respiratoires, Infection virale des voies respiratoires, Infection bactérienne des voies respiratoires).
§ Voir « Description d’effets indésirables sélectionnés" ci-dessous et rubrique 4.4.
‡ Concerne uniquement l’administration par voie intraveineuse.
Sécurité à long terme
Les patients qui ont terminé les essais 1 et 2 (essais de phase III avec administration par voie intraveineuse) jusqu'à la semaine 52 étaient éligibles pour continuer le traitement dans une étude d’extension à long terme (LTE) randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo pendant 3 ans supplémentaires (voir rubrique 5.1). Le profil global de sécurité à long terme de l'anifrolumab par voie intraveineuse était cohérent avec les essais de 52 semaines.
Description d’effets indésirables sélectionnés
Hypersensibilité
Dans les essais cliniques contrôlés avec administration par voie intraveineuse et sous-cutanée de 52 semaines de traitement, l'incidence des réactions d'hypersensibilité était de 2,2 % dans le groupe anifrolumab et de 0,5 % dans le groupe placebo. Les réactions d'hypersensibilité étaient principalement d'intensité légère à modérée. Un événement d’hypersensibilité dans l’essai avec administration sous-cutanée a entraîné l'arrêt du traitement par l'anifrolumab.
Dans les essais cliniques avec administration par voie intraveineuse de 52 semaines de traitement, toutes les réactions d'hypersensibilité ont été signalées au cours des 6 premières perfusions. Un effet indésirable grave d'hypersensibilité a été signalé au cours de la première perfusion du patient ; le patient a continué à recevoir l'anifrolumab avec une prémédication pour les perfusions suivantes.
Dans le cadre du programme de développement du LES, une réaction anaphylactique a été signalée chez un patient ; l'événement s'est produit après l'administration par voie intraveineuse de 150 mg d'anifrolumab, le patient a été traité et s'est rétabli (voir rubrique 4.4).
Réactions liées à la perfusion
Dans les essais cliniques contrôlés avec administration par voie intraveineuse de 52 semaines de traitement, l'incidence des réactions liées à la perfusion était de 9,4 % dans le groupe anifrolumab et de 7,1 % dans le groupe placebo. Les réactions liées à la perfusion étaient d'intensité légère ou modérée (les symptômes les plus fréquents étaient des céphalées, des nausées, des vomissements, une fatigue et des vertiges) ; aucune n'était grave, et aucune n'a conduit à l'arrêt du traitement par l'anifrolumab. Les réactions liées à la perfusion ont été le plus souvent signalées au début du traitement, lors de la première et de la deuxième perfusion, avec moins de signalements lors des perfusions suivantes.
Infections respiratoires
Dans les essais cliniques contrôlés avec administration par voie intraveineuse et sous-cutanée de
52 semaines de traitement, les taux d’incidence pour l'anifrolumab par rapport au placebo étaient les suivants : infection des voies respiratoires supérieures (32 % vs. 21 %), bronchite (9,8 % vs 5,2 %) et infection des voies respiratoires (2,8 % vs 1,2 %). Les infections étaient essentiellement non graves, d’intensité légère ou modérée, et ont disparu sans arrêt du traitement par l’anifrolumab (voir rubrique 4.4).
Zona
Dans les essais cliniques contrôlés avec administration par voie intraveineuse et sous-cutanée de 52 semaines de traitement, l'incidence des infections zostériennes était de 5,4 % dans le groupe anifrolumab et de 1,2 % dans le groupe placebo (voir rubrique 4.4). Le délai moyen d'apparition chez les patients recevant l’anifrolumab était de 132 jours (intervalle 2 – 351 jours).
Dans l’étude LTE (administration par voie intraveineuse), les taux d’incidence ont diminué au fil du temps.
Les infections zostériennes étaient essentiellement de forme cutanée localisée, d’intensité légère ou modérée, et ont disparu sans arrêt du traitement de l’anifrolumab. Des cas d'atteinte multidermatomique et des cas de maladie disséminée (incluant une implication du système nerveux central) ont été rapportés (voir rubrique 4.4).
Immunogénicité
Dans les essais de Phase III avec administration par voie intraveineuse, des anticorps dirigés contre le médicament ont été détectés au cours du traitement chez 6 des 352 patients (1,7 %) traités par l’anifrolumab à la posologie recommandée durant la période d'étude de 60 semaines.
Dans l’étude LTE (années 2 à 4 sous traitement), des anticorps anti-médicament apparus sous traitement ont été détectés chez 5 patients supplémentaires traités par anifrolumab.
En raison des limites méthodologiques, la pertinence clinique de ces résultats n'est pas connue. Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Dans les essais cliniques, des doses allant jusqu’à 1000 mg ont été administrées par voie intraveineuse à des patients présentant un LES sans signe de toxicité dose-limitante.
Il n’existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage de l’anifrolumab. En cas de surdosage, un traitement de soutien doit être instauré, associé à une surveillance appropriée.
PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Propriétés pharmacologiques - SAPHNELO 300 mg
Classe pharmacothérapeutique : Immunosuppresseurs, Anticorps monoclonaux, Code ATC : L04AG11
Mécanisme d’action
L'anifrolumab est un anticorps monoclonal humain de type immunoglobuline G1 kappa qui se lie à la sous-unité 1 du récepteur à l’interféron de type I (IFNAR1) avec une spécificité et une affinité élevées. Cette liaison inhibe la signalisation de l’IFN de type I, bloquant ainsi l'activité biologique des IFN de type I. L’anifrolumab induit également l’internalisation de l’IFNAR1, réduisant ainsi la quantité d’IFNAR1 présents à la surface cellulaire pour l’assemblage du récepteur. Le blocage de la signalisation de l’IFN de type I médiée par le récepteur inhibe l’expression génique de l’IFN en réponse à cette signalisation, ainsi que les processus inflammatoires et immunologiques en aval.
L’inhibition de l’IFN de type I bloque la différenciation des plasmocytes et normalise les sous-ensembles de lymphocytes T périphériques, restaurant l'équilibre entre l’immunité adaptative et innée qui n’est plus régulé dans le LES.
Effets pharmacodynamiques
Chez des patients adultes atteints de LES, l’administration d’anifrolumab à des doses ≥ 300 mg, par perfusion intraveineuse toutes les 4 semaines, a démontré une neutralisation constante (≥ 80 %) d’une signature pharmacodynamique (PD) de l’interféron de type I de 21 gènes dans le sang. Cette suppression est survenue dès 4 semaines post-traitement et s’est maintenue ou a diminué encore sur la période de traitement de 52 semaines. Après l’arrêt d'anifrolumab, à la fin de la période de traitement de 52 semaines dans les essais cliniques sur le LES, la signature pharmacodynamique de l’IFN de type I dans les échantillons sanguins est revenue aux niveaux de base en 8 à 12 semaines.
L’anifrolumab 150 mg par voie intraveineuse a montré une suppression < 20 % de la signature génétique aux premiers temps d’évaluation, atteignant un maximum de < 60 % à la fin de la période de traitement.
Chez des patients atteints de LES positifs pour les anticorps anti-ADNdb à l’inclusion, le traitement par l’anifrolumab 300 mg a conduit à des réductions numériques des anticorps anti-ADNdb au cours du temps, jusqu’à la semaine 52.
Chez les patients présentant de faibles taux de complément (C3 et C4) une augmentation des taux de complément a été observée chez les patients recevant l’anifrolumab à la dose de 300 mg par voie intraveineuse jusqu’à la semaine 52.
Efficacité clinique
La sécurité et l’efficacité de l’anifrolumab ont été évaluées dans deux études multicentriques de
phase III, randomisées, en double aveugle, contrôlées versus placebo, sur une période de traitement de 52 semaines (Essai 1 [TULIP 1] et Essai 2 [TULIP 2]). Les patients avaient un diagnostic de LES selon les critères de classification de l’American College of Rheumatology (1997).
Tous les patients étaient âgés de ≥ 18 ans et présentaient une maladie modérée à sévère, avec un score d'activité SLEDAI-2K (SLE Disease Activity Index 2000) ≥ 6 points, une atteinte d’organe sur la base de l’évaluation du score British Isles Lupus Assessment Group (BILAG) et un score d'évaluation globale par le médecin [PGA] ≥ 1, malgré un traitement standard contre le LES consistant en un ou n’importe quelle association de corticoïdes oraux (CSO), d’antipaludéens et/ou d’immunosuppresseurs à l’inclusion. À l’exception des CSO (prednisone ou l'équivalent) qui ont été réduits progressivement dans le cadre du protocole, les patients ont continué de recevoir leur traitement existant contre le LES à des doses stables pendant les essais cliniques. Les patients présentant une néphrite lupique active sévère et les patients ayant un lupus actif sévère du système nerveux central étaient exclus.
L’utilisation d'autres agents biologiques et de cyclophosphamide n’était pas autorisée pendant les essais cliniques. Les patients recevant d'autres traitements biologiques devaient effectuer une période de sevrage d'au moins 5 demi-vies avant le recrutement. Les 2 études ont été conduites en Amérique du Nord, en Europe, en Amérique du Sud et en Asie. Les patients ont reçu l’anifrolumab ou du placebo, administrés par perfusion intraveineuse, toutes les 4 semaines.
L’Essai 1 (N=457) et l’Essai 2 (N=362), étaient de conception similaire.
Dans l’essai 1, le critère d’évaluation principal était une réponse SRI-4 du LES, définie par l’atteinte de chacun des critères suivants à la semaine 52 par rapport à l’inclusion :
-
Une diminution du score SLEDAI-2K par rapport à sa valeur initiale ≥ 4 ;
-
Pas de nouveau système d’organes affecté défini par au moins 1 item BILAG A ou au moins 2 items BILAG B par rapport à l’inclusion ;
-
Pas d’aggravation de l’activité du lupus définie par une augmentation ≥ 0,3 point sur l’échelle visuelle analogique PGA de 3 points ;
-
Absence d'utilisation des médicaments soumis à restriction au-delà des seuils autorisés par le protocole ;
-
Pas d’arrêt du traitement.
Dans l’essai 2, le critère d’évaluation principal était une réponse évaluée par le British Isles Lupus Assessment Group-based Composite Lupus Assessment (BICLA) à la semaine 52, réponse définie par une amélioration de tous les systèmes d’organes présentant une activité de la maladie modérée ou sévère à l’inclusion :
-
Une réduction de tous les BILAG A à l’inclusion en BILAG B, C ou D, et des BILAG B à l’inclusion en BILAG C ou D, et l’absence de nouvelle atteinte d’un système d’organes par rapport à l’inclusion définie par au moins 1 nouveau BILAG A et au moins 2 nouveaux BILAG B ;
-
Pas d’aggravation par rapport à l’inclusion du score SLEDAI-2K, où l’aggravation est définie par une augmentation par rapport à l’inclusion >0 point ;
-
Pas d’aggravation de l’activité du lupus définie par une augmentation ≥ 0,3 point sur l’échelle visuelle analogique PGA de 3 points ;
-
Absence d'utilisation des médicaments soumis à restriction au-delà des seuils autorisés par le protocole ;
-
Pas d’arrêt du traitement.
Les critères secondaires d'évaluation de l’efficacité communs aux deux études étaient le maintien de la réduction des CSO et le taux annualisé de poussées. Les deux études ont évalué l’efficacité de l’anifrolumab 300 mg par rapport au placebo.
Les caractéristiques démographiques des patients étaient globalement similaires dans les deux essais ; l'âge médian était de 41,3 et 42,1 ans (fourchette 18-69), 4,4 % et 1,7 % étaient âgés de ≥ 65 ans, 92 % et 93 % étaient des femmes, 71 % et 60 % étaient caucasiens, 14 % et 12 % étaient afro-américains et 5 % et 17 % étaient asiatiques dans les Essais 1 et 2, respectivement. Dans les deux essais, 72 % des patients présentaient une activité élevée de la maladie (score SLEDAI-2K ≥ 10). Dans les Essais 1 et 2 respectivement, 48 % et 49 % présentaient une maladie sévère (BILAG A) dans au moins 1 système d'organes et 46 % et 47 % des patients présentaient une maladie modérée (BILAG B) dans au moins
2 systèmes d'organes. Les systèmes d'organes les plus fréquemment atteints (BILAG A ou B à l’inclusion) étaient le système muco-cutané (Essai 1 : 87 %, Essai 2 : 85 %) et le système musculosquelettique (Essai 1 : 89 %, Essai 2 : 88 %).
Dans les Essais 1 et 2, 90 % des patients (les deux essais) étaient séropositifs pour les anticorps antinucléaires (ANA), 45 % et 44 % pour les anticorps anti-ADN double brin (anti-ADNdb), 34 % et 40 % des patients présentaient un faible taux de C3, et 21 % et 26 % un faible taux de C4.
Les médicaments standards concomitants à l’inclusion incluaient des corticoïdes oraux (Essai 1 :
83 %, Essai 2 : 81 %), des antipaludéens (Essai 1 : 73 %, Essai 2 : 70 %) et des immunosuppresseurs (Essai 1 : 47 %, Essai 2 : 48 % ; y compris azathioprine, méthotrexate, mycophénolate et mizoribine). Chez les patients prenant des CSO (prednisone ou l’équivalent) à l’inclusion, la dose quotidienne moyenne était de 12,3 mg dans l’Essai 1 et de 10,7 mg dans l’Essai 2. Au cours des semaines 8 à 40, les patients recevant des doses de CSO ≥ 10 mg/jour à l’inclusion devaient réduire progressivement leur dose à ≤ 7,5 mg/jour, sauf en cas de détérioration de l’activité de la maladie.
Pour la réponse BICLA et SRI-4, les patients qui ont arrêté le traitement avant la semaine 52 ont été considérés comme non répondeurs. Dans l’essai 1 et 2 respectivement, 35 (19 %) et 27 (15 %) des patients recevant l’anifrolumab, et 38 (21 %) et 52 (29 %) des patients recevant le placebo ont arrêté le traitement avant la semaine 52. Les résultats sont présentés dans le tableau 2.
Tableau 2 Résultats d'efficacité chez les adultes atteints de LES dans l'Essai 1 et l'Essai 2
| Essai 1 | Essai 2 | |||
| Anifrolumab300 mg | Placebo | Anifrolumab300 mg | Placebo | |
| Taux de réponse BICLA à la semaine 52* | ||||
| Taux de réponse, % (n/N) | 47,1 (85/180) | 30,2 (55/184) | 47,8 (86/180) | 31,5 (57/182) |
| Différence en %(IC à 95 %) | 17,0 (7,2 ; 26,8) | 16,3 (6,3 ; 26,3) | ||
| Composants de la réponse BICLA : | ||||
| Amélioration de BILAG, n (%) † | 85 (47,2) | 58 (31,5) | 88 (48,9) | 59 (32,4) |
| Absence de détérioration de SLEDAI-2K, n | 121 (67,2) | 104 (56,5) | 122 (67,8) | 94 (51,6) |
| (%) † | ||||
| Absence de détérioration de PGA, n (%) † | 117 (65,0) | 105 (57,1) | 122 (67,8) | 95 (52,2) |
| Absence d’interruption du traitement, n (%) | 145 (80,6) | 146 (79,3) | 153 (85,0) | 130 (71,4) |
| Absence d'utilisation des médicaments | 140 (77,8) | 128 (69,6) | 144 (80,0) | 123 (67,6) |
| soumis à restriction au-delà des seuils | ||||
| autorisés dans le protocole, n (%) | ||||
| Réponse SRI-4 à la semaine 52* | ||||
| Taux de réponses % (n/N) † | 49,0 (88/180) | 43,0 (79/184) | 55,5(100/180) | 37,3 (68/182) |
| Différence en % (IC à 95 %) | 6,0 (-4,2 ; 16,2) | 18,2 (8,1 ; 28,3) | ||
| Réduction maintenue des CSO‡ | ||||
| Taux de réponses % (n/N) † | 49,7 (51/103) | 33,1 (34/102) | 51,5 (45/87) | 30,2 (25/83) |
| Différence en % (IC à 95 %) | 16,6 (3,4 ; 29,8) | 21,2 (6,8 ; 35;7) | ||
| Taux de poussées | ||||
| Estimation du taux de poussée annualisé, | 0,57 | 0,68 | 0,43 | 0,64 |
| (IC à 95 %) | (0,43 ; 0,76) | (0,52 ; 0,90) | (0,31 ; 0,59) | (0,47 ; 0,86) |
| Estimation du ratio de taux (IC à 95 %) | 0,83 (0,61 ; 1,15) | 0,67 (0,48 ; 0,94) | ||
BICLA: British Isles Lupus Assessment Group-based Composite Lupus Assessment, BILAG : British Isles Lupus Assessment Group (Groupe d'évaluation du lupus des Îles britanniques), PGA : Physician’s Global Assessment (évaluation globale par le médecin), SLEDAI-2K : Systemic Lupus Erythematosus Disease Activity Index 2000 (indice d'activité du lupus érythémateux systémique, 2000), SRI-4: SLE Responder Index.
Tous les patients ont reçu un traitement standard.
* BICLA et SRI-4 sont basées sur les paramètres du composite où l'arrêt du traitement ou le recours à des médicaments soumis à restriction font partie des critères de réponse.
† Les patients qui ont interrompu le traitement ou utilisé des médicaments restreints au-delà du seuil autorisé par le protocole
sont considérés comme des non-répondeurs.
‡ Sous-groupe de patients présentant des CSO ≥ 10 mg/jour à l’inclusion. Les répondeurs ont été définis comme les patients avec une réduction du CSO ≤ 7,5 mg/jour à la semaine 40, maintenue jusqu'à la semaine 52.
Extension à long terme
Les patients qui ont terminé les essais 1 et 2 (essais ayant alimenté la LTE) jusqu'à la semaine 52 étaient éligibles pour continuer le traitement dans une LTE randomisée, en double aveugle, contrôlé par placebo, de 3 ans. Les patients qui avaient reçu de l'anifrolumab, soit 150 mg, soit 300 mg, dans les essais 1 et 2 ont reçu de l'anifrolumab 300 mg dans l'essai LTE. Les patients qui avaient reçu le placebo dans les essais 1 et 2 ont été re-randomisés 1:1 pour recevoir soit de l'anifrolumab 300 mg, soit le placebo, résultant en un rapport anifrolumab 300 mg/placebo approximatif de 4:1 dans l'essai LTE.
L'efficacité à long terme a été évaluée chez les patients ayant reçu 300 mg d'anifrolumab ou le placebo dans un essai en amont et qui ont continué à recevoir le même traitement dans le cadre de l’essai LTE (anifrolumab N = 257 ; placebo N = 112). Parmi eux, 69 % des patients ayant reçu de l'anifrolumab (177/257) et 46 % des patients ayant reçu le placebo (52/112) ont terminé 4 années de traitement au total. À la semaine 208, le score SLEDAI-2K (SE) moyen était de 3,4 (0,25) et de 4,0 (0,46) chez les patients ayant reçu de l'anifrolumab (n = 140) et le placebo (n = 44), respectivement.
Population pédiatrique
L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec l’anifrolumab dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique dans le traitement du lupus érythémateux systémique (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).
Les paramètres pharmacocinétiques (PK) de l’anifrolumab ont été étudiés chez des patients adultes atteints de LES après des doses intraveineuses allant de 100 à 1 000 mg administrées toutes les
4 semaines et des doses sous-cutanées hebdomadaires de 120 mg, et chez des volontaires sains après une dose par voie intraveineuse ou sous-cutanée unique.
L’anifrolumab présente une PK non linéaire dans l’intervalle posologique comprise entre 100 mg et 1 000 mg. L'exposition PK a diminué plus rapidement aux doses inférieures à 300 mg toutes les
4 semaines (la posologie recommandée pour l’administration par voie intraveineuse). Absorption
L’anifrolumab est administré par perfusion intraveineuse. Distribution
Sur la base de l’analyse PK de population, les volumes de distribution centraux et périphériques estimés de l’anifrolumab étaient respectivement de 3,48 L et de 1,72 L, pour un patient de 68 kg.
Biotransformation
L'anifrolumab étant une protéine, il n'a pas été conduit d’études spécifiques de métabolisme.
L’anifrolumab est éliminé par la voie d'élimination cible médiée par l'IFNAR et le système réticulo-endothélial où l’anifrolumab devrait être dégradé en petits peptides et en acides aminés individuels par des enzymes protéolytiques largement distribuées dans le corps.
Élimination
En raison de la saturation de la clairance médiée par l'IFNAR1 à des doses plus élevées, l'augmentation de l'exposition est plus que proportionnelle à la dose.
D'après la modélisation PK de population, la clairance (CL) systémique typique estimée était de 0,146 L/jour. À long terme, la clairance de l'anifrolumab s'est avérée stable de la 2ème à la 4ème année de traitement.
D'après l'analyse pharmacocinétique de population, les concentrations sériques étaient inférieures au seuil de détection chez la majorité (95 %) des patients environ 16 semaines après la dernière dose d'anifrolumab quand l’anifrolumab a été administré pendant un an.
Populations particulières
Il n'a pas été observé de différence cliniquement significative de clairance systémique nécessitant un ajustement posologique sur la base de l’âge, de l’ethnie/origine ethnique, de la région, du sexe, du statut de l’IFN ou du poids corporel.
Patients âgés
Sur la base de l'analyse PK de la population, l’âge (de 18 à 70 ans) n'a pas eu d’impact sur la clairance de l’anifrolumab ; la population des données de l'analyse PK incluait 33 patients (3 %) âgés de
≥ 65 ans.
Insuffisance rénale
Aucune étude clinique spécifique n'a été conduite pour explorer l’effet de l’insuffisance rénale sur l’anifrolumab. Sur la base des analyses PK de population, la clairance de l’anifrolumab était comparable chez les patients atteints de LES présentant une diminution légère (60-89 ml/min/1,73 m2) ou modérée (30-59 ml/min/1,73 m2) des valeurs de DFGe et chez les patients ayant une fonction rénale normale (≥ 90 ml/min/1,73 m2). Les patients atteints de LES présentant une diminution sévère du DFGe ou une insuffisance rénale terminale (< 30 ml/min/1,73 m2) étaient exclus des essais cliniques ; l’anifrolumab n’est pas éliminé par voie rénale.
Les patients présentant un rapport protéines/créatinine urinaire (UPCR) > 2 mg/mg étaient exclus des essais cliniques. Sur la base des analyses PK de population, l'augmentation de l’UPCR n’a pas modifié significativement la clairance de l’anifrolumab.
Insuffisance hépatique
Aucune étude clinique spécifique n'a été conduite pour explorer l’effet de l’insuffisance hépatique sur l’anifrolumab.
En tant qu'anticorps monoclonal de type IgG1, l’anifrolumab est principalement éliminé par catabolisme et ne devrait pas subir de métabolisme via les enzymes hépatiques. Par conséquent, il est peu probable que de telles modifications de la fonction hépatique aient un quelconque effet sur l’élimination de l’anifrolumab. Sur la base des analyses de PK de population, les taux des biomarqueurs de la fonction hépatique (ALAT et ASAT ≤ 2,0 × LSN et bilirubine totale) mesurés à l’inclusion n’ont pas eu d’effet cliniquement pertinent sur la clairance de l’anifrolumab.
Interactions
Sur la base des analyses PK de population, l’utilisation concomitante de corticoïdes oraux, antipaludéens, immunosuppresseurs (y compris azathioprine, méthotrexate, mycophénolate et mizoribine), AINS, IEC, inhibiteurs de la HMG-CoA réductase n'a pas influencé significativement la PK de l’anifrolumab.
Données pharmaceutiques - SAPHNELO 300 mg
Histidine
Chlorhydrate d’histidine monohydraté Chlorhydrate de lysine
Tréhalose dihydraté Polysorbate 80 (E 433)
Eau pour préparations injectables
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.
Flacon non ouvert
3 ans.
Solution diluée pour perfusion
La stabilité chimique et physique en cours d'utilisation a été démontrée pendant 24 heures à 2 °C – 8
°C et pendant 4 heures à 25 °C.
D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement après dilution. Si le produit n'est pas utilisé immédiatement, les durées et les conditions de conservation avant utilisation relèvent de la responsabilité de l'utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures à 2° C – 8 °C.
Flacon non ouvert
À conserver au réfrigérateur (2 °C – 8 °C)
À conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière. Ne pas congeler, secouer ni exposer à la chaleur.
Solution diluée pour perfusion
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir la rubrique 6.3.
2,0 ml de solution à diluer dans un flacon en verre de type I transparent avec un bouchon en élastomère et serti d’une capsule en aluminium grise.
Boîte de 1 flacon.
Saphnelo est fourni sous la forme d’un flacon à dose unique. La solution pour perfusion doit être préparée et administrée par un professionnel de santé en utilisant une technique aseptique, comme suit :
Préparation de la solution
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Inspecter visuellement le flacon afin de s'assurer de l'absence de particules et de décoloration. Saphnelo est une solution transparente à opalescente, incolore à légèrement jaune. Jeter le flacon si la solution est trouble ou décolorée ou présente des particules visibles. Ne pas agiter le flacon.
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Diluer 2,0 ml de solution de Saphnelo pour perfusion dans une poche de perfusion à 50 ml ou 100 ml avec une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %).
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Mélanger la solution par une légère inversion. Ne pas secouer.
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Tout concentré restant dans le flacon doit être éliminé.
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Il est recommandé d'administrer la solution pour perfusion immédiatement après sa préparation. Si la solution pour perfusion a été conservée au réfrigérateur (voir rubrique 6.3), la laisser atteindre la température ambiante (15°C - 25°C) avant de l'administrer.
Élimination
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.